Les films Disney+ Originals

Avatar Walter-Mouse Liste de

20 films

par Walter-Mouse

L'industrie audiovisuelle connaît un essor inédit depuis l'arrivée des plateformes de streaming sur le marché, Netflix en tête, et les studios de cinéma ripostent les uns après les autres en créant leurs propres services VOD, prêts à attaquer sur les deux fronts. L'un des concurrents les plus dangereux s'annonce être Disney+, regroupant la quasi-totalité des oeuvres de ses filiales et se préparant à accueillir un assez large contenu original pour ses abonnés.
Ici seront donc recensés tous les films Disney+ Originals, dans l'ordre chronologique de leurs sorties.

Et pour les plus curieux :
(Top) Les Classiques Disney :
http://www.senscritique.com/liste/Top_Les_Classiques_Disney_depuis_la_naissance_du_Studio/518968
(Top) Les suites animées Disney :
http://www.senscritique.com/liste/Top_Les_suites_animees_Disney_depuis_la_naissance_du_studio/457581
(Top) Les dérivés animés Disney :
http://www.senscritique.com/liste/Top_les_derives_animes_Disney_depuis_la_naissance_du_studio/850047
(Top) Les animés Disney non-classés :
http://www.senscritique.com/liste/Top_Les_animes_Disney_non_classes_depuis_la_naissance_du_stu/957468
(Top) Les Disney Channel Original Movies :
http://www.senscritique.com/liste/Top_Les_Disney_Channel_Original_Movies_depuis_la_naissance_d/1305881
(Top) Les documentaires Disney :
http://www.senscritique.com/liste/Top_Les_documentaires_Disney_depuis_la_naissance_du_studio/936793
(Top) Les films Disney-Pixar :
http://www.senscritique.com/liste/Top_Les_films_Pixar_depuis_la_naissance_du_studio/1065898
Disney et Pixar: Ces suites qui ont failli voir le jour:
http://www.senscritique.com/liste/Disney_et_Pixar_Ces_suites_qui_ont_failli_voir_le_jour/1183735
(Top) Les séries animées Disney :
http://www.senscritique.com/liste/Top_Les_series_animees_Disney_depuis_la_naissance_du_studio/1111692
(Top) Les DTV Live Disney :
http://www.senscritique.com/liste/Top_Les_DTV_Live_Disney_depuis_la_naissance_du_studio/1347563
Mon Top 20 Meilleurs Films Disney (Animation, Pixar, Live, etc...) :
http://www.senscritique.com/liste/Mon_Top_20_Meilleurs_Films_Disney_Animation_Pixar_Live_etc/1423594

Trier par : Tri par défaut
  • Tri par défaut
  • Date de sortie
  • Derniers ajouts
  • Note de l'auteur de la liste
  • Notes de mes éclaireurs
  • Note globale
  • Ordre alphabétique
  • Popularité
Croissant
  • Croissant
  • Décroissant
  • 1
    Bande-annonce

    La Belle et le Clochard (2019)

    Lady and the Tramp

    1 h 44 min. Sortie : . Aventure, comédie, drame, comédie musicale et romance.

    Film de Charlie Bean avec Tessa Thompson, Justin Theroux, Kiersey Clemons

    Cf. Critique.
  • 2
    Bande-annonce

    Noëlle (2019)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie et fantastique.

    Film de Marc Lawrence avec Anna Kendrick, Bill Hader, Shirley MacLaine

    Deuxième film à ouvrir la plateforme Disney+ aux côtés de La Belle et le Clochard, bien qu'il était initialement conçu pour une sortie cinéma, Noelle correspond au cliché populaire de la comédie hivernale dans chacun de ses thèmes et de ses rebondissements. L'opposition entre les traditions millénaires et l'arrivée des nouvelles technologies, l'alliance entre le réalisme et le féerique, l'univers magique en retard sur les tendances actuelles, la découverte des maux qui frappent le monde moderne et tous les sketchs qui vont avec (Pôle Nord à la dérive sans un Santa Claus, communication et acclimatation difficiles dans le XXIème siècle, critiques timides du matérialisme et de l'exploitation mercantile de la fête, critères d'acceptation du Père Noël etc...) donnent au scénario un sale sentiment de déjà-vu. Noelle n'a que deux choses recommandables, la pétillante Anna Kendrick qui a l'air de passer son temps à motiver ses collègues comédiens et qui décroche une fois sur deux un sourire et la scène-étendard de la petite fille sourde, un moment très beau qui symbolise le vrai esprit de Noël et dont la réapparition apporte, plus tard, une sorte de double-récompense bien vue. Les seules choses déplorables sont les effets spéciaux, affreux tout du long.
  • 3
    Bande-annonce

    Togo (2019)

    1 h 53 min. Sortie : . Drame, aventure, historique et biopic.

    Film de Ericson Core avec Willem Dafoe, Christopher Heyerdahl, Julianne Nicholson

    Disney et les chiens de traîneaux, une histoire d'amour qui dure (L'Enfer Blanc, Snow Dogs, Antarctica) et qui renaît avec le troisième long-métrage produit spécialement pour Disney+, Togo : The Untold True Story. À n'en pas douter qu'il n'aurait jamais pu trouver son public en salles, ce drame historique n'ayant rien de très parlant pour les enfants et étant plus froid et adulte que la plupart des dernières productions de la compagnie. Et il représente pourtant le mieux le standard qualitatif attendu chez le label. Même s'il n'est pas parfait, qu'il délaisse un peu trop les victimes de la diphtérie et qu'il sombre parfois dans le larmoyant, Togo est écrit, joué et raconté avec une vraie application et rend un vibrant hommage aux authentiques héros de la Course au Sérum de 1925; le musher Leonhard Seppala, campé par un très bon Willem Dafoe, et son attelage; nous gâtant de superbes paysages de l'Alaska où le climat glacial ambiant offre des tableaux spectaculaires (la traversée du Norton Sound) et nous faisant découvrir une très belle relation entre l'homme et l'animal, où l'appel du devoir et la complicité sont les clés de la réussite malgré les sacrifices à prévoir. Belle surprise.
  • 4
    Bande-annonce

    Timmy Failure : des erreurs ont été commises (2020)

    Timmy Failure : Mistakes Were Made

    1 h 39 min. Sortie : . Aventure, comédie, drame et fantastique.

    Film de Tom McCarthy avec Winslow Fegley, Ophelia Lovibond, Wallace Shawn

    Tom McCarthy nous fait découvrir l'imaginaire d'un petit garçon pas comme les autres, persuadé d'être à la tête d'une agence de détectives et d'être doué pour résoudre des énigmes. Si le ton loufoque et le style narratif de Timmy Failure : Mistakes Were Made ont déjà été vus par le passé, cette production Disney+ les réutilise honorablement sur le plan humoristique, l’alternance entre situations réelles et projections fantaisistes de l'enfant offrant beaucoup de sourires, en partie grâce à la froideur forcée de l'enquêteur junior et les clichés attendus parmi les rôles de soutien (un prof aigri, une amie ridiculement mignonne, une mère en difficulté) dégagent assez de charme pour que la ville de Portland soit un lieu attrayant où mener des enquêtes. La seule chose qui froisse est la morale pas totalement claire sur l'acceptation de grandir. L'écolier est asocial, réservé et se réfugie sans arrêt dans ses fantasmes et si la fin l'encourage à évoluer tout en restant lui-même, la sur-présence de ses fictions n'est pratiquement pas requestionnée d'un angle dramatique alors qu'elle est basée sur une plaie jamais vraiment soignée. Seul réel hic.
  • 5
    Bande-annonce

    Stargirl (2020)

    1 h 47 min. Sortie : . Comédie dramatique et romance.

    Film de Julia Hart avec Grace Vanderwaal, Graham Verchere, Giancarlo Esposito

    Entre le teen movie inoffensif et la fable plaisante, les ressorts narratifs de Stargirl sont bien enregistrés dans la mémoire du public et il n'y aura guère d'étonnement durant le visionnage à lister les éléments déjà vus, que ça soit dans le déroulement ou les messages, très rentre-dedans. Mais cela étant su, Julia Hart rend un travail très louable pour le grand naturel qu'elle arrive à faire dégager de son histoire d'amour, décrivant délicatement les tribulations de la vie adolescente quand vient le dilemme d'assumer ou non son identité au lieu de s'effacer pour rentrer dans le moule. La jeune chanteuse Grace VanderWaal illumine de sa présence chaque scène du film, incarnant une fille libérée et sensible qui, rien que par son prénom, se démarque des lycéens. Son style vestimentaire, sa voix douce, son attitude sincère et ses bonnes intentions la rendent surréelle, presque magique, elle envoûte, passionne et fait croire au meilleur. Tout comme la réalisatrice nous fait croire à cette romance attachante avec des petits gestes maladroits, des phrases incertaines et cette atmosphère agréablement nostalgique qui évoque le passage du temps et le besoin de mûrir.
  • 6
    Bande-annonce

    Éléphants (2020)

    Elephant

    1 h 26 min. Sortie : . Nature et animalier.

    Documentaire de Mark Linfield et Vanessa Berlowitz avec Meghan Markle

    Le manque d'attention vis-à-vis des documentaires, prouvé par l'accueil glacial de Penguins, pousse Disneynature à renoncer aux salles obscures et à se rediriger vers Disney+ en attendant qu'une décision soit prise sur le maintien ou non du label. Avec son tournage bien avancé, Éléphants est parvenu jusqu'à nous et l'on profite une nouvelle fois du savoir-faire indéniable de Mark Linfield, coauteur d'Un Jour sur Terre, pour proposer des images et une histoire de qualité. Le continent africain resplendit tandis que nous suivons un groupe de pachydermes se lancer dans une longue migration vers une terre plus prospère. Ce sont les lois de la nature qui continuent à fasciner, la vie animale pouvant tantôt être objet de confiance, tantôt être redoutée. Le focus n'est pas sur la mère et son petit mais bien sur la matriarche qui incarne la mentalité permettant la survie du troupeau et plus largement celle de son espèce, les colosses ayant une longévité exceptionnelle et leurs aptitudes et leur savoir se transmettant de leader en leader. Les morceaux de bravoure et de mignonnerie, les leçons de vie importantes, la représentation du voyage (cartes, vues satellitaires, montages) et la composition de Ramin Djawadi procurent un plaisir continu.
  • 7
    Bande-annonce

    Artemis Fowl (2020)

    1 h 35 min. Sortie : . Aventure, fantastique, science-fiction et jeunesse.

    Film de Kenneth Branagh avec Ferdia Shaw, Colin Farrell, Josh Gad

    Quel accident industriel. Il me tarde que les équipes finissent par cracher le morceau sur ce qui a bien pu se passer en coulisses. Nul doute que le film, dans son état originel, était déjà rempli de problèmes mais ce qu'on a là n'est même pas un film, c'est un enchaînement de scènes sans continuité, sans cohérence spatiale, sans logique dans les relations entre les personnages et sans enjeu. On nous rabâche le nom du MacGuffin pendant une heure et demi et on ne sait toujours pas ce que c'est passée la moitié, on nous présente un univers de créatures féeriques dont on ne comprend jamais le fonctionnement ou l'histoire, on oublie de nous expliquer des tas de choses qui sont essentielles à l'identification aux protagonistes, les reshoots sont ridiculement visibles même au milieu de cette avalanche de coupes, les tentatives dramatiques sont embarrassantes au possible (mais pas autant que celles comiques), les acteurs sont complètement perdus, leurs motivations sont incompréhensibles et il y a ce constat évident, c'est du sabotage. Peu importe ce que valait le produit filmé en 2018, ça ne pouvait pas justifier une telle volonté de saborder tout ce qui le composait. Et c'est quelqu'un qui n'a pas lu les livres qui parle.
  • 8
    Bande-annonce

    Hamilton (2020)

    2 h 40 min. Sortie : . Comédie musicale.

    Spectacle de Thomas Kail avec Lin‐Manuel Miranda, Jonathan Groff, Renee Goldsberry

    Hamilton c'est beaucoup de choses à la fois. C'est un des spectacles de Broadway les plus influents de ces dix dernières années, c'est la révélation du talent de Lin-Manuel Miranda, c'est un phénomène culturel comme il y en a peu sur scène et c'est aussi une expérience musicale inoubliable. Pendant deux heures et demi presque ininterrompues, Miranda et sa troupe débitent des tartines de texte à n'en plus finir, enchaînent les débats chantés sur les débuts des États-Unis d'Amérique, parlent politique, rivalité, mariages, tromperies et chantages à toute allure en donnant un caractère propre à l'ensemble. Chaque membre du casting se distingue d'un autre, les styles musicaux (hip-hop, R&B, soul etc...) sont variés et parfaitement employés selon les besoins des scènes, les chorégraphies sont impeccables, les acteurs tous mémorables (la douce Phillipa Soo, le déterminé Leslie Odom Jr., le branché Daveed Diggs ou encore un hilarant Jonathan Groff en George III) et la mise en scène inventive alors qu'elle n'a finalement qu'un seul vrai décor. Et Thomas Kail arrive à saisir cette énergie comme si on la vivait aux premières places. Une captation réussie pour un musical déjà ancré dans les mémoires.
  • 9
    Bande-annonce

    Black Is King (2020)

    1 h 25 min. Sortie : . Aventure, drame, fantastique et comédie musicale.

    Film de Beyoncé et Sam Blitz Bazawule avec Beyoncé, Adut Akech, Yemi Alade

    Profitant de sa participation au Roi Lion, Beyoncé produit en parallèle un album dérivé du remake rendant hommage à la culture africaine, The Lion King : The Gift, reprenant et se réappropriant certaines répliques du film pour développer des musiques inédites. Très motivée par le projet, la chanteuse décide de tourner par la suite un vrai long-métrage afin de partager à un autre niveau cette célébration de l'Afrique avec toute la planète. N'ayant pas les connaissances requises sur le continent et son histoire, je ne me risquerai pas à dire si oui ou non le portrait est juste, je ne peux le juger que sur sa forme primaire. Le problème n'est pas que la pop star se dresse comme la porte-parole de la communauté noire mais qu'elle n'hésite pas à s'envoyer des fleurs quand l'occasion se présente, autant par le biais de ses textes autocentrés que par sa manie de s'afficher dans des tenues m'as-tu-vu qui finissent vite par énerver (et que dire de cette exhibition insupportable avec son mari). Mais il faut au moins reconnaître une qualité plastique et des clips travaillés qui, parfois, donnent lieu à de beaux morceaux photographiques, notamment Bigger durant l'ouverture ou Spirit en conclusion.
  • 10
    Bande-annonce

    Howard (2018)

    1 h 34 min. Sortie : . Biopic.

    Documentaire de Don Hahn avec Howard Ashman, Sarah Gillespie, Jeffrey Katzenberg

    Presque dix ans après son Waking Sleeping Beauty, le producteur Don Hahn nous ramène (en partie) dans les coulisses de Disney pour rendre hommage à un parolier d'exception, parti trop tôt, Howard Ashman. Mais au-delà de son apport à l'héritage du studio, Howard revient surtout sur sa carrière, son but dans l'écriture et la mise en scène, son rapport à la musique et son entrée dans le milieu artistique. On apprécie à nouveau comment les intervenants ne sont jamais filmés et que seules leurs voix viennent témoigner pour soutenir les interviews de Ashman. Toutes les personnes qui l'ont côtoyé viennent pour parler de l'homme, de l'artiste, que leurs relations avec lui aient été amicales ou professionnelles. Il en résulte un portrait touchant car très simple où l'on comprend combien chaque individu est important dans le processus créatif d'une oeuvre, qu'il soit celui d'une chanson, d'une pièce de théâtre ou d'un film. Ashman n'est pas auréolé comme l'unique génie derrière ces travaux mais comme une voix qui importe, comme quelqu'un qui a des choses à dire et qui s'y investit corps et âme à l'image de ses nombreux collègues. D'ailleurs, Joli coup de terminer le générique sur sa version demo de Part of Your World, car elle dit tout sur sa personnalité.
  • 11
    Bande-annonce

    Magic Camp (2020)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Mark Waters avec Adam DeVine, Gillian Jacobs, Jeffrey Tambor

    Planqué dans le coffre-fort de la firme depuis près de trois ans, Magic Camp fait moins que le minimum syndical et ne provoque pas la moindre excitation. Pour un film censé traiter de la prestidigitation et de l'illusion, il est malheureux que la réalisation soit aux abonnés absents, à peine plus bossée que celle d'un téléfilm et dénuée d'idées, ce qui ne vient pas aider les tours de magie qui sont d'une paresse alarmante, et cela empire quand l'un de ces numéros doit terminer l'arc d'un des personnages et que l'on ne pense qu'à s'endormir devant. Non pas que l'on pouvait sauver un script aussi pété mais quand même. L'institut est d'une tristesse, tellement quelconque et sans charme, pour peu qu'on comprenne son règlement (que sont autorisés à faire les étudiants? Quelles sont les sanctions?) et que l'on y trouve une seule piste de réflexion sur les magiciens. La rancœur entre les deux enseignants n'est pas crédible une seule seconde et très mal exploitée, la progression des élèves ne se ressent jamais, leur rapprochement est torché et Adam DeVine est un sous-Jack Black épuisant. Son jeu se limite à une note répétée en boucle extrêmement fatigante. Mais bon, tout n'est pas à jeter, il y a des lapins.
  • 12
    Bande-annonce

    Phinéas et Ferb, le film : Candice face à l'univers (2020)

    Phineas and Ferb : The Movie - Candace Against the Universe

    1 h 26 min. Sortie : . Animation, aventure, comédie et science-fiction.

    Long-métrage d'animation de Bob Bowen avec Vincent Martella, Ashley Tisdale, David Errigo Jr.

    Dan Povenmire et Jeff "Swampy" Marsh n'ont jamais pu dire définitivement adieu à Phinéas et Ferb, créant d'autres épisodes bonus et crossovers pour poursuivre occasionnellement leurs aventures, et la commande d'un nouveau film pour Disney+ leur donne l'opportunité de retrouver ces enfants pas comme les autres. Située avant Le Dernier Jour de l'Été, l'intrigue met en avant Candice qui, kidnappée par des extraterrestres, se remet en question sur sa vie et ses petits frères. Une prémisse simple et suffisante qui sert surtout d'excuse à un tas de scènes délirantes (dont certaines vraiment géniales sur le pouvoir du montage et du brisage du quatrième mur), soit précisément ce que l'on est venu chercher. Excepté une mise en place des blagues un peu longuette vers le milieu, Candice face à l'Univers est dans la droite lignée des précédents téléfilms de la série grâce à ses personnages au potentiel comique décidément illimité, ses chansons enlevées et totalement en accord avec le ton décalé, son animation soignée et toutes ses petites trouvailles scénaristiques. Même en ne devant pas interférer avec les arcs conclusifs du finale series, Phinéas et Ferb n'en ont pas fini de nous divertir.
  • 13
    Bande-annonce

    Le Seul et unique Ivan (2020)

    The One and Only Ivan

    1 h 35 min. Sortie : . Aventure, comédie, drame et fantastique.

    Film de Thea Sharrock avec Sam Rockwell, Angelina Jolie, Danny DeVito

    Privé d'une sortie sur grand écran à cause du Coronavirus, Le Seul et Unique Ivan veut retrouver l'essence des films animaliers Disney tels L'Incroyable Voyage ou Les 101 Dalmatiens mais aborde trop son sujet à la légère. Orienté quasi-exclusivement pour les enfants, le film empile les maladresses dans son message tellement il s'obstine à renier toute violence, méchanceté et ambiguïté alors que ces trois notions sont primordiales quant à l'évolution de son gorille. Le personnage de Bryan Cranston souffre énormément de cette approche trop gentillette, toujours dépeint comme un bon gars souriant et aimant alors qu'on est en droit de douter de son exploitation des animaux. De même pour les humains qui ne sont finalement jamais vus sous un mauvais jour (à part un chasseur en hors-champ). Ce qui est dommage car Thea Sharrock réussit son pari d'humaniser ces bêtes en images de synthèses et de les représenter comme une bande d'amis amusante (les performances vocales n'y sont pas pour rien), on les regarde parler, plaisanter et s'interroger sans s'ennuyer mais le rythme finit par pêcher avec une résolution qui n'émeut pas autant qu'elle le voudrait (le talent de Ivan revenant trop aléatoirement), la noirceur étant absente face à l'espoir alors que leur opposition est nécessaire.
  • 14
    Bande-annonce

    Mulan (2020)

    1 h 55 min. Sortie : . Action, aventure et drame.

    Film de Niki Caro avec Liu Yifei, Donnie Yen, Gong Li

    Cf. Critique.
  • 15
    Bande-annonce

    Société secrète de la royauté (2020)

    Secret Society of Second-Born Royals

    1 h 39 min. Sortie : . Action, aventure et comédie.

    Film de Anna Mastro avec Peyton Elizabeth Lee, Elodie Yung, Skylar Astin

    Disney Channel s'invite sur Disney+ avec Société Secrète de la Royauté, une production qui n'a rien à envier aux DCOM tant elle embrasse tous les clichés qui ont ridiculisé la chaîne et ses programmes : Décors et gadgets achetés à la Foir'Fouille, histoires de princesses et de régimes fictifs, discours niaiseux pour les adolescents, poésie sur les flocons de neige, du mauvais goût à tout-va à la moindre tentative de s'éloigner du plan-plan TV avec effets spéciaux au rabais (ce coeur en CGI, berk) et manque de moyens criard etc... Sans oublier cette fausse bonne idée de vouloir parler politique alors que ce n'est clairement pas l'équipe adéquate pour donner des leçons sur la monarchie. Néanmoins, on peut reconnaître que cela se situe plus dans le "Tellement ridicule que ça en est rigolo", on ne nous fait pas perdre notre temps avec du drama à deux francs qui prend des heures à être résolu (ou alors, ça n'arrive que très tard, les conflits se font jarter illico presto), les acteurs sont un minimum sympathiques, il y a un essai notable pour leur donner de l'alchimie et la nunucherie générale n'atteint pas l'écœurement, elle fait surtout rire sans qu'on soit trop méchant.
  • 16
    Bande-annonce

    Clouds (2020)

    2 h 01 min. Sortie : . Drame.

    Film de Justin Baldoni avec Steffan Argus, Sabrina Carpenter, Madison Iseman

    Biopic originellement chapeauté par Warner Bros mais récupéré pour le compte de la boîte aux grandes oreilles, Clouds esquive quasiment toutes les critiques que l'on pensait lui adresser, se révélant être un vrai beau film plein de lucidité quant à son sujet assez délicat à traiter, celui d'un lycéen se sachant condamné par la maladie et n'ayant plus que quelques mois à vivre. À la manière du regretté Zach Sobiech, Justin Baldoni mise sur les traits d'humour et la légèreté pour ne pas sombrer continuellement dans le tire-larmes car il sait que ça serait inutile et non-instructif. La gravité est présente, les pleurs aussi, mais le temps restant se doit d'être consacré au positif. La musique aide à s'exprimer et à rapprocher, elle n'est pas le centre du scénario, seulement un appui pour que l'adolescent puisse faire de sa dernière année sur Terre un achèvement et non un accident. Les questions sur ce qu'il peut ou doit faire dans ce temps imparti sont posées avec beaucoup de justesse, le trio principal est très bien dirigé, l'opinion de chaque personne mérite d'être écoutée, la famille et les proches (qu'ils soient une petite amie ou un professeur) s'imbriquent très habilement et la fin est très belle sans en faire trop.
  • 17
    Bande-annonce

    LEGO Star Wars : Joyeuses fêtes (2020)

    The LEGO Star Wars Holiday Special

    44 min. Sortie : . Animation, aventure, comédie et science-fiction.

    Moyen-métrage d'animation de Ken Cunningham avec Kelly Marie Tran, Anthony Daniels, Billy Dee Williams

    Plus improbable qu'un Star Wars Holiday Special, un deuxième Star Wars Holiday Special. À la sauce LEGO pour éviter le crime contre l'humanité. Joyeuses Fêtes se divise en deux parties, une avec les héros de la Postlogie préparant activement le Jour de la Vie et qui n'a pas grand intérêt car vite à court d'idées (la seule faisant sourire étant celle d'écrire Poe comme un petit précieux tout chochotte en pull en laine) et cassant plus le rythme qu'autre chose; et une autre bien plus divertissante où Rey voyage à travers les neuf Épisodes de la saga. Si l'on pouvait espérer plus de folie (pourquoi ne pas pousser le crossover géant plus loin et plus longtemps?) dans cette parodie, les gags qui tournent en ridicule les défauts régulièrement critiqués des films font leur petit effet malgré qu'ils prennent peu de risques avec l'image de Star Wars (la politique de la Prélogie, le fanboyisme de Kylo Ren) et l'Empereur est très certainement la grande star du Special, tout étant focalisé sur la marque qu'il a laissé sur la timeline (les apprentis interchangeables, le recyclage de ses plans, etc...) et les scénaristes s'amusant beaucoup avec ça. Rien d'incontournable ou d'innovant mais assez marrant.
  • 18
    Bande-annonce

    Black Beauty (2020)

    1 h 50 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ashley Avis avec Mackenzie Foy, Kate Winslet, Claire Forlani

    Transposer Prince Noir au XXIème siècle pouvait être une façon judicieuse d'actualiser ses messages sur le traitement animal, la nature ayant plus que jamais du mal à survivre face à l'Homme, mais c'est avec la subtilité d'un éléphant que Black Beauty pénètre sur ce terrain. Incapable de faire confiance à sa caméra, Ashley Avis n'utilise jamais le silence du mustang comme un moyen d'apprivoiser la peine et plombe son film d'une voix-off assommante assurée par Kate Winslet. Au lieu de nous faire ressentir des émotions, on nous les martèle. Aucune suggestion, aucune lecture, aucun effort demandé, il n'y a rien que nous ne sachions pas à propos du cheval qui balance une par une toutes ses pensées et ce pour des évidences qui n'ont absolument pas besoin qu'on nous les traduise. De ce fait, les 100 minutes sont longues à supporter, les propriétaires ont beau changer, la lourdeur et l'étalage de clichés eux non. La narration est trop explicative pour que l'on ait peur pour l'animal, son point de vue se résume à un manichéisme primaire approuvé par la réalisatrice qui n'apporte jamais de nuances et le dénouement prévisible se fait attendre dans l'ennui.
  • 19
    Bande-annonce

    Marraine ou presque (2020)

    Godmothered

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie et fantastique.

    Film de Sharon Maguire avec Isla Fisher, Jillian Bell, Jane Curtin

    Tout ce qu'aurait pu être Il Était une Fois s'il avait été fait sans jugeotte et sans recul, Marraine ou Presque l'est. C'est-à-dire une comédie potache sans créativité, sans ambition et sans envie de bien faire. Reposant sur le même principe d'opposer monde réel et monde féérique, le script est ici indigent et raconté n'importe comment, se croyant malin en déconstruisant le happy ending classique des contes mais l'amenant avec les pieds et arrivant sur le terrain vingt ans après la bataille. Les niaiseries et les malentendus nigauds s'ensuivent non-stop en répétant encore et encore la même formule (mésentente - gamelle - mésentente - gamelle), la DA est, pour rester poli, télévisuelle (et ce n'est pas l'épilogue en animation hideuse qui viendra sauver l'embarcation) et Jillian Bell confond excentricité et irritation. L'actrice n'est certes pas aidée avec un rôle d'empotée aussi mal écrit (il faut attendre le dernier quart d'heure pour que cette apprentie fée marraine cesse de faire le clown) mais elle n'a pas les épaules suffisantes pour capter notre attention. Isla Fisher, elle, fait du mieux qu'elle peut mais avec si peu de matière, elle ne peut pas faire des miracles.
  • 20
    Bande-annonce

    Safety (2020)

    2 h 02 min. Sortie : . Biopic, drame et sport.

    Film de Reginald Hudlin avec Matthew Glave, Luke Tennie, Todd Allen

    Avec Safety, Disney retournent à un genre qu'ils avaient quelque peu délaissé après le flop immérité de La Dame de Katwe, les biopics sportifs. Et s'il n'y a rien de révolutionnaire à l'horizon et que la recette reste réglée comme du papier à musique, le soin fourni est plus qu'appréciable et fait du bien dans le catalogue des Originals. Avec un thème pareil, Reginald Hudlin avait pour tâche de retranscrire correctement le parcours agité du footballer Ray McElrathbey durant ses années d'étude à l'université et la mission est accomplie avec succès. Sa réalisation est très vivante, sait marquer les ruptures entre vie privée et entraînements mais en gardant cette hyperactivité qui doit infuser le quotidien de l'athlète. Aux yeux du metteur en scène, c'est un combat de tous les jours. Un combat contre la loi américaine, contre la frustration, contre les injustices sociales et elles doivent toutes se rejoindre au final. Les acteurs offrent tous des performances très fortes (la dernière scène de la mère) et les valeurs défendues sur la reprise en main et l'entraide parlent à chacun en plus d'une relation fraternelle prenante.