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Les films dont il est inutile de se procurer la bande-originale... parce qu'elle n'existe pas.

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51 films

par OVBC

Suite à une discussion avec Feedme (c'est son idée que vous appréciez si jamais ça vous chatouille de juger)
Suite à mon visionnage de Spring Breakers qui fonctionne notamment grâce à une musique omniprésente,

> Pour comprendre à quel point la musique est omniprésente et importante, je souhaite m'attarder dans cette liste sur les films où elle est absente ou quasi absente (selon l'adage : ce n'est qu'une fois la chose nous manque que nous savons à quel point elle est importante.)

> Mais cette musique est-elle si importante ? Sans musique, les films existent-ils encore ? Peut-on faire un film sans musique ? Quelle place le son prend-il dans les films sans bande originale ? Et pour quels choix esthétiques ? Etc.

> Je vous propose une liste sur les films dont il est inutile de se procurer la bande-originale, tout simplement parce qu'elle n'existe pas. Cours toujours. Tu peux chercher. Elle n'existe pas.

> Ce n'est pas une liste sur mes goûts ou sur les musiques que je trouve détestables.

> C'est une liste sur un effet de style qui tue la musique pour focaliser notre attention sur le vide. C'est aussi un procédé qui ne pardonne pas. Enlever la musique, cela semble enlever comme une patte à un insecte. Ah Cruauté !

> C'est une liste qui te demande d'ouvrir tes esgourdes quand tu vas au cinéma, que tu sois sensible au pourquoi de l'atmosphère, le rapport entre atmosphère et musique.

***

> Quelques axes de construction de la liste. Tout d'abord, il semble que l'absence ou l'éviction de toute musique extradiégétique soit, avant tout, une volonté d'acter le réalisme.

Groupe 1 - Les films où l'absence de bande-originale dépend d'un choix récurrent de l'auteur et d'un goût esthétique affirmé (sobriété, prosaïsme),

Groupe 2 - Les films où le goût du suspense et de la menace est manifeste (insistance sur la cruauté et sa survenue),

Groupe 3 - Compensations sonores diverses.

***

> Lu ici et là sur les rapports préconçus entre musique et processus de narration :

"La musique est au film ce que le style est à l’écriture."
"Sans bande-originale, un film manquerait d’aspérités et d’émotions. Il deviendrait aussi plat qu’un discours de technocrate bruxellois, mélange d’arrogance et de dogmatisme." (Causeur.fr)

"La musique a toujours eu un rôle essentiel pour le septième art, étant l’un de ses éléments indispensables. Sans bande originale, l’expérience cinématographique serait beaucoup moins intéressante voire nulle. " (Cinézik)

***

Pour en savoir plus sur la fonction de la musique par rapport à l'image-propos : http://www.tagg.org/udem/musimgmot/LissaFunxFr.htm (... et on dit : merci Shamanlemiaou !)

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    Festen (1998)

    1 h 45 min. Sortie : . Drame.

    Film de Thomas Vinterberg avec Ulrich Thomsen, Henning Moritzen, Thomas Bo Larsen

    GROUPE 1

    La musique est pourtant présente dans ce film.
    Elle répond surtout au second commandement des principes du Dogme 95 :

    "2. Le son ne doit jamais être réalisé à part des images, et inversement (aucune musique ne doit être utilisée à moins qu'elle ne soit jouée pendant que la scène est filmée)."

    La musique intradiégétique obéissait, pour Von Trier et Vinterberg, à une volonté ascétique, pour ne pas dire chaste, de rendre l'image brutale, à un esthétisme non-falsifié et à un certain dénuement. Ce procédé avait pour but d'immerger notre conscience et de la focaliser sur la parole et l'action, la musique extradiégétique étant perçu comme un parasitage et une facilité pour cacher les imperfections.

    "Le Dogme95 est lancé en réaction aux superproductions anglo-saxonnes et à l'utilisation abusive d'artifices et d'effets spéciaux aboutissant à des produits formatés, jugés lénifiants et impersonnels. Le but du Dogme95 est de revenir à une sobriété formelle plus expressive, plus originale et jugée plus apte à exprimer les enjeux artistiques contemporains. Dépouillés de toute ambition esthétique et en prise avec un réel direct, les films qui en découlent cristallisent un style vif, nerveux, brutal et réaliste, manifesté généralement par un tournage entrepris avec une caméra 35mm portée au poing ou à l'épaule et avec improvisation de plusieurs scènes."

    Typique de l'éthique protestante...
  • Paradis : Amour (2009)

    Paradies : Liebe

    2 h. Sortie : . Drame.

    Film de Ulrich Seidl avec Margarete Tiesel, Peter Kazungu, Inge Maux

    "L’absence de bande originale et une caméra à l’épaule suivant l’héroïne, parfois comme on suit un personnage de Role Playing Game, renforcent l’aspect intimiste et le sentiment de vivre cette expérience aux côtés de Teresa." (http://www.filmosaure.com/2013/01/20/paradis-amour-2013/)
  • Bande-annonce

    La Pianiste (2001)

    2 h 11 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Michael Haneke avec Isabelle Huppert, Annie Girardot, Benoît Magimel

    La Bande-Originale de ce film est une trahison majeure pour la raison qu'elle sort totalement de son contexte de film.

    "La musique est aussi parfois au centre du film, comme dans La Pianiste qui a fait connaitre Haneke au grand public. (...) Pourtant il n'en abuse pas et l’utilise de préférence dans la diégèse comme accompagnement, illustration ou pour créer une pollution acoustique. La surcharge musicale qu’on peut observer dans la tendance du cinéma dominant d’aujourd’hui n’est qu’un moyen de cacher les défauts du réalisateur. Les ruptures brutales de la musique dans ses films nous rendent conscients de sa présence et de son effet. Haneke est très attentif au silence (...). Rien que son travail de trois mois passé au mixage de son dernier film témoigne encore une fois de l’importance que le réalisateur attache au son."

    (http://www.iletaitunefoislecinema.com/retrospective/3348/jeu-hasard-et-societe-retrospective-haneke)

    "Les deux génériques du film sont d'ailleurs muets, tranchants et tranchés, noirs et blancs. Fausse analogie avec les touches d'un piano, car la musique n'est pas le sujet de La Pianiste : Haneke s'attache davantage à l'immobilité cloisonnée, au mutisme ravageur. Pourtant le travail sonore n'en est pas moins incisif (Haneke parodie parfois le Vaudeville par les cadres parfois théâtraux et les hors champs sonores de grand boulevard). On retiendra le son strident des pieds d'Erika dans sa baignoire, les bruits humides de la fellation isolés comiquement dans le silence, les claquements de langue de la mère d'Erika parlant dans l'obscurité, le hors champ cruel de la voix de Walter lançant au visage d'Erika en larmes: «Les gens comme toi, on les touche même pas»"

    "Le film débute sur l'idée de la prison aliénante (avec sa mère en geôlier). Erika ouvre une porte puis la referme. Léger son de clés clignotant dans la pénombre. Or «la clé» (musicale ou non) est un thème fort du film, un fantasme d'Erika qui veut être attachée et enfermée dans un placard, puis qui veut voir toutes les clés de son domicile disparaître. Ces clés mystérieuses (qui permettent d'ailleurs d'entrer dans la psychologie d'Erika) ouvrent le film mais finissent par disparaître à la toute fin. Erika referme une porte vitrée et s'échappe du concert où elle devait remplacer quelqu'un au piano. Elle s'enfuit par l'immense portail de l'édifice. Dehors enfin, il n'y a plus de clés"

    (http://www.cadrage.net/films/pianiste/lapianiste.html)
  • Bande-annonce

    Amour (2012)

    2 h 07 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Michael Haneke avec Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva, Isabelle Huppert

    "La mise en scène de Haneke révèle une rigueur mathématique dans la composition des plans et l'usage du montage. Elle accorde par ailleurs un soin extrême au son. Généralement, ses réalisations n'utilisent pas de plage musicale (les rares morceaux de musique sont joués ou écoutés par les personnages) et privilégient des plans fixes, des plans-séquences et des plans de coupe aux couleurs ternes. Le montage parallèle est aussi fréquemment employé au même titre qu'une bande sonore précise, reconstituant d'une façon très signifiante diverses ambiances : l'eau stridente du robinet ou la pluie battante dans Amour, le craquement saturé du plancher dans La Pianiste, etc. Michael Haneke peut consacrer plus de deux mois à travailler le son et le mixage après l'achèvement du montage." (Wikipédia)
  • Bande-annonce

    Caché (2005)

    1 h 55 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Michael Haneke avec Daniel Auteuil, Juliette Binoche, Maurice Bénichou

    "L’art le plus proche du cinéma c’est la musique", dit le pianiste manqué Haneke, qui se dit plutôt un homme d'oreille que de regard.

    La musique serait-elle l'ennemi parasite de la communication et donc de la vérité ? Le film est basé entièrement sur le son du non-dit, de tout ce qui manque pour un être de continuer normalement.
  • Bande-annonce

    Le Ruban blanc (2009)

    Das Weiße Band

    2 h 24 min. Sortie : . Drame.

    Film de Michael Haneke avec Christian Friedel, Ernst Jacobi, Leonie Benesch

  • Bande-annonce

    L'Enfant (2005)

    1 h 35 min. Sortie : . Policier, drame et romance.

    Film de Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne avec Jérémie Renier, Déborah François, Jérémie Segard

    "La caméra à l’épaule et l’absence de Bande Originale (BO/musique) donnent un aspect documentaire au film et permet de ne pas juger les personnages (cinéma social). Bien qu’il s’agisse d’une fiction, on a l’impression de voir un extrait de la vie quotidienne de cette partie de la population du nord de l’Europe." (http://professeurs.files.wordpress.com/2008/08/lenfant-aquoicasertlamour1.pdf)
  • Bande-annonce

    Le Silence de Lorna (2008)

    1 h 45 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne avec Arta Dobroshi, Jérémie Renier, Fabrizio Rongione

    "Les frères Dardenne brisent leur esthétisme habituelle en soumettant un film avec seulement deux trois morceaux intradiégétiques. Dans le final, l'utilisation de la musique devient extradiégétique comme pour sublimer le Silence de Lorna. C'est la première fois que les Dardenne se permettent d'utiliser une musique d'ambiance extérieure à l'histoire du film (les autres musiques sont notamment celles de Claudy à l'appartement et dans les cafés)."

    (http://www.grignoux.be/dossiers/255/)
  • Bande-annonce

    Le Genou de Claire (1970)

    1 h 41 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Eric Rohmer avec Jean‐Claude Brialy, Aurora Cornu, Béatrice Romand

    "Il y a généralement très peu de musique dans l’œuvre de Rohmer. Il n'aime pas l'utilisation de la musique qui est faite dans les films à l'exception de ceux de Jean-Luc Godard et de Marguerite Duras. Il considère la musique extradiégétique, ou musique de fosse, comme une facilité destinée à compléter ce que le réalisateur n'a pas su exprimer avec des images.

    En revanche, il arrive que Rohmer utilise une musique d'écran.
    Rohmer fait toutefois quelques exceptions dans son œuvre. Le début de la rêverie de Frédéric dans L'Amour l'après-midi est accompagné d'une légère musique. À la fin de La Femme de l'aviateur, on entend la chanson « Paris m'a séduit » chantée par Arielle Dombasle. À la fin du Rayon vert, l'apparition du photométéore est accompagné d'une composition sonore de Jean-Louis Valero. La première séquence du Conte d'hiver est accompagnée d'une musique de fond au piano. On trouve aussi de la musique d'écran, qui appartient à l'espace représenté, dans certaines scènes de danse (Les Nuits de la pleine lune, Pauline à la plage), lorsque le personnage met un disque (Le Signe du lion) ou encore quand le personnage joue lui-même de la musique (Gaspard dans Conte d'été).

    Les musiques de film dans les films de Rohmer sont créditées au nom de Jean-Louis Valero ou de Sébastien Erms. Sébastien Erms est en réalité un pseudonyme. Le E et le R sont les initiales d'Éric Rohmer et le M et le S correspondent aux initiales de Mary Stephen.
    La chanson « Paris m'a séduit » et la musique du prologue de Conte d'hiver est attribuée à Sébastien Erms. C'est en fait une idée de Rohmer développée par Mary Stephen. De même, la musique de Conte d'été est en fait un thème suggéré par Rohmer puis développé par Mary Stephen et Melvil Poupaud.

    Jean-Louis Valero a composé Slow bel oiseau des îles, le slow qui passe au dancing et que Pauline et son ami vont écouter dans Pauline à la plage. Pour Le Rayon vert, Rohmer a exceptionnellement demandé à Valero une « vraie musique de film ».

    Pour Quatre aventure de Reinette et Mirabelle, il est revenu à ses principes sur la musique et a simplement demandé une musique très simple pour le générique. Valero a composé une musique très simple qui dit le titre en code Morse et enfin il a composé le « Montmorency Blues » pour le Conte de printemps." (source : wikipédia)

    Proposition de Shamanlemiaou.
  • Bande-annonce

    L'Arbre, le Maire et la Médiathèque (1993)

    1 h 45 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Eric Rohmer avec Pascal Greggory, Arielle Dombasle, Fabrice Luchini

  • Flandres (2006)

    1 h 31 min. Sortie : . Drame, romance et guerre.

    Film de Bruno Dumont avec Adélaïde Leroux, Samuel Boidin, Henri Cretel

  • Le Fils (2002)

    1 h 43 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne avec Olivier Gourmet, Morgan Marinne, Isabella Soupart

    "Pôle bressonien – absence de bande originale – découpage précis des gestes professionnels – du pickpocket au menuisier – Olivier Gourmet et Morgan Marinne – deux modèles dont Luc et Jean-Pierre captent une vérité des corps et des gestes – donc des âmes." (http://findepartie.hautetfort.com/tag/le+fils)
  • Bande-annonce

    Sleeping Beauty (2011)

    1 h 44 min. Sortie : . Drame.

    Film de Julia Leigh avec Emily Browning, Michael Dorman, Mirrah Foulkes

    "Vous êtes un véritable pois chiche en Anglais, mais vous avez envie d’épater la galerie en regardant/comprenant un film en VO ?! Sleeping Beauty est fait pour vous : un véritable régal pour nos p’tites oreilles maltraités au quotidien, de part son manque conséquent de dialogues (question d’ambiance désagréable), et son absence (oui ABSENCE) de bande originale. Blablament, on pourrait résumer le film à « Vagina is a temple », « No penetration » et « thanks Clara », répliques qui sortiront toutes les 20mn. Les autres dialogues étant des explications du métier auquel la jeune protagoniste, Lucy, devra s’adonner à plein temps. L’absence de musique est réellement dérangeante, bien que cela s’adapte parfaitement à l’ambiance du film." (http://popotoland.over-blog.com/article-interlude-sleeping-beauty-de-julia-leigh-2011-97617849.html)

    S'il est vrai que le film a un côté de livret mode d'emploi pour micro-onde, il s'agit en réalité d'un froid jeté, d'une glaciation de nos émotions, allant jusqu'à l'irréalité et l'incompréhension. Tout l'esthétisme du film, l'absence de bande originale, sa photographie léchée, son décor urbain ou boisé, sa mise en scène prosaïque, enjoint le caractère inéluctable d'un fait profitable et nauséabond qui se poursuit.

    Bercé d'un cynisme contemporain, lui aussi apparemment inéluctable pour évider la réalité, pour la désincarner, la désenchanter, il n'est pas qu'un film sur le fantasme et l'ordre économique culturel dominant de la sexualité (par extrapolation certes). Il est aussi une démonstration par l'absurde, un film sur le consentement du fait de son inexistence. Et cette inexistence justifie l'oeuvre - oeuvre qui oublie volontairement d'avoir une vision un peu plus morale ou frontale pour contrebalancer ce thème destructeur du non-consentement.
  • Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère (1976)

    2 h 05 min. Sortie : . Drame.

    Film de René Allio avec Claude Hébert, Jacqueline Milliere, Joseph Leportier

    Dans sa volonté documentariste et objective, Allio se résout à n'utiliser aucune musique susceptible de parasiter le déroulement de ce fait-divers rural.
  • Bande-annonce

    L'Inconnu du lac (2013)

    1 h 40 min. Sortie : . Drame, thriller et Érotique.

    Film de Alain Guiraudie avec Pierre Deladonchamps, Christophe Paou, Patrick d'Assumçao

    "Ce lieu (le lac) strictement délimité par la mise en scène, bercé par le doux clapotis de l'eau et le soleil cuisant" (B-Lyndon)
  • Bande-annonce

    Dernière séance (2011)

    1 h 21 min. Sortie : . Drame.

    Film de Laurent Achard avec Pascal Cervo, Charlotte van Kemmel, Karole Rocher

  • Julien Donkey-Boy (1999)

    1 h 34 min. Sortie : . Expérimental et drame.

    Film de Harmony Korine avec Ewen Bremner, Brian Fisk, Chloë Sevigny

  • Bande-annonce

    Baxter (1989)

    1 h 22 min. Sortie : . Comédie, drame et Épouvante-horreur.

    Film de Jérôme Boivin avec Catherine Ferran, Jean-Paul Roussillon, Sabrina Leurquin

    Commentaires de Themroc sur Baxter :

    "Il y a quand même quelques pistes musicales dans Baxter, avec divers thèmes pour chaque partie et principalement dans les passages avec la groupie d'Adolf (du synthé typiquement 80's quand il joue dans son bunker/sous-marin, du classique quand il est à vélo, pas mal de diégétique également...)."

    BO signée Marc Hillman & Roffe Patrick : https://youtu.be/X1q38tbjbIM
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    Massacre à la tronçonneuse (1974)

    The Texas Chain Saw Massacre

    1 h 23 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Tobe Hooper avec Marilyn Burns, Allen Danziger, Paul A. Partain

    GROUPE 2

    Hooper jugeait le son d'une tronçonneuse comme étant un double avantage : c'est un bénéfice de terreur car ce son sature l'espace sonore et ne laisse aucune place à une autre mélodie "ad hoc". Mais c'est aussi s'épargner une dépense. L'utilisation de la perceuse dans Driller Killer part du même principe.
  • Driller Killer (1979)

    The Driller Killer

    1 h 36 min. Sortie : 1979. Épouvante-Horreur.

    Film de Abel Ferrara avec Harry Schultz, Alan Wynroth, Maria Holhoski

    5 ans plus tard, même procédé que dans "Massacre à la tronçonneuse". Ici, le budget ne dépasse pas 20 000 dollars.
    Il résulte que l'absence de musique amplifie les musiques saturées et subies depuis l'appartement voisin et les bruits de perceuse, à la fois instrument de meurtrier et de libération.

    "Reno effectue un va-et-vient entre sa peinture et la musique punk2, pleine d’énergie primaire des Roosters, qui l’empêche au départ de se concentrer sur son travail. Ces sons distordus lui transmettent par ailleurs un surplus de vitalité : il commet une longue série d’assassinats après avoir assisté au concert du groupe. Reno quitte alors le Max’s Kansas City, la musique résonnant à l’intérieur est encore audible dehors. De plus, nous sommes en présence d’un montage alterné : concert punk rock (voir ill.), déambulation nocturne et agitée de Reno (voir ill.) ; performance « live » des Roosters, « performances » de Reno. En appuyant sur le bouton de marche de sa perceuse pour la faire vibrer, Reno introduit des sons, d’aucuns parleraient de bruits violents, qui se superposent et dialoguent par intermittence avec le morceau joué par le groupe punk. Reno utilise aussi sa perceuse comme un instrument de musique (une guitare électrique), un peu à la manière d’un Jimmy Hendrix qui exploitait le larsen (sorte de sifflement) ainsi que de multiples effets sonores (écouter Machine Gun où la guitare électrique se change en attirail de guerre). Reno bouge son corps, ses bras et sa tête, dans tous les sens (ill.), il est dans un état d’euphorie, secoue sa perceuse en la faisant « rutiler » et « hurler ».

    La perceuse est détournée de sa fonction initiale en devenant instrument de musique, une arme qui perce les tympans (l’ouïe) et la peau (le toucher), déchire potentiellement l’organe de vision (l’oeil)3 en générant un fort impact visuel, quasi tactile."
    (http://www.stardust-memories.com/drillerkiller2.html)
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    La Proie nue (1966)

    The Naked Prey

    1 h 35 min. Sortie : . Aventure.

    Film de Cornel Wilde avec Cornel Wilde, Gert Van Den Bergh, Ken Gampu

    "Les chasseurs peuvent ainsi longtemps laisser de l'avance à Wilde, n'ayant aucun mal à remonter sa piste quand ce dernier ne reste tout simplement pas bien en vue à l'horizon, aussi éloigné soit-il. On a ainsi une sensation de danger permanent à l'image de Wilde sur le qui-vive, un sentiment renforcé par l'absence de bande originale si ce n'est les chants et les rythmiques tribales parcourant tout le film et synonyme de menace approchante" (http://www.mad-movies.com/forums/index.php?showtopic=18075&st=510)
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    Les Oiseaux (1963)

    The Birds

    1 h 59 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec Tippi Hedren, Rod Taylor, Jessica Tandy

    "Dans "Les Oiseaux", le son joue un rôle essentiel, et d'une manière inattendue, Hitchcock, en maître du suspense... et donc du son, s'applique à exploiter les possibilités émotionnelles du son. Il estimait que l'absence de musique accentuerait le malaise chez le spectateur. Aussi choisit-il de privilégier les sons émis par les oiseaux : « Pour bien décrire un bruit, il faut imaginer ce que donnerait son équivalent en dialogue. Je voulais obtenir dans la mansarde un son qui signifierait la même chose que si les oiseaux disaient à Mélanie : Maintenant nous vous tenons. Et nous arrivons sur vous. Nous n'avons pas besoin de pousser des cris de triomphe, nous n'avons pas besoin de nous mettre en colère, nous allons commettre un meurtre silencieux ». Oskar Sala, développeur d'un synthétiseur capable de manipuler électroniquement les sons naturels, le Trautonium, Remi Gassmann, compositeur, et Bernard Herrmann (le collaborateur musical attitré d'Hitchcock) utilisèrent des cris d'oiseaux altérés électroniquement à des moments où on aurait attendu de la musique – ce qui renforce encore le suspense et provoque l'angoisse. Alfred Hitchcock connaissait cet instrument qu'il avait entendu à la radio lors d'un séjour à Berlin dans les années 1920. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Oiseaux_(film,_1963)#Musique)

    « ici, pas de musique, simplement le bruit des oiseaux travaillé comme une partition avec l’aide du compositeur Bernard Herrmann, son grand complice. Quand Melanie est attaquée dans la mansarde, les battements d’ailes des oiseaux engendrent à eux seuls l’angoisse. » (cycle A.Hitchcock DU 29 août au 30 septembre 2004, sur Arte. Consulté le 24/02/2008. )
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    Blow Out (1981)

    1 h 47 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Brian De Palma avec John Travolta, Nancy Allen, John Lithgow

    Les premières notes extradiégétiques interviennent à partir où le personnage de Travolta perd le contrôle de son véhicule, puis reviennent quand il se réveille dans l'ambulance jusqu'au final.

    Ce que j'aime dans cette musique, c'est surtout l'alchimie avec l'image qui montre un meurtre que rien n'empêche, avec un code-couleur assez basique à l'écran. Puis cette musique couvre littéralement la réalité du meurtre pour la tragédie. En fait, le choix du piano me paraît prendre parti d'emblée pour la tragédie inéluctable.
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    Funny Games (1997)

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Michael Haneke avec Susanne Lothar, Ulrich Mühe, Arno Frisch

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    Hard Candy (2006)

    1 h 44 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de David Slade avec Elliot Page, Patrick Wilson, Sandra Oh

    "L'absence de bande originale est idéale. Ici, pas de musique de suspense, juste le silence qui enveloppe nos deux personnages, dans ce grand appartement vide. Ce silence qui réussit à nous convaincre que Jeff est seul face à Hayley, prête à le faire souffrir" (http://www.nord-cinema.com/fiches/film,1480.html)
  • Bande-annonce

    No Country for Old Men (2007)

    2 h 02 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Ethan Coen et Joel Coen avec Tommy Lee Jones, Javier Bardem, Josh Brolin

    "Dernier point marquant du film est la totale absence de bande originale. Aucune musique ne vient soutenir le film pendant les 2 heures de projection, renforçant le côté réaliste et oppressant avec seulement ses bruits ambiants. " (http://www.volonte-d.com/forum/viewtopic.php?t=5405)

    J'ajoute à ce commentaire que cette absence ne se remarque pas du tout grâce à une mise en scène que je qualifie de pragmatique, de factuelle.
  • Bande-annonce

    Omagh (2005)

    1 h 46 min. Sortie : . Drame.

    Film de Pete Travis avec Peter Balance, Pauline Hutton, Fiona Glascott

    "L’approche cinématographique récupère tous les canevas du fameux Dogme 95 : le film est entièrement tourné caméra à l’épaule, les scènes tournées en lumière directe, l’absence de bande originale, d’effets digitaux et de scènes de comédie. L’intrigue et les effets se dévoilent au travers de l’unique prisme de l’objectif. Le spectateur est directement plongé dans les strates émotionnelles de l’événement : l’innocence puis la soudaine cruauté de l’acte terroriste, le désarroi d’une population sous le choc, l’injustice au travers d’une enquête bâclée ‘intentionnellement’, l’isolement des victimes." (http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-drame/critique-omagh-tv/)
  • Bande-annonce

    Tomboy (2011)

    1 h 22 min. Sortie : . Drame.

    Film de Céline Sciamma avec Zoé Héran, Malonn Levana, Jeanne Disson

    "L’absence de musique par exemple, sauf dans la fameuse scène où elles font les folles ou bien ils font les fous. Je ne sais pas trop ce que Céline Sciamma a voulu dire avec cette absence de bande originale, moi finalement ça évoque bien mon enfance. J’ai été touchée aussi par la tendresse qu’il y a entre le père et la fille et la complicité entre les deux sœurs." (http://cat.yagg.com/2012/03/01/tomboy/)
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    We Are Four Lions (2010)

    Four Lions

    1 h 37 min. Sortie : . Comédie, policier et drame.

    Film de Christopher Morris avec Riz Ahmed, Arsher Ali, Nigel Lindsay

    Une satire comique qui provoque un certain malaise.
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    Quand la ville dort (1950)

    The Asphalt Jungle

    1 h 52 min. Sortie : . Gangster et film noir.

    Film de John Huston avec Sterling Hayden, Louis Calhern, Jean Hagen

    "L'oppression, ses décors de l'Amérique de la dépression - on a l'impression d'assister à un film de la Warner alors que c'est un film de la Metro Goldwin Mayer -, l'absence de bande originale qui ne souligne rien (générique et les dernières secondes seulement), le casse de la bijouterie qui est envoyé en quelques minutes..." (http://www.basket4life.com/les-films-a-la-tv-t6440-432.html)
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