Les meilleurs films des années 30 en France - 1936

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10 films

par pphf

Année importante - dans la mesure où le cinéma, à travers ses films les plus emblématiques, la belle Equipe ou le Crime de M. Lange,traduit bien l'esprit de la période, ses bouleversements et ese espoirs au temps de Front populaire. On produit même des films explicitement politiques , comme La Vie est à nous (certes non sorti en esalles), commande du Parti Communiste coordonnée par Jean Renoir.
1936, c'est aussi la confirmation des metteurs en scène désormais références, comme Duvivier et Renoir, déjà évoqués,mais aussi les auteurs passés au cinéma, Pagnol et Guitry, des acteurs /monstres sacrés, Michel Simon, Louis Jouvet, Harry Baur, Raimu, Jules Berry, jean Gabin ...

Listes en amont :
1930) http://www.senscritique.com/liste/Les_meilleurs_films_des_annees_30_en_France_1930/781038
(1931) http://www.senscritique.com/liste/Les_meilleurs_films_des_annees_30_en_France_1931/867649
(1932) http://www.senscritique.com/liste/Les_meilleurs_films_des_annees_30_en_France_1932/906428
(1933) http://www.senscritique.com/liste/Les_meilleurs_films_des_annees_30_en_France_1933/919710
(1934) http://www.senscritique.com/liste/Les_meilleurs_films_des_annees_30_en_France_1934/950788
(1935) http://www.senscritique.com/liste/Les_meilleurs_films_des_annees_30_en_France_1935/1008217

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  • 1

    Partie de campagne (1936)

    40 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Court-métrage de Jean Renoir avec Sylvia Bataille, Georges D'Arnoux, Jane Marken

    Jean Renoir, sur les traces de son père pour un film inachevé et magnifique (qui ne sortira qu'en 1945). Les variations de la lumière sur l'eau, dans les feuillages mais aussi les variations et les intermittences des corps et des coeurs, Une Partie de campagne est une merveille de cinéma impressionniste. Un chef d'oeuvre.
  • 2

    Le Crime de Monsieur Lange (1936)

    1 h 24 min. Sortie : . Policier et comédie dramatique.

    Film de Jean Renoir avec René Lefèvre, Jules Berry, Florelle

    Renoir à nouveau, pour un film emblématique de la période - mais à l'atmosphère plus anarchisante que socialisante, aussi drôle que cruel, marqué par les dialogues de Prévert, par les idées de réalisation (le décor de la cour, centre géométrique du film, les échappées extérieures, et un travelling magistral), et presque encore plus par l'interprétation sidérante de Jules Berry. Un film emblématique où le méchant a le beau rôle ...
  • 3
    Bande-annonce

    Le Roman d'un tricheur (1936)

    1 h 21 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Sacha Guitry avec Sacha Guitry, Marguerite Moreno, Jacqueline Delubac

    Guitry investit le cinéma, mais sans en faire un simple outil au service de son texte, ciselé, brillant ou de sa voix - voix off, si maîtrisée qu'on croirait parfois entendre les personnages défilant sur l'écran et qui est d'ailleurs habilement coupée par un vrai dialogue en deux temps avec Marguerite Moreno, et par une chanson interprétée par Frehel (sur un très bon texte de Guitry). Les très bons moments s'enchaînent, du générique culte à des séquences de pur cinéma, l'armée monégasque repartant à rebours, ou le plan-séquence (sans textes mais porté par la très bonne musique d'A. Borchard) des divers avatars de Guitry face à des policiers plutôt perplexes.
  • 4

    César (1936)

    2 h 12 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Marcel Pagnol avec Orane Demazis, Andre Fouche, Robert Vattier

    Séances de cinéma (1 salle)
    Marcel Pagnol achève sa trilogie dans des conditions peu évidentes, du fait surtout de délais très brefs. Les extérieurs parcourus à pieds, en auto, en bateau, dans la seconde moitié du film, indiquent clairement qu'on est à présent passé du théâtre filmé au cinéma. mais la première partie reste composée de scènes d'intérieurs dialoguées et très statiques. De fait César est assez déséquilibré et peut manquer de fluidité dans la succession de ces différents moments , comme autant de scènes juxtaposées. Les moments drôles, ou franchement drôles, sont excellents. Pagnol, plus encore que dans les deux premiers opus, multiplie les mots d'auteur (et les meilleurs) et les scènes comiques, de l'enterrement (les chapeaux inversés) à la confession (avec les pitreries d'Escartefigue), de la partie de cartes (mais sans Panisse et avec une réelle émotion) au jeu des chapeaux (irrésistible). Les temps mélodramatiques par contre peuvent paraître assez lourds, longs, et plombés par la prestation d'André Fouché, médiocre dans le rôle clé de Césariot. Cela dit, dans le sillage de Raimu, les seconds rôles sont très bons : Maupi (bien plus valorisé cette fois), Edouard Delmont (toujours parfait et pourtant méconnu), Robert Vattier (excellent) ... et les nouveaux venus (Doumel, Thommeray, Robert Bassac) sont à l'unisson. Même si césar n'est pas forcément le meilleur opus de la trilogie, la note vaut pour la qualité de l'écriture, toujours remarquable, et pour l'ensemble de l'oeuvre.
  • 5
    Bande-annonce

    La Belle Équipe (1936)

    1 h 41 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Julien Duvivier avec Jean Gabin, Charles Vanel, Raymond Aimos

    L'autre film emblème du Front populaire, avec sa guinguette collective et festive. mais avec le recul, et moins encore que le Crime de M. Lange, la Belle Equipe ne peut être tenue pour un film politique. "C'est une comédie dramatique d’une qualité certaine, comme savait en concocter Duvivier. Un film aussi dans l’air du temps, une histoire d’amitié, mais pas gaie, avec des espoirs et des échecs. Et le destin en marche." A l'image du pessimisme foncier et profond de Duvivier.
  • 6

    Mayerling (1936)

    1 h 41 min. Sortie : . Drame.

    Film de Anatole Litvak avec Suzy Prim, Charles Boyer, Danielle Darrieux

    La première adaptation filmée (très supérieure à celle de Terence Young) privilégie l'aspect romantique du drame tout en restant fidèle au contexte historique. La transposition française de l'histoire autrichienne fonctionne assez bien car Mayerling est d'abord un récit à portée universelle (en dehors toutefois de quelques aberrations, Aimos en policier autrichien, ou une chanson paillarde très française ...) Dans les deux rôles-clés, Charles Boyer, charismatique, et Danièle Darrieux, lumineuse, sont à leur avantage. la réalisation, maîtrisée, vaut par le recours, toujours en situation aux figures les plus classiques du langage cinématographique : surimpressions, fondus enchaînés, passages aux noirs, travellings tourbillonnants, profondeurs de champs, jeux de miroirs, jeux d'ombre ...
  • 7

    Le mort en fuite (1936)

    1 h 25 min. Sortie : . Comédie et policier.

    Film de André Berthomieu avec Jules Berry, Michel Simon, Marie Glory

    Un scénario habile (avec la participation de Carlo Rim), deux monstres sacrés dans le rôle de deux comédiens ratés(évidemment parfaitement interprétés), une réalisation efficace puisqu'essentiellement soucieuse de valoriser leurs performances.
  • 8

    La vie est à nous (1936)

    1 h 06 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Jean Renoir, André Zwoboda, Jacques Becker avec Jean Dasté, Jacques B. Brunius, Simone Guisin

    Film de propagande commandé par le Parti Communiste pour les élections d e1936, exclusivement présenté à l'époque lors de meetings et de projections privées (sorti en salles en 1969). La réalisation est totalement collective, Renoir dans sa période communiste (correspondant au temps de son mariage avec marguerite Houllé) jouant essentiellement le rôle de coordonnateur. Si les ficelles de la communication peuvent sembler parfois très épaisses( les trois lettre dévoilées par Marcel Cachin,...), cela dit on est en 1936 avec un médium assez nouveauet un public disponible, si la démagogie ne manque pas (on joue sur espoirs et les peurs des malheureux), si le montage est parfois approximatif et si certaines séquences sont peu crédibles (les passants soutenant les colleurs du PCF et partant à la chasse aux fascistes)le film constitue un témoignage très intéressant sur l'époque et ne manque ni de qualités techniques (dans l'alternance réfléchie entre documents d'actualité et fiction), ni humaines - comme une ode à la solidarité, à une époque où le PC était un parti révolutionnaire avec une image porteuse de liberté, notamment lors d'un final très prenant. Cela dit, l'hommage vibrant rendu à Staline dans le discours prononcé par Maurice Thorez, et devant son portrait géant peut rétrospectivement faire un peu frémir ...
  • 9

    Les Bas-Fonds (1936)

    1 h 30 min. Sortie : . Policier, drame et romance.

    Film de Jean Renoir avec Jean Gabin, Suzy Prim, Louis Jouvet

    le film débute de façon très enlevée et réussie, avec les déboires du baron, sa très étonnante rencontre avec son cambrioleur et un face à face des plus plaisants entre Jouvet et Gabin. Puis tout s'enlise avec l'arrivée à l'asile de nuit et à ses grabats, avec trop de personnages (la plupart assez mal interprétés), trop d'histoires parallèles, trop de disrtorsions entre les dialogues initiaux tenant de la pure comédie et ceux, pesants et vains, où l'on parle philosophie ou sentments, et une trame mélodramatique très usée..De même le hiatus entre un "réalisme" russe (la présence de Sokoloff, le contexte, les costumes) et un cadre totalement parisien en fait (l'interprétation de Gabin, la partie de manille autour de Jouvet ...) passe difficilement.
  • 10

    Samson (1936)

    1 h 28 min. Sortie : 1936. Drame.

    Film de Maurice Tourneur avec André Luguet, André Lefaur, Harry Baur

    La dernière partie, tournant au mélodrame basique et assez lourd, encore alourdi par un "message" très appuyé (Samson et les marchands du temple ...) gâche un peu le réel ,plaisir provoqué par le début du film - impitoyable, constamment cruel, jouant sur les "relations" contraintes entre deux aristocraties, celle d ela naissance et celle de l'argent (autour des affaires les plus louches), avec des personnages tous plus horribles les uns que les autres, veules, cyniques, pleins de morgue, pourris - tout cela culminant dans une partie fine, aux plans séquences très réussis, et plutôt hardie pour l'époque.