Livres Lus 2015

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161 livres

par ArnoldB
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  • Tout le monde aime les américains (2004)

    Rising Up and Rising Down: Some Thoughts on Violence, Freedom and Urgent Means

    Sortie : 2004. Récit et culture & société.

    Livre de William T. Vollmann

    William au Congo, mais aussi en Irak, au Yemen, Afghanistan of course etc... Y a sans doute un cote Tintin chez Vollmann.
    Un Tintin qui se focaliserait sur les destinations interdites au touristes.
    Un journaliste d'exception.
    Vollmann a pour lui son intrépidité proche de l'inconscience, son empathie démesurée qui lui permets de parler avec tout le monde, il a aussi une vraie réflexivité sur sa position d'occidental en terre étrangère.
    Et puis le gars sait ecrire on se regale de ses descriptions, retranscriptions, de ses ambiances.
    Et puis surtout on apprends plein de choses... (TBC)
  • En marge (2002)

    Off to the Side

    Sortie : 2002. Biographie.

    Livre de Jim Harrison

    Commencer l'oeuvre d'un auteur par son autobiographie n'est peut-être pas une très bonne idée, cela dit ce livre est quand même pas mal, sa construction foutraque évite l'ennui d'un récit trop linéaire, ses digressions thématiques dynamisent l'ensemble. On retombe parfois un peu dans le conventionnel, un peu dans le "vieux con" quand il donne son avis, sa personnalité ne se limite pas a ça heureusement.
    Mais je pense que j'aurais du lire une de ses fictions avant, tant pis ce sera après.
  • Les années anglaises (2007)

    Sortie : octobre 2007. Roman.

    Livre de Elias Canetti

    Pas vraiment des mémoires, plutot un who's who de l'Angleterre litteraire de l'epoque. On pourrait s'attendre a un livre assez superficiel, mais au final cette serie de portraits est tres lisible, grace a la vivacite de Canetti, sa générosité et aussi sa pure méchanceté parfois cf. le portrait hallucinant de Iris murdoch, ou celui de TS Eliot.
  • Abbés (2002)

    Sortie : 2002. Récit et recueil de nouvelles.

    Livre de Pierre Michon

    La vie de moines au Moyen-Age, certains s'attendraient a un truc ennuyeux.
    Mais Michon le thaumaturge prend ce lieu, cette époque, ces gens pour créer une oeuvre incroyablement vivante. Michon est en fait l'un des derniers écrivains a travailler sur le mode épique, majoritairement considéré comme désuet. Michon est malin, il sait adapter ce mode aux contraintes modernes, a la suspicion contemporaine, il démantibule le mythe et ses héros avec sa grammaire alambiquée pour ne garder que la puissance des sens et des émotions.
  • La Société contre l'État (1974)

    Sortie : octobre 1974. Essai.

    Livre de Pierre Clastres

    Je m'attendais pas a une compilation d'articles en fait.
    Du coup l’intérêt varie tout au long du livre.
    On voit différent aspect de l'anthropologie même si de fait c'est bien l'analyse du pouvoir au sein de la société primitive et son "refus" de l'Etat qui est le centre du livre, la-dessus Clastres fourmille d'intuitions brillantes, interpole parfois un peu trop, et sa sensibilité apparaît parfois, mais bon la spéculation c'est bien aussi.
  • Explication des oiseaux (1982)

    Sortie : 1982.

    Livre de António Lobo Antunes

    Le mot polyphonique a été invente pour Lobo Antunes. Ici les voix, et les époques, se mélangent sans jamais devenir chaotiques, pour nous raconter une vie, une vie ratée, celle d'un personnage médiocre, efface et pourtant a la confluence de beaucoup d’émotions, de mémoires, de rencontres, d'un peu de vie aussi.
    Même loin des éclats de la guerre ou des coups d’état, le lyrisme froid de Lobo Antunes fait merveille.
    Ici il réécrit une tragédie moderne, matérialiste, avec son personnage et son chœur.
  • Água Viva

    Roman.

    Livre de Clarice Lispector

    Je me suis un perdu, noyé dans ce texte au sujet insaisissable.
    Un monologue liquide, déstabilisant, sans centre ni périphéries, une plongée dans le langage pur et immense comme un océan.
  • Lipstick Traces (1989)

    Sortie : 1989. Essai.

    Livre de Greil Marcus

    Un livre d'Histoire non-orthodoxe, attirant par essence et par ses thématiques rares. On rebondit comme une boule de flipper des hérétiques du Moyen-Age aux Sex Pistols en passant par Dada et les situs, le fil invisible qui les relie n'existe peut-être que dans l'esprit de l'auteur, tant pis l'aventure est belle, et la passion de Marcus pour ce qu'il décrit ne bloque pas sa lucidité face a des gens spécialistes de l'autopromotion, d'ou cette mélancolie en contrepoint de l’érudition foisonnante et de enthousiasme sincère.
  • La Rivière du sixième jour (1976)

    A River Runs Through It

    Sortie : 1976. Roman.

    Livre de Norman Maclean

    Avec ce récit auto-biographique en forme de novella quasi-parfaite, Maclean se transforma, a plus de soixante ans, en parrain de l’école littéraire dite du Montana, lisez l'article de Philippe Garnier a ce sujet. On est dans le séminal ici, allergiques a la Nature, aux descriptions de pêche a la mouche et d’amitiés viriles, passez votre chemin. Pas de révolution formelle non plus a chercher ici, et pourtant derrière de simples détails, Maclean ouvre quelques abîmes métaphysiques et ne les referme plus.
  • Providence (2014)

    Sortie : .

    Livre de Olivier Cadiot

    Un livre bien étrange, décomposé, excentre et excentrique.
    Cadiot semble parfois écrire dans le vide, faire tourner sa langue sans raison.
    Il faut profiter des quelques instants ou enfin on réussit a se raccrocher a des personnages, des situations.
    Ce n'est pas difficile mais un peu déstabilisant.
  • La Reprise (1843)

    Gjentagelsen

    Sortie : 1843. Essai et philosophie.

    Livre de Søren Kierkegaard

    Moui, je ne suis pas convaincu par la forme que prends ce roman/essai, sans doute ma lecture a-t-elle manque de profondeur mais j'ai trouve que la pensée de Kierkegaard avait du mal a se déployer entre tous ces artifices narratifs. J'ai senti qu'il y a des choses importantes dans ce texte mais je n'ai pas eu assez de courage pour tout approfondir, excaver.
  • L'Établi (1978)

    Sortie : 1978. Récit.

    Livre de Robert Linhart

    Il est possible que la réussite du livre tienne au fait de sa sortie relativement tardive par rapport aux faits racontes.
    Linhart a eu le temps de penser, évite tout emballement "mao", déroule les faits, décrit implacablement un univers a l'oppression quasi-absurde et on peut le croire sincère.
    Et il tient bien son récit, style fluide, narration efficace, pas de détours ni de pertes de temps.
    Édifiant, même si la situation décrite a près de 50 ans maintenant, et que tout ça a évolué, dans différents sens.
  • En Amérique (2000)

    In America

    Sortie : septembre 2000. Roman.

    Livre de Susan Sontag

    Bon j'aurais pas du commencer Sontag avec celui-la.
    Un roman historique quoi... Tout parait fabrique, les cliches traînent tout comme la narration, c'est longuet et je n'ai pas pu finir.
    Va falloir que j'essaie ses essais plutôt.
  • Les Cent Frères (1996)

    The Hundred Brothers

    Sortie : 1996. Roman.

    Livre de Donald Antrim

    C'est tres litterature US 90s (dans le genre Baker, Moody, aussi un peu DeLillo, DFW), personnages anti-psychologiques, situations absurdes. style minutieusement virtuose et description hyper-détaillée, narrateur obsessionnel et peu "reliable", emballement de la narration jusqu’à l’hystérie.
    Au début on trouve ça brillant mais un peu ennuyeux, et puis on commence même a fatiguer, on fait des pauses de lectures de plus en plus longues, on est pas loin d’arrêter, on reprend, on se laisse reprendre par cette langue (lu en VO) précise comme un lacet d’étranglement et on se laisse triturer le cerveau, (quelle est la traduction de mindblowing d'ailleurs?) par ce narrateur maniaque. Antrim intensifie son recit jusqu'au point de fusion, et au final on se dit que ce mec est pas loin du genie.
  • Train de nuit avec suspects (2005)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Yoko Tawada

    C'est pas mal cette série de courts récits/rencontres places sous le signe de l'unheimlichkeit, l’inquiétante étrangeté. Rien de spectaculaire mais une belle maîtrise.
  • Surveiller et Punir (1975)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Michel Foucault

    Que dire qui n'a pas déjà été dit sur ce livre?
    J'ai particulièrement apprécié, en ces temps d’hystérie républicaine, la démonstration que l’école trouve toute sa place dans le projet disciplinaire au cote de la prison, de l’hôpital et du camp militaire.
    On, de mauvais lecteurs, a reproche a Foucault de trop s’intéresser aux marges parait-il, certes la dernière partie est consacres aux prisons en tant qu’acmé du système disciplinaire, mais pourtant peu de penseurs sont capables ainsi de décrire les transformations fondamentales d'une société, sans tomber dans la generalisation grace a son utilisation pertinente du récit. Ce dont Foucault parle concerne tout le monde.
  • Un captif amoureux (1986)

    Sortie : 1986.

    Livre de Jean Genet

    Genet écrit ses souvenirs sans se soucier de chronologie ou de narration.
    Ses souvenirs de la Révolution Palestinienne surtout, et des Black Panthers un peu. C'est souvent très beau, beauté un peu mélancolique politiquement Genet est plus détaché et lucide que ce qu'on aurait pu imaginer, intéressant aussi de lire ça trente ans après.
    C'est aussi un peu répétitif, désordonné, chant du Cygne inabouti, presque maladroit Genet n'avait plus vraiment écrit depuis longtemps quand il a commence ce livre, mais sa puissance était toujours avec lui.
  • Tumble Home (2014)

    Sortie : août 2014. Roman.

    Livre de Amy Hempel

    Hempel est connue comme minimaliste, sortie de l'ecurie Gordon Lish comme Carver.
    Ici la réussite ne se trouve pas seulement dans la maîtrise du langage mais surtout dans la capacité a créer des visions disloquées de l'existence via les points de vue de narrateur en déséquilibre internes. Brillant.
  • Ethan Frome (1911)

    Sortie : 1911. Roman.

    Livre de Edith Wharton

    Récit impitoyable d'une vie ratée, écrasée par les hommes (enfin femmes plutôt) et par la Nature.
    Wharton ne nous épargné rien dans ce texte court et donc d'une cruauté particulièrement intense.
    Exercice de style réussi en un certain sens, un peu frustrant aussi.
  • Servir le peuple (2006)

    Sortie : janvier 2006. Roman.

    Livre de Yan Lianke

    Fable politique assez réussie. Bizarrement peut être un peu longue et explicative, ça reste une littérature très liée a son contexte, dans l'histoire et dans le style, et du coup un peu limitée.
  • Howl et autres poèmes (1956)

    Howl and other poems

    Sortie : 1956. Poésie.

    Livre de Allen Ginsberg

    Je n'ai pas d’affinités particulières avec les Beat, Kerouac m'ennuie, pas Burroughs mais il est un peu a part. C'est un mouvement indéniablement doué pour son auto-promotion, si bien que l'homme, la posture et l'oeuvre se mélangent un peu trop.
    Howl ne trouble pas vraiment ce diagnostic, au contraire, mais la puissance de l'expression, son rythme, son énergie panthéiste en font une lecture indispensable, un classique malgré ses défauts.
  • Le malheur indifférent (1977)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Peter Handke

    Avant je trouvais Handke mou, auto-centre, pinailleur, empêtré dans de trop longues descriptions, de trop longues analyses.
    Mais c’était avant que je lise ce livre impeccable et implacable, capture d'une vie rédigée a l' exacts distance, récit, style et réflexivité, la vie d'une cousine autrichienne de Ethan Frome, une vie écrasée, mutilée, bouleversante par la presence jusqu'au bout d'une lueur de refus, d'insoumission.
  • Le nom des singes (1994)

    Sortie : 1994. Roman.

    Livre de Antoine Volodine

    Volodine transporte son univers post-exotique en Amerique du Sud.
    Jungle, indiens, animaux dangereux et instabilite politique post-révolutionnaire.
    Un livre qui vaut surtout pour son ambiance gluante, boueuse, embrumée, et son vocabulaire luxuriant.
  • Eugène Onéguine (1832)

    Sortie : 1832. Roman.

    Livre de Aleksandr Sergueïevitch Pouchkine

    il y a un cliche qui guette lorsque l'on lit des classiques, c'est d’être frappe par leur "modernité". Y a de ça ici, car Pouchkine transcende son histoire simple par des procédés quasi post-modernes. Digressions, réflexivité, métafiction presque. Si le livre est devenu le classique des classiques en Russie, son auteur a rigoureusement tout fait pour que ce roman ne soit pas un "grand récit". A l’époque du romantisme Pouchkine instille doute et ironie chez ses héros plus ordinaires qu’épiques.
  • Le Bel Été (1949)

    La bella estate

    Sortie : 1949. Roman.

    Livre de Cesare Pavese

    Pavese est très fort pour écrire a hauteur d'homme, ou de femme, suivant des personnages dans leur quotidien, leurs occupations banales et leurs préoccupations plus philosophiques, exposant leurs emotions sans les accentuer. Immanence et élégance.
  • Roland Barthes par Roland Barthes (1975)

    Sortie : 1975. Essai.

    Livre

    J'avais cette image de Barthes comme un mec un peu ennuyeux, et bon je n'avais pas tord, dans ma perception bien sur. Barthes est intelligent voire brillant, mais ça manque un peu d'engagement, de visceralite, de puissance, on reste dans la zone de confort, et puis j'aime pas la forme fragmentaire, ça n'aide pas.
  • Cantatrix Sopranica L. (1991)

    Sortie : 1991.

    Livre de Georges Perec

    Ça ressemble un peu a des potacheries d'etudiants en science. C'est drôle tout de même, dans un registre BDesque, du Perec virtuose mais très léger, meme si le dernier texte sur Roussel, ecrit avec Harry Mathews, explore deux-trois pistes plus consistantes.
  • Je n'ai jamais su quelle heure il était (2008)

    Sortie : mai 2008. Poésie.

    Livre de David Antin

    Un autre receuil de talk poèmes de Anton, toujours aussi lumineux, inattendu, modeste.
  • Le Siècle (2005)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Alain Badiou

    Ah Badiou, incontestablement un esprit d'élite par son érudition et sa puissance d'analyses. Ses riffs ici sur le 20e siècle, son histoire violente, sa poésie... sont très souvent éclairants, engageants aussi par l'absence de scrupule du philosophe vis a vis des sujets les plus dangereux. Cela dit sa conception de la philosophie et de la politique est un peu aux antipodes de la mienne d'ou un désaccord final.
  • Le cabinet de curiosités (1925)

    Sortie : 1925.

    Livre de Alfred Kubin

    Curiosité donc. Une série de miniatures écrites pour accompagner des illustrations, contes fantastico-philosophiques, mineur donc mais pas inintéressant.