Livres lus en 2015 (avec commentaires)

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33 livres

par juliendumas33

Mes livres lus en 2015.
Just to remember...
Et puis des commentaires.
Parce qu'à la lecture, on a tout plein de sensations et de réflexions bizarres.
Avec des choses personnelles qui ont résonné (ou pas).
Autant s'en rappeler pour plus tard avant que les impressions ne se barrent.

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  • Chroniques d'un médecin légiste (2009)

    Sortie : mars 2009. Essai.

    Livre de Michel Sapanet

    Anecdotes chapitrées du quotidien d'un médecin légiste. Instructif dans la pratique. Edifiant dans la découverte d'un métier qui ne s'arrête jamais et marque la vie du praticien. Pas d'histoire mais des histoires. Facile à lire mais la forme est un peu faible.
    Un peu froid.
    Comme son sujet en fait.
  • Nuit noire, étoiles mortes (2010)

    Full Dark, No Stars

    Sortie : . Recueil de nouvelles.

    Livre de Stephen King

    (VO)
    Recueil de nouvelles, presque toutes dépourvus de fantastique, Full Dark No Stars n'est pas au niveau des précédentes collections de l'auteur (surtout du magnifique Différentes Saisons). Pour autant King reste un conteur incroyable qui sait rendre toute lecture agréable.
    Oui voilà, c'était juste agréable de retrouver King.
    Comme un bon vieux pote de lycée qui n'aurait pas changé mais qui n'aurait pas grand chose d'intéressant à nous raconter.
  • Price (2014)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Steve Tesich

    J'avais traversé Karoo du même Tesich en me disant que ce type écrivait sacrément bien, mais sans tomber amoureux du bouquin.
    Mais là... Là...
    Rarement je ne me suis senti autant en phase (dans le sens de "comprendre" ce pauvre Daniel Boone), rarement je n'ai aussi bien ressenti la détresse, les émotions, la peur du vide d'un personnage.
    Sonner aussi juste, et arriver à le transmettre, ça fait presque peur.
    Coup de coeur.
  • La Planète des singes (1963)

    Sortie : 1963. Roman et science-fiction.

    Livre de Pierre Boulle

    Bien sûr j'ai vu le film. Bien sûr la maman de tous les twists m'a giflé assez fort pour me secouer le cocotier. Assez pour me donner envie de remonter la source, comme Ulysse Merou, de trouver l'origine.
    Court, très agréable à suivre, le fil des découvertes du personnage vaut surtout par la projection que j'ai pu faire de sa situation à la lecture.
    Il m'a manqué un peu de matière: des éléments de contexte (à la Asimov), ou des rebondissements dans l'aventure.
    Le twist final (oui il y en a un, non ce n'est pas celui du film) est beaucoup moins puissant mais fait paradoxalement plus réfléchir.
  • Le Poète (1997)

    The Poet

    Sortie : . Roman et policier.

    Livre de Michael Connelly

    Un bon conteur ce Connelly. Un sens du rythme et une écriture qui rend la lecture agréable. Et j'ai toujours eu un faible pour les Policiers et les Whodunit.
    Dans ce genre d'enquête, les personnages sont souvent des accessoires à l'histoire. Mais bon, seulement 5-6 qui se battent en duel. Avec si peu de profondeur en plus, ça m'a laissé sur ma faim.
    Et puis désolé, mais certains noeuds narratif, certains détails, certaines réactions des personnages me semblent bien peu crédibles pour que je fonce. Pour que cela sonne juste et que l'histoire me glace.
    Tout ça manque de "Waouh !!!"
  • Profondeurs (2014)

    Sortie : . Récit.

    Livre de Luc Le Vaillant et Guillaume Néry

    Vie et expériences d'un apnéiste champion du monde.
    Compilation plus ou moins structurée de pensées trop souvent naïves et lénifiantes sur le rapport au monde.
    Dommage car en de brefs moments, on sent la lumière et le vrai truc qui rend ces "animaux" humains si à part de nous.
    Je retiens le rapport distancié au monde, l'expérience de vie, la profondeur (sans jeu de mots) de la personne, mais cette écriture bon dieu... cette écriture lourdingue et qui s'écoute écrire... c'est juste une plaie...
  • Darling (1998)

    Sortie : 1998. Roman.

    Livre de Jean Teulé

    Premier Jean Teulé.
    Parcourant la 4ème de couverture, on s'attend à du sale... Mais là...
    J'ai passé le bouquin à me dire: "Ah ouais, quand même..."
    On en ressort avec une forme de dégout un peu voyeur, une petite tristesse de se dire que, des gens comme ça, il doit y en avoir plein.
    Alors on préférerait ne pas y avoir pensé, ou ne pas avoir lu son histoire.
    Sauf que le père Teulé, il écrit plutôt bien. Avec des traits d'humour tranchant comme une lame.
  • J'ai tué Phil Shapiro (1998)

    Gates of Eden

    Sortie : 1998. Recueil de nouvelles.

    Livre de Ethan Coen

    Série de petites nouvelles pour la plupart sans aucun intérêt ni aucun relief. La compilation vaut principalement par quelques éclairs dans les dialogues ou quelques personnages vraiment lumineux. On sent trop rarement le regard décalé des Cohen. Pourtant il essaye le frangin. Mais vraiment, quand il n'y a rien à raconter d'intéressant, eh bien il n'y a rien d'intéressant à raconter. Point.
  • Le Guide du voyageur galactique - H2G2, tome 1 (1979)

    The Hitchhiker's Guide to the Galaxy

    Sortie : 1979. Roman.

    Livre de Douglas Adams

    Joyeusement froutraque, geek, frais, provoquant de fréquents plissements de satisfactions au coin de ta bouche durant la lecture, ce bon gros délire de space opéra sous acide se consomme comme un bon vieux Glaster Pan Galactique: rapidement pour ne pas avoir à trop réfléchir à ce que l'on fait.
    Alors c'est un peu confus parfois (sans rire), c'est pas de très haute volée au niveau du style, et c'est pas toujours évident à suivre.
    Ah oui, et puis quant à l'histoire... Au fait quelle histoire ?
  • Les Particules élémentaires (1998)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Michel Houellebecq

    "Pfff, Houellebeccq, cette prise de tête !", "Oh le pseudo philosophe à 2 balles", "Ah oui c'est l'intello qui se la joue guide spirituel !!".
    Voilà tout ce que j'ai pu entendre des gens qui me voyaient lire "Les Particules".
    Alors pour tous ceux qui doutent, je vais le dire bien haut: Houellebecq est un putain de bon écrivain.
    Qu'il développe des thèses bizarres dans certains de ces romans, peut-être. Que certains de ces livres soient bien chiants à lire, c'est possible.
    Toujours est-il que "Les Particules" est très accessible, très agréable à lire, et souvent enrichissant à pleins de niveaux.
    On a un peu de mal à voir où l'auteur veut en venir à travers les portraits de ces 2 frères si différents et pourtant si proches par "nature". Et du coup, c'est vrai, le final ouvre un peu rapidement (en 50 pages) le récit vers une science fiction un peu déstabilisante.
    Mais ça fait du bien de se poser un peu entre les pages pour réfléchir à ces destins, à les soupeser et à estimer leurs "valeurs" dans notre monde.
    Les thèmes d'individualité, de plaisir, de désir, de destins accrochent autant que le style de l'auteur qui maitrise naturellement son récit.
    Une bonne entrée en matière.
  • Le Portrait de Dorian Gray (1890)

    The Picture of Dorian Gray

    Sortie : 1890. Philosophie et roman.

    Livre de Oscar Wilde

    Voilà, je me sens privilégié. C'est con, hein ?
    Je me sens privilégié parce que, le temps d'une lecture, j'ai eu Monsieur Oscar Wilde qui me distillait ses pensées comme autant d'offrandes le long de ma route. C'est bien simple, c'est tellement bien écrit que je n'ai jamais pris autant de notes qu'en lisant ce "Portrait".
    Alors oui, bien sûr, de temps à autre, il y a une énumération longue comme le bras de parfums, ou une litanie interminable de descriptions d'objets anciens. Mais qu'importe !!! Qu'importe parce que, déjà d'une part cela, reste très ponctuel et ensuite, parce que cela enrichit autant le lecteur que le décorum.
    Allez je résiste pas. Dans notre période troublée de liberté d'expression, j'en lâche une:
    "Un livre n'est point moral ou immoral. Il est bien ou mal écrit. C'est tout."
    Et le tien Oscar, il est foutrement bien écrit... De livre...
  • Chroniques martiennes (1950)

    The Martian Chronicles

    Sortie : 1950. Recueil de nouvelles et science-fiction.

    Livre de Ray Bradbury

    La science-fiction écrite il y a plus de cinquante ans, soit cela peut complètement se planter et devenir ridicule, soit bluffer son monde en passant pour un visionnaire divin.
    Ben Les Chroniques, c'est ni l'un ni l'autre en fait.
    La vision de Mars de notre ami Bradbury n'est pas crédible une seule seconde au vu de nos connaissances actuelles, mais on s'en fout. On s'en fout royalement même. Ses chroniques en deviennent même poétiques. L'évocation non plus d'une hypothèse, mais d'un rêve, d'un fantasme dans lequel l'homme viendrait se perdre.
    Construit sous forme de nouvelles parfois inégales, ces contes parlent en fait fondamentalement de l'homme. De sa place dans l'univers mais surtout de sa condition, de ses haines, de ses aspirations.
    Et pour le coup, Bradbury ne se trompe pas le bougre...
  • 1984 (1949)

    Nineteen Eighty-Four

    Sortie : . Science-fiction et roman.

    Livre de George Orwell

    Un grand classique, et à raison !
    En concentrant son roman d'anticipation sur l'Humain et la Politique, Orwell a tout compris. Du coup, il n'y a guère que son titre qui fait "daté".
    Pas de description futuriste, pas de vaisseau, pas de technologie extravagante. Orwell s'intéresse au pouvoir, à la société, aux hommes.
    On se doute fortement qu'au moment d'écrire 1984, Orwell s'est pris de vertige uchroniste post IIIème Reich pour se faire peur avec cette dérive totalitaire extrême dans laquelle vit son héros. Mais la raison pour laquelle nous aurons toujours peur à la lecture de ce roman, c'est que l'analyse de l'écrivain est globalement juste: la description des classes, la force du pouvoir politique, les droits du peuple. On frissonne toujours en comprenant que le pouvoir sans morale, sans valeur, sans garde-fou n'est rien de moins que le côté obscur de tout politicien.
    Passionnant dans sa première partie, plus lassant dans son milieu (quelques tendances à la redite), puis simplement terrifiant dans son final noir et désespérant.
  • Le Syndrome [E] (2010)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Franck Thilliez

    J'avais gloutonné Vertige du même Thilliez et, au vu des notes SC, je me faisais un plaisir de retrouver un bon polar bien ficelé.
    Aucun préjugé de départ. Je ne connaissais ni Sharko ni Heunebelle. J'ai découvert des personnages un peu monolithiques, presque caricaturaux dans leur genre. Leur histoire commune, leur rapprochement, tout cela se tient, mais par contre au niveau surprise, on repassera.
    L'histoire est intéressante, le rythme correct. La construction est un peu cousue de fil blanc. Le suivi de l'enquête fait quand même méchamment dans la facilité.
    L'enchaînement Orwell-Thilliez a très certainement nuit au second mais la finesse d'écriture m'a paru bien loin du compte.
  • Gataca (2011)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Franck Thilliez

    Suite directe du Syndrome E, qui m'avait un peu laissé sur ma faim. Pourquoi lire la suite, me direz-vous ? Simplement parce que j'avais fait l'acquisition de ce Gataca avant le Syndrome, et que je suis un garçon ordonné contrairement à ce que me dit ma femme... Bref.
    Bizarrement, j'ai trouvé cette histoire moins sexy mais mieux traitée, comme si elle convenait mieux à Thilliez, et lui permettait de mieux gérer son intrigue.
    Et encore plus bizarre, alors que je trouvais son style et ses références un peu lourdingues, et bien j'ai trouvé que la lecture passait nettement mieux.
    On parle pas de chef d'oeuvre... Mais son génome d'écrivain a peut-etre légèrement muté entre les 2 romans. Oh pas de grand chose hein...
    D'un petit point
  • Fahrenheit 451 (1953)

    Sortie : 1953. Science-fiction et roman.

    Livre de Ray Bradbury

    (VO)
    Un petit frisson de littérature. Je savais déjà que l'écriture anticipative de Bradbury contenait un gentil souffle poétique qui lui donnait un charme certain. Ce que je ne savais pas, c'est que le souffle pouvait devenir noir comme du charbon et glacé de désespoir.
    Tellement raccord avec notre société de l'immédiat, du prémaché, du degré zéro d'abrutissement culturel, le discours du Capitaine Beaty va certainement traîner longtemps dans un coin de ma tête. Imaginez donc: des gens qui ne voudraient plus lire ?!? Qui ne trouverait plus aucun intérêt dans la transmission culturelle ni dans la réflexion et le partage réel ? Et dire que je croyais que l'auteur tentait de nous faire peur avec cette société totalitaire qui brûle les livres... C'est tellement pire que cela...
    Orwell est clinique, mais Bradbury est viscéral.
  • La Horde du contrevent (2004)

    Sortie : 2004. Roman et science-fiction.

    Livre de Alain Damasio

    Incroyablement immersif.
    Au début, on trempe timidement un oeil dans la forêt de sigles et de personnages. Surpris. On apprivoise un peu le style, les voix. Puis progressivement l'effet de troupe de la Horde fonctionne. Le groupe nous attire. On s'apprivoise. Cette expérience de lecture qui polyphonise à 23 voix, c'est quand même quelquechose.
    Ca déstabilise un peu, faut s'habituer.
    Stamino, Stèche, Crivetz, Furvent... Les vents soufflent, on se cramponne. Et puis on se mêle, on contre avec eux, on démonde, on questionne, on cherche, comme chacun de ces personnages incroyables, les neuf formes du vent...
    Bref, on est coincé dedans. Et le sentiment de perte de repère, qu'on espère trouver dans tous les livres-univers que l'on ouvre, explose à la figure.
    On ouvre grand les yeux, on s'aventure, on découvre.
    Et puis au final, on atteint l'Extreme-Amont.
    Je ne dirais pas ce qu'il y a derrière (même si on le voit venir aussi bien qu'un Chrone en plaine), mais ce que je peux vous dire, c'est que même si la quête est maintenant finie pour moi, je porterai un bon paquet de temps avec moi un peu du Vif de ces Hordiers magnifiques.
  • Les Fleurs du mal (1857)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Charles Baudelaire

    Laborieusement, me voilà au bout...
    C'est beau... Mais c'est beau...
    En fait c'est tellement beau que c'en est chiant...
    Non plus sérieusement, je crois que je n'adhère juste pas à cette forme. Ou trop peu rarement. L'expression poétique est incroyable mais c'est bien simple, ça glisse sur moi sans rien provoquer de particulier.
    L'analyse doit être passionnante et j'aimerai beaucoup revivre mes vieux cours de français (Big Up Mr Marcus) pour apprécier à sa juste valeur la profondeur de ces poèmes. Et leurs sous-textes.
    Mais bon, on se refait pas comme on dit.
    Certainement trop conditionné par les conteurs, je n'ai pas pris de plaisir.
  • Mr Mercedes (2014)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Stephen King

    (VO)
    En roue libre le petit Stephen... Pourtant, un King sans une once de fantastique et plus tourné vers le polar, cela me bottait pas mal.
    On me vantait sur la 4ème de couv' un haletant jeu de piste, un "cat and mouse thrilling game !!!", mouais... A la place, j'ai eu un gentil truc un peu convenu, certes toujours très bien écrit et ficelé, mais sans vrais "Waou" dedans.
    C'est agréable à suivre, Stephen s'amuse à faire des autoréférences indirectes, mais comme pour Dr Sleep, King a ces derniers temps un sérieux problème avec ses méchants. Manque de mystère, de frisson, de charisme, de "bigger than life material".
    Allez, Next...
  • Vice caché (2009)

    Inherent Vice

    Sortie : 2009. Roman.

    Livre de Thomas Pynchon

    Qu'est ce que ça paraissait sexy... Et au final... Et ben ça l'était moins...
    J'ai toujours détesté qu'on fasse subir au lecteur un ressenti négatif sous prétexte que c'est raccord avec l'histoire/le héros/le cadre.
    Première fois que je lis Pynchon donc pas de généralité. Mais le trip mon héros est un hippie junkie qui plane à 10 000 alors je fais des phrases sans queue ni tête qui se finissent pas, très peu pour moi.
    L'histoire est un prétexte au déploiement d'une faune relativement incroyable de personnages. Certains sont passionnants, d'autres inutiles. De toute façon, quand dans un roman, on dépasse les 20 personnages actifs d'une histoire, y'a comme qui dirait une endive dans la soupière.
    Bizarrement, il me tarde de voir le film pour savoir s'il arrive à gommer les scories tout en conservant l'ambiance hippie décalée.
    Au vu de la BA, qu'est-ce que cela parait sexy... Et au final... ?
  • Wilt 1 (1976)

    Wilt

    Sortie : 1976. Roman.

    Livre de Tom Sharpe

    Le style est très léger, et la lecture est vraiment facile et agréable.
    Beaucoup de dialogues, ce qui tombe vraiment bien vu que l'ami Sharpe s'y connaît vraiment en écriture de dialogues. Des répliques drôles, bien senties, spirituelles et bien souvent surprenantes.
    Il m'arrive rarement de me fendre la poire en lisant un roman, mais franchement, il faut être un sacré pisse-froid pour ne pas au moins sourire deux-trois fois aux situations rencontrées par ce pauvre Wilt.
    Alors c'est vrai, c'est bien souvent du comique de situation, mais je n'ai pas boudé mon plaisir de lecture.
    C'est frais, cela se lit dans un sourire. Un sourire qui passe vite et qu'on a violemment envie de retrouver très vite. Pour un Wilt 2.
  • Dune - Le Cycle de Dune, tome 1 (1965)

    Dune

    Sortie : 1965. Science-fiction et roman.

    Livre de Frank Herbert

    Dire que j'en avais un peu peur...
    Et oui, un peu peur. Parce que Dune, c'est imposant. Parce que c'est sensé être un chef d'oeuvre. Parce que ça fait quand même 900 pages. Parce que le film m'avait donné un apriori bien pourri. Et puis parce que je n'avais jamais rien lu de Franck Herbert.
    Mais bon, quand il faut y aller, il faut y aller.
    Et putain, j'y suis allé oui sur Dune. Enfin sur Arrakis. Au beau milieu des Atréïdes, des Harkonnens, des Fremens, Du Bene Gesserit, de la Guilde, de l'Empire, et j'en passe. J'en ai encore les dents qui croquent des grains de sables avalés du désert. Et la tête pleine d'images de guerriers encagoulés aux yeux tout bleus.
    Quel pied. C'est plus que de la SF, c'est de l'Aventure. C'est riche. Le style est sec comme un vent de désert, mais résonne comme du sable-tambour quand tu te ballades dans l'histoire.
    Enfin oui, j'ai visité Dune. Et même si j'ai été un peu moins emballé par le final de ce premier tome, j'ai tellement dévoré les appendices et le bréviaire que je doute vraiment de ne pas refaire un tour rapidement sur Arrakis.
    Enfin, si la Guilde baisse un peu ses prix parce que je ne fais pas non plus partie d'une Grande Maison...
  • La Métamorphose (1915)

    Die Verwandlung

    Sortie : 1915. Roman.

    Livre de Franz Kafka

    "Lorsque Gregor Samsa se réveilla un matin après des rêves agités, il se trouva métamorphosé, dans son lit, en un monstrueux insecte".
    Voilà. En 22 mots Kafka m'a attrapé et ne m'a plus lâché. J'ai lu cette nouvelle en une soirée tellement j'ai été surpris.
    Le style est incroyablement efficace, empathique. La noirceur et la tragédie de Gregor prend aux tripes.
    Toutes les métaphores autour des métamorphoses de l'entourage de ce monstre, les rapports affectifs, le sacrifice familial (à une époque où les enfants faisaient parfois survivre leurs parents contrairement à aujourd'hui), bref, toutes les analyses les plus pertinentes ne font pas l'essentiel.
    L'essentiel c'est que le texte est si bon, si puissant, qu'au final, le lecteur en est un peu lui aussi métamorphosé.
  • Travail soigné (2006)

    Sortie : 2006. Roman.

    Livre de Pierre Lemaitre

    Je vais nous épargner de suite tous les jeux de mots à la con qui paraphraserait le titre (ou le nom de l'auteur) hein ?
    C'est classique, très classique même. Mais après tout, si on aime les thrillers et plus particulièrement les polars, c'est aussi qu'on apprécie retrouver les codes du genre.
    Jouer un peu avec les ficelles, et le lecteur.
    C'est noir, parfois un peu facile, mais aussi parfois vraiment couillu.
    Exemple: le lecteur aura tendance à trouver les personnages et certains détails un peu faciles, simplistes, avant de se faire renvoyer dans les cordes par une pirouette réflexive très osée.
    Bref, je sais pas si je suis clair mais Lemaitre l'est assurément pour deux. L'impression de maitrise du récit est vraiment très (trop) présente.
  • La Nuit des temps (1968)

    Sortie : 1968. Roman et science-fiction.

    Livre de René Barjavel

    Encore un classique de la SF au programme.
    Ca part très fort. La fièvre de la découverte fantastique du Dr Simon, de l'exploration à la rencontre de ces 2 "humains", jusqu'à leur réveil et leur collusion à notre monde fonctionne vraiment bien.
    Je suis plus réservé sur l'évocation et la description du Gonda.
    Du point de vue de l'histoire, cette action "passée" est tout à fait légitime mais couplée à la tendre histoire du couple Païka-Eléa, on frôle un peu trop le gnangnan en plus de ralentir le rythme du roman.
    Mais c'est pas grave. La découverte est tellement énorme, la question posée tellement philosophante qu'on est emporté par le propos.
  • L'Oreille interne (1972)

    Dying Inside

    Sortie : 1972. Roman.

    Livre de Robert Silverberg

    J'avoue: avant de trainer sur SC, je n'avais jamais entendu parler de Robert Silverberg. Certainement une question d'oreille (interne ou non), tant le monsieur semble être un maestro de la SF.
    Alors pour faire clair, lire L'oreille interne, c'est un peu comme mater un bon Marvel qui serait réalisé par les frères Dardenne. Non, être un mutant télépathe ce n'est pas "cool". Non, lire les pensées des gens ne rend pas beau, ni désirable, ni même riche. Encore moins heureux. C'est Dark, c'est triste, c'est puissant. Parce que du coup, ce que Silverberg nous explique, c'est que l'accomplissement personnel est une question de transformations et non de capacités.
    On peut avoir de bonnes cartes et ne rien en faire.
    Avec son personnage incroyable et ses jeux de narration maitrisés, Silverberg nous donne le pouvoir de pénétrer le cerveau de Selig. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est pas joli joli.
    Et que, moi non plus, je n'en ferai pas grand chose de plus.
    Par contre, qu'est ce que ça m'a plu de m'en servir...

  • Le Meilleur des mondes (1931)

    Brave New World

    Sortie : 1931. Science-fiction et roman.

    Livre de Aldous Huxley

    (Lenina Huxley ? Voyons voir... Pourquoi ce nom me dit quelquechose...? Ca va probablement me revenir...).
    A rapprocher clairement de 1984 et de Fahrenheit 451 dans son évocation d'un futur vraiment pas super cool, "Brave new World" (dont le titre original a une réelle signification contrairement à cette pauvre traduction) pose pas mal de questions.
    Il fait réfléchir mais il ne raconte au final pas grand chose.
    Une fois sorti de la description quasi chirurgicale de ce futur conditionné au bonheur, puis de sa confrontation d'avec son candide fan de Shakespeare, Aldous ne nous tient pas vraiment en haleine par son histoire. Ni par ses personnages d'ailleurs. On passe un peu de l'un à l'autre en essayant de s'attacher à leur futur justement, mais le livre nous en empêche, jonglant de l'un à l'autre comme s'ils n'avaient pas vraiment d'importance (c'est peut-être ça en fait...).
    Au final, "Brave New World" est peut-être le plus visionnaire du triptyque précité, mais pas le plus agréable à lire.
    (Ah tiens, oui... Ca y est... Lenina Huxley... Demolition Man... La société futuriste... Le Sauvage... hmmm... Pas mal la référence...)
  • Demain les chiens (1952)

    City

    Sortie : 1952. Roman et science-fiction.

    Livre de Clifford Donald Simak

    Je ne sais pas vous mais pour m'accrocher, un bon roman de science fiction doit respecter quelques petits trucs.
    Mon petit cerveau de lecteur n'arrive pas toujours à se plonger dans l'univers qu'on lui conte. C'est comme ça. Si on me décrit une planète balayée par de violents orages de twingos multicolores et peuplée de bulots rachitiques tous fans de Nadine Morano, je peux adhérer. Par contre, si le futur se drape de crédibilité, je veux pouvoir y croire.
    Et c'est con, mais imaginer une évolution où toutes les espèces sont susceptibles de s'élever à la conscience, la parole ou la conception de robots, ben j'y arrive pas. J'aimerai hein. Mais je dois être un peu étroit d'esprit je ne sais pas.
    Bizarrement, j'ai trouvé la forme intéressante (le recul des pré-contes est pas mal), et la noirceur de certaines idées sur l'humanité me plait bien.
    Mais quelques pensées originales (J'ai beaucoup aimé la fuite sur Jupiter) ne suffisent pas à ne pas m'ennuyer.
    Après, si on me laisse 10 000 années pour évoluer, peut-être que je ré-écrirai ce commentaire...
    Qui sait ?
  • Hypérion (1989)

    Sortie : 1989. Roman et science-fiction.

    Livre de Dan Simmons

    Dans ma quête éperdue de grands classiques de la SF, me voici atterrir sur Hypérion, planète mystérieuse au confins du Retz, pas encore (mais bientôt) annexée à l'Hégémonie Post-Pangermienne.
    Vous n'avez rien compris ? C'est pas grave.
    Comme le dirait un vieux sage: "L'important ce n'est pas la destination mais bel est bien le chemin". A moins que ce ne soit: "L'important n'est pas la chute mais le vol plané". Ou "Peu importe la chute, tant que de là haut je vois ma maison". Mais je m'égare...
    Et s'égarer justement, c'est ce qu'on fait pendant plus de 600 pages, le long d'une polyphonie spatio-temporelle durant laquelle chaque personnage nous conte son histoire relative à la mystérieuse planète Hypérion.
    Le procédé est un peu artificiel sauf que voilà...
    Chaque histoire est vraiment passionnante, immersive, et d'une inventivité étonnante. Mention spéciale à celle de Sol Weintraub et de sa petite Rachel.
    Alors certes, on a pas avancé de beaucoup dans l'intrigue principale entre la page 1 et 638, et oui c'est vrai qu'on a ouvert une taltitude (c'est un mélange de "tas" et de "multitude") de portes narratives dont on n'a pas la moindre queue de réponse à la fin...
    Mais comme le dit le vieux sage, l'important...
  • Tout ce qui meurt (2001)

    Every Dead Thing

    Sortie : . Roman.

    Livre de John Connolly

    Fan de Jennifer Connelly, je m'attaque à ce John Connoly après avoir lu cette année du Michael Connely et avant de lire du R.J Ellory (à ne pas confondre avec du J. L. Elroy) dont la première de couv' est vivement conseillée par... Michael Connely.
    Je vais donc m'employer à ne pas me mélanger les pinceaux.
    Les pinceaux justement, l'Irish les a largement trempé dans les teintes sombres et qui tâchent. Ca colle aux dents comme on dit. Ou comme on essaye de dire... (Ben ouais parce que quand on a un truc collé dans les dents on articule pas super bien quand même).
    Bref, l'ambiance est glauque, c'est ce que je voulais dire (dès qu'on prend comme décor la Nouvelle Orleans et le Bayou faut dire...).
    Glauque mais pas que. Parce que le Charlie Parker, alias Bird, a de l'humour. Un bon humour bien sarcastique et grinçant qui assaisonne une histoire un peu tortueuse et légèrement trop emberlificotée à mon goût.
    Pas grave, on pardonne. Comme on pardonne le peu de crédibilité de la révélation finale. Parce que c'est vrai que ça se lit quand même comme du petit lait.
    Comment ça ça veut rien dire de lire du petit lait ?
    Je m'en fous.
    En plus d'être très jolie, elle écrit super bien cette Jennifer Connelly...
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