Lu en 2019

Avatar arnonaud Liste de

78 bd

par arnonaud

Note : Les œuvres sont présentés dans leur ordre chronologique de lecture. Mes lectures les plus récentes sont en fin de liste.

Voilà, pour la 8e année consécutive (!), la liste de mes lectures BD de l'année, avec quasi-systématiquement un avis (souvent assez long, désolé) sur chaque ouvrage.

L'objectif de l'année (qui était celui de l'année dernière et qui a donc échoué), on verra si je le tiens ou si j'en ai rien à faire d'ici deux jours, sera d'essayer de vider mon immense pile de BD achetées mais non lues.

Je lis beaucoup de comics Marvel VO, notamment les nouveautés, parce que j'aime être au courant de l'actualité de l'univers de l'éditeur. Donc désolé pour tout ceux qui ne sont pas très versés dans les comics de super-héros. A côté de ça, je vais lire un peu de tout que ce soit des BD franco-belge (même si j'ai tendance à esquiver tout ce qui a un dessin réaliste), du manga ou des comics. Contrairement aux comics Marvel VO, pour le reste je ne suis pas forcément au taquet sur les nouveautés, je préfère attendre de voir ce que nos amis libraires en ont pensé pour ensuite ne prendre que les ouvrages qui ont la meilleure réputation.

Et beaucoup de comics VO en ce début d'année 2019 puisque je viens de récupérer une nouvelle tablette après avoir cassé la précédente en Novembre et j'en profite donc pour récupérer mon retard. Je m'étais un peu purgé de Marvel pendant un mois et demi mais là autant vous dire que mon obsession pour l'univers de l'éditeur est revenu à fond la caisse.

Et mes listes des années précédentes :
2018 : https://www.senscritique.com/liste/Lu_en_2018/1959635
2017 : https://www.senscritique.com/liste/Lu_en_2017/1554178
2016 : https://www.senscritique.com/liste/Lu_en_2016/1144415
2015 : https://www.senscritique.com/liste/Lu_en_2015/717290
2014 : https://www.senscritique.com/liste/Lu_en_2014/358838
2013 : https://www.senscritique.com/liste/Lu_en_2013/165191
2012 : https://www.senscritique.com/liste/Lu_en_2012/64158

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  • Heroes in Crisis (2018)

    Sortie : .

    Comics de Lee Weeks, Mitch Gerads, Clay Mann

    Heroes in Crisis #2 : 7
    Heroes in Crisis #3 : 8 [Janvier]

    #2 [Octobre 2018] Suite de l'event de Tom King. On part sur un rythme assez décompressé, mais on a petit à petit des infos qui viennent donner un peu plus de contexte et d'explications aux événements mystérieux et surprenants vus dans le premier numéro.

    Y a des choses très intéressantes, notamment les scènes de confessionnal des différents héros qui ponctuent le numéro où parfois King fait particulièrement mouche dans sa façon d'aborder les traumas du perso abordé, comme c'est le cas ici pour Batman ou Superman.

    Donc globalement y a des bonnes idées, et en plus les dessins de Clay Mann colorisés par Tomeu Morey sont vraiment superbes, et on en prend vraiment pleins les yeux par moment, mais personnellement je ne trouve pas ce Heroes in Crisis au niveau du Vision ou du Mister Miracle de King pour le moment. Je pense que la multiplication des persos et points de vue n'aide pas non plus, ne laissant pas le temps à Booster et Harley de devenir vraiment attachants pour le moment. [7]

    #3 [Novembre 2018] Moins de Clay Mann dans ce numéro (il ne fait que les scènes de confessionnal, soit deux pages dans ce numéro là) mais on récupère l'excellent Lee Weeks en échange, donc on ne perd pas vraiment au change.

    Ce numéro a la bonne idée d'être essentiellement constitué de flash-back se déroulant avant les événements du premier numéro, permettant de comprendre enfin un peu plus clairement comment marche Sanctuary, et de découvrir un peu plus certaines victimes et leur traumatismes, avec quelques séquences très réussies et touchantes à ce niveau là. On entraperçoit aussi un peu ce qui s'est passé au moment du drame sans obtenir vraiment de réponses claires, bien entendu.

    C'est peut-être dû au trait de Lee Weeks qui fait souvent des personnages plus expressifs et chaleureux que ceux de Mann, mais j'ai trouvé ce numéro au-dessus des précédents. On arrive à ressentir un peu plus d'empathie pour les personnages et ce qui se passe. [8]
  • The Black Order (2018)

    Sortie : .

    Comics de Philip Tan et Derek Landy

    Black Order #1 : 3 [Janvier]

    #1 [Novembre] Y a rien qui va. Je n'avais pas de grands espoirs concernant cette mini, mais je ne m'attendais pas à un truc aussi naze. J'aime bien le Black Order visuellement, mais depuis leur première apparition dans Infinity, les différents scénaristes ont eu du mal à en faire des personnages charismatiques et intéressants. Et ce n'est pas avec ce premier numéro que ça va changer...

    On aurait pu se dire que cette mini était l'occasion de développer le background de l'équipe, leur passé respectif, pour savoir qui ils sont... Mais même pas. Pour l'instant la caractérisation est hyper sommaire et on se paye les réflexions internes de Corvus Glaive qui se demande si il est drôle ou pas... Dans une série au ton humoristique, pourquoi pas... Mais en l'état, accompagné de dessins hyper premier degré, qui a envie de lire ça ?

    Et si la caractérisation des persos est limitée, on aurait pu espérer une trame de fond un peu chouette, avec des retournements de situation, des trahisons, des enjeux cosmiques ou qui s'avèrent très personnels pour certains membres... Mais non, dans ce premier numéro, ils doivent détruire un empire alien dont on a jamais entendu parlé avant. On s'en tape ! Et l'empire réplique aux attaques du Black Order en envoyant ses gros bras hyper bourrins... Pff. Ça ne raconte rien du tout. Même le cliff de fin est pourri et ne créé un suspense que dans la tête du scénariste.

    Le récit peut sans doute s'améliorer dans les numéros suivants et s'avérer pleins de bonnes surprises, mais ce premier numéro est un ratage complet. Et je n'ai même pas parlé des dessins de Philip Tan qui sont complètement à l'ouest. Ce qui est génial c'est qu'il arriverait à nous faire croire que le Black Order a été créé dans les 90's vu comment il les dessine, c'est vous dire le niveau. Son trait est bourrin et con, les femmes sont sexualisées, on a des mises en page qui partent dans tous les sens sans aucune bonne raison et qui n'aident pas la lisibilité, et l'encrage brouillon, manquant par moments de détails ou de clarté n'aide en rien. En outre, on enchaîne scène de baston bidon sur scène de baston bidon sans jamais se sentir impliqué ou époustouflé, c'est génial...

    Bref, de la bonne daube ce premier numéro. [3]
  • The Fearsome Doctor Fang (2018)

    Sortie : .

    Comics de Dan McDaid, Mike Weiss et Tze Chun

    The Fearsome Doctor Fang #1 : 7 [Janvier]

    #1 [Décembre] J'essaye cette série du nouvel éditeur TKO qui a eu la bonne idée de proposer tous ses numéros 1 gratuitement sur son site.

    Cette série a une ambiance super pulp, dans le quartier chinois de San Francisco au tout début du Xxe siècle. Tout s'enchaîne très vite, avec un dessin énergique qui a quelques accents Kirby pas désagréables. La colorisation pose des ambiances hyper marquées, parfois un peu au détriment de la lisibilité mais ça donne une belle atmosphère à l'ensemble et une forte personnalité.

    L'histoire est bourrée à ras-bord de twists, quasiment aucun personnage n'est ce qu'il semble être au premier abord, et on nous embarque dans une aventure à l'ambiance Jules Verne/Indiana Jones qui peut être très sympa. Mine de rien c'est une époque qui n'est pas si souvent abordée que ça en fiction alors qu'elle est pleine de potentiel.

    Franchement c'était super sympa comme début de petite série indé d'action/aventure. Mais ça manque peut-être quand même un poil d'originalité pour être vraiment indispensable. [7]
  • Defenders: The Best Defense (2018)

    Sortie : .

    Comics de Greg Smallwood, Jason Latour, Gerry Duggan

    Immortal Hulk: The Best Defense #1 : 9
    Namor: The Best Defense #1 : 7[Janvier]

    Hulk TBD #1 [Décembre] Incroyable. Ewing continue son travail de qualité sur Hulk et livre, à mon avis, l'un de ses meilleurs numéros sur le personnage ici.

    J'adore ce qu'il fait avec la réutilisation de vieilles cases du personnage qui sont un echo de ce qui se passe dans le présent et qui aident à bien comprendre le personnage, en plus d'être un superbe hommage aux récits initiaux et à ce qu'ils avaient pu faire de meilleur. La case de Ditko posée au milieu d'une page vide pour ouvrir le numéro est incroyable.

    L'ambiance typique de Hulk et un peu lugubre est parfaite, avec un dessin qui sait aussi bien faire les ambiances sombres et paranoïaques que des scènes d'action hyper énergiques. Ce one-shot a été une excellente surprise. [9]

    Namor TBD #1 [Décembre] Ça fait plaisir d'avoir un numéro solo consacré à Namor. Ça faisait de trop nombreuses années que ça n'était pas arrivé au personnage et Zdarsky en profite pour nous montrer tout le potentiel du perso en solo.

    En tout cas, on sait que le scénariste va écrire le perso très bientôt dans la nouvelle série Invaders, ce qui incite clairement à être attentif à ce qu'il pose ici. Et l'une des bonnes surprises du numéro, c'est de s'apercevoir que Zdarsky se débrouille très bien également dans des récits totalement sérieux et premier degrés sans petites blagounettes.

    Les dessins réalistes de Carlos Magno combinés aux couleurs pastel de Ian Herring donnent un résultat assez étonnant, efficace mais pas bluffant, un peu rétro mais rappelant plus les BD réalistes franco-belge à l'ancienne.

    Ah, et super lettrage pour les scènes de flash-back durant la Seconde Guerre Mondiale. Le côté étourdissant/bruyant de la scène est très bien rendu par le style des bulles. [7]
  • Conan the Barbarian (2019 - Present) (2019)

    Sortie : janvier 2019.

    Comics

    Conan the Barbarian #1 : 8 [Janvier]

    #1 [Janvier] Normalement j'évite de lire des comics de licences venues d'autres médias, ce n'est pas vraiment un exercice qui m'intéresse. Mais je fais exception pour Conan vu que, historiquement, ses aventures ont été intégré à la chronologie Marvel, lorsque l'éditeur avait récupéré la licence pour la première fois dans les années 70.

    Le barbare est donc de retour chez Marvel qui revendique pleinement ses anciennes publications sur le personnages dans une magnifique double page de collage d'extraits issus de ces vieux numéros. Ces histoires seront prises en compte pour les nouvelles séries Conan. Toutefois, pas d'inquiétude, cette nouvelle série est tout à fait accessible pour ceux qui, comme moi, n'ont jamais lu la moindre histoire du brave cimmérien.

    On retrouve Jason Aaron au scénario, qui réutilise sa technique narrative de raconter son histoire sur plusieurs époques simultanément. On suit donc Conan à la fois quand il est un jeune barbare et une fois devenu roi. Comme souvent avec Aaron c'est très bien écrit, et il y a en plus des twists efficaces qui rendent ça plutôt prenant. C'est en tout cas une bonne introduction au perso.

    Aux dessins on retrouve Mahmud Asrar, qui reprend très bien le design iconique de Conan par John Buscema, tout en reniant pas son style habituel. C'est très beau, surtout que la colorisation est assurée par l'excellent Matt Wilson. On a tout ce qui faut de grosses bastons, d'éléments surnaturels, de mélancolie et de personnages masculins et féminins sexy, sans jamais abuser.

    Bref, un très bon départ pour ce retour de Conan. [8]
  • Shuri (2018 - Present) (2018)

    Sortie : .

    Comics de Leonardo Romero et Nnedi Okorafor

    Shuri #3 : 6 [Janvier]

    #3 [Décembre] C'était la grosse surprise en conclusion du numéro précédent, Shuri se retrouve coincé dans le corps de Groot, parti en virée spatiale avec Rocket Raccoon. Bref, après les premiers numéros qui tournaient plus du côté de l'introspection mélancolique pour Shuri, Nnedi Okorafor a visiblement envie de dynamiter un peu tout ça, ou c'est peut-être un appel du pied aux éditeurs de Marvel pour qu'on lui confie un titre Guardians, je ne sais pas trop.

    On part donc sur cette intrigue de Rocket et Groot/Shuri face à un insecte alien géant se nourissant de l'énergie des vaisseaux mais aussi visiblement amateur de musique soul. L'avantage c'est que ça permet de ralentir un peu la quête de la disparition de Black Panther et Manifold pour montrer un intermède plus fun.

    Le problème c'est que ça reste très basique, les dialogues de Rocket qui traduisent tout ce que dit ShuriGroot manquent de naturel et ça manque de rebondissement vraiment étonnants. En fait, on comprend clairement pourquoi Okorafor n'écrit pas réellement une série régulière Rocket & Groot.

    Toutefois, cet intermède risque d'avoir des répercussions intéressantes pour la suite de l'arc et montre qu'il faut s'attendre à tout avec cette série qui n'a pas peur d'utiliser des persos de n'importe quel coin de l'univers Marvel (rappelons qu'on a déjà Storm dans le supporting cast de la série) et qui peut encore aller dans toutes les directions. Et du coup, on se demande bien où va nous mener l'intrigue secondaire autour de la disparition de Ramonda, qui continue dans ce numéro mais qui reste enveloppée de mystère.

    Aux dessins, le duo Romero/Bellaire continue d'être toujours balèze et nous régale sur toutes les pages. C'est vraiment superbe de bout en bout et cette équipe artistique continue d'être le gros point fort de la série qui a encore un peu de mal à convaincre totalement avec son scénario. [6]
  • Uncanny X-Men (2018 - Present) (2019)

    Uncanny X-Men (Volume 5)

    Sortie : janvier 2019.

    Comics de Mahmud A. Asrar, Ed Brisson et Matthew Rosenberg

    Uncanny X-Men #5 : 6
    Uncanny X-Men #6 :5
    Uncanny X-Men #7 : 5
    Uncanny X-Men #8 : 6 [Janvier]

    #8 [Janvier] Je pensais que tous les X-Men avaient été propulsé dans l'Ere d'Apocalypse, mais on découvre dans ce numéro que seul X-Man et les X-Kids sont parti là-bas. Que se passe t-il donc pour ceux restés dans la réalité classique ?

    Un numéro plutôt pas mal, déjà parce qu'il est très bien dessiné par R.B. Silva qui continue d'être le point fort du pool de dessinateurs réguliers de l'event, et ensuite parce que les discussions entre les différents mutants pour savoir comment gérer la situation sont plutôt pas mal. La disparition de X-Man amène pas mal de boulversement et en outre, une piste pour résoudre toute cette intrigue semble se profiler, mais il y a l'éternelle question des dommages collatéraux qui arrive et complique forcément l'affaire. C'est plutôt bien orchestré par les scénaristes, même si les positionnements idéologiques de certains persos étonnent un peu (et c'est d'ailleurs relevé et moqué dans le cas de Bishop). Mais on aussi de très bonnes choses comme ce dialogue où Armor rappelle tous les mutants perdus que les X-Men n'ont pas pris le temps d'aider comme il faut. Bref, un numéro franchement agréable à suivre.

    A noter qu'il y a toujours la sous-intrigue autour de Beast et du vaccin qui continue numéro après numéro, à coup de 1-2 pages à chaque fois. On semble enfin déboucher sur quelque chose là où on avait d'habitude des séquences très mystérieuses avec peu d'infos qui nous avançaient pas des masses. Globalement j'ai du mal à garder le fil sur cette intrigue là que je ne trouve pas très bien gérée par les scénaristes.

    Pour conclure, y a du mieux cette semaine, mais bon, est-ce que ce Disassembled devient une bonne intrigue pour autant ? Non pas vraiment. Et j'ai du mal à croire à un vrai bon final pour cette histoire, surtout que ça à l'air de déboucher sur d'autres sagas directement après. [6]
  • X-Force (2018 - Present) (2018)

    Sortie : .

    Comics de juanan ramirez, Dylan Burnett et Ed Brisson

    X-Force #1 : 8 [Janvier]

    #1 [Décembre] Excellente surprise. Les dessins sont vraiment géniaux, cartoony et dynamiques comme je les aime, et y a des trucs vraiment chouette dans l'écriture, comme ce duo Kid Cable-Deathlok, avec le côté psychopathe de Deathlok qui ressort par inadvertance de temps à autres, ce qui est un excellent gimmick.

    Le back-up sur Boom-boom est incroyable également au niveau de la caractérisation du personnage, très drôle et parfaitement dans la lignée de ce que Ellis avait fait avec elle dans Nextwave.

    A part ça, l'intrigue de fond du numéro surfe sur des thématiques actuelles en les transposant aux mutants mais ça reste relativement basique pour le moment. Toutefois, par rapport à Uncanny X-Men qui sort en parallèle, ça fait vraiment du bien de lire un titre mutant comme celui-ci. [8]
  • Aquaman (2016 - Present) (2016)

    Sortie : .

    Comics de Stjepan Šejić, Philippe Briones, Oscar Jimenez

    Aquaman #43 : 8 [Janvier]

    #43 [Décembre] C'est avec ce numéro que commence le run de Kelly Sue DeConnick sur la série, et c'est un début franchement efficace.

    La scénariste coupe les ponts avec tout ce qui s'est fait avant en utilisant la vieille ficelle de l'amnésie, et pourtant ça fonctionne super bien. Déjà parce que les dessins de Robson Rocha sont très beaux (et très bien colorisés par Sunny Gho) et ensuite parce que DeConnick nous propose une intrigue pleine de mystères, avec tout un univers à découvrir et des personnages secondaires plutôt charismatiques qui ont très rapidement une certaine présence.

    Et surtout, ils ont un rapport à la mer carrément animiste, ce qui donne une certaine poésie au numéro. C'est couplé avec un gros travail sur l'ambiance globale du récit, avec une atmosphère de tempête parfaitement retranscrite, et un usage des narratifs bien dosé.

    Le tout a une vraie élégance, une certaine majesté, et c'est sans doute ça aussi, qui rend ce premier numéro du run de Kelly Sue DeConnick si chouette. [8]
  • Captain Marvel (2019 - Present) (2019)

    Sortie : .

    Comics de Carmen Carnero et Kelly Thompson

    Captain Marvel #1 : 8 [Janvier]

    #1 [Janvier] Un très bon début pour cette nouvelle série Captain Marvel. Et espérons que cette fois ce soit la bonne et que le titre de l'héroïne arrive à tenir un peu plus longtemps que lors des derniers relaunchs.

    En tout cas on a une équipe créative plutôt chouette, avec Kelly Thompson au scénar' (qui nous a notamment régalé sur sa série Hawkeye), Carmen Carnero aux dessins qui a un trait assez classique mais très efficace et l'excellente Tamra Bonvillain (qui a fait des merveilles sur Doom Patrol, Nighthawk ou encore Moon Girl & Devil Dinosaur) à la colo, qui nous offre encore une fois une superbe prestation et qui élève vraiment la partie graphique du numéro.

    Pour en revenir au scénario, j'ai vraiment apprécié la caractérisation de Carol. C'est un personnage que je trouve souvent assez mal défini par les scénaristes, mais là Kelly Thompson trouve une très bonne approche en focalisant sur le fait que c'est une héroïne qui a fait beaucoup d'erreurs par le passé, qui passe son temps à en faire, mais qui a en même temps une certaine résilience, une certaine persévérance et qui vise toujours à s'améliorer, à viser plus haut. En fait, ça m'a semblé vraiment dans la continuité de l'excellent boulot de caractérisation qu'avait fait Brian Reed sur les premiers numéros de son run sur Ms. Marvel (la série de 2006), tout en prenant en compte l'expérience, l'assurance, qu'elle a gagné depuis (notamment depuis qu'elle a pris le nom de Cap Marvel).

    Donc ça revient un peu aux bases, tout en prenant très bien en compte les runs récents, en arrivant intelligemment à remettre en perspective les conséquence de son passage dans l'espace ou de l'excellent "The Life Of Captain Marvel" qui vient de se terminer. Ça fait le point sur ses relations avec des persos comme Jim Rhodes, Spider-Woman ou Tony Stark, tout en lançant des pistes d'intrigues et des dynamiques plutôt intéressantes.

    C'est très fun, très agréable à lire et le premier arc, maintenant que les choses sont bien posés, semble partir sur quelque chose d'original et amusant. J'ai hâte de voir ce que ça va donner parce que le cliff de fin est plein de promesses. [8]
  • Friendly Neighborhood Spider-Man (2019 - Present) (2019)

    Sortie : .

    Comics de Marcelo Ferreira, Juann Cabal et Tom Taylor (II)

    Friendly Neighborhood Spider-Man #1 : 9 [Janvier]

    #1 [Janvier] Qui aurait cru qu'un titre secondaire Spider-Man, se focalisant volontairement sur des intrigues de faible ampleur, commencerait aussi bien ? Ce premier numéro était vraiment excellent !

    On a donc Tom Taylor au scénario, qui semble écrire parfaitement Spider-Man et qui retrouve son compère d'All-New Wolverine, Juann Cabal, qui fait un travail absolument incroyable. Il m'avait déjà ébloui sur les premiers numéros de X-23 et il réitère ici. Il a un sens du cadrage, du découpage de l'action et des attitudes qui est vraiment super maîtrisé, avec des petits détails toujours super bien pensés qui font toute la différence (comme la façon très réaliste et crédible qu'il a de dessiner cette petite fille qui n'aime pas Spider-Man parce qu'elle n'aime pas les araignées ou le fait qu'il dessine Peter Parker avec la coupe de cheveux plaqué en arrière que lui faisait Romita Sr.).

    Et que dire de la page où apparaît Boomerang qui est absolument phénoménale ? Que ce soit dans l'écriture ou la manière de se tenir du personnage, cette séquence m'a fait beaucoup rire. C'est dans la droite lignée de ce que faisait le perso dans Superior Foes dans sa manière d'être joyeusement détestable. Nolan Woodard a la colo fait lui aussi un bon boulot.

    Au niveau de l'intrigue globale, on part sur quelque chose qui n'est pas renversant pour le moment mais grâce à des caractérisations soignées, une ambiance bien posée (quelque part plus proche de la série Hawkeye de Fraction que d'un titre Spidey classique) et une partie graphique solide on est intrigué pour la suite. Et il y a ensuite un très bon back-up, moins bien illustré, mais qui contient une excellente scène sur la relation Peter-MJ et avec un cliff de fin que j'ai vraiment bien aimé, même si il fera peut-être soupiré certains vieux lecteurs.

    Bref, un coup de coeur pour ma part, et j'espère que ça se confirmera, en attendant que le titre principal de Spencer se réveille un peu. [9]
  • La Mecque - Ms. Marvel, tome 7 (2017)

    Ms. Marvel Volume 8: Mecca

    Sortie : .

    Comics de Marco Failla, Diego Olortegui et G. Willow Wilson

    [Janvier]

    C'est toujours un plaisir de reprendre la lecture de la série Ms. Marvel de G. Willow Wilson. Il y a une ambiance assez unique dans ce titre, très agréable, que ce soit dans l'écriture, qui arrive super bien à combiner problématiques adolescentes plus ou moins légères, questions sociales/sociétales et super-héroïsme souvent un brin loufoque, ou dans les couleurs de Ian Herring, présent depuis le premier numéro en 2014, et dont les teintes pastelles donnent un charme fou à l'univers de l'héroïne.

    Dans ce tome on a le droit à deux arcs, le premier se passant durant l'Aïd al-Adha, mais où, au lieu de profiter du festin, Ms. Marvel va devoir se confronter au retour d'une ancienne adversaire. C'est très chouette de voir G. Willow Wilson consolider la rogue-gallery de l'héroïne ainsi en ne faisant pas que de nouveaux vilains jetables mais plutôt en renforçant les ennemis déjà établi de Kamala. En outre, ce n'est pas une simple méchante en quête de vengeance qu'on a là, mais toute une intrigue post-élection de Trump où notre héroïne se rend compte qu'elle ne pourra pas mettre tout le monde d'accord et qu'une partie de la population de Jersey City rejette Ms. Marvel (pour les dommages collatéraux qu'elle provoque, pas pour des raisons racistes). Y a aussi un discours plutôt intéressant du frère de Kamala sur ce qui peut amener certains jeunes musulmans à se radicaliser.

    Bref, y a beaucoup de bonnes choses dans cet arc, avec une bonne montée en puissance et une certaine intensité. Je regrette cependant qu'on ait Marco Failla aux dessins qui ne livre pas une prestation incroyable. Il s'inspire du travail d'Alphona sur la série sur les designs des personnages, mais il est loin de son niveau et du niveau global des dessinateurs passés sur la série, de manière plus générale.

    Le deuxième arc du tome voit le retour de Red Dagger, le héros que Kamala avait rencontré lors de son séjour au Pakistan, qui débarque cette fois à Jersey City et avec lequel elle va devoir coopérer pour régler une intrigue de train hors de contrôle. C'est un arc un peu plus léger, ce qui fait une bonne respiration, et surtout, on récupère Diego Orlotegui aux dessins, qui livre des pages que j'ai trouvé bien plus inspirées que celles de Failla avec même quelques très belles cases quand le train s'enfonce dans une espèce de forêt.

    Bref, un très bon tome, qui consolide l'univers de notre brave héroïne de plus en plus au bout du rouleau.
  • Brute Force (2018)

    Sortie : .

    Comics de Jose Delbo et Simon Furman

    [Janvier]

    Et oui, dans l'univers Marvel, il existe une équipe d'animaux en armures, surarmé et véhiculés (ou pouvant eux-même se transformer en véhicule dans le cas du dauphin). Cette idée à la fois stupide et géniale, c'est la Brute Force. A la base pensée comme une ligne de jouets et pour un dessin animé qui ne verront jamais le jour, il ne reste comme seul témoignage de cette idée malade cette mini-série en 4 numéros, les personnages n'étant jamais réapparus ensuite (sauf dans un annual récent de Deadpool pour se foutre de leur gueule).

    J'en ai écrit toute une critique, mais pour résumer, sachez que c'est à la fois joyeusement crétin (il suffit de voir ces héros, et vous n'avez pas vu leurs adversaires (qui sont aussi des animaux en armure, mais maléfiques) ou le fait que l'ours possède un "bearzooka" en plus de son espèce de tank qu'on voit sur la couverture) et c'est en plus mélangé à de l'écologie, au monde des grosses corporations (avec une société nommée "Multicorp"...) et à des dénonciations inattendues du capitalisme, que ce soit sa prétendue vertu, ou la corruption que ça peut engendrer (au niveau policier ici).

    Sans être un incontournable, j'ai passé un bon moment à lire cette histoire.
  • Avengers: The Initiative: Basic Training (2008)

    Sortie : .

    Comics de Stefano Caselli et Dan Slott

    [Janvier]

    Après Civil War, Iron Man et le SHIELD lancent l'Initiative, qui consiste à former officiellement tous les surhumains enregistrés du pays pour ensuite les répartir dans des équipes placées dans chacun des états du pays.

    Dans cette série on va donc suivre la formation d'un petit groupe de nouvelles recrues, des jeunes gens qui ont tout à apprendre. Et là où les séries sur les héros adolescents sont habituellement plutôt positives, ici on sent que Millar, Civil War et plus globalement l'ère Bush post-11 Septembre sont passées par là et on a donc un récit totalement désabusé.

    Tout est en nuances de gris constamment, les jeunes sont entraînés comme des soldats et sont considérés par leurs supérieurs comme des armes, personne n'est bienveillant, y a des secrets dans tous les sens, une jeune recrue qui meure par accident et dont on camoufle le décès, des trahisons secrètes, des sous-groupes de black-ops...Bref c'est très grim & gritty, quitte à y aller un peu dans l'excès avec carrément un ancien scientifique nazi dans l'encadrement du groupe, ou encore ces seringues qui font disparaître les pouvoirs des surhumains et qu'ils veulent utiliser sur les vilains, certes, mais surtout sur Spider-Man (donc, oui, si vous en aviez marre des héros pourchassés durant Civil War et ses tie-ins, y en a encore un peu ici...).

    C'est assez impressionnant de voir comment Dan Slott arrive à jongler entre un nombre très important de personnages, que ce soient les nouvelles recrues, l'encadrement, d'autres héros plus expérimentés encore en formation... Il arrive à donner des petits moments à beaucoup d'entre eux. On retrouve ici quelques têtes connues comme Hank Pym, dont aucune de ses erreurs passés ne sont oubliées, Justice des New Warriors, Henry Peter Gyrich, Tigra... Ainsi que tout plein de héros de seconde zone comme Rage, Bengal ou Splastick et on découvre donc toute une tripotée de nouveaux persos qui sont depuis tombé dans les limbes. C'est donc un bon titre si, comme moi, vous adorez les persos méconnus.

    Aux dessins, on retrouve le très bon Stefano Caselli, avec son trait semi-réaliste cartoony toujours aussi efficace (surtout sur Gyrich). Il donne beaucoup de vie et d'énergie à l'ensemble. Par contre, son remplaçant pour le 6e épisode, Steve Uy, livre, quant à lui, une prestation assez désastreuse. A la colo pour Caselli, on a Daniele Rudoni, qui fait un boulot honnête, mais faut aimer les couleurs froides et les ambiances sombres.
  • Génération perdue - Ms. Marvel, tome 8 (2018)

    Ms. Marvel Volume 9: Teenage Wasteland

    Sortie : .

    Comics de Nico Leon et G. Willow Wilson

    [Janvier]

    Hop on continue Ms. Marvel, avec ce tome qui a la bonne idée d'être entièrement dessiné par Nico Leon. On sent que le dessinateur est pressé, qu'il ne cherche pas forcément la ligne parfaite, mais il compense ça parfaitement en mettant beaucoup d'humour dans ses dessins. On sent qu'il réfléchit beaucoup les attitudes des personnages et il n'hésite pas à les dessiner en train de faire des conneries dans le fond des cases. C'est vraiment très amusant à regarder et ça poursuit d'une belle manière l'héritage loufoque de la série.

    Côté scénario, on a une fois de plus le droit à deux arcs dans ce tome. Le premier voit Kamala (et Ms. Marvel) disparaître. Ses camarades de classe se décident alors de la remplacer, bien que n'ayant aucun pouvoirs, des conditions physiques assez moyennes et un tempérament pas toujours hyper héroïque. Ça donne pas mal de bons gags, surtout quand ils sont en team-up avec Red Dagger qui est un justicier beaucoup plus premier degré et maître de lui. Ajoutez à ça une maison de retraite et le retour d'un vilain assez débile de Kamala et ça donne un arc globalement très amusant. Ca permet en outre à la scénariste d'approfondir la caractérisation des amis de Ms. Marvel, qui étaient déjà très bien développés avant et qui continuent d'être un supporting cast de grande qualité (quelque chose qui manque bien trop souvent aux séries super-héroïques). La preuve étant que la série ne perd pas en intérêt alors qu'on ne voit pas Kamala avant la toute fin de cet arc.

    Et G. Willow Wilson continue également de renforcer la rogue-gallery de Ms. Marvel en faisant revenir ses anciens vilains. Le problème c'est qu'elle fait ça pour chacun des arcs de ce tome, donc après avoir déjà eu le retour d'un vilain au tome précédent, ça commence à faire un peu systématique. Mais au moins, elle a désormais quelques vilains installés. A voir si les scénaristes suivants les reprendront.

    Le deuxième arc du tome, une fois Kamala revenue, est beaucoup plus orienté romance, et c'est là encore une réussite. Les relations entre les personnages sont très biens gérés et on sent l'aboutissement de certains arcs narratifs lancés de longue date. Et encore une fois, on a le droit à de très bons gags en parallèle.

    Bref, je ne m'étends pas plus, c'est encore une fois un excellent tome pour la Ms. Marvel de G. Willow Wilson. Ah, et Ian Herring est toujours impec' à la colo, fidèle au poste depuis le début de la série et toujours excellent.
  • Invaders (2019 - Present) (2019)

    Sortie : .

    Comics de Carlos Magno, Jackson "Butch" Guice et Chip Zdarsky

    Invaders #1 : 9 [Janvier]

    #1 [Janvier] Quel premier numéro extraordinaire ! J'ai adoré. Comparé à la série Invaders de Robinson de 2014, cette nouvelle série de l'équipe commence beaucoup mieux.

    Pour résumer grosso modo le concept de la série : durant la Seconde Guerre Mondiale, Captain America, Bucky, Namor et la première Torche Humaine (Jim Hammond, un androïde), ainsi que quelques autres qui ne sont pas mentionné ici pour le moment, ont fait équipe pour combattre les forces de l'Axe. Il y a une certaine camaraderies qui s'est formée entre eux à cette époque. Et nous voilà aujourd'hui avec Namor qui semble bien décidé à relancer son assaut contre la surface pour protéger ses mers, et il cherche actuellement à renforcer son armée. En face, il y a Captain America qui veut l'arrêter, si possible par le dialogue, et il y a Jim Hammond qui de son côté s'est posé et veux juste écrire un bouquin sur leurs années en temps qu'Invaders.

    Ce qui est génial, c'est que la caractérisation des personnages est vraiment au coeur du numéro. Ca faisait très longtemps qu'on avait pas eu un Namor aussi développé et travaillé. Il n'est pas écrit de manière caricaturale, et les flash-back le présentant durant la guerre sont incroyable. Autant on a eu beaucoup de flash-back "réalistes" de Cap et Bucky pendant la guerre, autant ça manquait un peu pour Namor, et le voir en train faiblard, étourdi sur le champs de bataille parce qu'il n'a pas eu d'eau depuis longtemps, avec des cadrages qui nous font vraiment ressentir ce qu'il vit, c'est assez dingue, tout comme cette séquence où on le voit en train de tromper son chagrin après une bataille en séduisant des femmes.

    Zdarsky arrive à être accessible, à pas tomber dans le piège des références trop nombreuses à la continuité (ce qui est toujours tentant avec les Invaders), mais les fans de l'équipe y trouveront aussi leur compte. Les dessins de Guice et Carlos Magno sont très efficaces et bien aidé par une très bonne colorisation de Alex Guimarães.

    Enfin, mentionnons que ce premier numéro à pleins de mystères et un excellent twist final, comme on en trouve que trop rarement chez Marvel ces derniers temps.

    Bref, un premier numéro tonitruant et une série qui va directement être une de mes priorités. C'est un régal. [9]
  • Black Widow (2019) (2019)

    Sortie : .

    Comics de Flaviano, Sylvia Soska et Jen Soska

    Black Widow #1 : 6 [Janvier]

    #1 [Janvier] Pour ce début d'année, Marvel lance donc une nouvelle série Black Widow, qui s'est vite vue rabaissée au statut de mini-série (un peu comme la récente série Winter Soldier que personne n'est allé lire).

    Les dessins de Flaviano, plutôt cartoony, sont très cools. Le fait d'emmener Black Widow à Madripoor, avec les petites réf' à Logan et le retour de Tiger Tyger est plutôt chouette également. On comprend bien le traumatisme qu'a vécu Black Widow récemment (puisque, rappelons-le, le personnage est mort durant un event récent et est revenue à la vie), même si on a pas lu la mini-série avec Hawkeye et Bucky qui, semble-t-il, expliquait son come-back. Et les scénaristes arrivent très bien à tirer parti de ce traumatisme pour justifier son changement d'état d'esprit par rapport à sa caractérisation de ces dernières années.

    L'idée est ici d'aller vers un récit de revanche assez bourrin (où Black Widow va plutôt venger des innocentes qu'elle même), ce qui n'est pas forcément une mauvaise idée, permettant de s'éloigner des récits d'espionnage classiques auxquels semble abonné l'héroïne.Par contre, forcément, ça donne tout de suite une tonalité très Punisher.

    Donc est-ce que l'on aura du Punisher au féminin ou est-ce que les autrices arriveront à trouver une spécificité à Black Widow dans cette configuration, on verra bien.

    Enfin, il manque aussi un cliffhanger de fin de numéro qui aurait eu un peu plus de punch, plus d'accroche. Mais bon, là au moins les hostilités sont ouvertes et les adversaires ont au moins l'avantage d'avoir un design un peu farfelu et pas quelque chose de trop classique.

    Bref, y a des idées, et ça peut être un titre sympa si vous aimez les récits très orienté action. Toutefois, en l'état, je ne peux pas dire que j'ai spécialement envie de connaître la suite de cette histoire. [6]
  • Guardians of the Galaxy (2019-Present) (2019)

    Sortie : .

    Comics de Geoff Shaw et Donny Cates

    Guardians of the Galaxy #1 : 8 [Janvier]

    #1 [Janvier] C'était sûrement la nouvelle série la plus attendue du mois chez Marvel (alors qu'on a eu déjà plein de chouettes choses), la reprise des Gardiens de la Galaxie par le Golden Boy actuel de Marvel, à savoir Donny Cates, qui retrouve Geoff Shaw, son compère avec lequel il avait déjà fait des miracles sur Thanos, et qui sont cette fois-ci accompagné par l'excellent Marte Gracia à la colo (que j'ai trouvé plus en forme ici que sur Fantastic Four)

    Cette nouvelle série fait directement suite aux évènements d'Infinity Wars, mais en soit ce n'est pas non plus très gênant si, comme moi, vous n'avez pas du tout suivi l'event, puisque quasiment tout ce qui semble nécessaire de savoir nous est donné. Et ce qui est intéressant, c'est que suite à cet event, l'équilibre cosmique et interne aux gardiens a été complètement bouleversé.

    C'est là toute la force de ce premier numéro : on a immédiatement des enjeux énormes, qui impliquent tout l'univers cosmique de Marvel et c'est quasiment digne d'un event. On retrouve un peu l'ambiance des gardiens d'Abnett et Lanning mais avec un enjeu encore plus captivant et une situation beaucoup plus précaire pour les gardiens. Et c'est là qu'intervient la 2e réussite de ce numéro, la série nous propose un nouveau line-up pour l'équipe, où on évacue pas mal de figures connues de l'équipe, ce qui apporte tout de suite un peu de fraîcheur, avec des persos qui se connaissent moins par cœur, de nouvelles relations à explorer.

    On retrouve donc toute la générosité de l'écriture de Cates, on sent qu'il peut utiliser tous les personnages de l'univers cosmique et il ne s'en prive absolument pas, ce qui permet de voir beaucoup de têtes connues. Il arrive ainsi à nous faire une intrigue plutôt déconnectée d'enjeux et de personnages trop terriens tout en impliquant vraiment le lecteur avec quelque chose de très prenant et de nombreux twists.

    Geoff Shaw aux dessins s'en sort très bien, avec quelque chose de très vivant, dynamique et épique. On sent bien que, même graphiquement, la volonté est de faire du titre une série de premier plan.

    Bref très bon démarrage pour cette nouvelle série Guardians. Y a un énorme potentiel, une promesse de quelque chose d'assez neuf, il ne reste plus qu'à espérer qu'une bonne alchimie se créé dans cette nouvelle formation de l'équipe qui contient beaucoup de persos que je ne connais pas vraiment. [8]
  • Naomi (2019)

    Sortie : .

    Comics de Jamal Campbell, David F. Walker et Brian Michael Bendis

    Naomi #1 : 8 [Janvier]

    #1 [Janvier] Décidément les bonnes nouvelles séries n'arrêtent pas chez les Big Two en ce moment. Et après un excellent Young Justice #1 il y a quelques semaines, Bendis remet ça avec son 2e titre de son nouveau label Wonder Comics.

    Ce nouveau titre, qu'il co-écrit avec David Walker et dessiné par Jamal Campbell est bourré de bonnes idées. Le concept est assez simple: Une baston entre Superman et Mongul dérive jusqu'à une petite ville de l'Oregon où il ne se passe d'habitude jamais rien. 17 secondes de combat qui sont l’événement du siècle pour tout le monde. Sauf que Naomi, fan de Superman, l'a loupé. On suit alors sa vie dans cette petite ville et son enquête qui commence pour savoir si ce patelin a déjà connu d'autres événements super-héroïques ou non.

    Ce premier numéro regroupe tout de suite beaucoup de forces de Bendis : sa force pour créer de nouveaux personnages marquants, sa force pour écrire les adolescents et la force qu'il avait montré dans Jessica Jones pour écrire des enquêtes dans les univers super-héroïques vu depuis le point de vue du quidam. C'est des choses qu'il sait écrire et que j'aime bien.

    Et puis il y a le design de Naomi que j'adore. Avec son blouson, les trucs jaunes dans ses cheveux et son attitude nonchalante, elle est immédiatement charismatique et iconique. Ça me donne envie de croire que c'est un perso qui pourra s'installer sur la durée.

    En outre, les dessins de Jamal Campbell sur tout le numéro sont vraiment très bons. Les designs des persos sont travaillés, il soigne vraiment les attitudes, il se colorise lui-même et nous sert des ambiances colorées vraiment superbes... C'est vraiment de l'excellent boulot et son style change du tout-venant des comics de super-héros, donnant tout de suite une identité au titre.

    Je suis très content également de retrouver David Walker que j'avais adoré sur Power Man & Iron Fist et Occupy Avengers. Il a souvent eu du mal à avoir des titres qui s'installaient sur la durée et j'espère que cette fois, aidé par Bendis et Campbell, il pourra écrire un titre sur la durée.

    En tout cas, un premier numéro très sympa, très frais, pour un titre qui a beaucoup de potentiel (surtout vu le teasing que font les scénaristes en interview). DC aime sortir régulièrement des séries originales et improbables, parfois de très grande qualité (comme Prez) mais qui ne trouvent pas toujours leur public (comme Prez). Espérons que Naomi ait un peu plus de chance. [8]
  • Mon nom est Suicide - Batman (Rebirth), tome 2 (2017)

    Batman Vol.2: I Am Suicide

    Sortie : .

    Comics de Mitch Gerads, Mikel Janin et Tom King

    [Janvier]

    J'avais lu le premier arc du Batman de Tom King, j'avais lu le crossover assez moyen avec les Monster Men, et j'avais commencé à lire cet arc en VO avant de l'arrêté en cours de route, probablement fatigué par le rythme bimensuel, les effets de style de King en surabondance, le fait que je ne voyais pas trop ce qu'il voulait nous raconter (il n'y a pas de récap' des épisodes précédents dans les comics DC et puis il y avait cette histoire qui sortait de nulle part de Catwoman qui a tué 200 personnes) et le fait que je ne suis pas le plus grand fan qui soit des dessins de Janin.

    J'ai donc arrêté ma lecture de la série pendant un temps, avant de reprendre avec l'arc qui constitue le tome 5, comme si de rien était et sans prendre la peine de rattraper mon retard. Ce que je fais enfin maintenant en lisant enfin ce tome 2.

    Je pense que ce run de Batman s'apprécie plus en relié, où le côté décompressé de certains numéros se ressent moins et où l'on saisit mieux la vision d'ensemble. D'ailleurs, je pense même qu'il s'apprécie mieux à la relecture, vu que l'on sait où on va et on comprend mieux ce que veux dire King, qui est sans doute un peu trop déroutant dans sa manière d'écrire.

    Et on a donc ce tome qui commence comme une mission de capture du Psycho-Pirate, pour le récupérer des mains de Bane afin de l'utiliser pour sauver Gotham Girl, et au final le récit évolue sur autre chose, sur un affrontement face à Bane dans un premier temps, et ensuite vers la relation amoureuse impossible entre Catwoman-Batman qui prend petit à petit toute la place, et c'est vraiment ce point là qui est le plus réussi du tome.

    Honnêtement, j'ai bien apprécié la lecture de ce tome. C'est surchargé d'effets de style dans l'écriture et la narration, peut-être encore plus que d'habitude chez Tom King qui en est pourtant un habitué, y en vraiment jusqu'à ras-bord, et à mon avis il y en a parfois trop, surtout que c'est combiné avec une écriture des personnages secondaires pas forcément incroyable (honnêtement Bronze Tiger et le duo Poli et Chinelle sont pas fous); mais en même temps, dans ce déluge d'effets de style, Tom King arrive parfois à taper hyper juste.

    Les pages qui résument la vie de Bane, les scènes du Ventriloque, la lettre de Catwoman, la lettre fabuleuse de Batman et les deux derniers numéros dessinés par Mitch Gerads sont vraiment d'incroyables réussites. Ça arrive à avoir une certaine poésie, un côté pertinent et touchant qui mérite d'être lu.
  • Winter Soldier (2018)

    Sortie : .

    Comics de Rod Reis et Kyle Higgins

    Winter Soldier #1 : 6 [Janvier]

    #1 [Décembre] Le Winter Soldier a le droit à une nouvelle série, qui faute d'engouement de la part des libraires et des lecteurs (les chiffres de vente de ce numéro sont vraiment médiocres pour un début de série), s'est immédiatement faite rétrogradée au rang de mini-série.

    Il faut dire que le personnage se cherche un peu ses dernières années, depuis la fin du run de Brubaker sur Captain America. Les scénaristes ne savent pas trop quelle quête lui donner et ça change de concept à chaque nouvelle série. Après Original Sin, il était devenu le "Man on the Wall", un type chargé de protéger la Terre des menaces extérieures, notamment alien, puis il était passé à la tête des Thunderbolts... Et revoilà donc notre bon Bucky avec un nouveau concept : cette fois-ci il est de nouveau en solo, on ne mentionne même pas ces histoires de Man on the Wall ou de Thunderbolts, et il cherche à offrir à d'autres gens la rédemption qu'on lui a offerte.

    Le concept est très simple, mais pas non plus passionnant. On voit ainsi le Winter Soldier aider un gars sans charisme a quitter ce qui semble être un gang de flics corrompus pour lui offrir un nouveau départ. Y a des choses intéressantes qui sont écrites, notamment quand le gars explique les difficultés qu'il a pour s'adapter à sa nouvelle vie, mais la menace de ce premier numéro manque de caractère et on met également du temps à s'attacher à Bucky, à vraiment s'intéresser à lui.

    Par contre, là où le numéro est très réussi, c'est sur la partie graphique. C'est intégralement assuré par Rod Reis, qui signe aussi la couverture, et c'est extrêmement réussi si vous aimez ce style, un peu à cheval entre celui de Noto et de Sienkiewicz. Les couleurs sont superbes et y a des séquences vraiment très belles (les flash-backs notamment).

    Mentionnons également le cliff de fin qui est quand même très sympa, surtout si vous ne vous êtes pas spoilé les couvertures des numéros suivants. Il y a moyen d'en faire quelque chose d'intéressant, mais ça peut aussi partir sur quelque chose de cliché. Ce qui, en soit, ne devrait pas être un problème vu que les séries super-héroïques ne réinventent généralement pas la poudre à chaque fois, mais là, sans accroche particulière avec l'écriture de Higgins et vu que le Winter Soldier n'est pas mon perso favori en général et encore moins écrit comme ici, je ne pense pas suivre la série mensuellement. [6]
  • The Invaders : The Complete Collection, tome 2 (2014)

    Sortie : .

    Comics de Lee Weeks, Frank Robbins, Alan Kupperberg

    [Janvier]

    Avis à venir.
  • X-Men: Grand Design, tome 1 (2018)

    X-Men: Grand Design

    Sortie : .

    Comics de Ed Piskor

    [Janvier]

    Ce qui m'impressionne avec cette BD, c'est que ce n'est pas le premier "comics récapitulatif" qui existe, mais là où tout le monde se fout du Saga of the Sub-Mariner écrit par Roy Thomas et sorti à la fin des années 80, ce X-Men Grand Design est salué par la critique.

    Outre le fait que l'époque est différente et que les X-Men ont quand même plus d'aura que Namor, je crois aussi qu'Ed Piskor montre ici qu'il a vrai talent pour cet exercice du récap', qui peut vite devenir une suite fastidieuse de faits manquant un peu d'âme. En fait, il montre rapidement qu'il sait hiérarchiser efficacement les éléments les plus importants émotionnellement pour leur donner un peu plus de place et les rendre vraiment percutants.

    Ça se sent notamment au niveau graphique, avec une vraie intelligence dans le découpage et les cadrages et surtout dans une façon d'utiliser les couleurs qui m'a vraiment impressionnée. Outre l'hommage aux vieilles méthodes d'impression et au papier vieillissant des comics d'origines, cette palette de couleur peu saturée, quasiment terne qu'il utilise, lui permet d'apporter des touches soudaines de blanc pur qui apparaît ultra lumineux, de violet fushia qui, pareil, paraît vraiment pétant et qui donnent vraiment un impact renouvelé à certaines cases.

    Y a aussi de très bons choix qui sont fait dans les changements qui sont fait vis à vis de la continuité officielle pour rendre le tout plus cohérent et augmenter l'impact de certains événements. Le fait d'avoir renforcé le rôle du Mutant Master ou de mettre un vrai teasing autour de la Force Phénix sont deux petites modifications très malignes.

    Après, ça reste un comics qui essaye de raconter vraiment énormément de choses en un minimum de pages, donc le résultat ne plaira pas à tout le monde, mais dans son genre, l'exercice est vraiment très réussi. Et les dessins aux influences underground rétro de Piskor sont particuliers mais ne manquent pas de maîtrise ni de charme.

    Enfin, le fait d'avoir le premier numéro de Lee et Kirby recolorisé par Piskor en bonus est vraiment une excellente idée. Ça permet de vraiment profiter du numéro dans des conditions optimales. Les nouvelles couleurs étant vraiment très réussies.

    Bref, très bonne lecture.
  • Avengers : Les Origines (2010)

    Avengers: The Origins

    Sortie : .

    Comics de Phil Noto et Joe Casey

    [Janvier]

    Remake de Avengers #1 de 1963 dans une version modernisée pour le lectorat d'aujourd'hui et étalé sur toute une mini-série.

    J'aime bien ce genre d'exercice, puisque ça permet de rendre accessible à un nouveau lectorat des récits fondateurs qui ne sont pas forcément au goût de tout le monde aujourd'hui. C'était aussi un projet intéressant puisque, honnêtement, si Avengers #1 est un numéro capital et avec quelques bonnes idées, ce n'est clairement pas la plus grande réussite de Lee et Kirby et il contient quand même quelques moments d'une grande loufoquerie.

    Ce que j'ai aimé, c'est que Joe Casey est hyper fidèle au matériel de base. Il arrive à déplacer l'intrigue à notre époque en adaptant intelligemment certains passages et c'est très bien foutu. Il développe certains enchaînements un peu abrupts du récit d'origine pour que ce soit plus logique, mieux structuré, ce qui est une très bonne chose.

    Par contre, hélas, ce remake à aussi pas mal de défauts. Déjà, ça prolonge beaucoup de scènes d'explications et ça a plutôt tendance à raccourcir les scènes d'action, ce qui est un peu dommage. Ensuite, ça prend beaucoup le point de vue de Hulk, ce qui donne une image plutôt antipathique aux Vengeurs, ce qui est un peu con pour une origin story. Et si Phil Noto fait de très beaux dessins très bien colorisés, il montre également vite ses limites au niveau des décors qui sont bien moins soignés et convaincants que les dessins des héros, ce qui est un peu gênant pour certaines scènes.

    Et après il reste le soucis fondamental, c'est que le récit de base n'étant pas ouf, il n'arrive pas à devenir soudainement génial en étant modernisé et étalé sur 5 numéros. Ce qui est un peu dommage pour un récit qui devrait être une porte d'entrée pour les nouveaux lecteurs. Pas sur qu'ils soient vraiment séduit par les Avengers avec ça.
  • La Guèpe : Irrésistible (2018)

    Sortie : .

    Comics de Elsa Charretier et Jeremy Whitley

    [Février]

    C'est vraiment très bon. Whitley arrive à développer tout un univers pour Nadia Pym avec une aisance qui force le respect. Le trait d'Elsa Charretier est super élégant et la série est vraiment un plaisir à lire, avec par moment une noirceur inattendue qui offre un contraste bienvenue avec l'optimisme solaire du reste du récit. Et je reste soufflé par cette conclusion parfaitement maîtrisée alors que la série a dû se terminer précipitamment (mais elle a reprise depuis, avec les dessins des géniales Gurihiru, yes !). De l'excellent boulot.
  • Captain America: Patriot (2011)

    Sortie : .

    Comics de Steve Uy, Frank Robbins, Mitch Breitweiser

    [Février]

    Dans le cadre de mon cycle de lecture sur les Invaders, je me suis intéressé à cette mini-série assez particulière qui s'intéresse à la destinée de Jeff Mace, qui sera tout d'abord le vigilante Patriot, membre de la Liberty Legion, avant de devenir le remplaçant de Captain America à la fin de la guerre quand il voit le 2e Captain America (l'ex Spirit of '76, qui prend la place de Steve Rogers suite à sa disparition) mourir devant ses yeux.

    Toute l'histoire des Captain America de remplacement est expliquée originellement dans What if? #4 et est une justification du fait que le comics Captain America a continué à la fin de la guerre et un peu après alors que dans les années 60, Stan Lee et Kirby nous racontent que Captain America a disparu de la circulation avant la fin du conflit.

    Jeff Mace n'est clairement pas le perso le plus important de la mythologie Captain America, il n'a pas fait grand chose de marquant, mais c'est un bel hommage à ce perso de seconde zone, à des histoires méconnues du golden age et aux Invaders de Thomas, le tout dans un récit d'époque bien mené qui rappelle un peu ce qu'a pu faire Brubaker dans le genre (et la présence de Mitch et Bettie Breitweiser n'y est sûrement pas étrangère).

    C'est aussi l'occasion de découvrir un Captain America plus humain et faillible (puisque Jeff n'a pas de pouvoirs et il est seulement un reporter pas toujours très malin), ce qui change un peu. Et ça réfléchit bien entendu à ce que signifie le fait d'être patriote, en le différenciant clairement ici d'un nationalisme réactionnaire.

    Donc pas forcément un récit incontournable, plus une curiosité pour fan de continuité qui voudra en savoir plus sur l'après-guerre dans l'univers Marvel, sur la All-Winner Squad et sur le fait de reprendre le rôle de Cap', mais c'est vraiment très beau (et superbement colorisé) et plutôt bien foutu si vous aimez les récits à échelle plus humaine. Une très bonne lecture pour ma part.
  • Killer Instinct - Domino, tome 1 (2018)

    Sortie : .

    Comics de David Baldeon et Gail Simone

    [Février]

    C'est plutôt pas mal. Gail Simone arrive rapidement à faire exister l'héroïne en solo, en lui donnant une mission intéressante puisqu'elle propose des enjeux personnels importants pour Domino, en la mettant sérieusement en difficulté. Et surtout, la scénariste donne deux amies proches à notre héroïne, Diamondback (l'ex alliée de Captain America) et Outlaw (une mutante habillée en cow-girl), qui sont un excellent supporting cast. Elle sont tout de suite charismatiques et attachantes, avec des tempéraments de bad-girls amusantes assez proches de Domino, pour donner un trio qui marche très bien et une dynamique de sororité qu'on ne croise pas si souvent que ça chez Marvel.

    Un des gros points forts du titres, c'est que David Baldeon, contrairement à ce qui se fait d'habitude sur les titres de bad-girls du même genre (je pense à la série Daughters of the Dragon du milieu des années 2000 par exemple), ne nous dessine pas du sexy graveleux à tout va. Sa narration, ses choix d'angle de vue, ne sont jamais voyeuristes, même si Domino se retrouve de temps en temps en tenue légère. Et franchement, ça fait du bien de ne pas se payer ce genre de cadrages beaufs. Dans le même ordre d'idée, j'ai bien aimé le nouveau costume de Domino, très efficace visuellement et qui nous dispense du décolleté qui ne fait pas toujours grand sens pour une combattante.

    J'ai bien aimé également la menace que met en place Gail Simone sur cet arc. La méchante est puissante, met vraiment Domino en difficulté, à un lien avec son passé... Y a vraiment tout pour en faire la nemesis ultime de l'héroïne, on est pas dans du vilain de pacotille, et c'est seulement dommage qu'elle n'ait pas un design plus marquant qui lui aurait vraiment assurée sa place d'ennemie jurée.

    Mentionnons aussi la présence en guest-star d'un héros Marvel qu'on avait plus trop vu depuis 2-3 ans, que l'on retrouve avec grand plaisir et dont les interactions avec Domino sont fort amusantes.

    Bref, un bon petit titre pour qui aime les séries d'action légères. Ce n'est pas un récit incontournable, mais on s'attache vraiment à Domino et ses deux amies. En plus c'est très facile d'accès, donc si vous voulez en savoir plus sur le perso c'est une lecture évidemment conseillée.
  • X-Force: A Force to be Reckoned With (2011)

    Sortie : .

    Comics de Rob Liefeld et Fabian Nicieza

    [Février]

    J'ai fait une méga critique, mais globalement c'est intéressant à lire pour comprendre le succès de Liefeld à l'époque. C'est pas tant nanar' que ça, y a même des bonnes idées dans les premiers numéros. Le problème c'est que ça lance des intrigues dans tous les sens sans les poursuivre et à la fin on se paye à la place un crossover face au Fléau et Black Tom Cassidy un peu nullos et qui s'étale inutilement sur trois épisodes.
    Et vu que c'est Liefeld qui est au plot, on sent Nicieza un peu perdu au script qui nous livre quand même beaucoup de dialogues qui ne racontent rien et de punchlines de la honte.
  • The Punisher : Bienvenue Frank, tome 1 (2014)

    The Punisher: Welcome Back, Frank

    Sortie : .

    Comics de Steve Dillon et Garth Ennis

    [Février]

    J'ai fait toute une critique mais pour résumer : c'est très basique dans son concept : le Punisher Vs des mafieux. C'est tout. Mais là où ça surprend, c'est par le fait que ce n'est pas du tout un récit sérieux, c'est en réalité bourré d'humour noir plus ou moins fin.

    En tout cas, ça présente très efficacement le perso, c'est très facile d'accès, et j'ai bien aimé la multiplication des points de vue, vu que l'on suit aussi les mafieux, un flic minable chargé d'arrêter le Punisher, et d'autres vigilantes mystérieux aux méthodes similaires à celle de notre protagoniste principal. En fond, on sent qu'il y a une analyse de notre rapport à la justice, à la morale et au meurtre qui se dessine et ça peut donner des bonnes choses. A voir ce que donnera la fin de l'histoire.