Madness Book of Jump Scares

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62 films

par OVBC

Au Québec, ils doivent certainement appeler cela un "sursaut de peur" mais nous traduirons cette expression anglophone par un vocabulaire technique et approprié : "tain tu m'as foutu les ch'tons". Les "ch'tons", c'est quoi ? C'est un procédé, plus ou moins technique, destiné à épouvanter en faisant sursauter le spectateur.
Alors ça dure un millième de seconde, il s'est passé un truc louche ou il faisait sombre, mais c'est certain, le diagnostic est net, l'avenir proche est clair : il y a une couille dans le potage et c'est pas la tienne.

Alors, on va me dire, mais oui, tu comprends, c'est un procédé qu'on voit dans tous les films d'horreur, ça fait deux milliards de fois qu'on nous fait le même coup, donc ta liste, elle sert à rien.

◘ Un, déjà, d'une, tu te calmes tout de suite, ce n'est pas que dans les films d'horreur.

◘ Deux, on va essayer de décortiquer tout ça, de voir les jump scares tradi et d'être un peu créatif : j'ai rangé les jump scare selon la nature des jump scares. Il y a donc plusieurs listes, à savoir les jump scares poursuite, les jump scares maléfiques, les ghost jump scares, les jump scares coup de feu, les jump scare bizarre, etc.

◘ Trois, on va ranger les jumps cares, les illustrer, les décliner et les astiquer.

◘ Quatre, ça m'étonnerait que tu saches compter jusqu'à quatre surtout quand les trois autres personnes qui sont passées avant toi sur cette liste sont mortes, d'une mort atroce, violente, une charcuterie à ciel ouvert.

Il est vrai qu'insuffler le sursaut (ooooh que c'est joliment dit !) suit, en toute logique, une trame conventionnelle avec un préalable, le déclencheur, l'objet de la peur et enfin la frayeur vive. Ce qui est, en soi, paradoxal puisque le sursaut va provenir d'un étonnement soudain, soit déjà la combinaison de deux facteurs nécessaires qui entrent en collusion.
(si tu as lu jusque là, c'est que tu as 120 de QI, mes félicitations... Pour les autres qui peinent, je vous donne cinq secondes pour abandonner cette lecture de sorte à maintenir le niveau de superficialité et de convivialité artificielle dont vous avez besoin ).
Cette trame conventionnelle vient jouer avec nos perceptions, à commencer par la vue (l'image est sombre, trouble mais aussi le champ de vision disponible), puis de l'ouïe (musique, bruit de grincement, de craquement, etc.) et enfin de la cognition (reconnaissance d'un visage, d'une forme, plus ou moins familière, plus ou moins humaine et plus ou moins distincte, d'un lieu plus ou moins connu, d'un rêve).
Ensuite s'ajoute le contexte où, très souvent, l'atmosphère est pesante, le contexte accablant, isolant, imprudent et la situation urgente, mal aisée ou a contrario complètement ordinaire.
Enfin, le rôle considérable de l'empathie et de la subjectivité vient clore le tableau du jump scare - éléments qui ne tiennent qu'à la technique employé, au jeu, à la psychologie du personnage (phobie ?) et à la qualité de la mise en scène.

Un bon jump scare est un spectateur qui s'est bien représenté, qui sait convenablement identifié tous ces paramètres en l'espace de quelques secondes. C'est pourquoi il nécessite une bonne préparation technique et de conditionnement mental. Tant est si bien que, parfois, nous avons à faire à des ambiances de terreur et de malaise permanent (obscurité et fond sonore permanent), laissant libre l'intervention du jump scare : c'est le pré-jump scare.

Le jump scare dépend de votre réaction naturellement tandis qu'au niveau du film, le temps de latence qui succède au jump scare dépend de la réaction du personnage, de son cri, de sa panique... voire d'une stress plus léger si le but n'était pas de pousser le jump scare trop haut, trop fort.
Si cette réaction diffère d'un individu sur l'autre, elle est universelle car elle joue de notre métabolisme. Pour décharger une dose d'adrénaline, la réaction du film doit être nécessairement inférieure à la réaction métabolique. Une réaction d'urgence met de 0,5 sec. à un peu plus d'une 1 seconde pour nous parvenir. On peut penser à ce titre que certains genres cinématographiques sont prédisposés à stimuler et à déclencher ces réactions d'urgence. Si l'astuce du film - parce que c'est beaucoup d'astuces au final - est inférieure à notre temps de réaction, normalement, sans autre artifice, le jump scare ne peut pas manquer.
Faire peur jusqu'à faire sursauter n'importe quel coeur endurci, c'est un travail artistique très délicat de la sauvagerie. Comment faire en sorte de stresser l'être, autrement dit de reculer le seuil réactionnel, mais en plus de le faire réagir par un sursaut ? Faire rire ou pleurer, je ne dis pas : c'est très subjectif... Mais faire peur est un stimulus envoyé dans le cerveau primitif, c'est universel !

Alors voilà...
J'aime le jump scare car il stimule une réaction par une savante alchimie. Cette réaction est souvent un mouvement de recul, d'abord de la tête. Si la réaction est plus forte, c'est le corps entier qui recule, voire une grossièreté ou un cri.

J'aime le jump scare car il démontre la qualité technique d'une oeuvre (enfin... de moins en moins avec le found footage) et qu'il est radical : si le jump scare ne fait pas peur, le film n'est pas forcément foutu mais il a du plomb dans l'aile. Cela dit, il est aussi des jump scare ratés qui connaissent une deuxième carrière dans la nanardise ; il peut être intéressant de les regarder aussi pour savoir quels sont les manquements alchimiques.

TEST DE PREPARATION PSYCHIQUE EN REGARD DE CETTE LISTE - N°1 : http://www.youtube.com/watch?v=t80sdBtB-Gc
Vous aurez beau connaître cette vidéo, la réaction, même mesurée, est imparable.

TEST DE PREPARATION PSYCHIQUE - N°2 : http://www.youtube.com/watch?v=jGFWEoCGhi8#t=19
Le niveau augmente.

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    L'Exorciste III : La Suite (1990)

    Exorcist III: Legion

    1 h 56 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de William Peter Blatty avec George C. Scott, Ed Flanders, Brad Dourif

    LE JUMP SCARE POURSUITE
    (liste de films où la poussée effroyable provient d'un poursuivant - un jump scare qui a lieu pendant que la victime est occupée dans une action).

    Le plan est un plan général, large avec une perspective de couloir blanc. Ce qui est surprenant dans cette scène, c'est l'éloignement par rapport à l'action et le tout en plan-séquence.

    Une infirmière au petit pull rouge vif, un peu inquiète de ce qu'il y a dans une pièce, éteint la lumière et ferme une porte. Juste avant, le gardien dans le couloir est sorti une fois, puis et est revenu et re-sort du champ une seconde fois pour entamer sa ronde. L'infirmière est isolée. Le couloir d'une blancheur inquiétante. Fermant la porte, de manière plus pressée, elle se retourne et marche. Sauf qu'aussitôt il se passe trois choses étranges en moins d'une demi-seconde : la caméra zoome vivement pour un plan d'ensemble, un bruit synthétiseur nous accompagne, la porte fermée qui ne l'est pas soudain pas s'allume en bleu et, surtout, il y a un être recouvert d'un drap blanc et d'un grand poignard qui suit l'infirmière à grand pas, à quelques centimètres d'intervalle. L'instant ne dure que le temps d'une largeur de couloir. La scène suivante, elle est sur un brancard elle deux morceaux, dans un sac mortuaire.

    Le film n'est pas bon mais...
    Je dois reconnaître que c'est particulièrement réussi.

    http://www.youtube.com/watch?v=zH8ynu0jRvY
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    La Fille de nulle part (2013)

    1 h 31 min. Sortie : . Drame et Épouvante-horreur.

    Film de Jean-Claude Brisseau avec Virginie Legeay, Claude Morel, Lise Bellynck

    Même chose que juste au-dessus et ça pourrait s'appeler le pursuit scare : effet de poursuite inattendu destiné à effrayer.

    Notre héros s'affaire dans l'appartement. Une lumière orangée éclaire l'entrebaîllement d'une porte de couloir, sans doute donnant sur un débarras. La scène s'éternise. Notre personnage emprunte le couloir et va dans une pièce. La porte entrebaîllée s'ouvre. Premier jump scare, tout mignon tout plein. Puis un être - un enfant ? - recouvert d'un drap blanc suit furtivement le personnage dans la même pièce. Le tout, sans bruitage, sans effet caméra et le plus calmement possible puisque l'ensemble doit durer dix secondes.

    (il se peut que je me trompe sur cette scène, prière de rectifier si c'est le cas, merci).
  • Bande-annonce

    Massacre à la tronçonneuse 2 (1986)

    The Texas Chainsaw Massacre 2

    1 h 41 min. Sortie : . Comédie et Épouvante-horreur.

    Film de Tobe Hooper avec Bill Moseley, Bill Johnson (II), Ken Evert

    Après une longue conversation entre une animatrice radio et un type louche qui mange les croûtes de son crâne avec un cintre, on s'attend à ce qu'il ne soit que deux dans la pièce. S'arrêtant devant un couloir sombre, soudain Leatherface entame sa poursuite avec les éclairages des éclairages, le bruit de la tronçonneuse, toujours aussi saturée et donc... une pauvre choupette qui couine.

    http://www.youtube.com/watch?v=j8mdzVRyDSc
  • Bande-annonce

    Fog (1980)

    The Fog

    1 h 29 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de John Carpenter avec Adrienne Barbeau, Jamie Lee Curtis, Janet Leigh

    Fog et le passage du Père Malone surgissant de l'ombre pour saisir l'épaule d'un des personnage du film. La première fois j'ai fait un bond de 9,75 m, homologué au Madness Book of Jumpscares. Pour le coup, on ne s'y attend carrément pas.

    La situation : deux femmes cherchent calmement en plein jour le père Malone dans son église. Près du confessionnal, l'une requestionne : "Père Malone, vous êtes là ?". Le père Malone surgit de l'ombre sans intention particulière. Ce fait fait parti de la multitude de petits détails étranges qui conditionne le film à une ambiance anxiogène.

    Dans les bonus, Carpenter explique d'ailleurs comment il a procédé et c'est très astucieux.
    Carpenter a filmé le Père Malone (Hal Holbrook) de manière classique. Sur la bobine originale, il apparaît en clair sur l'image. Ensuite, trucage optique dans les studios MGM qui ont obscurcit l'image pile poile jusqu'au moment où il se lève. Puis fondu enchaîné avec le plan d'origine, et voilà. Notre Père Malone surgit de l'ombre et nous fait sursauter !
  • Bande-annonce

    The Hole (2001)

    1 h 42 min. Sortie : . Drame, Épouvante-horreur et thriller.

    Film de Nick Hamm avec Thora Birch, Desmond Harrington, Daniel Brocklebank

    besoin de précision sur ce film :


    http://myscreens.fr/wp-content/uploads/2012/03/the-hole-2.jpg

    Film assez médiocre avec un jump scarre pourri au milieu que tu sens venir à des kilomètres..
    les djeun's sont dans un tunnel sombre..musique angoissante, tu attends trankilou le jump scare foireux de l'ombre qui va passer et qui est sensé te foutre la trouille..tu en ris même à l'avance.
    et là ça arrive..un mec encapuchonné passe dvt la caméra dans un grand "DZIIIIIM" de violons désacordés
    et tu entends deux gonzesses assises juste derrière toi pousser un hurlement hystérique de fou furieux pdt plusieurs secondes.
  • Bande-annonce

    Tesis (1996)

    2 h 05 min. Sortie : . Thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Alejandro Amenábar avec Ana Torrent, Fele Martinez, Eduardo Noriega

    l'héroïne descend dans les bas-fonds de la faculté et se fait capturer par le professeur Castro, on passe d'une zone en pleine lumière, où l'héroïne tatonne, à un endroit très sombre, et là tout s'accélère, on voit Castro comme un fantôme, le visage à moitié assombri, foncer vers l'héroïne et l'anesthésier, le tout sans aucun recours à la musique.
  • Bande-annonce

    [REC] (2007)

    1 h 18 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Jaume Balagueró et Paco Plaza avec Manuela Velasco, Ferran Terraza, Jorge-Yamam Serrano

    LE JUMP SCARE MALEFIQUE
    (liste de films où le jump scare est produit par la présence d'un visage maléfique et souvent hostile)

    La très fameuse scène du grenier.

    Il existe dans cette scène à peu près tout ce qu'il faut pour un jump scare : de l'obscurité éclairée par une seule lampe de caméra, un champ visuel qui n'est pas celui des protagoniste mais celui de la caméra, il est impossible de savoir qui est le caméraman - ce qui impose une vision subjective, l'image est celle d'une caméra TV, à l'épaule, active et amateur, il y a un autre protagoniste, une femme sale et terrorisée pour nous servir de miroir émotionnel. Le pré-jump scare est déjà très en place et les stress s'accumulent.

    Un premier jump scare intervient à l'ouverture de la trappe du grenier. Juste le temps de s'en remettre avant un second qui, de mon point de vue, est placé très haut, limite stratosphérien pour mon électrocardiogramme alors que la chose est totalement prévisible. La caméra filme ce qui se passe dans le grenier mais par la trappe. Il se passe alors encore deux choses : en restant dans la trappe, il y a une grande position de vulnérabilité. Ne passer que la tête par un trou est généralement une position pas très confortable (messieurs, calmez-vous). La deuxième chose est ce tour complet et lent, à 360°, de la caméra-torche, sans qu'il ne se passe rien. Mais un tour un quart et un être à moitié humain, à moitié jaunâtre et écorché, pointe un regard menaçant à quelques centimètres de la caméra. Il est dans une position qu'on appelle en perspective raccourcie. Je m'explique. En tournant sur elle-même, elle passe d'un plan large à un plan d'ensemble puis dans le même mouvement à un gros plan. C'est la poisition du corps de cet étrange être menaçant qui change les plans et donc amplifie sans ne rien faire, avec des moyens dérisoire, le jump scare par excellence.

    http://www.dailymotion.com/video/x7e04m_rec-scene-du-grenier_shortfilms
  • Bande-annonce

    En quarantaine (2008)

    Quarantine

    1 h 29 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Drew Dowdle et John Erick Dowdle avec Jennifer Carpenter, Steve Harris, Jay Hernandez

    aucun effet spécial ??????????? besoin de précision sur ce film
  • Bande-annonce

    Lazarus Effect (2015)

    The Lazarus Effect

    1 h 23 min. Sortie : . Thriller et Épouvante-horreur.

    Film de David Gelb avec Olivia Wilde, Donald Glover, Mark Duplass

    L'homme-cochon ; le chien ressuscité.

    Les jump scares sont modérés. Manque d'inspiration ou style voulu ? Je ne sais pas. La scène finale, dans la nuit du laboratoire, avec une lampe de poche est pourtant angoissante...
  • Bande-annonce

    Le Cercle : The Ring (2002)

    The Ring

    1 h 50 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Gore Verbinski avec Naomi Watts, Brian Cox, Martin Henderson

    une femme raconte à son amie comment on a découvert le cadavre de sa fille. Discution banale (ou presque) et soudain un plan de la fille visage déformé.
  • Bande-annonce

    Signes (2002)

    Signs

    1 h 46 min. Sortie : . Fantastique.

    Film de M. Night Shyamalan avec Mel Gibson, Joaquin Phoenix, Rory Culkin

  • Bande-annonce

    Insidious (2010)

    1 h 42 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de James Wan avec Patrick Wilson, Rose Byrne, Ty Simpkins

    La famille est installée à table. Une femme est, manifestement, déjà troublée, parle d'un rêve, s'interroge, raconte. Pré-jump scare, en plan poitrine, zoom lent de face, assis, dans un lieu ordinaire et entouré de deux personnes. Puis notre ouïe est attirée en même temps que celle de l'héroïne vers un bruit imperceptible, sans doute du bois qui grince-craque ou crépite.
    Plan poitrine fixe sur l'hôte qui est en face d'elle. Un visage noir et rouge, aux yeux clairs, aux dents acérées, pousse un feulement à demi-caché derrière l'homme. Le bruitage qui souligne l'instant ressemble à une caisse claire avec beaucoup de réverbération. Cri, panique. Passage en plan d'ensemble réunissant les trois protagonistes dont une seule a réellement vu l'étrange et indésirable individu.

    http://www.youtube.com/watch?v=fGT87k_CVJ0&feature=youtu.be

    Il y en a deux trois autres qui valent le coup d'être vu (avec le stéréoscope à filtres, avec la porte qui claque suite à une poursuite dans la maison, l'espèce de mariée dans le "lointain"...). Ils sont tous différents... et donc tous aussi riches en explications. Ce qui fait de James Wan, un auteur de talent, qu'on aime ou pas Insidious.

    A noter l'utilisation de cordes pour marquer les moments de terreur. La partition a été réalisée par un quatuor à cordes accompagné de Joseph Bishara qui produisait des sons sur des cordes rouillées de piano, en utilisant des marteaux, des limes et d'autres instruments expérimentaux de sa conception.
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    Mulholland Drive (2001)

    Mulholland Dr.

    2 h 27 min. Sortie : . Drame, thriller et romance.

    Film de David Lynch avec Naomi Watts, Laura Elena Harring, Ann Miller

    Dinner scene
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    Resident Evil : Apocalypse (2004)

    Resident Evil: Apocalypse

    1 h 38 min. Sortie : . Action, fantastique et Épouvante-horreur.

    Film de Alexander Witt avec Milla Jovovich, Sienna Guillory, Oded Fehr

    Exemple-type du jump scare prévisible.
    Ce n'est pas parce que l'objet de la peur trouve un objectif visible et immobile qu'il n'existe pas un moyen d'effrayer. A partir de là, c'est le mouvement-rotation de la tête qui va surprendre : tourner le dos à la caméra agit alors comme un hors-champ.

    http://www.youtube.com/watch?v=YkI4E6ieXko
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    Conjuring : Les Dossiers Warren (2013)

    The Conjuring

    1 h 52 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de James Wan avec Vera Farmiga, Patrick Wilson, Lili Taylor

    Ce sont parmi les meilleures scènes que j'ai pu voir au cinéma :

    ◘ La première montre qu'une jeune fille couche sa soeur somnambule. Lorsque la jeune fille se dirige vers l'armoire de la chambre, sa soeur se relève à demi. Immédiatement se forge l'hypothèse qu'elle va faire une action étrange ou quelque chose va lui arriver. En regardant vers la jeune fille, elle est terrifiée par le dessus de l'armoire. Mais pas trop, juste assez pour planter l'inquiétude. Le plan fait un mouvement rapide de bas en haut sur l'armoire (il y a quelque chose au-dessus) puis enchaînement sur un zoom vif sur ce quelque chose, sur cette femme maléfique qui pousse en feulement et qui s'abat sur la jeune fille vulnérabilisée au pied de l'armoire.

    Jump scare maléfique : http://www.youtube.com/watch?v=YjSxvV6Uk8k

    ◘ La seconde scène tient de la leçon de cinéma. Entendant des claquements de mains dans la maison, une femme cherche d'où cela peut provenir. Elle atterrit dans la cave, elle tombe, la porte de la cave claque, installant l'obscurité totale. La femme retourne en haut des escaliers, craque une allumette... qui s'éteint (plan poitrine). En craque une deuxième (gros plan derrière sa tête, l'objet filmé est la deuxième allumette... qui s'éteint). Nous entendons distinctement : "Tu veux jouer ?" (renforcement de l'inquiétude). Le jump scare intervient lorsque deux mains sortit de nulle part (la femme est le dos contre la porte de la cave) surgissent éclairées à côté de la tête de la femme (retour au plan poitrine). Crie. Se débat contre la porte (plan poignée de porte)

    Jump scare sonore : http://www.youtube.com/watch?v=qQi4JMNA-00&feature=youtu.be

    ◘ Le film est très riche en jump scare différents, autant dans la qualité que la quantité : jump scare sonore lorsque les tableaux se fracassent dans l'escalier ; dans la cachette du petit garçon lorsque Madame Warren inspecte la corde (dans cet endroit exigu et sombre, on est surpris que le jump scare soit hors champ : le sol se dérobe sous ses pieds) ; enfin, lorsque Madame Warren finit sa chute, elle atterrit à la cave, y fait des découvertes... mais notre compréhension de la scène (conscience occupée) est soudainement interrompue par un corps pendu.

    Jump scare en deux temps pour ce dernier.
  • Bande-annonce

    Vendredi 13 (1980)

    Friday the 13th

    1 h 35 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Sean S. Cunningham avec Betsy Palmer, Adrienne King, Jeannine Taylor

    Le jump scare le plus significatif du film se situe à l'avant-dernière-scène.

    Le film est plié : tout le monde est mort, le grand méchant loup est mort, l'héroïne s'est éloignée au milieu du lac pour être peinard. La musique piano-synthé est apaisante et s'apprête à conclure.

    Cunningham se permet au passage un gros plan sur l'eau et ses légers flots - ce qui pourrait passer pour grossier mais qui fonctionne car l'eau et la musique ajoutée sont des éléments que notre cerveau associe à la plénitude et toutes ces conneries zénifiantes auxquelles aucun fan d'horreur ne peut décemment croire.

    Nous assistons à deux aller-retour de plans généraux et fixes mettant en scène : la barque au milieu du lac et une voiture de police qui arrive dans ce coin paumé, tous gyrophares allumés. L'eau, la barque, les arbres, le tout en miroir dans l'eau... Que c'est beau...

    Puis plan général sur l'héroïne dans la barque, puis zoom lent pour un plan poitrine. Un être des profondeurs surgit dans son dos pour l'emporter avec lui. Le jump scare fonctionne mais il est sacrément court. Il s'éteint vite pour laisser place à un plan qui ne ressemble à rien et ralenti en plus.

    Je ne comprends pas comment on peut autant se chier dessus. Le jump scare était risqué de toute façon puisque le mouvement qui sort de l'eau est très compliqué à faire pour être vraiment rapide. Il était risqué mais il est maîtrisé.

    http://www.youtube.com/watch?v=kL_ZFjN61DY&feature=youtu.be
  • Bande-annonce

    Seven (1995)

    Se7en

    2 h 07 min. Sortie : . Policier et thriller.

    Film de David Fincher avec Brad Pitt, Morgan Freeman, Gwyneth Paltrow

  • Bande-annonce

    Hypnose (1999)

    A Stir of Echoes

    1 h 40 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, fantastique et thriller.

    Film de David Koepp avec Zachary David Cope, Kevin Bacon, Kathryn Erbe

    LE GHOST JUMP SCARE
    (liste de films où le jump scare est amorcé par un fantôme - la propriété des fantômes étant de ne pas être et d'être surtout là on ne les attend pas)

    Scène du canapé

    Alors que le personnage venait dans la séquence précédente de s'arracher une dent qui n'existait pas, il est soudain pris de potomanie. Il décide cahin caha de s'installer sur le canap', allume la télé. Toujours assis, il se plie en dent pour approcher le visage de l'écran. Le cadre de la caméra choisit alors de l'accompagner, comme si le cadre collait au dos du personnage. Mouvement rotatif et vif de la caméra lorsqu'il se réinstalle plus confortablement. Le choix d'un cadre décentré, le fait de lui coller au dos permet de voir au dernier moment un fantôme qui est assis juste à côté de lui. Le spectateur voit le fantôme de Jennifer dans un premier temps, compensé inutilement par une musique. Le personnage aperçoit ensuite le fantôme à côté de lui et cri.
    Ce décalage peur spectateur / peur personnage permet une frayeur pas trop puissante dans une partie du film où les bizarreries s'accumulent (il peut faire penser à la première partie d'Insidious à ce titre)

    http://www.youtube.com/watch?v=bypAk6hDvbw
  • Ring (1998)

    Ringu

    1 h 38 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Hideo Nakata avec Nanako Matsushima, Hiroyuki Sanada, Miki Nakatani

    le ghost scare est un jump scare traditionnel mais qui peut apparaître n'importe où.
  • Bande-annonce

    Candyman (1992)

    1 h 38 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Bernard Rose avec Virginia Madsen, Tony Todd, Xander Berkeley

  • Bande-annonce

    Paranormal Activity (2009)

    1 h 26 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Oren Peli avec Katie Featherston, Micah Sloat, Mark Fredrichs

    LE JUMP SCARE SONORE
    (liste de films où le jump scare provient d'un bruit vif)

    Un des seuls films jump scarisant avec presque uniquement un travail sonore.
  • Bande-annonce

    Incendies (2010)

    2 h 11 min. Sortie : . Drame.

    Film de Denis Villeneuve avec Lubna Azabal, Mélissa Désormeaux-Poulin, Maxim Gaudette

    Perché à la fenêtre d'un immeuble, un sniper balaie au travers de sa mire son périmètre de tir. La force de la scène est de ne pas avoir le visage du tireur mais aussi d'avoir un plan subjectif : on ne voit que la mire qui balaie et qui tire après avoir bien patienté et posé son tir. La mire et le temps que nous passons dans ce champ de vision rétréci est un élément essentiel de la violence de l'acte : c'est un petit garçon qui est mort.

    Sans ce procédé, nous aurions trouvé cette mort divertissante et avec beaucoup de recul... Ce n'est pas le cas, en plus d'éprouver un malaise pour avoir confondu la conscience du spectateur avec celle du tireur. Nous assistons impuissant à cette survenue brutale d'une balle qui éclate l'os d'un crâne.
    Mis à part les bruits vifs et saturés de bois (mur, plancher, plafond), les coups de feu sont un bon moyen de parvenir à une brutalité sonhorrifique.
  • Bande-annonce

    Que justice soit faite (2010)

    Law Abiding Citizen

    1 h 48 min. Sortie : . Action, drame et thriller.

    Film de F. Gary Gray avec Gerard Butler, Jamie Foxx, Colm Meaney

    scène de la juge. Aller retour champ contre champ puis pan, une balle dans la tête du juge, venue de nulle part.
  • Bande-annonce

    The Thing (1982)

    1 h 44 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, science-fiction et thriller.

    Film de John Carpenter avec Kurt Russell, T.K. Carter, Wilford Brimley

    LE JUMP SCARE BIZARRE
    (liste de films où la provenance du jump scare est l'impossibilité de prédiction d'une réaction)

    J'aime beaucoup ce film pour sa maîtrise astucieuse des effets mais aussi de la caméra. En particulier sur deux scènes :

    L'une est appelée "le test sanguin", scène dans laquelle notre héros au lance-flamme a forcément isolé "la chose". Le test a consisté à prendre du sang de chacun et de provoquer sur chaque échantillon sanguin une réaction au chaud.

    Carpenter choisit une succession de gros plans.
    Chaque échec du test est suivi du remarque - ce qui fait de la scène suivante un plan poitrine, qui rassemble expression du visage et lance-flamme.

    Le test se répète, les plans sont exactement les mêmes. La situation se banalise. Notre héros testeur perd un peu de sa vigilance, coupée par les paroles de son interlocuteur attaché. Et, au bout de la quatrième fois, une réaction s'opère avec un bruit aigu. Inutile de décrire l'indescriptible car personne ne comprend vraiment ce qu'il voit.

    La vivacité du jump scare et son étrangeté, n'ont eu aucun besoin de musique pour compensé un éventuel déficit technique.

    http://www.youtube.com/watch?v=hqVbOSEsJNo#t=183

    +

    réanimation
  • Bande-annonce

    Paranormal Activity 3 (2011)

    1 h 23 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Henry Joost et Ariel Schulman avec Lauren Bittner, Christopher Nicholas Smith, Chloe Csengery

    ◘ Ce qu'il y a d'intéressant avec Paranormal Activity, c'est la lenteur des plans, le systématisme des mouvements (des va et vient de gauche à droite) mais aussi les plans fixes. Ces derniers ont ce paradoxe puissant de poser le plan - et donc de baisser notre vigilance - et de surprendre avec n'importe quel action. Dans le plan qui suit, le laps de temps entre l'inquiétude et le jump scare est de deux secondes. Tout va très vite : la fille monte à l'étage en courant, s'arrête net car elle se confronte à quelque chose d'invisible, recule d'incompréhension. On s'attend à ce que la menace vienne face à elle ou la pousse en arrière. Raté ! Ce sont ses cheveux qui sont brutalement tirés vers le plafond. Avec son cri de petite fille, le tour est joué... et ce, sans compensation musicale.

    http://www.youtube.com/watch?v=NbvNytkTDPQ


    ◘ Poltergeist dans la cuisine : http://www.youtube.com/watch?v=whPFSjZAk8k

    C'est clairement un rappel de l'opus n°2. Faire plus fort que d'ouvrir des placards ? Fracasser tous les objets de la cuisine du plafond jusqu'au sol.
    La sensation d'un plan unique donc naturel, amplifie la frayeur.

    BONUS :

    ◘ Un de mes moments préférés de cinéma, ce n'est pas un jump scare mais une belle étrangeté quand même. C'est la scène du drap derrière la baby-sitteuse qui étudie en cuisine.

    http://www.youtube.com/watch?v=94TF0i9kbUo (dommage qu'on ne voit pas la scène entièrement car la caméra entame un mouvement entier de va et vient sans qu'il ne se passe rien... et cela compte beaucoup).
  • Bande-annonce

    Evil Dead (1981)

    The Evil Dead

    1 h 25 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et fantastique.

    Film de Sam Raimi avec Bruce Campbell, Ellen Sandweiss, Richard DeManincor

    Le jump scare de Sam Raimi a cette spécificité que son Evil Dead repose sur un fond sonore continu et lancinant. Ce vent permanent sert de pré-jump scare, au même titre que le contexte d'isolement et de nuit joue un rôle prépondérant et ajoute à l'atmosphère.
    Dans la scène ci-dessous, Ash réconforte son amie (élément sécurisant). Elle vient de perdre son amie, maintenant enfermée dans la cave dont la trappe est sévèrement cadenassée (élément sécurisant et problème résolu).
    C'est un temps très connu - la réassurance est un temps sécure - mais nécessaire qui va introduire une nouvelle situation de vulnérabilité.

    Une petite voix innocente invite Ash à doucement observer ce qui se passe à la cave. Sa prudence glisse vers une situation sans précaution où il se met à genoux pour regarder sous la trappe obscure... puis à écouter.

    Un bras sort de la trappe pour l'empoigner - le mouvement est très vif, sans doute parce qu'aucune musique ne vient compenser le jump scare.

    J'ajoute enfin que c'est un jump scare typique des films de monstres et de zombies (un bras, une tête traverse l'obstacle, une barricade qu'on avait construite pour se protéger... en vain).

    http://www.youtube.com/watch?v=F3ob3LaslGs
  • Bande-annonce

    Paranormal Activity 2 (2010)

    1 h 31 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Tod Williams avec David Bierend, Brian Boland, Molly Ephraim

    Grande scène de poltergeist dans la cuisine.

    Non seulement la simultanéité de l'ensemble de la cuisine en mouvement crée un sursaut mais le jump scare contribue à ce que le reste du film reste plongé dans une atmosphère angoissante. Ce ne sont plus seulement les individus que nous observons qui peuvent faire peur mais ce sont tous les objets qui sont susceptibles d'être à l'origine du jump scare. De plus, la peur n'est plus seulement concentrée sur les scènes de nuit mais aussi durant le jour.
    L'étonnement est efficace et tient par conséquent au concept du film, complètement chamboulé.

    http://www.youtube.com/watch?v=UsNGjjmH15E
  • Bande-annonce

    Alien : Le 8ème Passager (1979)

    Alien

    1 h 57 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et science-fiction.

    Film de Ridley Scott avec Sigourney Weaver, Tom Skerritt, Veronica Cartwright

    La scène est celle d'un repas convivial en équipe. Elle joue sur l'ordinaire, l'émotion et le sentiment que rien ne peut arriver puisque les différents protagonistes sont réunis autour de la table. Ils discutent des tâches et du salaire. Quand peu à peu un des membres ne se sent rapidement très bien. A partir de là, je ne dénote pas un jump scare vif et distinct mais une batterie de petits jump scares progressifs qui introduisent le huitième passager au sein du vaisseau (malaise vif, truc qui bouge dans le ventre, sang, giclée de sang, le tout en plan américain, puis gros plan sur le visage du petit invité qui ne ressemble à rien de connu). L'alien n'a pas d'yeux - ce qui le catalogue immédiatement comme un être sans conscience et donc capable d'une rare cruauté. Une scène peut-être un peu trop structurée pour être spontanée mais cela reste, des décennies plus tard, une réussite cinématographique dans l'étonnement et dans l'effroi.

    +

    Une autre scène jumpscarisante (de la catégorie maléfique par contre) se situe vers la fin du film où Ripley, débarrassée de l'alien... et de ses camarades, se replie dans ses quartiers avant un nouveau sommeil durable. Un repos bien mérité, mâtiné pour le spectateur d'un touche érotique et tout à fait banale, puisque Ripley se balade dans une culotte pas très topless (moi, je trouve ça très mignon en tous cas). Et soudain, lorsqu'elle prend ses affaires, un truc étranger la touche. Jump scare. Lentement la tête de l'alien se montre, tambour et cuivres à l'oeuvre qui battent la mesure, Ripley se retient de crier : le jump scare se maintient efficacement et glisse vers un instant effroyable et pétrifiant.

    +

    Encore une fois, regarder un ventre ou à l'intérieur d'un oeuf ne dit absolument pas ce qui va déclencher le sursaut :
    http://www.youtube.com/watch?v=Zuj7xygpaZQ&feature=youtu.be
  • Bande-annonce

    Carrie au bal du diable (1976)

    Carrie

    1 h 38 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, thriller, fantastique et drame.

    Film de Brian De Palma avec Sissy Spacek, Piper Laurie, Amy Irving

    Une jeune fille se rend sur une tombe. Musique angélique au piccolo et violon, très aigu donc. La lumière est blanche et tamisée. Le recueillement d'une jeune fille sur une tombe profanée ("Carrie White burns in hell" sur un panneau "For Sale") est somme toute un instant privilégié et innocent. Elle a un regard d'une tendresse infinie, les yeux embués de larmes, des fleurs dans les cheveux, un chemisier blanc. Elle dépose un bouquet constitué de clochettes immaculées, d'oeillets rouges et de gerberas jaunes. Plan d'ensemble, gros plan de haut en bas puis gros plan main-tombe. Calmement une main ensanglantée vient à la saisir au poignet. Fin du piccolo et du violon, on passe à un cuivre qui nous alerte. La caméra fait un plan large en extrême plongée puis finit sur un zoom vif. La jeune fille se débat, se réveille dans son lit tout en ne cessant de crier car ne démêle pas, pourtant éveillé, son cauchemar de la réalité.

    La scène est sans doute un peu too much. Une telle technique peut être retrouvée dans certains films érotique de Joe d'Amato. Mais bon... On est dans un rêve, c'est une scène finale qui introduit l'idée que rien n'est fini au contraire. Cunningham se resservira de la sauce 4 ans plus tard pour Vendredi 13 pour une histoire mère-enfant tout aussi troublante. On pardonne car c'est une leçon de cinéma.
  • Bande-annonce

    Sinister (2012)

    1 h 50 min. Sortie : . Thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Scott Derrickson avec Ethan Hawke, Juliet Rylance, James Ransone

    Cette scène fonctionne comme dans le jump scare retenu pour Rec mais ce sont des victimes innocentes qui sont les sujets de la peur. Ici, ce qui contribue à porter l'effroi est l'obscurité, dont la vision est limitée par une lampe torche, ne laissant que quelques centimètres carrés de visibilité. Le plan est tourné vers le sol et avance vite. Tant est si bien que, lorsque survient, la victime, à peine visible une dixième de seconde, c'est la peur assurée. Je rapproche aussi la séquence de Blair Witch pour son côté "amateur" et tout juste lisible (ce qui n'est pas le cas de la scène de Rec).

    http://www.youtube.com/watch?v=a7hzX7HEQU8&feature=youtu.be

    + 3 Jump scare sonore "bois" dont un deux-temps (cf. Incendies, Paranormal Activity)
    + 4 maléfiques (dont un sublime deux-temps, en gros plan et immobile, puis deux autres dans la foulée, avec temps de latence tout juste respecté... rarissime !)

    http://www.youtube.com/watch?v=KdcfrH11OHk