Mes 30+ Survival/Horror préférés...

Avatar seblecaribou Liste de

42 jeux vidéo

par seblecaribou

Trop complexe de réellement expliquer un vrai classement/top donc j'opte pour une liste traditionnelle qui sert plus de répertoire du genre avec mon avis sur chaque jeu. La place ici se mérite sur un mélange entre la qualité des mécaniques pour de l'horreur, la qualité de l'atmosphère, le fait que j'ai eu peur ou non etc...retenons surtout que ce sont les survival/horror que j'aime avant tout.

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    Resident Evil (1996)

    Biohazard

    Sortie : . Action-Aventure et survie.

    Jeu vidéo de CAPCOM et Virgin Interactive sur PlayStation, Saturn et PC

    Le classique des classiques. Si on ne lui doit pas exactement la paternité du genre, il a apporté un niveau de polish dans les graphismes et les mécaniques de jeu qui ont lui ont permis d'être l'inspiration pour tous les autres survival/horror de l'ère PS1 et PS2. Les caméras fixes, les contrôles tank, les balles limitées, le back-tracking, les notes à lire pour étayer les puzzles et la narration...autant d'éléments qui sont devenus des standards grâce à ce coup de maître.
    Aujourd'hui, on rira sans aucun doute de ses doublages aberrants, de ses graphismes 3D finalement assez clairs et colorés pour un jeu d'épouvante. Mais la tension du jeu est toujours là grâce à un level-design d'une qualité qui ne se dément pas avec les années et qui ne sera pratiquement jamais aussi bien foutu dans le genre. Aussi nanardesque dans la présentation qu'élégant et maîtrisé dans la profondeur de jeu.
  • Bande-annonce

    Resident Evil (2002)

    Bio Hazard

    Sortie : . Action-Aventure et survie.

    Jeu vidéo de CAPCOM sur GameCube et Wii

    Le remake des remakes. Avec cet épisode, ce qu'a fait Mikami est assez prodigieux: amener l'élégance du jeu jusque dans la présentation. Pour l'époque de sa sortie, le jeu était un poids lourd en terme graphique. Tellement avancé et détaillé qu'encore aujourd'hui, il parvient à tenir la route techniquement. Les cinématiques, les doublages, les éclairages, tout a été refait de main de maître pour proposer une expérience où le ton est plus proche des sensations de jeu que dans l'original. Resident Evil mouture 2002 est donc déjà un pas en avant sur l'atmosphère qui suinte l'épouvante classique dans chaque plan.
    Seulement la beauté du jeu ne s'arrête pas là. La reconstruction est aussi dans les éléments de jeu. Si on conserve la répartition chiche des balles, le level-design qui oblige constamment à des allers-retours et donc à soit slalomer soit tuer les ennemis sur le chemin, le jeu ajoute des éléments nouveaux. Superficiellement, certains scripts changent un peu de place ou de déclencheur, pour faire plaisir au fan. Plus profondément, le jeu introduit une aile nouvelle dans le manoir qui s'accompagne d'un arc extrêmement glauque. Et surtout, il ajoute les armes défensives passives (couteaux, tasers...) qui permettent d'échapper à une attaque directe, et les "têtes rouges", ces zombies qui reviennent à la vie si on ne brûle pas leur corps à l'aide d'une essence donnée encore plus chichement que les balles.
    Grâce à ces ajouts, la seconde partie du jeu se voit revitalisée et bien plus effrayantes que dans l'original.
    Dans le genre, c'est tout simplement un immanquable.
  • Bande-annonce

    Resident Evil 2 (1998)

    Biohazard 2

    Sortie : . Action-Aventure et survie.

    Jeu vidéo de Capcom Production Studio 4 et CAPCOM sur PlayStation, Dreamcast, Nintendo 64, GameCube, PC, PSP et PlayStation 3

    De la trilogie originale sur PS1, il s'agit de mon épisode préféré. Probablement plus des raisons sentimentales et nostalgiques que réellement objectives.
    Resident Evil 2 est réalisé non pas par Shinji Mikami, director du premier volet, mais par Hideki Kamiya à qui l'on devra par la suite Devil May Cry et Bayonetta. Et si son amour pour les beat'em up ne transparaît pas encore ici, Resident Evil 2 est sans doute déjà un peu plus bourrin que l'épisode précédent, sans pour autant mettre de côté le game-design centré sur l'économie de balles et le back-tracking. En revanche, l'atmosphère plus urbaine et jouant moins sur l'unité de lieu (malgré une bonne partie de l'histoire se déroulant dans le commissariat) lui donne une saveur un peu différente de son prédécesseur.
    Et il a toujours dans son escarcelle de quoi être un digne successeur et ce malgré les coupes d'idées que l'on peut noter en jouant à RE1.5 (dont on a un bel aperçu dans une démo trouvable sur Internet). Mis à part les graphismes revus à la hausse et quelques arrangements dans la vitesse de jeu, on peut surtout noter le système de scénario qui s'entrecroisent avec deux versions de chaque campagne, donnant réellement envie de finir le jeu à plusieurs reprises. Surtout, c'est le premier épisode à introduire des ennemis du type "stalker", des sortes de boss qui apparaissent de temps à autre en cassant les murs et en obligeant à fuir. Concept déjà exploré sur SNES avec Clock Tower, mais qui sera utilisé de manière ici assez intelligemment pour pimenter la progression...un excellent épisode, tout simplement.
  • Bande-annonce

    Resident Evil 2 (2019)

    Biohazard RE:2

    Sortie : . Action-Aventure et survie.

    Jeu vidéo de CAPCOM sur PlayStation 4, Xbox One et PC

    "Remake des remakes" Le retour. Capcom frappe encore très fort avec ce qui est probablement le second meilleur remake de l'histoire du jeu vidéo depuis Resident Evil sur GameCube.
    Le remake est ici peut-être encore plus profond. On garde le scénario, les personnages, le level-design global et les ennemis...par contre on change le système de caméra, et beaucoup de mécaniques de jeu.
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    Resident Evil 3 : Nemesis (1999)

    Biohazard 3 : Last Escape

    Sortie : . Action-Aventure et survie.

    Jeu vidéo de CAPCOM et Eidos Interactive sur PlayStation, Dreamcast, GameCube, PC, PSP, PlayStation 3 et PS Vita

    Alors que le second opus se démarque pas mal du premier par son environnement, Resident Evil 3: Nemesis est l'épisode qui s'oriente vraiment vers l'action. Sans aller jusque dans les délires que la franchise va connaître après le quatrième opus, rien que la palette de mouvements, comprenant une esquive et un tour rapide sur soi-même, donne au joueur la possibilité de plus réactivité qui va avec le nouvel antagoniste.
    Parce que l'ambiance post-apocalyptique de cet épisode entièrement en ville cette fois-ci, change la manière dont le stresse va se construire. Au lieu de la lente et calme progression dans le manoir ou le commissariat des deux premiers volets, RE3 reprend le concept du stalker entamé dans le 2 et en fait un véritable élément de jeu et de stresse, au prix de l'atmosphère d'épouvante.
    Car si la structure globale conserve le back-tracking, l'économie de balles est un peu moins importante et ce pour la simple raison que l'on peut pratiquement à tout moment se faire surprendre par le fameux Nemesis, qui explose des murs, casse des portes ou défonce des vitres pour trouver le joueur. Évidemment, cela est scripté dans l'espace, mais pas vraiment dans le temps, si bien que d'un run sur l'autre, RE3 parvient à rester surprenant. Capitalisant sur l'idée de cet ennemi invincible que l'on ne peut battre que temporairement, le jeu offre des choix à certains moment de scénario: se battre, fuir ou se cacher. Chaque fois, on altère légèrement la progression se facilitant ou se rendant plus complexe la tâche de survivre.
    Même si cette suite me plaît moins en terme esthétique et de rythme (je préfère mes survival/horror posés et lents) avec son aspect plus urbain, elle est clairement de celles qui sont intéressantes sur le plan mécanique. Un très bon jeu encore aujourd'hui.
  • Resident Evil : Code Veronica (2000)

    バイオハザード コード :ベロニカ (Biohazard - Code: Veronica)

    Sortie : . Action-Aventure.

    Jeu vidéo de CAPCOM, Nextech et Eidos Interactive sur Dreamcast

    Des épisodes classiques, c'est celui que j'aime le moins. Resident Evil: Code Veronica a deux défauts majeurs, me semble-t-il.
    1/ il tire un peu trop sur les mécaniques du genre telles qu'interprétées jusque là dans les épisodes précédents: le back-tracking prend des proportions idiotes ici, avec un domaine à visiter trop grand, réparti sur trois grands bâtiments pour la première partie et sur un énorme quatrième pour la deuxième partie. Le jeu semble vraiment long parfois, ne parvenant pas à maintenir un rythme intéressant et pouvant se montrer un peu rébarbatif en plus à cause de certains ennemis que l'on doit esquiver trop souvent.
    2/ esthétiquement...c'est pas fou. Première épisode entièrement en 3D non précalculée, Code Veronica était une merveille à son époque, et apportait certains effets de travelling un peu sympathiques. Mais cela se fait au prix d'environnements trop stériles esthétiquement, à la colorimétrie un peu trop froide et finalement presque trop...réaliste?
    Et puis Code Veronica est aussi célèbre pour avoir au moins un, si ce n'est deux piques de difficulté tels que si l'on ne sauvegarde pas intelligemment avant un certain événement, on peut se retrouver dans l'impossibilité de battre un boss et donc dans l'obligation de redémarrer le jeu à zéro.
    Il lui reste tout de même des qualités, notamment sur le plan de l'histoire, et quelques fulgurances visuelles. Si aujourd'hui la mise en scène est vraiment ringarde, l'arc narratif des jumeaux Ashford reste un des moments forts de la série. Je reste prudent quant à une recommandation. Pour moi, il ne paye ni vraiment dans l'atmosphère qui manque d'épouvante, ni vraiment dans le gameplay qui montre de belle boulette de game-design et un manque de soin dans la structure...
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    Resident Evil Zero (2002)

    バイオハザード0 (Biohazard 0)

    Sortie : . Action.

    Jeu vidéo de Capcom Production Studio 3 et CAPCOM sur GameCube et Wii

    Avant le changement de paradigme complet que va subir la série avec Resident Evil 4, Zero, qui se présente comme une préquelle scénaristique au premier volet, mais également comme la continuité du remake de Mikami, se voit souvent oublié pour des raisons que je peux saisir.
    Zero n'est pas franchement le jeu le plus plébiscité de la saga et cela peut tenir à deux facteurs principaux. Premièrement, cet épisode dirigé par Koji Oda (qui n'était "que" planner sur le premier épisode) n'a transposé quasiment aucune des idées du remake de Mikami: plus de "crimson head", plus d'arme de défense.
    Surtout, et je pense que c'est pour cela que ce n'est pas le premier épisode à lancer quand on veut découvrir la série, le jeu est beaucoup plus demandeur en ce qui concerne l'utilisation des menus. En réalité, initialement, RE0 devait être un épisode coopératif. Ne trouvant pas les moyens de rendre cela intéressant avec l'ancienne formule visuelle (les caméra fixes) et structurelle (la carte qui incite au backtracking) l'équipe d'Oda a conservé les deux personnage, mais jeté la coopération entièrement. Cet épisode propose donc au joueur de jouer deux personnages "en même temps" en passant de l'un à l'autre, en donnant des ordres à l'autre etc.
    Beaucoup de bons puzzles, de choix stratégiques quant aux ennemis et de navigation dans le nouvel environnement en résultent. Seulement le jeu double aussi le temps que l'on passe dans les menus à gérer deux inventaires où l'on peut échanger des objets etc. De plus, Zero est un jeu assez difficile où l'on peut mourir vraiment régulièrement, notamment parce que l'on doit esquiver les ennemis deux fois.
    Il reste cependant un épisode super intéressant dans sa gestion du duo et qui propose un challenge excellemment dosé et une atmosphère qui colle merveilleusement bien à REmake. À faire si l'on connaît déjà bien le premier volet.
  • Bande-annonce

    Resident Evil 7 (2017)

    Biohazard 7

    Sortie : . Action-Aventure, réalité virtuelle et FPS.

    Jeu vidéo de CAPCOM sur PlayStation 4, Xbox One et PC

    Le retour de la franchise vers l'épouvante et l'horreur après pratiquement 15 ans à se balader dans le genre action. Resident Evil 7 est avant tout une réponse au fan trahi par Resident Evil 4 et ses suites; beaucoup d'excellents jeux, mais pas vraiment des jeux d'horreur, encore moins de survie.
    Resident Evil 7 est en même temps une sorte de reboot de la franchise. Après le changement induit par 4 et sa caméra à l'épaule, c'est encore une modification du point de vue du joueur qui entame la nouvelle ère pour la saga phare du genre. Resident Evil 7 se joue à la première personne et a beaucoup appris de ces indés qui ont comblé tant bien que mal le manque de jeux d'horreur de la génération "PS360". On sent qu'il y a un peu d'Outlast et d'Amnesia dans l'aspect "infiltration" légère du jeu et les stalkers réinterprétés pour la vue à la première personne. On sent même une envie juvénile de faire plus crade qu'Outlast avec cette introduction qui monte dans le body-horror assez vite. Mais en réalité, RE7 est vraiment un descendant de RE1.
    Et c'est sa structure qui le rapproche des débuts de la série, avec le retour des manoirs vastes et des trousseaux aux milles clés. Cependant, RE7 est probablement la meilleure entrée dans la série à ce jour. Parce que déjà sa vue à la première personne le rend plus aisément jouable pour les nouveaux venus qui n'auraient pas connu les contrôles tanks à l'époque. Et aussi parce que le jeu a découpé son level-design en mini-manoirs connectés, plutôt que de proposer une seule bâtisse qui fait tourner la tête par sa taille. On s'y perd moins et les vétérans trouveront sans doute le premier run trop facile. Mais c'est une main tendue à la fois vers les fans et vers les potentiels amateurs qu'il serait dommage de ne pas saisir.
    Je le recommanderais presque plus comme premier épisode que Resident Evil (2002).

    PS: En sus de sa version normale, REVII est un jeu entièrement jouable en réalité virtuelle sur PlayStation VR ou Oculus Rift. Et c'est le meilleur jeu dans cette catégorie, haut la main. Dans ces conditions, il devient l'une des expériences les plus terrifiantes auxquelles j'ai pu jouer de ma vie...alors que j'avais déjà fini le jeu lorsque je l'ai découvert en VR.
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    Silent Hill (1999)

    Sortie : . Action-Aventure et survie.

    Jeu vidéo de KCET, Keiichiro Toyama et KONAMI sur PlayStation, PlayStation 3 et PSP

    La seconde série la plus culte du genre a démarré avec un premier épisode d'une qualité assez hallucinante.
    Si graphiquement, on aura de la peine à retenir un petit rictus devant l'animation de course d'Harry Mason, le travail sur la photographie du jeu, le soin apporté aux angles de caméra fixes et à la gestion légèrement flottante de la caméra que l'on peut bouger, tout comme le design des monstres et lieux que l'on visite, tout cela est encore et toujours remarquable. Silent Hill, contrairement à son concurrent direct de l'époque, est encore un jeu particulièrement effrayant près de 20 années après sa sortie. La bande originale qui tient en même temps lieux de sound design y est vraiment pour beaucoup; Akira Yamaoka est aujourd'hui une légende dans le métier, et ce n'est pas cette OST avec laquelle il a donner son son si particulier à la saga qui fera mentir cette réputation.
    Côté gameplay, on est sur quelque chose d'un peu rigide mais de réellement travailler pour faire peur. Entre la visée pas toujours précise pour simuler l'amateurisme du héros, la course et l'esquive pas simple à mettre en place et les ennemis assez peu enclin à lâcher le joueur, SH encore aujourd'hui montre que chaque élément étaient pensé pour une raison. Et ça fonctionne toujours. S'il me semble que le level-design n'est pas aussi carré et impressionnant que son rival d'antan, SH propose une exploration de qualité, avec des puzzles pour la plupart assez ingénieux dans leur style sans jamais être un frein complet à la progression.
    Même si l'histoire jouant plus sur son ésotérisme que réellement sur ses thèmes (comme le feront les suites) ne brille pas encore de mille feu, elle reste assez glauque, évocatrice et rythmée pour tenir aisément en haleine. Et si les doublages d'époque dénotent à peu près autant que pour RE (encore que), le ton est toujours sauf, à l'inverse de la saga de Capcom, toujours au bord du nanard.
    Silent Hill est toujours un chef d'oeuvre et une pierre angulaire du genre. Je le recommande à tous les amateurs, à la fois pour son challenge et son atmosphère inimitable, bien que fâcheusement imitée par les épisodes suivants le 4.
  • Silent Hill 2 (2001)

    Sortie : . Action-Aventure et survie.

    Jeu vidéo de KCET et KONAMI sur PlayStation 2, Xbox et PC

    Souvent considéré comme le meilleur opus de la saga, Silent Hill 2 est avant tout célébré pour son histoire. Et il est vrai que cette dernière a bénéficié d'un soin tout particulier. Que cela soit sur son déroulement pur ou sur la manière dont le jeu la présente.Je pense que si SH2 est souvent à ce point acclamé, c'est avant tout parce que, plus encore que pour les autres épisodes, l'ensemble de ses choix esthétiques sont en relation avec l'histoire. Chaque design de créature, chaque moment de progression, chaque réaction de personnage est là pour conduire à un final incroyablement touchant et dur.
    Mais SH2 n'est pas que de l'histoire; il conserve la qualité du level-design du premier opus qui participe à créer beaucoup de tension dans l'exploration. Il améliore les énigmes aussi. Et surtout, c'est assez rarement discuté, SH2 propose plusieurs fins en rapport avec des choix conscient et inconscient du joueur. Tenir compagnie plus longtemps à un personnage, regarder certains objets à plusieurs reprise dans son inventaire, jouer sans se soigner régulièrement ou en tuant tous les ennemis; tout cela mène à des fins différentes qui font du héros un être d'espoir ou suicidaire.

    Au même titre que le remake de Resident Evil, c'est tout simplement un immanquable.
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    Silent Hill 3 (2003)

    Sortie : . Action-Aventure et survie.

    Jeu vidéo de KCET et KONAMI sur PlayStation 2 et PC

    Cet épisode prend la suite du premier sur le plan scénaristique et retourne donc au scénario plus ancré dans l'ésotérisme et les religions que sur les tourments personnels de son personnage principal. Mais ce n'est pas pour autant qu'il ne réussi pas à être mémorable.
    SH3 est probablement l'épisode que je trouve le plus terrifiant. Je ne sais pas si c'est le bestiaire, le déroulement du jeu ou la simple somme aberrante d'idées horrifiques exploitées avec une maestria qui laisse pantois. Mais le fait est que dès son introduction, la barre est mise particulièrement haute et il y a au minimum deux séquences cultes en terme d'horreur qui n'ont jamais été égalées dans la série ou ailleurs.

    Sur le plan de la structure de jeu et des énigmes, cet épisode me semble un tout petit peu en retrait, mais il compense tellement sur l'atmosphère et l'épaisseur de son lore qu'il reste un immanquable.
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    Silent Hill 4 : The Room (2004)

    Sortie : . Action-Aventure et survie.

    Jeu vidéo de KCET et KONAMI sur PlayStation 2, PC et Xbox

    Le quatrième et dernier opus de la Team Silent est probablement le plus décrié de la tétralogie initiale...et c'est paradoxalement mon épisode préféré.
    Les reproches qui lui sont adressés ont surtout à voir avec sa structure de jeu qui consiste en deux grandes parties et dont la seconde oblige à visiter les mêmes lieux que la première, dans le sens inverse, tout en protégeant un personnage. C'est en apparence un cocktail pour une moitié de jeu laborieuse au possible.
    J'arguerais cependant que le dit-personnage se débrouille très bien dès qu'on lui confit une arme de corps à corps et que, si refaire certaines zones peut se montrer rébarbatif, notamment quand les énigmes nouvelles s'entrechoquent un peu avec le côté plus urgent des affrontements (on se fait plus agresser dans la seconde partie du jeu), le stresse provoqué en vaut la chandelle.
    Mais surtout, Silent Hill 4 est à mes yeux ni plus ni moins que la meilleure histoire horrifique que j'ai pu lire, voir ou jouer. Factuellement, elle se raccroche de très loin au second opus. Mais elle met avant tout en jeu des thèmes d'une dureté incroyable, en particulier sur l'abus d'enfant et ses répercutions sur l'adulte. Surtout, la plus grande force du titre est d'offrir au joueur une motivation émotionnelle qui n'existe que par le voyeurisme de ce dernier, ce qui crée une des rares, si ce n'est la seule efficace à ce point, expérience malsaine érotomaniaque que l'on puisse trouver en jeu vidéo.
    Pour le reste, la direction artistique est admirable comme pour les trois premiers opus, avec un monstre en particulier qui culmine dans le top 3 de la saga. Et la bande originale retrouve plus de chant et de guitare, à la SH2, et moins de "bruits" à la SH3.
    Le premier run sera dur à passer, mais une fois habitué à la seconde partie, on y trouve un des meilleurs jeux d'horreur jamais fait, et surtout l'exemple type de la suite qui prend des risques tout en étant par entière de la série.
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    Silent Hill : Origins (2007)

    Sortie : . Aventure, survie et action.

    Jeu vidéo de Sam Barlow, Climax Studios et KONAMI sur PlayStation 2 et PSP

    La qualité diminue assez drastiquement à cause du changement de studio. Climax fait ici un jeu d'épouvante très correct mais qui manque clairement de personnalité. Origins est dans l'ombre des quatre épisodes précédents, reprenant trop du gameplay du premier épisode, et s'appuyant trop sur le carcan scénaristique du second.
    Il a cependant son charme, notamment grâce à sa mécanique centrale qui consiste à appeler le monde altéré de Silent Hill; la partie faite de rouille et de sang qui remplace la version "normale" au rythme du scénario dans les épisodes précédents, se voit ici convoquée par le joueur lorsqu'il traverse des miroirs. Cela, dans l'idée amène l'obligation pour le joueur de se faire violence et de s'imposer lui-même les versions encore plus angoissantes des lieux qu'il visite. Malheureusement, la facilité du jeu rend ces mondes altérés assez peu épuisants moralement. Et combiné à un level-design parfois trop vaste (certains lieux comme le théâtre sont énorme pour un jeu de ce genre) cela peut donner lieu à une exploration laborieuse bien qu'intéressante dans l'idée.
    Il y a cependant l'envie de bien faire et, dès que l'on oublie l'héritage de la série, un petit survival/horror qui cale un trou. Pas vraiment ce que l'on attend de cette saga aux quatre premiers volets mythique, mais mieux qu'une descente stricte aux enfers.
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    Silent Hill : Shattered Memories (2009)

    Sortie : . Action et aventure.

    Jeu vidéo de Sam Barlow, Climax Studios et KONAMI sur Wii, PlayStation 2 et PSP

    Après la tentative de faire DU Silent Hill avec Origins, au lieu de faire UN Silent Hill, Climax revient à la barre avec cet épisode qui n'a pas grand chose à voir avec la saga dans sa version japonaise, ni même avec l'épisode PSP précédent. La filiation est d'ailleurs tellement mince que l'on pourrait se passer du sur-titre "Silent Hill" et n'y voir aucun rapport...sans que cela soit péjoratif.
    Parce que pris comme un Silent Hill, Shattered Memories n'a ni l'esthétique, ni le choix des thèmes ni la méthode pour être le même type de survival/horror. Le jeu se passe de combat, a une colorimétrie tout en couleur froide (au lieu du contraste froid du monde normal contre chaud du monde altéré), et un design des monstres assez peu inspiré. Le jeu est pourtant un très bon jeu d'épouvante, dès lors que l'on se frotte à ses petites idées narratives et visuelles.
    L'exploration est grandement aidée par la qualité et le nombre de détails: c'est le plus beau jeu Wii sans conteste (c'est peu dire compte tenu de la qualité médiocre de la machine, mais le jeu s'en tire vraiment admirablement bien). Le jeu a une utilisation confortable et immersive du motion control, avec la caméra sur la wiimote, le téléphone dans le micro de la même manette et des mini-jeux servant de puzzle souvent sous forme d'objets à manipuler via la manette. Si la partie fuite des monstres est en retrait, au moins la découverte des décors se fait avec un vrai plaisir.
    Mais c'est surtout en terme d'atmosphère et de scénario que cet épisode tire son épingle du jeu; entre chaque session à Silent Hill dans la peau de Harry Mason (héros du premier volet dont on revoit l'histoire ici conté différemment) on se retrouve dans le bureau d'un psychologue qui pose divers question quant à nos moeurs, notre perception de la mort, notre rapport à nos parents etc. ce qui modifie, parfois dans le détail parfois assez drastiquement les personnages que l'on rencontre et les lieux que l'on visite. Une idée qui est démontrée dans un tutoriel de début de jeu et qui permet d'installer une douce paranoïa quant au rapport au jeu.
    Un très bon jeu, bien qu'extrêmement éloigné de la saga originelle, au point de n'avoir de rapport que le titre et quelques noms de personnages.
  • Bande-annonce

    Silent Hill : Downpour (2012)

    Sortie : . Action et aventure.

    Jeu vidéo de Vatra et KONAMI sur Xbox 360 et PlayStation 3

    Encore un super jeu d'épouvante dans la saga, mais qui n'a encore une fois pas tant de rapport que cela à la série telle qu'engagée par la Silent Team. Ceci étant dit, après les moyens voire mauvais Origins et Homecoming, Shattered Memories et Downpour montrent au moins qu'une possibilité de jeux de qualité existe, même quand ceux-ci sont peu en rapport avec leur
    série d'origine.
  • P.T. (2014)

    Sortie : . Aventure.

    Jeu vidéo de Kojima Productions et KONAMI sur PlayStation 4

    Retiré du PSN par Konami et, à priori, retiré des serveurs de la même société, P.T. est tristement un jeu qui va se raréfier avec le temps puisque seuls les possesseurs d'un PlayStation 4 au disque dur intact et contenant déjà une copie du jeu pourront y jouer à l'avenir. Et c'est bien dommage car ce teaser jouable du projet Silent Hills, retour de la franchise au Japon par le biais d'Hideo Kojima en réalisateur principal (assisté de Guillermo Del Torro) montre de grandes idées d'épouvante.
    On ne va pas se mentir, tourner en boucle dans le même couloir n'est pas exactement l'idée que l'on se fait de la saga. Mais la terreur qui résulte de certains de ses scripts en revanche montre une réelle emprise sur ce qui fait peur et montre accessoirement qu'on est probablement passé à côté d'un bon jeu d'horreur.
    Si vous avez l'occasion d'y toucher, je recommande très chaudement P.T. avec un bémol: expérimentez dans le dernier loop comme dans un train fantôme aléatoire. Si vous le prenez réellement comme l'énigme qu'il est, vous vous trouverez face à une situation frustrante et oublierez probablement les qualités atmosphérique de ce très court (environ une heure) premier jet de Kojima.
  • Condemned : Criminal Origins (2005)

    Sortie : . Survie, FPS et action.

    Jeu vidéo de Monolith, Monolith Productions et SEGA sur PC, Xbox 360 et Xbox One

    La première agression sur le premier lieux d'enquête. Le final où ça part en sucette en pleine rase campagne.
  • Condemned 2 : Bloodshot (2008)

    Sortie : . FPS.

    Jeu vidéo de Monolith Productions et SEGA sur Xbox 360 et PlayStation 3

    La fabrique de poupée (en fait c'est comme les mannequins, j'ai horreur des trucs inanimés qui se mettent à bouger ou qui ne bougent pas devant toi) juste un calvaire. Et le grizzli aussi qui est mon plus gros sursaut EVER dans un jeu vidéo quand il passe sa grosse tête par le mur.

    [MàJ] Outlast a réussi à battre le grizzli...
  • Project Zero (2001)

    零 (Zero)

    Sortie : . Action.

    Jeu vidéo de Tecmo et Nintendo sur PlayStation 2, Xbox et Wii

    Pfff, je sais même pas quel passage mettre en avant. Rien que le fait qu'on soit dans le noir quasi complet pendant la majeur partie du jeu c'est juste @_@.
  • Project Zero II : Crimson Butterfly (2003)

    零 : 紅い蝶 (Zero : Akai Chô)

    Sortie : . Action.

    Jeu vidéo de Tecmo sur PlayStation 2

    Moins effrayant que le premier à mon goût et un peu trop d'allers-retours qui cassent un peu l'atmosphère sur le long terme. Sinon, un bon opus quand même.
  • Project Zero 3 : The Tormented (2005)

    零 : 刺青の聲 (Zero : Shisei no Koe)

    Sortie : . Action.

    Jeu vidéo de Tecmo sur PlayStation 2

    Mon épisode préféré de la saga. J'ai eu beaucoup de mal à progresser par endroit tellement les angles de caméra et l'obscurité ont été source d'angoisse.
  • Bande-annonce

    Alien : Isolation (2014)

    Sortie : . Action-Aventure et FPS.

    Jeu vidéo de Creative Assembly et SEGA sur PlayStation 4, PlayStation 3, Xbox One, Xbox 360, PC, Mac et Linux

    L'alien tout simplement...du début à la fin. Imprévisible, mais légèrement manipulable, allier contre les autres humains hostiles et pourtant mortel en toute circonstance. Une des IA de nemesis les plus géniales qu'on ait pu faire.
  • Bande-annonce

    Outlast (2013)

    Sortie : . Aventure et survie.

    Jeu vidéo de Red Barrels sur Nintendo Switch, Linux, PC, PlayStation 4 et Xbox One

    La sortie de l'asile en pleine nuit et sous une pluie battante. La remontée des égouts. La récupération de la caméra...et combien de jumpscares?
  • Rule of Rose (2006)

    Sortie : . Aventure.

    Jeu vidéo de Punchline, Sony Interactive Entertainment, Atlus sur PlayStation 2

    L'ambiance globale très malfaisante rend assez compliquée l'idée de réfléchir à des énigmes, même basique. Le scénario, l'imagerie m'ont beaucoup angoissé...et un des boss, en mode bondage de directeur d'orphelinat est atroce.
  • Clock Tower : The First Fear (1995)

    Clock Tower

    Sortie : . Aventure, point’n’click et survie.

    Jeu vidéo de Human Entertainment sur Super Nintendo, PlayStation, PC et WonderSwan

    Pour un jeu aussi vieux, l'atmosphère est tout simplement remarquable. Avec peu de moyens technique, une excellente idée de gameplay (mélanger le point&clic à un facteur stress) le jeu parvient à m'angoisser, et à me faire sursauter. L'apogée du concept restera Haunting Ground, mais cette version SNES est vraiment un must-play pour les amateurs du genre.
  • Clock Tower 3 (2002)

    Sortie : . Aventure.

    Jeu vidéo de SunSoft et Capcom sur PlayStation 2

    Autant je trouve les épisodes PS1 beaucoup trop laborieux, autant cette transposition du concept SNES sur PS2 est vraiment bonne. Juste esthétiquement, je ne suis pas trop fan de l'héroïne ou du tueur; les décors restent très soignés. Du coup, je lui préfère Haunting Ground.
  • Haunting Ground (2005)

    デメント [Demento]

    Sortie : . Aventure.

    Jeu vidéo de CAPCOM sur PlayStation 2

    Le jeu joue plus sur un stresse à la Outlast que sur une angoisse lancinante ou des sursauts à répétition. Dès que le nemesis du jeu entre dans la pièce, c'est la panique complète. Malgré tout, ça n'est pas le jeu le plus effrayant que j'ai pu toucher, mais il est exceptionnel en terme de qualité (d'où sa place légitime ici). Level-design, énigmes et atmosphère topissime.
  • Penumbra : Black Plague (2008)

    Sortie : . Action et aventure.

    Jeu vidéo de Frictional Games sur Mac et PC

    Là c'est un sentiment global. J'ai pas flippé à mort sur une séquence en particulier, mais le fait d'avoir l'impression d'être pas armé du tout, ça met une pression constante. C'est l'impuissance qui va à l'encontre de ce que propose le jeu vidéo globalement qui fait vraiment peur.
  • Bande-annonce

    Amnesia : The Dark Descent (2010)

    Sortie : . Survie, action et aventure.

    Jeu vidéo de Frictional Games et Thomas Grip sur PlayStation 4, PC, Mac et Linux

    Même chose que pour Penumbra. Ah si le premier coup qu'un...un...enfin quelque chose attaque le joueur où on s'en rend compte avec les mouvements de l'eau dans laquelle on se trouve, ça c'était génial.
  • Bande-annonce

    White Night (2015)

    Sortie : . Aventure et puzzle.

    Jeu vidéo de OSome Studio et Plug In Digital sur Android, Nintendo Switch, PlayStation 4, Xbox One, Linux, Mac et PC

    Le noir d'une opacité remarquable rend la navigation assez angoissante L'histoire provoque une surcouche de malaise, se contentant le plus souvent de surgir par le biais de notes et photos, ou suintant par les décors. Quelques jumpscare sont en plus de la partie. Excellentes sensations et une bonne maîtrise du level-design.
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