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318 films

par J_Cooper

J'ai une page instagram où je fais des critiques, la voici : https://www.instagram.com/le_cercle_des_cinephiles/
Ce sont de petits critiques, manque de place oblige, mais j'essaie d'en dire le plus possible. Voici donc les films que j'ai critiqué, avec mon avis en dessous. Mais pour me suivre plus simplement, vous pouvez suivre ma page !
Je ne suis pas critique professionnel de cinéma. J'essaie de donner mon avis dans un paragraphe simple et concis pour faire part de mon avis, sans entrer dans les détails et aller trop loin.
Cette liste est avant tout présente pour me repérer parmi les films que j'ai critiqué.

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    Les Animaux fantastiques (2016)

    Fantastic Beasts and Where to Find Them

    2 h 13 min. Sortie : . Aventure et fantastique.

    Film de David Yates avec Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Colin Farrell

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    The Grand Budapest Hotel (2014)

    1 h 39 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Wes Anderson avec Ralph Fiennes, Tony Revolori, Saoirse Ronan

    Séances de cinéma (5 salles)
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    Lost in Translation (2003)

    1 h 41 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sofia Coppola avec Bill Murray, Scarlett Johansson, Giovanni Ribisi

    "Lost in Translation" procède, sous une forme intéressante, à une introspection de ses deux protagonistes à travers l’écriture de cette histoire. Le long-métrage ne se limite pas au schéma classique du genre, car en voyant plus loin, il ne se réfère à aucun format. Le film explore la relation des personnages pendant les 1h40, en questionnant et requestionnant ces derniers sur le sens de la vie, leur âme perdue et la relation délicatement traitée entre les deux personnages. Par la beauté et la grandeur de Tokyo, le fond prend une dimension plus grande puisqu’il s’inscrit dans l’âme que possède cette ville. La réalisation de Sofia Coppola porte un souffle plus fort par l’esthétisme des tableaux qui sont construit par la mise en scène ainsi que la superbe photographie. Ce que le métrage réussit à faire, c’est d’utiliser l’image comme message. Effectivement, les dialogues ne sont pas si récurrents que cela, tout au long du film. A la place, l’image, les regards et les émotions des personnages, tout cela en dit davantage pour un traitement plus profond de cette relation.

    Cependant, j’y trouve bien un problème qui m’a assez dérangé pendant mon visionnage. Si le propos est assez bien construit, tout comme la forme qui est très jolie, l’exécution manque de précision, voire de force. L’impression que tout se déroule au ralentit est constante. Une belle histoire est racontée mais de façon extrêmement lente. Ce qui prend son sens de façon assez particulière par rapport à la manière de traiter cette relation mais le film reste néanmoins ennuyant car le rythme se voit être géré de façon assez problématique. Difficilement excusable, car ce problème m’a sorti du long-métrage, je trouve malgré cela, les prestations de Bill Murray et Scarlett Johansson très justes et viennent équilibrer l’ensemble de cette œuvre qui me laisse un avis mitigé.
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    Zulu (2013)

    1 h 50 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Jérôme Salle avec Orlando Bloom, Forest Whitaker, Conrad Kemp

    "Zulu" part d’un postulat de départ qui n’évite pas la simplicité et le déjà-vu dans son idée. Si le long-métrage emporte dans une enquête simple mais d’une efficacité redoutable, dans l’exécution, le film fait preuve d’une grande réussite. Il aborde l’intrigue avec cette plongée violente, au cœur de l’Afrique du sud toujours en proie aux tensions ethniques, élément qui vient seconder le fil scénaristique principal. Ne marquant pas d’une empreinte très forte cette histoire, l’évocation d’une Apartheid encore dans les esprits permet d’approfondir le fond, tout en l’intégrant plus ou moins directement dans cette histoire, sans pour autant le faire inutilement. A ce niveau, c’est assez juste dans la façon de l’inscrire dans l’histoire principale. Une intrigue principale qui est menée avec une grande maîtrise, construit autour d’une descente aux enfers, pour les personnages, qui fonctionne aussi bien au niveau scénaristique, qu’au niveau de la tension dont le travail est assez fort. C’est par une montée en puissance tenue et équilibrée, que cette chute va avoir lieu, au même niveau que l’avancée de l’enquête.

    Le long-métrage offre, au-delà d’un message pertinent et d’une enquête assez passionnante, une brillante étude de caractères avec cet approfondissement des deux personnages principaux. Ils ont une place importante dans l’intrigue, puisque ce sont les héros mais aussi par le fait que leur background détient une place importante dans le déroulement scénaristique de ce film. Ce sont deux hommes complexes, porteurs de failles psychologiques importantes, et cela les deux interprétés (Orlando Blood et Forest Whitaker) parviennent à le retranscrire admirablement avec deux prestations très fortes. Concernant la forme, elle se montre très réussie puisqu’elle repose sur une mise en scène prenante et efficace durant tout le long de cette enquête très bien menée.
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    Gangs of New York (2002)

    2 h 47 min. Sortie : . Drame et historique.

    Film de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio, Daniel Day-Lewis, Cameron Diaz

    "Gangs of New York" est un grand tableau sur la création de la ville de New-York. Cette fresque est peinte avec violence mais grandiosité. Ce qui crée la singularité au sein de la filmographie de Scorsese n’est pas le propos mais plutôt le contexte. Le long-métrage est immergé au sein d’une époque qui est explorée, pour la première fois, par le cinéaste. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il rend son récit passionnant. Avec ce fond d’évolution, de vengeance, et de guerre de gang, le long-métrage repose sur une écriture assez large mais plutôt bien composée, qui établit de manière structurée et puissante, une histoire qui marque par son dynamisme et sa grandeur. Une ambiance particulièrement prenante s’installe au rythme des batailles qui ont lieu dans les rues de cette ville en proie au progrès. Les thèmes du cinéaste sont présents -le pouvoir, la corruption, la violence etc.-, ici construits autour d’un fond nouveau, lié à une dimension historique très présente comme support de cette histoire. Les petites intrigues viennent compléter, enrichir l’histoire pour un ensemble scénaristique qui prend aux tripes et qui se montre d’une immensité assez mémorable.

    Le long-métrage repose sur une reconstitution impressionnante. Le cinéaste Martin Scorsese parle une nouvelle fois de New York, tout en montrant son talent pour filmer la ville, peu importe la période. Une réalisation qui se montre très forte, saisissante de beauté et de maîtrise, surtout avec cette belle photographie. La réalisation s’adapte au sujet, adopte une ampleur adéquat à l’envergure de l’histoire. De grandes séquences sont bâties pour être ainsi mémorables. C’est très riche esthétiquement mais aussi au niveau du fond. Le film évoque la guerre de sécession et des faits historiques, alliant ainsi fiction et réalité, cela tout en se concentrant davantage vers une histoire de vengeance portée par un très bon Leonardo et un magistral Daniel Day-Lewis.
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    Harry Potter et les Reliques de la Mort : 2ème partie (2011)

    Harry Potter and the Deathly Hallows: Part 2

    2 h 10 min. Sortie : . Fantastique.

    Film de David Yates avec Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint

    "Harry Potter et les Reliques de la mort : partie 2" signe le final d’une saga qui n’a cessé d’évoluer à tous les niveaux. Le long-métrage prend place à l’opposé du précédent, mais dans un même temps, il est un complément en tant que deuxième partie. Le contenu scénaristique du précédent permet à ce dernier opus d’être mené sans obstacle. Le fond est fait de péripéties placées tout au long du déroulement pour servir la grande ligne conductrice de ces derniers volets. Le métrage creuse moins le fond de cette histoire mais se tourne davantage vers l’action qui détient une place prédominante dans cet opus final. Il est alors doté d’un dynamisme et d’une fluidité assez exemplaire, ne dévoilant aucune longueur mais n’étant, non plus, jamais la proie de la rapidité. Le film ne laisse pas à part le contenu scénaristique malgré ce dosage plus élevé que d’habitude d’action. L’exécution est assez irréprochable, et le fond se montre tout aussi fournit que la forme. Le film conclut des arcs narratifs, des pistes menées tout au long de la saga et développe des enjeux intéressants dans ce dernier film, pour un récit qui tient sur la longueur et qui se montre passionnant à suivre.

    L’importance qui est donnée à cette œuvre est encore plus grande. L’ultime aventure des protagonistes permet de laisser placer à une dose d’émotion élevée, amenée par les enjeux très forts et les choix qui sont faits. Oscillant entre action, émotion et péripétie, le long-métrage repose sur un rythme qui n’a aucun temps mort mais qui parvient à laisser souffler la spectateur lors de moments plus légers. Pour la quatrième fois, David Yates est derrière la caméra pour un nouveau travail de réalisation convenable. La noirceur de l’atmosphère marque toujours l’ensemble et ce final respect son statut de conclusion avec des scènes épiques et mémorables qui se succèdent, achevant excellemment bien toute cette longue histoire qui s’est écoulée sur huit films. Mon favori de la saga.
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    Love & Mercy : La Véritable Histoire de Brian Wilson des Beach Boys (2015)

    Love & Mercy

    2 h 02 min. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de Bill Pohlad avec Paul Dano, John Cusack, Elizabeth Banks

    "Love & Mercy" est un biopic vraiment passionnant qui retrace la vie du musicien Brian Wilson, chanteur des Beach Boys. Le long-métrage exécute cela en plusieurs temps, dévoilant une certaine forme d’inégalité concernant la manière qu’à le fond d’être intéressant. Mais sans pour autant en être dérangeant. Le récit joue sur une double temporalité, dévoilant alors une double image du personnage principal, cela sous deux âges. L’histoire est donc plus intéressante et réfléchie avec cette manière de procéder. Cependant, le long-métrage se montre plus particulièrement passionnant quand il aborde la jeunesse du personnage -avec une prestation magistrale d’un Paul Dano qui crève l’écran dans le rôle-. Afin de saisir ce qui compose le personnage, le film explore avec minutie son état d’esprit et par la musique, le métrage renvoi une image qui résume la complexité de Brian Wilson. Cette partie, qui se concentre sur la jeunesse et le travail d’un très grand artiste, se concentre donc davantage sur les créations musicales et peint un portrait intéressant du personnage, jusqu’à sa chute.

    La seconde partie peint un autre tableau. Le scénario se concentre sur la maladie du personnage et aborde sa « survie », loin de la musique et face à ses problèmes mentaux. Ce qui est également intéressant est ce montage qui aborde les deux parties en parallèle. Ainsi, l’écriture approfondi le personnage de façon plus profonde et en faire ressortir une épaisseur comprise par les deux interprètes. Le personnage de Brian Wilson ressort donc à l’écran de manière très convaincante. Les plus grands titres du groupe marquent de leur présence le film, et gagnent à être d’autant plus savoureux par la mise en scène du réalisateur Bill Pohlad qui fait un très bon travail de réalisation, notamment lors des scènes musicales, faisant ressortir tout le génie de la musique de Brian Wilson.
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    Prometheus (2012)

    2 h 04 min. Sortie : . Aventure et science-fiction.

    Film de Ridley Scott avec Noomi Rapace, Michael Fassbender, Charlize Theron

    J’assume totalement le fait d’apprécier "Prometheus". N’étant pas vraiment fan de la saga, qu’elle garde une certaine cohérence au fil des métrages m’importe peu. Concernant ce film, l’histoire se tient, et tient même sur l’entièreté du métrage. Elle reste assez bien menée sur la longueur bien qu’un peu abusive sur certains éléments, frôlant l’incohérence. Mais l’ensemble de cette histoire est extrêmement prenant, d’autant plus qu’il y a une gestion du rythme maîtrisée, aussi bien que je n’ai pas vu le film passer lors de mon visionnage -ce qui est loin d’être le cas pour sa suite-. Le film pose un bon nombre de questions et voit son récit davantage mené vers une profondeur scénaristique quant à ses questionnements. L’action n’est pas pour autant mise à part, la dose de péripéties est correctement dosée mais cela amène un bon équilibre au tout. Néanmoins, si le film se montre intéressant dans ses questionnements, il ne répond pas toujours à tout ce qu’il amène sur le devant du récit. C’est ainsi ce que l’on peut lui reprocher.

    Une chose est indéniable dans ce film, c’est l’hallucinant travail visuel. Le long-métrage dévoile des images d’une très grande beauté, notamment grâce à un travail de l’esthétisme très réussi, dans lequel la démesure se mêle à l’impact visuel des effets spéciaux parfaitement construits. La réalisation de Ridley Scott s’intègre excellemment bien dans ce lignée. A la fois simple, sobre mais magnifique, le visuel percutant du métrage est, probablement, son gros point fort. C’est à cela que s’ajoute la froideur du film, ambiance adéquat au fond mais également à la forme. Ce dernier vient emprunter des codes à plusieurs genres, tout en sachant très bien mélanger les composants. Un film qui se met à part et qui s’impose comme mon favori de la saga.
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    Love Hunters (2017)

    Hounds of Love

    1 h 48 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Ben Young avec Ashleigh Cummings, Emma Booth, Stephen Curry

    "Love Hunters" n’évite pas le déjà-vu au niveau de son concept. Une histoire de kidnapping assez simple sur les grandes lignes, dépourvue d’une forme d’originalité mais pourtant plus complète qu’en apparence. Le long-métrage tire son épingle du jeu en se montrant d’une terrible efficacité. Principalement porté par un concept lié à l’enlèvement, élément clé de l’intrigue, le scénario est complété par une sous-intrigue qui se définit par le traitement d’un triangle amoureux qui se place, petit à petit, au centre du récit. Cet aspect qui se défini au fur et à mesure prend une place assez importante dans cette intrigue, aussi bien qu’il prend une place presque tout aussi importante que celui de départ, c’est-à-dire l’enlèvement. Le long-métrage est très bien équilibré, cela à plusieurs niveaux. Concernant le fil scénaristique d’une part mais également en ce qui concerne les points de vue. Ils oscillent entre les trois personnages en lien avec le kidnapping, définissant un point de vu interne à la situation. D’un autre côté, et cela peu à peu, un point de vue extérieur s’ajoute avec ce qui entoure la famille de la fille disparue, qui prend une place importante sur le dernier acte.

    Le long-métrage tente une approche plutôt inhabituelle de l’horreur, en stylisant cet aspect notamment. J’ai trouvé, parfois, un léger manque de tension, ce qui n’est pas du tout le cas à d’autres moments dans lesquels la musique confère des pics de tension et de dynamisme, cela est aussi dû à la bonne mise en scène de Ben Young. Il parvient à rendre mal à l’aise grâce à des techniques de style, tels des ralentis sophistiqués et appuyés par les musiques finement choisies. Le métrage ne fait pas réellement peur, il joue sur un terrain de l’angoisse, ce qui fonctionne une fois sur deux mais cela n’enlève en rien l’efficacité globale de cette œuvre, portée par un casting impeccable.
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    Les Choristes (2004)

    1 h 37 min. Sortie : . Drame.

    Film de Christophe Barratier avec Gérard Jugnot, François Berléand, Kad Merad

    "Les Choristes" est une belle histoire, qui fait vivre un moment assez simple : les clichés sont de la partie et le métrage possède une part de prévisibilité qui n’empêche en rien d’être embarqué dans ce récit. Le message est simple, d’une certaine manière universel mais bâti ici de façon à placer ce dernier dans contexte ancien. Les thématiques sont dans une même lignée, et bien que déjà-vus, elles fonctionnent dans le contexte avec lequel évolue le récit. L’ensemble n’est en rien risible ou même lourd, c’est plutôt bien traité. Une part de nostalgie est conférée à partir de l’époque dans laquelle se déroule l’histoire. C’est aussi avec des personnages assez attachants ou sympathiques à suivre, que l’histoire est racontée. Assez facilement, le récit parvient à cerner, avec une construction qui mêle simplicité et efficacité, les émotions et les différents ressentis qui sont transmis tout au long du métrage.

    Le long-métrage est un moment divertissant, qui parvient à fait rire et émouvoir dans un même temps. La mise en scène de Christophe Barratier est académique mais pourtant munie d’une énergie, en partie donnée par une place importante laissée à la musique. Elle sert de toile de fond à l’intrigue mais permet également m’amener à des moments musicaux superbement interprétés en se mêlant avec le fond et le message. Une certaine authenticité plane au-dessus de cette œuvre qui se montre alors accompagnée d’une forme de sincérité. La narration aide à cela, en suivant le personnage principal qui évolue dans un milieu nouveau pour lui, ce dernier étant très bien interprété par Gérard Jugnot qui livre une belle performance.
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    Harry Potter et les Reliques de la Mort : 1ère partie (2010)

    Harry Potter and the Deathly Hallows : Part 1

    2 h 26 min. Sortie : . Action et fantastique.

    Film de David Yates avec Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint

    "Harry Potter et les Reliques de la mort : partie 1" entame le début d’une fin qui va se faire en deux parties. Ce long-métrage est, sans doute, celui qui est le plus calme de la saga. Bien qu’il mette en place ce contexte de fin de saga, il n’en reste pas moins captivant et n’en jamais ennuyant. Il prend son temps pour mieux développer son intrigue et sous-intrigues et ainsi mieux préparer le combat final qui aura lieu dans le prochain opus. Dans le fait que le long-métrage développe la menace de ces deux derniers volets, on peut y avoir une forme très intéressante, qui constitue l’ensemble de cette intrigue pour un film assez passionnant et assez bien construit en ce qui concerne préparer la bataille finale. Les événements de ce film s’enchaînent à une fréquence maîtrisée avec un jonglage scénaristique entre scènes développant les personnages et leur relation, et des séquences d’actions qui viennent surprendre lors de leur apparition afin d’équilibrer l’ensemble.

    Le retour de David Yates à la réalisation se fait par une belle réussite. En suivant une lignée similaire par rapport au précédent, toujours adéquat au ton employé par le scénario, la mise en scène de Yates est maîtrisée. Toujours axé vers une forme de plus en plus sombre, le film surprend par ses péripéties et aventures, qui s’éloignent de l’école de Poudlard mais qui sont aussi moins présentes dans ce septième film. Cependant, la magie reste et marque ici l’alliance entre le monde réel et la magie qui compose l’essence même de cet univers. Par une ambiance forte et des compositions musicales qui se fondent totalement à l’univers et le ton employé par ce film, ce long-métrage est une nouvelle réussite pour la saga magique.
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    Once Upon a Time... in Hollywood (2019)

    2 h 35 min. Sortie : . Drame et comédie.

    Film de Quentin Tarantino avec Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie

    Séances de cinéma (5 salles)
    Une chose est certaine, ce long-métrage est l’un des moins abordables pour un néophyte du réalisateur. Mais à l’inverse, "Once Upon a Time in Hollywood" est le film le plus personnel de Quentin Tarantino.

    Il bouscule les codes de la narration classique chez Tarantino. Ici, pas de chapitre, aucun vrai fil conducteur ou d’intrigue bien marquée. Tarantino expose pendant 2h40 une plongée dans le Hollywood des années 60. Il se laisse aller, contourne les règles et écrit le quotidien d’un acteur et de son cascadeur. Le long-métrage est captivant, ne perdant jamais le rythme qui est employé dès le départ. Le parti-pris adopté par le film est assez audacieux, résultat d’une écriture dont la maîtrise surprend par la maturité et l’intelligence. Cette l’œuvre réécrit l’histoire, mêlant réalité et fiction. Le personnage de Sharon Tate est la passerelle entre ces deux mondes, visage d’une innocence qui se perd dans un Hollywood décadent et en plein changement. Le film porte un message très émouvant quant à l’histoire réelle : notamment par cette fin déroutante, aussi magnifique que poignante. Si l’effusion de sang n’est que dans les dernières minutes, lors d’une séquence de fin assez jouissive et déjantée, le reste est un hommage sincère au cinéma.

    L’immersion est totale et l’impression d’être à cette époque, au cœur de cette ville, est d’autant plus vraie car la reconstitution est extraordinaire et d’un réalisme bluffant. Par les décors et les petits détails apportés, l’atmosphère mélancolique des années 60 aussi sombre que rayonnante, donne une ambiance aussi envoûtante que passionnante. Le mise en scène virtuose montre que le cinéaste parvient encore à se renouveler. La réalisation laisse apparaitre un savoir faire lors de chaque scène, chaque plan aussi maîtrisés que d’une richesse élégante. Un répertoire musical finement choisi, et deux protagonistes à l’alchimie parfaite, porté par un duo DiCaprio/Pitt remarquables et qui habitent littéralement leur personnage, cette œuvre très personnelle de Quentin Tarantino est magistrale !
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    OSS 117 : Le Caire, nid d'espions (2006)

    1 h 39 min. Sortie : . Aventure et comédie.

    Film de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, Aure Atika

    Séances de cinéma (1 salle)
    "OSS 117 : Le Caire, nid d’espions" est une parodie en grande forme, qui toutefois, parvient à s’affranchir de ce statut pour être un film terriblement efficace, en termes de divertissement, d’enquête policière et surtout de comédie. L’écriture de ce long-métrage est plus maîtrisée qu’elle n’y parait. En partant d’une enquête policière de base, le film divague dans une forme d’humour hilarant pour mener cette enquête vers un côté burlesque très bien maîtrisé. Le long-métrage repose beaucoup sur l’écriture des dialogues et l’aspect comique prépondérant à tout autre genre dans ce film. C’est ici que l’on voit la singularité de cette comédie qui marque par sa lourdeur mais aussi son avancée les yeux fermés vers un humour cru et vulgaire, qui se rattache surtout au protagoniste principal. Du début à la fin, le film est inscrit dans une forme comique toujours dosée impeccablement. Le second degrés marque de sa présence l’ensemble de cette intrigue avec des situations cocasses et des retournements toujours dirigées vers un humour tordant.

    La réalisation de Michel Hazanavicius est en accord parfait avec le ton du long-métrage et ce côté décalé qui se retrouve alors, au niveau du fond mais aussi de la forme. Jusque dans les techniques visuelles employées, le film est comique. Il y a aussi cette image qui donne un aspect plutôt vieux à l’ensemble du visuel pour ainsi mieux coller à l’époque à laquelle l’intrigue à lieu. Le pilier de ce long-métrage est évidemment son protagoniste, qui repose lui, essentiellement, sur l’acting absolument formidable de Jean Dujardin. Homme méprisable par sa mentalité, son humour et sa grossièreté verbale, la composition de ce personnage fonde à lui seul une majeure partie de long-métrage qui résonne alors comme une comédie percutante.
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    Two Lovers (2008)

    1 h 50 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de James Gray avec Joaquin Phoenix, Gwyneth Paltrow, Vinessa Shaw

    "Two Lovers" s’éloigne du classicisme de la romance habituelle. Une histoire d’amour d’une profondeur bouleversante et inscrite dans une forme de pessimisme qui marque la singularité de cette romance. C’est un film lent, sans en être pour autant ennuyeux. L’écriture est marquée par la justesse de son propos et la maîtrise d’un genre qui donne ici un triangle amoureux parfaitement exécuté. Le long-métrage ne sort jamais les violons, et ne livre non plus une version édulcorée. C’est un film dur et dans lequel le côté émotionnel est marqué par l’authenticité du récit. Cette romance est plus complexe qu’en apparence. James Gray explore les thématiques en lien avec son sujet, tout en évitant les clichés du genre permettant au réalisme de s’inscrire dans la continuité de cette histoire. A la frontière entre la passion et le déchirement, cette romance dévoile une intensité qui se fait ressentir lors de grandes séquences, qui explorent notamment les personnages complexes qui composent l’histoire de ce film.

    La mise en scène de James Gray est intense et soignée, un style similaire qu’à l’accoutumé, des plans bien choisis et ordonnés et un visuel délicatement construit. Une forme adéquat au fond. Le thème du triangle amoureux est traité avec solidité et justesse dans le sens où l’ensemble tient sur un fil parfaitement bien tendu. L’équilibre formé par ces éléments permet à l’ensemble d’être assuré par une maîtrise prodigieusement égale. Les dialogues construits et intelligents permettent d’explorer les personnages en profondeur et le fond de cette histoire passionnante. Quand James Gray s’essaie à la romance, il ne reste pas dans le cadre habituel mais voit plus loin pour un long-métrage assez brillant et singulier dans sa filmographie.
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    Faute d'amour (2017)

    Nelyubov

    2 h 07 min. Sortie : . Drame.

    Film de Andrei Zvyagintsev avec Maryana Spivak, Aleksey Rozin, Matvey Novikov

    "Faute d’amour" est un long-métrage particulièrement intéressant. Ce qui m’a vraiment marqué durant mon visionnage reste cette intensité présente durant tout le long. Elle est tenue et assez admirable par rapport à la réussite qui résonne dans la manière de raconter cette histoire. Elle prend une dimension assez particulière en s’alliant avec l’ambiance, d’un calme surprenant mais face à un mélange avec l’atmosphère absolument prenant. Le film est d’autant plus intéressant dans son propos, et les thématiques soulevées dans cette histoire. Il est principalement centré autour d’un thème majeur, les liens familiaux. Le couple, les relations familiales et même une vision d’une société russe moderne, le long-métrage voit plus loin qu’une simple histoire d’enlèvement. Tout est extrêmement bien exécuté. Le suspense, à qui est accordée une place majeure, est tenu impeccablement et joue en faveur d’un rythme ne laissant paraître aucunement des longueurs mais plutôt un récit tenu sur une longue durée et toujours passionnant.

    Le cinéaste Andrei Zvyagintsev dévoile une réalisation d’une grande beauté, presque en accord avec l’atmosphère qui marque le fond. Une forme de noirceur se retrouve dans ce dernier comme dans la forme, et cette fin ouverte amplifie le sentiment d’incompréhension ou de mal-être. Il faut également souligner, à ce niveau, les performances très justes des deux acteurs principaux. Bien que l’un de mes reproches majeurs revient au manque de puissance émotionnel, notamment lors de la fin avec ce dénouement assez décevant, me concernant, par rapport à l’excellence du reste de l’intrigue et de cette œuvre globale.
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    Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (2009)

    Harry Potter and the Half-Blood Prince

    2 h 33 min. Sortie : . Fantastique et aventure.

    Film de David Yates avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson

    Séances de cinéma (1 salle)
    "Harry Potter et le Prince de sang-mêlé" est le mal-aimé de la saga, pourtant c’est l’un de ceux qui me transcende le plus. Probablement pour sa noirceur, son côté adulte plus appuyé qu’auparavant et ce réalisme qui marque le récit. J’aime beaucoup ce sixième film, particulièrement cette histoire : les choix, les directions prises par l’intrigue, l’avancée effectuée au sein de la saga et même l’histoire d’un film en général. L’intérêt véritable de ce long-métrage réside principalement dans son dernier acte, d’ailleurs grandiose, mais le reste n'en est pas dénué d’intérêt pour autant, au contraire. Le film laisse l’aspect « action » à part pour approfondir à la place l’intrigue de ce film qui sert la grande, ainsi que les sous-intrigues qui servent l’ensemble. Le métrage part dans plusieurs directions et place les pistes pour le final qui aura lieu dans les deux prochains opus. L’exécution est sans faille, l’ensemble résonne alors plus fort. Le film est également axé vers un approfondissement de la psychologie des personnages et de leur traitement : celui de Drago qui est exploité plus profondément ou Dumbledore qui détient une place majeure dans l’intrigue.

    Le retour de David Yates à la réalisation marque une nouvelle fois une forme de réalisme conféré à l’univers qui mêle la magie au monde réel. Une forme plutôt simple mais d’une grande efficacité, la mise en scène n’en reste pas moins marquée par la noirceur employée par cet univers, cela depuis plusieurs opus. La photographie apporte une réelle plus-value au film, à l’ambiance avec des images sombres qui appuient la direction prise par le long-métrage, aussi bien au niveau visuel que de l’atmosphère conférée à l’histoire. Il y a alors une alchimie qui est créée entre le poids que possède un fond sombre et sérieux, et une forme qui suit un chemin similaire. Un sixième opus particulièrement réussi.
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    Da 5 Bloods : Frères de sang (2020)

    Da 5 Bloods

    2 h 34 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Spike Lee avec Chadwick Boseman, Jean Reno, Paul Walter Hauser

    "Da 5 Bloods" est une œuvre riche, munie d’une densité qui se montre comme élément majeur de ce long-métrage, organisé et construit d’une main de maître par le réalisateur dans ce scénario aussi épais que palpitant. C’est en plus temps, ainsi que plusieurs couches, qu’est bâti le long-métrage. Ce dernier vient mêler le message engagé, maintenant habituel chez Spike Lee, en abordant la culture afro-américaines, sa place dans la société de ce pays et la guerre du Vietnam comme toile de fond à cette histoire. Certes bénéficiant de lenteurs et d’une narration assez inégale, le film soulève des sujets et thématiques qui servent le récit, aussi bien les thèmes généraux que le fil scénaristique narrant une histoire assez passionnante à suivre ! En plusieurs temps, le scénario va étaler son histoire afin de construire les tenants et aboutissants de cette aventure, les personnages, leur relation et leur background. Tout est assez bien ficelé et l’ensemble se montre alors d’une efficacité redoutable !

    Le cinéaste Spike Lee offre une réalisation en proie aux inégalités. Très bonne dans l’ensemble, certaines séquences sont élevées par un niveau assez impressionnant, tandis que d’autres sont plutôt plates. Cependant, on retrouve également une forme de richesse à ce niveau, tant dans la photographie, le style de réalisation conférée mais également au niveau des cadres qui possèdent son importance dans la forme du long-métrage. Habilement, c’est une alliance entre le fond et la forme qui est créée. Le film s’attache à une certaine forme de violence, dans les mots mais aussi visuelle. L’équilibre maîtrisée par Lee quant à la vaste exploitation de nombreux sujets reste le plus gros point fort du métrage, ce dernier porté par une directions d’acteurs quasi sans faute !
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    Sexe, Mensonges et Vidéo (1989)

    Sex, Lies and Videotape

    1 h 40 min. Sortie : . Drame.

    Film de Steven Soderbergh avec James Spader, Andie MacDowell, Peter Gallagher

    "Sexe, Mensonges et Vidéo" possède un titre qui piège mais qui en dit beaucoup. Le long-métrage aborde ces trois thématiques dites dans ce dernier, sans pour autant en montrer explicitement. C’est ici que Soderbergh est assez malin dans son écriture et qu’il aborde avec une réussite scénaristique, ses thématiques qui se mêlent ensemble pour un récit qui fonctionne. Le long-métrage est le type d’œuvre qui parle de sexe mais sans pour autant le montrer. L’intrigue utilise ce mot pour construire des dialogues et les relations entre les personnages. Un ensemble qui se montre savoureux par une vision de la sexualité qui témoigne des points de vue différents de chaque protagoniste. A cela s’ajoute les mensonges qui apporte davantage de profondeur à cette intrigue et le terme de « Vidéo » en lien à un personnage en particulier. Trois mots pour composer un titre, cela prouve aussi qu’en un titre Soderbergh fait un large résumer de son film qui pourtant, possède un fond assez vaste.

    Le cinéaste Steven Soderbergh accorde les trois mots de son titre à ses personnages : tous parlent de sexe, les mensonges font surface dans le couple et l’aspect vidéo prend une place importante dans la vision de ces deux autres noms communs qu’à la personnage de James Spader, grand interprétation qu’il livre ici. Le long-métrage repose alors sur une écriture sans faille, qui par ailleurs, s’accorde sans faute avec la réalisation. Plutôt simple mais d’une efficacité redoutable, la mise en scène permet de s’immiscer durant 1h40 de film, aux côtés des personnages et de pouvoir savourer des dialogues rondement menés, à l’image d’un ensemble sans bavure, ou juste de légères longueurs qui n’attaquent en rien la formidable qualité de ce premier film de Steven Soderbergh.
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    Avengers : L'Ère d'Ultron (2015)

    Avengers: Age of Ultron

    2 h 21 min. Sortie : . Action, aventure, science-fiction et thriller.

    Film de Joss Whedon avec Robert Downey Jr., Chris Evans, Chris Hemsworth

    "Avengers : L’Ere d’Ultron" remplit sa fonction : apporter un divertissement au spectacle assuré et poursuivre la continuité de l’univers Marvel. Une énième fois, c’est surréaliste mais pourtant loin d’être dérangeant car au bout du compte, le spectateur s’y est habitué. Le long-métrage pose assez facilement ses enjeux tout en proposant un rythme constant, ne laissant aucun temps mort, dans sa construction d’un récit plutôt intéressant, en amenant les nouveaux personnages tout en offrant des séquences d’action assez réussies. Le film explore des nouvelles pistes, prolonge des sous-intrigues et bâti alors cette continuité autour d’une grande histoire, celle qui compose majoritairement le long-métrage. Cependant, le film voit trop grand. Le développement reste mineur quant à l’idée et la vision qui se trouve derrière le film. L’ensemble fonctionne malgré cela, et il se voit être orchestré de manière à proposer un jonglage digeste entre moments mouvementés et moments plus légers, ce qui crée un équilibre assez juste.

    La réalisation est un peu moins inspirée mais correcte. Le cinéaste Joss Whedon est une seconde fois aux commandes de cette troupe de super-héros dans laquelle l’alchimie est toujours bien présente. En opposition avec le précédent, ce long-métrage se concentre davantage sur le spectacle visuelle et sonore, privilégiant la forme au fond, celui-ci moins profond : une nouvelle fois à cause d’un développement qui n’est pas suffisamment poussé. Cela se voit notamment dans un méchant qui manque d’ampleur pour faire de lui une réelle menace, malgré une certaine classe qui rend cet antagoniste élégant.

    Un deuxième opus que je préfère davantage, mieux maîtrisé sous d’autres angles que le premier et inversement, ce deuxième rassemblement pour les Avengers signe un divertissement de qualité.
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    Café de Flore (2012)

    2 h. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Jean-Marc Vallée avec Vanessa Paradis, Kevin Parent, Hélène Florent

    "Café de Flore" est une déception. Quant à son sujet qui m’intéressait, en découle un intérêt assez inégal par rapport à mon avis final mais aussi, le traitement fait de son histoire. Le long-métrage est bâti sur une narration décousue. Elle passe d’une époque à une autre avec un montage assez difficile à suivre dans un premier temps, puis, qui fait perdre en intérêt cette histoire dans un second. Mais ce qui gagne à être intéressant, ce sont les différentes intriguées liées chacune à la thématique de l’amour. C’est d’autant plus intéressant de voir la manière dont elle est traitée et la richesse qui découle dans la manière d’exploiter toute sorte de sentiment et d’amour dans ces différentes histoires. Mais ici également, une certaine inégalité est présente : les intrigues sont bancales et ne se valent pas. Si les deux sont plutôt intéressantes, certaines choses qui sont racontées manquent de l’être. Au final, l’ensemble de cette histoire est assez déséquilibrée.

    Le cinéaste Jean-Marc Vallée donne du rythme à sa mise en scène, qui virevolte entre les époques mais qui repose surtout, sur une réalisation très jolie. Elle vient sublimer les romances ou l’amour maternelle qui sont au cœur de ce récit. Ce qui est particulièrement beau également, c’est cette harmonie qui réside en cette photographique qui accompagne la réalisation pour un visuel qui gagne davantage en esthétisme. Mais c’est aussi ce mélange du visuel avec l’univers musical du métrage. Une forme de romantisme apparaît et l’ensemble touche de manière un peu plus forte à la dimension dans lequel il s’inscrit : l’amour au tragique.
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    Mon inconnue (2019)

    1 h 58 min. Sortie : . Comédie romantique, comédie et fantastique.

    Film de Hugo Gélin avec François Civil, Joséphine Japy, Benjamin Lavernhe

    La simplicité du scénario sur le papier ne reflète pas ce qu’est le long-métrage en réalité. "Mon Inconnue" sort du cadre « comédie romantique », utilise cet aspect et rebondit en y apportant de la fantaisie à un récit très plaisant à voir grâce à son écriture maîtrisée. La réflexion derrière le concept amène à des scènes savoureuses qui jonglent adroitement entre des scènes d’émotions, suffisamment subtiles pour apporter un niveau dramatique, et des scènes pleinement installées dans la comédie qui fonctionnent très bien par rapport au reste. Dans cette agencement d’une souplesse agréable, la fiction complète l’ensemble et apporte cet élément en plus, permettant de différencier ce récit à d’autres qui baignent dans la banalité. Les aspects fictionnels ne sont pas de trop, au contraire. Ils permettent de faire avancer l’intrigue, dans ses tenants et aboutissants. De plus, cet élément scénaristique permet d’amener des réflexions concernant l’amour et ses sacrifices.

    Le film est également bien rythmé grâce à un équilibre de chaque éléments, ainsi il passe assez vite pour un résultat tout à fait divertissant. Bien que visuellement, la réalisation de Hugo Gélin reste assez basique. On peut néanmoins remarquer l’audace derrière les scènes de fiction et l’envie de bien faire du cinéaste, qui y parvient avec réussite malgré quelques limites. Mes craintes au début, avec une ouverture et un enchaînement de séquences pouvant laisser perplexe, se sont dissipées au fur et à mesure des minutes qui avancent pour me permettre de pleinement partir avec le récit. Ce dernier porté par un trio savoureux et un tas d’éléments exquis qui font de ce film, une recette convenable et digeste, s’éloignant du classicisme du genre pour offrir une comédie romantique étonnante mais efficace !
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    Harry Potter et l'Ordre du phénix (2007)

    Harry Potter and the Order of the Phoenix

    2 h 18 min. Sortie : . Fantastique et aventure.

    Film de David Yates avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson

    Séances de cinéma (1 salle)
    "Harry Potter et l’Ordre du Phénix" est marque un point d’arrêt quant à la croissance des protagonistes. Un certain cap a été franchi et la saga commence à s’orienter vers une direction davantage plus adulte qu’auparavant, oubliant la magie enfantine pour une magie sombre mais vraiment délectable. L’intrigue s’intensifie, à l’image des enjeux qui deviennent plus pesants, prenant tous une poids de plus en plus grand. Les péripéties sont moins présentes mais l’ensemble se montre alors plus lourd. L’histoire de ce cinquième opus est très bien menée. Le scénario prend soin de mettre en avant l’ensemble du monde de la magie, avec le ministère qui possède une place importante dans l’intrigue. Cela donne un ensemble plus crédible et plus solide car l’univers prend un virage savoureux vers un sérieux qui fonctionne et un épaississement de ce microcosme magique par une conduite réussite des enjeux et des tenants et aboutissants de cette histoire.

    La réalisation de ce nouvel opus revient à David Yates, qui fait un travail plutôt correct, en adéquation avec le fond du métrage concernant l’alliance fond/forme. Se voulant plus réaliste, cette réalisation confère un contraste entre cet univers magique et l’histoire qui est racontée, alliant habilement noirceur et magie. Si l’aspect divertissement est toujours assuré, le film est moins ancré vers l’aspect blockbuster. Le long-métrage livre un spectacle dynamique et rafraîchissant mais il s’intéresse aussi à ses personnages encore un peu plus que dans les précédents. L’une des forces de ce film réside également dans le fait de jongler habilement entre des moments graves et joyeux, pour un ensemble digeste, qui se termine sur un final remarquable !
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    Passengers (2016)

    1 h 56 min. Sortie : . Aventure, drame, romance et science-fiction.

    Film de Morten Tyldum avec Jennifer Lawrence, Chris Pratt, Michael Sheen

    "Passengers" est une aventure spatiale au potentiel intéressant mais au traitement tourné vers un angle bien moins captivant. C’est une romance qui se place au centre de ce récit, oubliant pendant une majeure partie du film le côté science-fiction. En partant d’un postulat de départ toutefois assez simple, mais comme dit plus haut intéressant, le long-métrage tourne rapidement vers un classicisme presque insipide concernant certains éléments scénaristiques. Cela, tout en dévoilant cette histoire d’amour qui n’a pas vraiment d’intérêt, en plus d’être déjà-vu et dénuée d’originalité. Seule la singularité du cadre dans lequel se déroule le récit l’emporte. Ce fond de quête spatiale, avec une intrigue qui se passe dans un vaisseau, élément important d’un autre angle d’attaque de l’histoire. En effet, derrière cette love story qui prend beaucoup de place, des intrigues externes viennent relever le niveau de cette histoire. L’autre direction employée par le film est visible par un aspect survival à suspens, dévoilant les scènes d’actions qui viennent donner un peu de dynamisme mais aussi une sorte de coupure à cette romance très oubliable. C’est alors ce qui entoure l’histoire d’amour entre les deux protagonistes, qui permet au film d’être légèrement plus marquant.

    La simplicité de la mise en scène de Morten Tyldum se mêle à une forme d’efficacité technique. L’ensemble est très bien orchestré : mise en scène aux bonnes idées mais qui reste toutefois classique, des effets spéciaux très réussis au service d’un ensemble visuel correctement composé. L’exécution est donc aboutie contrairement à un fond qui ne l’est pas totalement. Des questions et thématiques viennent pour approfondir ce récit mais sont laissées en suspens, faute à un scénario qui n’est pas assez poussé, passant à côté d’une bonne partie de son potentiel. Le long-métrage ne creuse alors pas assez son histoire et se montre comme une œuvre convenue, sans grande originalité et vite tâchée par une romance qui prend le pas sur le reste. Heureusement, le divertissement est assuré.
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    Breakfast Club (1985)

    The Breakfast Club

    1 h 37 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de John Hughes avec Emilio Estevez, Paul Gleason, Anthony Michael Hall

    "Breakfast Club" est un film qui parle beaucoup. Durant toute la durée de l’œuvre, il est question de dialogue entre les personnages. Mais c’est ce talent d’écriture qui rend ce long-métrage intéressant, ainsi que tout ce dont il aborde. Sur l’adolescence, l’amitié, la solitude, le film est assez vaste dans son sujet qui pourtant part d’un postulat de départ extrêmement simpliste : cinq jeunes collés un samedi après-midi. Mais en plus d’être un film qui parle par le biais d’une écriture des dialogues raffinée, très juste et portée par une authenticité, c’est un film qui fait en sorte que chacun puisse se reconnaître dans cette peinture adolescente de personnages hauts en couleur et variés. Il est possible qu’une certaine tranche d’âge soit davantage touchée par le fond de ce long-métrage et par ce qu’il soulève comme problèmes et sujets pour un adolescent. Cependant, au-delà de ça, le film assure un moment agréable et passe par des émotions de toute sorte.

    L’écriture est intelligemment menée et amène à s’identifier mais aussi à s’attacher à ces personnages qui n’ont pourtant rien de vraiment attrayant au départ. En l’espace d’une heure et demie, une journée dans le film, rythmée par les belles répliques des personnages, ainsi qu’un rythme impeccable durant la durée de l’œuvre, on ne s’ennuie jamais face à cette bande et ce film plaisante à voir. Le cinéaste John Hughes ne fait aucune folie de mise en scène. Cependant ce qui est intéressant est le fait qu’il propose une certaine forme d’immersion au sein de ce lycée pour suivre ces personnages, leurs discussions et leur cohabitation le temps d’une journée.
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    Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar (2017)

    Pirates of the Caribbean: Dead Men Tell No Tales

    2 h 09 min. Sortie : . Action, aventure, comédie et fantastique.

    Film de Joachim Rønning et Espen Sandberg avec Johnny Depp, Javier Bardem, Geoffrey Rush

    "Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar" est une nouvelle aventure assez réussie, qui n’attend pas le niveau de la trilogie mais qui met à terre le quatrième opus. Le long-métrage saisit les codes qui composent la saga. Si tout ne fonctionne pas toujours correctement : un humour parfois lourd, des personnages qui manquent d’épaisseur, le récit est assez bien mené et repose sur une base solide amenant à prolonger l’univers mais aussi à le renouveler légèrement. La formule est respectée, le mélange des genres également, c’est sans doute ce qui fait la réussite de ce nouvel opus qui mêle tous les composants d’un bon film de la saga. De nouveaux enjeux, de nouvelles péripéties viennent marquer le récit. Bien que cela manque d’importance parfois, il est plaisant de suivre cette aventure assez bien construite et menée même si l’impression de déjà-vu reste présente. Le long-métrage parvient assez habilement à créer une passerelle entre un côté tout public et une atmosphère sombre qui fonctionne. L’ensemble se savoure assez bien !

    Le duo de cinéaste Ronning et Sandberg fournissent un travail correcte au niveau de la réalisation. Les séquences d’actions viennent, en nombre, assurer le spectacle de cette nouvelle aventure, par un rythme effréné, dynamique et sans longueur, mais aussi par une mise en scène assez simple. Le long-métrage gagne davantage en beauté visuelle par ses effets spéciaux maîtrisées, amenant une nouvelle fois la démesure et la richesse esthétique au premier plan de l’œuvre. Le long-métrage trouve alors son principal problème dans le développement de nouveaux personnages assez lisses et sans la consistance qu’avaient ceux de la trilogie malgré un antagoniste très convaincant. Ils servent toutefois assez bien dans l’avancée de cette nouvelle épopée marine divertissante et assez spectaculaire.
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    Valse avec Bachir (2008)

    Vals Im Bashir

    1 h 30 min. Sortie : . Biopic, drame et guerre.

    Documentaire d'animation de Ari Folman avec Ari Folman, Ori Sivan, Ronny Dayag

    "Valse avec Bachir" est un film documentaire réalisé en animation : une forme intéressante pour raconter ces différentes histoires vraies concernant la guerre au Liban. Je me suis laissé emporté par cette narration rythmée et passionnante, dont le talent de narrateur des doubleurs se montre tout à fait prenant. Dans un élan poétique duquel se dégage une forme d’intensité maîtrisée, la plongée passionnante qui est exécutée ici soulève le perpétuel questionnement sur la guerre et son utilité. L’écriture, à base de vrais témoignages, soulève par différents points de vue la question et les expériences vécues par ces soldats. Il y a donc une certaine richesse scénaristique qui explore en profondeur cette guerre et les séquelles qui restent marquées sur les soldats. D’autres sujets sont abordées par ces témoignages : l’après-guerre et les conséquences, les souffrances engendrées illustrées rapidement lors des dernières minutes avec des images d’archives, ou encore l’immoralité et le changement humain qu’amène sur l’homme une telle guerre. Le cinéaste, par le biais de l’animation, tente de retourner le spectateur avec la profondeur de son récit, le menant au cœur de cette guerre, et il y parvient avec réussite.

    Le mélange entre réalité et fiction est équilibré, voire même parfait. En effet, mettre des images sur des mots est une chose que le cinéaste Ari Folman maîtrise avec une grande habileté. Derrière ces témoignages relevant d’événements qui ont réellement eu lieu, le réalisateur mêle une part de fiction pour donner du sens à cette narration. C’est notamment par le visuel qu’il prend des libertés. Le visuel de ce film fait preuve d’imagination et use d’idées. Un style graphique singulier qui se mêle à l’esthétisme soigné, embelli par une palette de couleurs chaudes qui donnent un rendu particulièrement beau. Certaines séquences sont puissantes, et amplifier par la bande son aux thèmes forts : l’ensemble n’en devient que plus impactant avec cette alliance sans faille entre le fond et la forme.
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    Requiem for a Dream (2000)

    1 h 42 min. Sortie : . Drame.

    Film de Darren Aronofsky avec Ellen Burstyn, Jared Leto, Jennifer Connelly

    Une thématique revient souvent dans le cinéma de Darren Aronofsky, c’est l’obsession. "Requiem for a Dream", c’est l’obsession de la drogue pour accéder à l’invulnérabilité et sentir toutes les sensations qu’elle procure. C’est en cela que c’est un film choc, qui retourne l’esprit et qui ne laisse pas indemne à la fin du visionnage. Ce long-métrage est une grande et lente descente en enfer pour ses personnages et présente l’effondrement du rêve américain que ces derniers pouvaient imaginer atteindre. Evidemment, c’est bien plus, dans son perpétuelle questionnement, et bien plus profond que « est-ce que la drogue c’est mal ? ». Néanmoins, le film témoigne des ravages de cette dernière et ce qu’elle peut engendrer sur l’être humain. Les dernières minutes sont d’une puissance émotionnelle assez inexplicable, tant elles tirent sur la corde et deviennent longues. L’atmosphère malsaine prend place dans une séquence très éprouvante, le tout dans un enchaînement rapide, au rythme du thème musical juste incroyable et d’une force rare. Si le but du film est de choquer, alors il y parvient avec brio.

    Si la réalisation est d’une grande maîtrise, qu’elle n’a pris aucune ride comme l’entièreté de l’œuvre et qu’elle témoigne d’une adresse remarquable en ce qui concerne les cadres et les plans de caméras, le plus impressionnant reste le montage assez exceptionnel. D’une rapidité épatante dans l’exécution, par ses nombreux cuts qui procure une sensation de perte de contrôle, ses images accélérées et ses split screens, c’est une véritable œuvre d’art d’un esthétique frappant. Afin d’amplifier le tout, la photographie sombre, mettant en images un Brooklyn miséreux où les effets de mise en scène qui mêle une proximité avec ses personnages, témoignent de l’aliénation de l’œuvre.

    "Requiem for a Dream" est une œuvre éprouvante, une lente et furieuse agonie pour ses personnages, incarnés par un casting sensationnel. Du dégoût, de la passion ou un mal-être profond, ce film ne laisse pas indifférent, voilà pourquoi c’est un film mémorable !
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    Harry Potter et la Coupe de feu (2005)

    Harry Potter and the Goblet of Fire

    2 h 35 min. Sortie : . Fantastique et aventure.

    Film de Mike Newell avec Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint

    Séances de cinéma (1 salle)
    "Harry Potter et la Coupe de feu" adopte un fond nouveau concernant la manière d’approfondir l’intrigue. En effet, c’est tourné autour de ce fameux tournoi des quatre sorciers que se construit l’histoire et bâti une continuité toujours aussi passionnante. Maintenant qu’un côté sombre est employé comme moteur pour l’ambiance générale de l’œuvre, l’univers ne s’en sépare plus. Le jonglage habituel entre humour assez bien dosé et noirceur atmosphérique est toujours aussi bien mené et fonctionne correctement en apportant un équilibre à ce récit. Une histoire qui enrichie, une nouvelle fois, l’univers, de nouvelles péripéties et de nouveaux enjeux forts viennent épaissir le contenu de ce quatrième opus, marqué par le retour de Voldemort. Une certaine complexité est exploitée, dévoilant des idées et sous-intrigues intéressantes à suivre, aussi bien que le long-métrage exécute une nouvelle fois toutes les tâches menant le film à être un divertissement assuré.

    Le réalisateur Mike Newell prend les commandes de ce quatrième film. Une réalisation qui laisse place à un spectacle mené avec succès : les scènes d’actions sont aussi efficaces que marquantes. Le cinéaste préserve cette forme de magie qui fait le charme de la saga. Dans la continuité du précédent opus, c’est une magie sombre que l’on retrouve ici. Le film est un objet visuel maîtrisé, en accord avec le ton employé par l’ensemble, en accord également avec cette histoire mais aussi avec la vision obscur qu’à choisi ce quatrième opus. Ce dernier continue de façonner ses personnages, en perpétuelle évolution au fil de chaque film, continuant de grandir et de s’adapter au ton plus sérieux à chaque fois. Une nouvelle histoire réussie qui franchie habilement les ressemblances mais au contraire, s’approprie l’originalité pour un récit palpitant, au final grandiose.
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    (500) jours ensemble (2009)

    (500) Days of Summer

    1 h 35 min. Sortie : . Comédie romantique et drame.

    Film de Marc Webb avec Joseph Gordon-Levitt, Zooey Deschanel, Geoffrey Arend

    "(500) jours ensemble" est un film qui parvient à varier, en étant toujours équilibré et très juste, les genres : il passe de la comédie au drame, en ayant surtout un aspect romance bien ancré tout au long, et le film sait aussi se montrer comique à bonne dose. Une fois ces éléments bien marqués, le récit se dresse. L’histoire de ce film est infiniment belle. Le propos du film brasse des thématiques, tels que l’amour, la rupture et toutes les variations de ces deux sujets. Sans ne tomber dans la bêtise, ou endosser un côté niais, le long-métrage va à l’opposé. Une grande sincérité mais aussi une certaine authenticité donne du charme à l’ensemble, mais également se dégagent de cette histoire. L’une des forces de l’œuvre est cette écriture : le propos et la façon de le traiter mais aussi cette forme narrative originale, donnant singularité et style à l’œuvre. Le film bouscule les codes habituels de la comédie romantique et du film dramatique, pour un cocktail prenant mais surtout pertinent, aussi bien qu’il est difficile de coller une étiquette bien définie au métrage, ce dernier étant ingénieux dans sa réflexion sentimentale et sa façon de procéder. Une brillante écriture.

    Le cinéaste Marc Webb est très bon pour sa première réalisation : mise en scène délicate, au graphisme pétillant et à l’imagerie éclatante, la beauté d’un visuel maîtrisé est bien présente pour soutenir ce scénario. Le long-métrage va même à tenter des folies par moments : la scène du split screen ou celle de la danse dans la rue. Le film regorge de petites idées qui trouvent un écho favorable dans ce récit. En proie à l’originalité et la beauté, sans ne jamais être pessimiste mais en équilibrant les ressorts scénaristiques et émotionnels et en utilisant un traitement très juste de son sujet, "(500) jours ensemble" est une totalement réussite portée par un duo assez remarquable !
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    Capone (2020)

    1 h 43 min. Sortie : . Biopic, drame et gangster.

    Film de Josh Trank avec Tom Hardy, Linda Cardellini, Kyle MacLachlan

    "Capone" était une attente, c’est désormais une déception. Le film est mauvais, à commencer par son scénario assez inintéressant, ou du moins bénéficiant d’une écriture qui ne parvient à rendre cette face de l’histoire du personnage d’Al Capone intéressante. Cependant, le long-métrage aborde une forme qui se démarque du schéma classique puisqu’il se concentre sur les derniers moments de la vie du personnage. Un aspect intéressant, pour une histoire qui se montre rapidement très pauvre. Si le film aborde la folie de l’homme, c’est avec beaucoup de ridicule, sans réel enjeu ni de fil scénaristique prenant, qu’il le fait. Malgré cela, ce récit gagne, légèrement, en qualité dans sa manière de déconstruire le mythe et de peindre un tableau âpre de la légende Capone. Mais les problèmes viennent rapidement rattraper l’ensemble scénaristique. Le film se montre alors maladroit et sans grand intérêt en ce qui concerne raconter cette histoire. Le scénario ne prend également pas assez de matière pour enrichir son intrigue et bien que le film ne soit pas très long, la gestion du rythme reste un enfer.

    Le cinéaste Josh Trank reste classique au niveau de sa réalisation, néanmoins correcte malgré une certaine platitude. Cependant, derrière un scénario assez laborieux, le réalisateur parvient tant bien que mal à sauver son œuvre. Mais la forme ne parvient à totalement soutenir un fond qui résonne de façon pauvre et inefficace. Ainsi l’équilibre n’est plus. Ce qui devait être le point culminent de cette œuvre, la prestation de Tom Hardy dans le rôle-titre, frôle le ridicule à mainte reprise. Il fait davantage une caricature du personnage, bien qu’il cerne la folie du mythe Capone, ce qui y en est fait est assez peu convaincant. Une œuvre sans impact, aux bonnes intentions mais aux idées plus douteuses,

    "Capone" n’est pas un bon film, alors que le potentiel était là.