Mes sorties ciné 2014

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82 films

par Scaar_Alexander
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    Bande-annonce

    La Vie rêvée de Walter Mitty (2013)

    The Secret Life of Walter Mitty

    1 h 54 min. Sortie : . Aventure, comédie, drame et fantastique.

    Film de Ben Stiller avec Ben Stiller, Kristen Wiig, Adam Scott

    Avec ses images d'Ushuaïa et sa coloration améliepoulinesque, la bande-annonce du nouveau Ben Stiller faisait un peu peur ; peur d'un de ces films tout juste bons à retourner l'univers ultra-light de minets acnéïques, et basta. Qu'il est bon d'être un peu surpris, et agréablement, dans la vie ! Dans la catégorie "Monsieur Tout-le-monde s'épanouissant enfin dans une aventure hors du commun", son héros s'avère crédible de bout en bout ; dans la catégorie "Love-interest féminin qui se met tout à coup à s'intéresser au héros pourtant au départ assez insipide", Kristen Wiig s'avère être un choix "commun" formidable ; dans la catégorie "Récit de quête de soi basant un bonne partie de son intérêt sur sa fantaisie", le film se montre souvent original et inspiré esthétiquement sans tomber dans la pose auteur ni le glucose indigeste... (...) Bref, tout se tient miraculeusement, dans Walter Mitty, faisant parfois preuve d'une imprévisibilité rare, boostant l'impact dramatique des scènes un peu plus convenues (notamment celles de bureau). Alors, on adhère. Walter Mitty n'est pas un chef-d'oeuvre, mais un drame existentiel beau et émouvant à ranger dans les expériences cinématographiques mémorables.
  • 2
    Bande-annonce

    Oldboy (2013)

    Old Boy

    1 h 44 min. Sortie : . Action, drame et thriller.

    Film de Spike Lee avec Josh Brolin, Elizabeth Olsen, Sharlto Copley

    Anthologie de la mauvaise idée. Pas que le film soit invisionnable en l'état. Il y a le budget adéquat, ce n'est pas TROP mal fichu, les (bons) acteurs sont investis physiquement, et ça bénéficie d'une trame générale assez brillante. Seulement voilà, la trame brillante, elle vient d'ailleurs, le développement qu'il en fait est très médiocre, et les qualités susmentionnées font pâles figures en comparaison de leurs équivalents coréens. Remplacez le baroque organique du réalisateur Park Chan-wook par du générique tout juste énergique ; la bestialité dépressive de Choi Min-sik, et sa diction unique, par une simple dégaine de bagnard sur la belle gueule d'un Brolin trop bien conservé ; les compositions orchestrales somptueusissimes de Jo Yeong-wook par une BO urbano-électro-machintruc d'ambiance inepte ; et l'air de poupin fou de Lee Woo-jin, THE "old boy", par un Sharlto Copley hystérique et totalement miscasté (comme c'était déjà son cas dans le nanar Elysium)... et vous obtenez Oldboy 2014, soit le truc de trop.
  • 3
    Bande-annonce

    The Spectacular Now (2013)

    1 h 35 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de James Ponsoldt avec Miles Teller, Shailene Woodley, Brie Larson

    Not your average teen movie. Ce qui ressemble de loin à une rom-com est en fait davantage l'histoire d'une adolescence tourmentée en partie concentrée sur le problème d'alcoolisme du héros (mineur, soit plutôt un gros tabou, a fortiori aux USA), que la romance difficile met en valeur. On salue le choix de l'anti-bôgosse Miles Teller dans le premier rôle, un peu flippant au départ (trop bôgosse, ça, non... mais allez, Hollywood, un peu bôgosse quand même !), mais payant à l'arrivée, car ce dernier est une révélation, et que son alchimie avec Shailene Woodley atteint, à notre grande surprise, le haut du panier (mention à une scène de sexe douce, fébrile, très, très réussie). C'est inattendu, souvent poignant, parfois dur. 2013 avait eu le spectaculaire "Monde de Charlie" ; 2014 a "The Spectacular Now". Et Woodley rappelle qu'elle est définitivement une future grande, aux côtés d'une Emma Watson.
  • 4
    Bande-annonce

    Philomena (2013)

    1 h 38 min. Sortie : . Drame.

    Film de Stephen Frears avec Judi Dench, Steve Coogan, Sophie Kennedy Clark

    Ok. Steve Coogan est un grand comédien au coeur grand comme ça, Judi Dench est une mémé à oscars, cette histoire de vie brisée par la perversion d'un microsystème quasi-théocratique (les cathos irlandais des 50s) fort éloquente... tout ça. Et ? Ce dernier point a été abordé en cent fois plus mémorable dans The Magdalene Sisters, dont Philomena pourrait être une version petit-chaperon-rouge ; la réalisation de Frears est du niveau d'un feuilleton TV de la BBC, ce que le film aurait dû être à la base ; Dench et Coogan vont bien ensemble, et se renvoient bien la balle, mais l'écriture aurait pu être BIEN meilleure - en l'état, on garde deux ou trois bonnes répliques en tête, that's it. "Tout ça", donc, c'est bien joli, mais ça ne suffit pas ! Le final au couvent, sorte de pseudo-climax/pétard mouillé, rend presque le spectacle, jusque là fort sympathique, un brin irritant, quand la petite vieille fait l'apologie lacrymale du pardon à l'égard d'une des saloperies de bonnes soeurs psychopathes qui l'ont séparée de son fils. Sérieusement ? Philomena est un film à l'image de son héroïne, vieillot et inoffensif. En post-scriptum, on notera l'intéressante facilité avec laquelle Coogan dit "fucking Catholics", et se prend à demander comment la chose serait passée s'il avait remplacé "Catholics" par "Muslims", ou pire, "Jews"...
  • 5
    Bande-annonce

    Le vent se lève (2013)

    Kaze tachinu

    2 h 06 min. Sortie : . Biopic, drame, historique et romance.

    Long-métrage d'animation de Hayao Miyazaki avec Hideaki Anno, Miori Takimoto, Hidetoshi Nishijima

    Hantise. Enfer. Damnation absolue. C'est bien, mais c'est pas bien. Ok, prend ta respiration. Comment dire... Comme toujours chez papy Hayao, on tient là un bijou de mise en scène, et une fluidité rare d'animation sur fond d'aquarelles somptueuses. Comme toujours, ce qu'il raconte sur le Japon, l'homme, la nature et l'amour est sage, et juste, et beau. Comme jamais, il nous épargne son bestiaire animiste et ses créatures fantaisistes pour s'intéresser au monde réel, et... à un personnage historique, et c'est un sujet qui le touche personnellement par son père, et on le sent du début à la fin du métrage, et c'est indéniablement touchant. En plus, on ne peut qu'apprécier le parallèle évident avec Oppenheimer (l'un génie responsable de la bomba atomique malgré lui, l'autre génie créateur du fameux "zéro" qui s'écrasera sur tant de porte-avions US). En gros, Le Vent se lève, c'est un peu sa Liste de Schindler à lui (papy Hayo comme oncle Steven sont davantage connus pour leurs mondes fantastiques). Mais à l'exception d'une ouverture brillantissime avec une scène de tremblement de terre mémorable (mention aux grondements de voix humaines figurant la terre en colère), de scènes de tests de vol assez exhaltantes, et de l'émouvante légèreté de la parenthèse allemande lorsque le héros charme sa future épouse dans leur hôtel de campagne.......... on s'emmerde pas mal. Papy Hayao a des trucs à raconter, mais il a moins réfléchi à son parcours qu'à sa destination : par exemple, les personnages secondaires comme celui de sa petite soeur ne sont pas assez travaillés, ni de nombreux pans de la narration pour que l'on s'émeuve. La bande originale totalement oubliable de Hisaishi (pas de surprise) et le casting d'Anno Hideaki dans le rôle principal, pas du tout avisé, n'arrangent rien à l'affaire. En gros, Le Vent se lève est un film esthétiquement admirable et touchant, non dénué de qualités, mais globalement assez raté, et clairement un des moins forts du cinéaste.
  • 6
    Bande-annonce

    The Ryan Initiative (2014)

    Jack Ryan: Shadow Recruit

    1 h 45 min. Sortie : . Action et thriller.

    Film de Kenneth Branagh avec Chris Pine, Keira Knightley, Kevin Costner

    Ok, on va être clair : y a quasiment rien à garder. Scénaristes : peine de mort. Que David Koepp soit associé à cette histoire sans originalité ni saveur blesse le fan des 90s. Réalisateur : vingt ans de prison, pour n'avoir pas su négocier au moins UN morceau de bravoure. Déportation en Sibérie pour le casting, à commencer par le cartoonesque Pine qui devrait se limiter à Star Trek, Knightley qui devrait se limiter aux films d'auteurs (elle et Pine = zéro alchimie), et Costner qui devrait se limiter aux années 90. Quant au compositeur, on l'interdira simplement d'exercer, parce qu'il n'a rien fait de décent depuis vingt ans. Ce nouvel opus des aventures de Jack Ryan eût été la réalisation d'un tâcheron du type Les Wiesman, The Ryan Initiative (dafuq with that title, dude ?) aurait été un simple mauvais film ; sur l'échelle de Kenneth Branagh, c'est une catastrophe industrielle. Même pas un plaisir coupable : on se prend en plein milieu d'une course poursuite à se dire : je n'en ai carrément rien à foutre. Quelque chose pour s'en convaincre ? Simple : on s'emmerdait bien moins devant Thor. Si ça, c'est pas parlant... MAIS ne soyons pas non plus sans pitié ! TRI présente un avantage : celui de rappeler combien La Somme de toutes les peurs était un spectacle de bonne facture...
  • 7
    Bande-annonce

    Mea Culpa (2014)

    1 h 30 min. Sortie : . Action et thriller.

    Film de Fred Cavayé avec Vincent Lindon, Gilles Lellouche, Nadine Labaki

    Très loin de l'originalité et du caractère de Pour Elle, Mea Culpa semble marquer la "marchalisation" du doué Cavayé, c'est-à-dire le basculement dans un cinéma aux ressorts narratifs et dramatiques aussi subtils qu'un MR73 (soit... pas subtils du tout). C'est nerveux, plutôt bien filmé, ça réserve même deux très bonnes scènes d'action au début et à la fin, mais quand ça parle, c'est généralement bidon borderline Navarro (mention aux dialogues archi-entendus et en mieux dans le cinéma US, qui plongent le film dans la caricature). Lindon fait la gueule et tue toute chance d'investissement dans son personnage (dont on ne voit rien d'autre que le mode mutique), Lellouche joue le gars identifiable avec son talent de comédien très limité, les autres font avec des personnages monodimensionnels, et les méchants n'ont absolument rien de marquant. Sur ce terrain, Cavayé ferait bien de s'inspirer du cinéma de Boukhrief (les bad guys du Convoyeur ou de Gardiens de l'Ordre, c'était autre chose). Humour : ce dernier n'attire personne ! Allez, Fred, résiste à l'appel de l'euro. Be yourself. On en a marre, qu'il ne nous reste qu'Audiard.
  • 8
    Bande-annonce

    RoboCop (2014)

    2 h 01 min. Sortie : . Action, policier, science-fiction et thriller.

    Film de José Padilha avec Joel Kinnaman, Gary Oldman, Michael Keaton

    Appelé autrement, Lawdroid ou Mechajustice, Robocop version 2014 aurait sans doute inspiré davantage de magnanimité. Mais la comparaison inévitable avec le chef-d'oeuvre subversif de Verhoeven surligne hélas chacun de ses défauts... à commencer par ce qui devrait être la première garantie : son scénario, d'une médiocrité énervante. Amateurs de l'original, vous ne trouverez dans le reboot ni son sadisme provocateur, ni sa satire sociopolitique, ni sa galerie de bad guys mémorables (l'énorme Clarence Boddicker !), ni ses répliques cultes, ni son humour sardonique. Et vous ne trouverez aucun ajout original tentant de palier ce manque... Robocop version 2014 est un foirage sans caractère ni saveur, dont le plus grand crime est de n'inspirer aucune émotion viscérale quand Verhoeven ne faisait que ça, à travers sa violence radicale et ses choix esthétiques. On appréciera tout au plus quelques scènes d'action pas trop mal fichues et un travail d'effet spéciaux de qualité. Mais ça ne fait pas un film.
  • 9
    Bande-annonce

    American Bluff (2013)

    American Hustle

    2 h 18 min. Sortie : . Comédie, drame et historique.

    Film de David O. Russell avec Christian Bale, Bradley Cooper, Amy Adams

    Que ceux qui restaient suspendus depuis plusieurs mois aux lèvres pulpeuses et ensorcelantes de sa bande-annonce se rassurent : elle ne trompait pas sur la marchandise, contrairement à la plupart (rangeant son film aux côtés d'un Millénium). On a donc un spectacle rétro-flamboyant et pop-rock proche des reconstitutions soignées et électriques de Scorsese ou PTA, un showcase d'acteurs aux performances hallucinantes, un tas de morceaux d'anthologie, et les décolletés tout aussi anthologiques d'Amy Adams, prodigieusement oscarisable, American Hustle (que les responsables de la titraille fr meurent maintenant) a quelques problèmes de rythme ; sa fin, très décevante, illustre bien le reproche fait par les détracteurs du film que ce dernier traite son intrigue à la légère ; et la chtite J-Law fait office de maillon faible dans un rôle ingrat... mais ces défauts ne savent casser le charme d'une entreprise d'épate douée, toujours jubilatoire, et roublarde sans pour autant être dénuée d'âme, loin s'en faut (cf. le couple Bale/Adams, vrai fond de l'histoire). Si la mise en scène d'O. Russell avait eu plus de corps et de personnalité au lieu de se contenter d'être efficace, on aurait eu droit à un chef-d'oeuvre. Au lieu de ça, on a un sacré film.
  • 10
    Bande-annonce

    Jacky au royaume des filles (2014)

    1 h 30 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Riad Sattouf avec Vincent Lacoste, Charlotte Gainsbourg, Didier Bourdon

    Que dire d'un pareil OVNI ? Que son flinguage par la critique a été d'un ridicule déplorable. C'est débile, certes, mais débile, bien. Le genre de débile correspondant à ce que doit être tout film qui désire assumer jusqu'au bout son absurdité. C'est souvent amusant, parfois maladroit, parfois carrément hilarant (on parlera d'hilarité incrédule du genre "putain ils sont tarés les mecs"), et globalement mémorable, tant le film ne ressemble à RIEN d'autre. On appréciera justement le sous-texte politique, pointant du doigt sous ses blagues grotesques le fondamentalisme musulman - ce qui n'est pas rien de nos jours, aussi fou que cela puisse paraître. Charlotte Gainsbourg a la classe internationale, comme d'habitude, et Anémone est étrangement tordante. On regrettera un dernier plan qui va juste trop loin, mais il en faudrait bien plus pour ruiner le souvenir d'un pareil machin !
  • 11
    Bande-annonce

    La Grande Aventure LEGO (2014)

    The LEGO Movie

    1 h 40 min. Sortie : . Animation, action et comédie.

    Long-métrage d'animation de Phil Lord et Christopher Miller avec Chris Pratt, Elizabeth Banks, Will Arnett

    Sympathique surprise que voilà ! Pour un projet pareil, dont le ressort commercial explose à la figure, LEGO est plus énergique et inventif que prévu, généralement très amusant, et ça contient Alison Brie, bien que sans ses formes, et bien qu'on puisse la trouver légèrement sous-exploitée (en même temps, trois heures complètes d'Alison Brie resteraient de la sous-exploitation)... En d'autres termes, on s'attendait à un film du niveau des jeux vidéos Star Wars, opportuniste et mal branlé, et l'on a au final un spectacle doté d'un certain caractère et d'un vrai sens de la mise en scène. Le héros (un peu naïf) malgré lui est un cliché consommé du genre (on pense à 1001 pattes, par exemple), il ne fallait pas attendre autre chose qu'une tram générique, MAIS ses multiples aventures ne manquent pas de divertir, entre autre par leur variété (l'univers western, l'univers girly...), et la super Elizabeth Banks prête un sacré chien à sa sympathique héroïne bad-ass. MAINTENANT, il y a une explication logique à une note si mimolette. D'abord, le fait que le spectacle n'a rien de transcendant non plus : ça divertit, mais c'est tout. Ensuite, avec la fausse bonne idée qu'est l'irruption du monde réel dans l'aventure (avec le génial Will Ferrell, certes), son dernier quart laisse en bouche un arrière-goût de publicité géante. Ce qui était jusque là implicite devient soudain explicite, grossièrement explicite, rappelant que La Grande Aventure LEGO n'est, au fond, rien d'autre qu'une "ode" à la liberté créatrice de l'homme... produite par une multinationale qui vous remercie de l'avoir choisie pour gâter vos rejetons.
  • 12
    Bande-annonce

    Non-Stop (2014)

    1 h 46 min. Sortie : . Action et thriller.

    Film de Jaume Collet-Serra avec Liam Neeson, Julianne Moore, Anson Mount

    Dans la catégorie "Liam Neeson pète la gueule à tout le monde", ce Non-Stop se rapproche qualitativement plus du diablement efficace Taken que du grotesque Sans Identité. C'est très bien, on en a pour notre argent... jusqu'au dernier quart, où le scénario part en chupa-chups (QUAND apprendront-ils ?), avec ultime et funeste tarabiscotage, et méchant qui parle trop. Cela nous laisse un thriller du samedi soir fort efficace et bluffant dans sa première moitié, mais avec un dénouement plus inspiré, on aurait pu atteindre le 7/10 atteint, l'année dernière, par un autre petit thriller, The Call...
  • 13
    Bande-annonce

    How I Live Now (Maintenant c'est ma vie) (2013)

    How I Live Now

    1 h 41 min. Sortie : . Drame, romance, guerre et thriller.

    Film de Kevin Macdonald avec Saoirse Ronan, Tom Holland, George MacKay

    Conter le passage à l'âge adulte d'une adolescente paumée dans le cadre d'une guerre (civile en l'occurence), en voilà, une bonne idée. La beauté triste du paysage anglais sert la violence de quelques scènes-chocs réussies, rappelant Les Fils de L'Homme de Cuaron (mais en réduction, hein). Mais toute la partie coming-of-age s'avère, justement, assez bancale, plombée par un personnage principal qui peine à intéresser (Saoirse Ronan fait ce qu'elle peut et s'en tire pas trop mal), et une romance sans originalité. L'idée de ne pas identifier les acteurs du conflit, ajoutant à l'identification du spectateur avec les protagonistes paumés, est excellente en plus d'être pratique (aucun risque d'offenser personne), mais là encore, c'est traité sans grande profondeur. How I Live Now produit un effet indéniable, mais considérant son ambition originale, on peut dire qu'il est assez raté.
  • 14
    Bande-annonce

    The Grand Budapest Hotel (2014)

    1 h 39 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Wes Anderson avec Ralph Fiennes, Tony Revolori, Saoirse Ronan

    Au risque d'être dans la minorité, on va voir dans le Grand Budapest d'Anderson l'occasion pour le cinéaste de montrer pour la première fois ses limites. Pas de réalisateur, car l’enchaînement interne et externe de ses scénettes est toujours aussi brillant ; ni de faiseur d'image puisqu'à l'image de tous ses précédents films, TGBH est un enchantement graphique absolu bourré d'idées originales, monument au bon goût par un esthète qui n'a plus rien à prouver ; ni de conteur, en témoigne la limpidité d'un récit à tiroir plutôt bavard......... mais de créateur d'histoires, au risque d'être vague. TGBH possède toutes les qualités précitées, et bien d'autres encore, telles la performance d'un Ralph Fiennes qui méritait une meilleure carrière, ou l'utilisation d'un casting cinq étoiles (Willem Dafoe en variante slave du Requin de James Bond est génial), mais au final, il ne parvient simplement pas à intéresser. En gros, c'est très bien, tout ça, mais on s'en fout un peu, et pour une raison essentielle : pour la première fois, Anderson sort de sa zone de confort, et ça se sent. On ne trouve dans TGBH ni l'enivrant parfum d'enfance de Moonrise Kingdom, ni le sens de l'aventure du Darjeeling Limited ou de Mr Fox, ni la fulgurance pop-rock de Royal Tenenbaums (qui reste de facto son chef d'oeuvre), ni le cortège de défaillances familiales qui traverse la plupart de ses films. Et ça se sent, TGBH n'étant ni aussi drôle, ni aussi émouvant que ses meilleurs films. (...) On aime quand même, mais on est assez déçu quand même.
  • 15
    Bande-annonce

    300 : La Naissance d'un empire (2014)

    300: Rise of an Empire

    1 h 42 min. Sortie : . Action, drame, guerre et péplum.

    Film de Noam Murro avec Sullivan Stapleton, Eva Green, Rodrigo Santoro

    [Note réelle : 6.5/10] Mais on met 7 rien que pour faire chier les esthètes. Puisque votre serviteur est un peu crevé, jouons au jeu des "pros and cons". Ou plutôt l'inverse.
    LES MOINS :
    - Un emballage fidèle à 300 qui ne parvient pas vraiment à s'en démarquer
    - Un festival de dialogues de série B
    - Un acteur principal beau et vigoureux mais manquant de charisme
    - Le côté "jeu vidéo" de l'écriture des bastons
    - Un sang numérique parfois grotesque
    - Le même délire anachronique sur la liberté et blablabla
    - La musique arabisante sur chaque apparition du roi Darius
    - Lena Headey en meneuse de bataille, totalement ridicule
    LES PLUS :
    - En termes d'esthétique et d'orchestration, le fan de 300 adhèrera
    - Le choix des batailles navales, assez couillu
    - L'énergie et l'harmonie de l'ensemble : pas un temps mort
    - La bande originale ultra-efficace de Junkie XL
    - Le fait que le film assume sa nature de série B
    - Un travail d'effet spéciaux généralement réussi
    - Sans surprise, la déesse brune Eva Green, born to be a bad girl
    - Le romantisme sauvage qui parvient par moments fugaces à émerger de l'océan de bourrinitude consommée.
  • 16
    Bande-annonce

    Captain America : Le Soldat de l'hiver (2014)

    Captain America: The Winter Soldier

    2 h 16 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Anthony Russo et Joe Russo avec Chris Evans, Scarlett Johansson, Sebastian Stan

    A solid 7, comme dirait le Yankee d'à côté, principalement grâce à la conviction monolithique de Chris Evans et une réalisation inspirée des frères Russo (qui avaient déjà prouvé leur valeur en réalisant les parodies de westerns de Leone dans..... la sitcom culte Community !). Le scénario n'évite pas quelques gros clichés (le sidekick renoi qui fait des blagues, le grand méchant qu'avait en fait oublié qu'il était gentil à la base...) ni deux-trois gros loupés (l'armure ailée, modèle de WTF), et le spectacle cède sur la fin à une surenchère aussi vaine que fatiguante (le final apocalyptique, passage dorénavant obligé, est davantage bruyant que captivant)... mais globalement, le divertissement est bien là, l'emballage convainc à 100%, le duo Rogers/Romanoff fonctionne, l'histoire tient la route avec une petite dose de thriller paranoïaque très 70s (on appréciera Bob Redford en caution de bon goût), et le film réserve quelques scènes d'action fort mémorables (l'attaque de la voiture de Fury, la première confrontation entre Rogers et le méchant). On est un bon cran en-dessous d'un Avengers (spectacle quasi impeccable dans le genre), mais bieeeen au-dessus d'un nanar du type Thor 2. Même si Cobie Smulders est criminellement sous-employée.
  • 17
    Bande-annonce

    Noé (2014)

    Noah

    2 h 18 min. Sortie : . Aventure, drame et fantastique.

    Film de Darren Aronofsky avec Russell Crowe, Jennifer Connelly, Ray Winstone

    Aronofsky, cinéaste inspirant des opinions aussi radicales que divergentes, s'attaque à un passage aussi populaire dans l'imaginaire commun que rare dans la fiction ciné, avec suffisamment de moyens pour, au choix, retourner les cerveaux, ou se viander en XXXL. Quitte ou double, diraient certains. Dans le cas de Noé, on va dire... quouble ! On tient un film négal visuellement (on passe de morceaux d'anthologie comme le cauchemar prophétique de Noé et l'assaut dans les bois sombres à des machins assez hideux comme ces silhouettes de Noé et sa femme en ombres chinoises rappelant un dessin animé franco-belge des années 70) et un peu grossier dans ses mécanismes dramatiques. Mais il en a aussi les qualités qui font la force du cinéma aronofskien : un rapport radical aux corps dans l'image, une propension à inspirer des émotions viscérales à travers des fulgurances visuelles, et une absence de compromission totalement premier degré dans ses orientations, fussent-elles malavisées (voir la mort de l'adolescente sous l'assaut des hordes barbares). Alors du coup, on se prend son cinéma en pleine gueule (...). En fait, plus que la relecture perso du mythe du Déluge, plus encore que l'opposition entre le modus vivendi antédiluvien et la pensée moderne individualiste tous deux incarnés par Noé et Tubal-Cain, c'est le drama familial qui brille, dans Noé, et excuse ses défauts - à l'occasion duquel Crowe et Connelly livrent des performances fabuleuses.
  • 18
    Bande-annonce

    Divergente (2014)

    Divergent

    2 h 19 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Neil Burger avec Shailene Woodley, Theo James, Ashley Judd

    Shailene Woodley a de très beaux cheveux. Surtout quand elle court, au ralenti, à la poursuite d'un futur plein d'amour, et de liberté-sans-frontières, et de cheveux. Non, je plaisante, il n'y a pas de ralenti, dans Divergente. Que de la vitesse. Ce qui est plutôt bien, puisqu'au moins, on n'a pas le temps de s'ennuyer. Après, qu'est-ce que c'est con !
    LES PLUS :
    - Shailene Woodley, sa beauté mutine et son jeu physique, une performance qui confirme son statut d'A-lister.
    - Un sens du rythme indéniable... qui ne sauve pas totalement de l'ennui un film bien trop long, mais s'avère tout de même salutaire.
    - La descente nocturne le long du cable, assez vertigineuse.
    LES MOINS :
    - La durée improbable de 2h20.
    - La dystopie, d'un point de vue sociologique pas crédible une seconde.
    - Le sous-texte politique aussi subtil qu'un parpaing.
    - Plein de petits "plotholes" cartoonesques, comme la ligne de métro qui mène au secteur des Audacieux et son absence totale de surveillance, dans une cité censément superfliquée...
    - On est très, très loin d'Hunger Games 2.
    - D'ailleurs, après Katniss, Tris, sérieux ?
    - Faudrait penser à arrêter les adaptations-blockbusters de bouquins écrits par des nanas. Pas taper.
    - Theo James, bellâtre rappelant qu'on a à faire à un film pour midinettes
    J'ai oublié la suite, parce que j'ai un peu oublié le film.
  • 19
    Bande-annonce

    Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? (2014)

    1 h 37 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Philippe de Chauveron avec Christian Clavier, Chantal Lauby, Ary Abittan

    Quand on est foncièrement anti-antiraciste comme l'est l'auteur de ces lignes, se taper un film comme celui-ci requiert un certain goût du risque : des parents blancs cathos (= la France d'avant, limite rance) crisant parce que leurs filles se marient à des minorités (= et pas leurs fils, détails capital d'un point de vue anthropologique), c'est-à-dire un arc-en-ciel Benettonesque... : on sentait à mille kilomètres la propagande du showbiz bon teint sponsorisé par le MRAP. Et en fait, c'est heureusement un peu plus nuancé que ça. Bon, sans trop y aller aux forceps, Qu'est-ce qu'on a fait... est évidemment une apologie de la mixité et un rêve antiraciste. ENCORE QUE que certains malades de cette catégorie déjà bien remplie de malades n'apprécieront pas la peinture d'Ivoiriens ou de Maghrébins racistes... car toutes les communautés en prennent pour leur grade, dans le film de de Chauveron. Et il faut reconnaître que malgré un jeu d'acteur un peu guindé frôlant parfois le niveau France Télévision (cf. le reubeu, ou la cadette ; problème courant dans le cinéma fr), et des blagues parfois un peu lourdaudes, l'ensemble, qui a le bon goût d'être court, est assez divertissant, énergique, et évite la surdose de moraline malgré son sujet. On relèvera le père ivoirien, assez hilarant (traitant de communistes les métisseurs et disant "elle est belle la France" devant justement la France benetton de la famille Verneuil), Chantal Lauby parlant des mulots à son psy et jouant parfaitement la catho de gauche bobo béate (bien que le film semble traiter cela comme une "progression" par rapport aux cathos de droite sans humour), la scène du chant de la Marseillaise, Clavier toujours marrant... Enfin, c'est très sympathique. Et il ne faut pas voir plus loin, car les limites intellectuelles du film frapperont aux yeux dès qu'on évoquera sa dimension sociologisante un tant soit peu sérieuse : sa façon de négliger la douleur du FDS regrettant sa France d'avant, ou encore cette scène ridicule où les deux pères ivoirien et FDS se moquent de la parabole de l'eau et du vinaigre, pourtant gaullienne) rappellent que Qu'est-ce qu'on a fait... est un grand cirque dénué de toute critique envers le communautarisme. Disons qu'il faut prendre le film pour ce qu'il est : un divertissement inoffensif (ce n'est pas lui qui va influencer le cours des choses), et intéressant dans sa résonance historique.
  • 20
    Bande-annonce

    La Crème de la crème (2014)

    1 h 30 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Kim Chapiron avec Thomas Blumenthal, Alice Isaaz, Jean-Baptiste Lafarge

    On pourrait voir dans LCDLC une sorte de Risky Business sans l'irrésistible couple Tom Cruise/Rebecca de Mornay, sans l'esthétique 80s, sans le cul, et surtout sans l'innovation, ou de The Rules of Attraction sans la méchanceté, ce qui ne laisserait pas grand chose à se mettre sous la dent. On pourrait s'attendre à une énième "tentative" frenchie de paraître cool pour finalement échouer et ressembler davantage à un spectacle tiédasse et blaireau à la Sup de Fric (allez, je suis sûr qu'au moins une autre personne en France l'a vu). Résultat, ça l'est un peu, mais pas à ce point. Sans être vraiment réussi, même dans la catégorie générationnelle, le film de Chapiron bascule progressivement du film de petit malin hélas éculé (le propos n'est pas con mais déjà exploré ailleurs et en mille fois mieux) et trop timoré (ça ne va pas assez loin dans le trash, après les promesses des premières scènes de décadence étudiante) à un film de genre au romantisme juvénile par moments assez touchant. Naturellement, la mise en scène énergique de Chapiron (qui rendait son foireux Sheitan supportable), sa capacité à s'arrêter sur ses acteurs (au prix d'une esthétique un peu trop publicitaire), son évanescence, y sont pour quelque chose. La BO, pleine de vieux tubes très vieille France (écoles de commerce = à droite) et d'excellentes chansons électro, emballe le tout avec énergie. Mais le versant gagnant du film doit beaucoup à (l'adorable) Alice Isaaz, sa joliesse fragile, son regard doux et mélancolique, et son talent de comédienne qui tire vers le haut les performances de Blumenthal, et surtout celle, limitée, de Lafarge (même si elle ne sauve pas tous les dialogues qui parfois sonnent vachement film de première année). La jeune femme fait par ailleurs passer sans problème l'évolution morale totalement prévisible du film (cynique au début, plus mûre et "donc" romantique à la fin). Grâce à elle, et tout en ne mettant "que" la moyenne à LCDLC, on se dit qu'il serait bête de cracher sur un rare film de "jeunes" français résolument moderne sans faire dans le jeunisme. Tout en déplorant le relatif gâchis, bien illustré par le tout dernier plan : idée topissime (les jeunes amants s'embrassant sous les yeux de l'establishment sur le génial "L'amour et la violence" de Sébastien Tellier), exécution mimolette (Isaaz et Lafarge se roulant une pelle interminable sans variation et in fine, sans chaleur). Meh.
  • 21
    Bande-annonce

    Her (2013)

    2 h 06 min. Sortie : . Drame, romance et science-fiction.

    Film de Spike Jonze avec Joaquin Phoenix, Scarlett Johansson, Amy Adams

    [Note réelle : 8.5/10] Juste merveilleux. Her suit la même règle qu'une autre romance mélancolique avec le toujours génial Joaquin Phoenix, le chef-d'oeuvre Two Lovers de James Gray : le glorieux se trouve dans la banalité. On sait, Her parle d'un accouplement spirituel avec une intelligence artificielle définitivement avancée dans un futur pas si lointain. Cela n'empêche pas la simplicité. Solitude banalisée, fragilité de l'homme moderne, peur de la réalité, déconnexion consubstantielle du développement technologique, tout y est. Dans le confort voluptueux d'une upper-class dont seule l'âme n'est pas nécessairement à l'abri du besoin. Superbe direction artistique, aussi, pour ce qui est sans doute le meilleur film de Spike Jonze, puisque son plus cohérent, son mieux balancé, et son plus... différent. On revient dessus bientôt.
  • 22
    Bande-annonce

    Night Moves (2014)

    1 h 52 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Kelly Reichardt avec Jesse Eisenberg, Dakota Fanning, Peter Sarsgaard

    Si jamais la question s'est posée de savoir où se trouve l'enfer du cinéphile, Night Moves apporte une réponse terminale : entre ses bras décharnés et sa poitrine en putréfaction. On n'a pas vu le précédent film de Kelly Reichardt (nom de famille suspect, d'entrée de jeu), mais on passera son tour, tant ce qui est considéré par la critique (sous antidépresseurs) comme son meilleur film donne une envie et une seule : mourir, fût-ce dans des souffrances médiévales, voire chinoises. Les 20-30 premières minutes de mise en place, intéressantes dans leur détail et pesantes, laissaient attendre un crescendo logique. Il n'en est rien ! La grooosse et looongue heure suivante n'est que traversée en solitaire dans la vallée des larmes, du vide cinématographique, ce vide puant de l'indé bourgeois où rien peut être considéré comme tout en un claquement de doigt "intellectueux", de la neurasthénie narrative, de l'apathie physique. Thriller foireux, propos politique voisin du néant, portrait de caractères sans épaisseur, et surtout, absence douloureuse d'émotion, de pulsion de vie, comme de pulsion de mort : dans Night Moves, on n'adore rien, on ne déteste rien, on critique sans critiquer l'écologisme radical, on filme la nature sans passion. Rien. Eisenberg (parfait dans l'apathie exaspérante, certes), Fanning et le toujours génial Sarsgaard sont des prisonniers-zombies de ce cinéma détestable. Nous aussi. Sauf que nous, on a payé le ticket.
  • 23
    Bande-annonce

    Joe (2013)

    1 h 58 min. Sortie : . Drame.

    Film de David Gordon Green avec Nicolas Cage, Tye Sheridan, Adriene Mishler

    [Note réelle : 7.5/10] Beau et touchant film de rédemption champêtre, entre un Jeff Nichols en moins intello et un John Hillcoat en moins aride, utilisant intelligemment les archétypes du genre, tout en s'autorisant quelques sorties de route aussi appréciables qu'inattendues, toujours en relation avec un personnage de père alcoolo-cogneur très atypique. L'occasion pour le jeune Tye Sheridan de se confirmer en jeune espoir du ciné US (aux côtés d'un Tom Holland) après le fabuleux (et assez proche) Mud de Nichols, et pour Nicolas Cage de rappeler, dans ce rôle tragique et chaleureux de figure paternelle manquée, qu'il peut être grand (et combien il gaspille sa carrière pour se payer des nouvelles résidences secondaires). Après nous avoir fait mourir de rire dans le génial Pineapple Express, David Gordon Green s'impose enfin comme un metteur en scène à suivre (Princes of Texas proposait de belles images, mais sombrait quand même vite dans la branlette auteurisante), en livrant quelques vrais morceaux de cinéma (*).
  • 24
    Bande-annonce

    The Amazing Spider-Man - Le Destin d'un héros (2014)

    The Amazing Spider-Man 2

    2 h 22 min. Sortie : . Action, aventure et fantastique.

    Film de Marc Webb avec Andrew Garfield, Emma Stone, Jamie Foxx

    Contre toute attente, et quoi qu'en disent les critiques un peu dures, ce nouveau Spiderman 2 se regarde sans aucun déplaisir, tournant même, par instants, au plaisir "coupable", et évite l'écueil de la surenchère, peut-être sa meilleure qualité, en plus de l'épatant couple Andrew Garfield/Emma Stone (y a-t-il sexiness plus adaptée à une bédé ? Ok, on n'oublie pas Alison Brie)... suggérant qu'on a presque plus affaire à une comédie romantique pleine d'action qu'à l'inverse.
  • 25
    Bande-annonce

    La Chambre bleue (2014)

    1 h 15 min. Sortie : . Drame et policier.

    Film de Mathieu Amalric avec Mathieu Amalric, Léa Drucker, Stéphanie Cléau

    Ce film aurait pu s'intituler Mourir à Paris. Attendez, ça, ça ne marche que si on l'a vu à Paris comme moi. Bon, ça ne fait rien, c'est un titre déclinable (super pratique)... Si vous avez subi sa pose, ses bavardises, sa fatuité et sa froideur théâtreuses à Calais, vous n'aurez qu'à l'appeler "Mourir à Calais". Mais... non, le coup de la mort, c'est du déjà vu, je l'ai sortie sur le mortel (justement) Night Moves, récemment. Donc oubliez. De toute façon, 1) l'acteur doué Amalric ne mérite pas ça, et 2) la prévisibilité des défauts de La Chambre Bleue le rend bien moins nocif. On tient juste un énième film de penseur bourgeois (employer ce terme fait-il de moi un marxiste ? Je ne pense pas) à la Depleschin, dont il semblerait qu'une des seules alternatives, dans le paysage cinématographique français, soit la comédie bien beauf made in Boon, Dubosc & Co. Un peu déprimant...
  • 26
    Bande-annonce

    Blackout total (2014)

    Walk of Shame

    1 h 35 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Steven Brill avec Elizabeth Banks, James Marsden, Gillian Jacobs

    Joli exemple du savoir-faire yankee en matière de comédie rocambolesque aussi inoffensive que sympathique. Le réalisateur Steven Brill aurait pu exploiter bien mieux cette excellente idée de mix entre l'After Hours de Scorsese et Bridesmaids : l'intrigue, parfaite invitation à l'aventure (un parcours aussi imprévu que forcé à travers un décor aussi haut en couleur qu'inconnu), n'accouchera jamais que d'un rocambolesque sympathique (dont on appréciera le sens de l'absurdité, bien qu'ultra-light), au mieux de situations au politiquement incorrect rafraîchissant (on enfile les caricatures ethniques, de quoi faire hurler les phobophobes hystériques). On regrettera par exemple que la nuit finisse si tôt dans le film, "voyage au bout du jour" ayant quand même un peu moins de gueule. Mais la sauce est aisément relevée par la performance d'Elizabeth Banks (on est dans un véritable E.Banks show), rare exemple d'actrice conjuguant beauté plastique (ici largement mise en valeur) et véritable talent de comédienne. Et puis il y a Britta ! Comprenne qui pourra. Bref... Parce qu'on ne va pas toujours en salle pour voir du Béla Tarr.
  • 27
    Bande-annonce

    Godzilla (2014)

    2 h 03 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Gareth Edwards avec Aaron Taylor-Johnson, Ken Watanabe, Bryan Cranston

    Ces dernières années, Hollywood s'est spécialisé dans une activité assez déconcertante : la production de blockbusters qui semblent volontairement, professionnellement mal écrits, suivie généralement de la création de bandes-annonces fabuleusement enthousiasmantes (comme le teaser du présent film, par exemple). Oui-oui, ça en devient presque scientifique. De ce fait, étant donné la conjoncture économique désastreuse, plus le paquet de thunes investi dans un film est monumental (moyenne = 100 000 000 ?), plus on en veut aux nantis censément éduqués (ou pas ?) de nous imposer la médiocrité. Des personnages étoffés, des scènes originales (plutôt que de l'archi-revu dans le genre catastrophe), un propos substantiel, et une certaine imprévisibilité seraient-ils trop demandés ? On attend encore le blockbuster qui osera associer au spectaculaire une véritable histoire (sans forcément un propos, ou un message écolo, juste une histoire d'hommes et de femmes tangibles), et un semblant de nihilisme, comme Zack Snyder a dans une certaine mesure su le faire sur son nourrissant Watchmen. Godzilla version 2014, décevant, irritant, oubliable, n'aura pas aidé.
  • 28
    Bande-annonce

    X-Men : Days of Future Past (2014)

    2 h 12 min. Sortie : . Action, aventure, fantastique et science-fiction.

    Film de Bryan Singer avec Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender

    Généralement, on demande à un film comme X-Men : DoFP d'être, idéalement, à la fois un blockbuster intelligent pour changer, et de l'entertainment solide, comme il se doit. Ce dernier, clairement une des meilleures réalisations de Singer, remplit la todo list, c'est indéniable. Le spectacle n'est pas aussi génial que clamé sur tous les toits par les hordes de fanboys n'attendant que ça, la faute à quelques défauts qui placent le film un cran en-dessous de First Class, comme une structure narrative trop ambitieuse pour son bien, un sous-développement des personnages secondaires, le sempiternel recours à la destruction pantagruélique dans son finale (encore ?!?), et l'emploi d'un nain (désolé, Tyrion, mais tu ferais le bouffon de cirque sans ton nom de famille). Quand bien même : ça a une sacrée gueule, et si l'habituellement génial Fassbender cabotine un peu dans un rôle monolithique, McAvoy y est fantastique.
  • 29
    Bande-annonce

    Maps to the Stars (2014)

    1 h 51 min. Sortie : . Drame.

    Film de David Cronenberg avec Julianne Moore, Mia Wasikowska, Olivia Williams

    Mouais. Mouais, mouais. Ouais, le "mouais" est de rigueur, rien ne sera plus approprié qu'un baragouinage un peu gêné. Depuis combien de temps le jadis virtuose Cronenberg n'a-t-il pas transmuté la tête de son spectateur tout disposé ? Des années. Et le présent film ne changera rien à l'affaire : Oncle Cro n'a plus l'air concerné. Vision superficielle du superficiel, propos inepte peinant à porter des caricatures qui se veulent haut en couleur, réalisation officiellement dépouillée et chirurgicale, officieusement sans saveur, acteurs de talent en roue libre (Moore, bof). Quelques éléments salvateurs rappellent que son réalisateur fût jadis un grand : l'intrigue incestueuse, cruelle et singulière, l'enfant-star, insupportable mais hilarant, et la famille über-dysfonctionnelle, métaphore d'Hollywood, symbole de la société libérale sous Lexomil - ça ne retourne pas le cerveau, mais ne se plante pas non plus. Allez, on lui met la moyenne, mais un peu dépité.
  • 30
    Bande-annonce

    The Rover (2014)

    1 h 40 min. Sortie : . Drame et road movie.

    Film de David Michôd avec Guy Pearce, Robert Pattinson, Scoot McNairy

    Un des meilleurs films de l'année. Pour l'ouverture hallucinante dans un bar en perdition sur fond de pop-music mandarine. Pour l'ambiance poisseuse et minérale, qui donne tout son sens au terme "crépusculaire". Pour la photographie somptueuse (donc) de Natasha Braier, qui exploite tout le potentiel de l'outback australien. Pour l'univers, post-apocalyptique sans l'apocalypse, ses références disparates à la prédominance économique chinoise encrant le film dans une réalité possible (un "simple" crac économique quasi-global), et rappelant Blade Runner. Pour ce qu'en fait David Michôd, dont la mise en scène à la fois maniérée et dépouillée donne à l'action de son film des allures titanesques. Pour le traitement sans concession de son principe sans concession : le dernier lien qui unit chaque homme à son humanité (la Rover). Pour l'effet terriblement excitant que cela produit sur l'action dans un premier temps. Pour nous rappeler ce monument des 80s qu'était The Hitcher, de par son atmosphère de lutte mythologique. Pour la performance douloureusement intense de Guy Pearce. Pour ses quelques éclats de moralité, véritables flammes jaillissant de-ci de-là au milieu de ce désert omniscient. Pour préférer (donc) la dépression au nihilisme. Pour la performance bluffante du vampire émotionnel, qui montre enfin de quoi il est capable dans ce rôle de simplet pas si demeuré que ça. Pour la scène-phare où il confesse le meurtre de sa femme, et la réflexion subséquente sur l'impunité totale, signe de la fin de la civilisation. Pour le twist final, qui ajoute une couche d'humanité à un récit qui en est déjà pétri, sans pour autant lui être tragiquement vital. Pour la rover. Rarement coeur aura tant battu sous des dehors aussi impitoyables.