Mes sorties ciné 2018

Avatar Scaar_Alexander Liste de

123 films

par Scaar_Alexander
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  • 121
    Bande-annonce

    Aquaman (2018)

    2 h 23 min. Sortie : . Action, aventure, fantastique et science-fiction.

    Film de James Wan avec Jason Momoa, Amber Heard, Willem Dafoe

    Que dire ? On espérait sans y croire. On se disait que le projet pouvait être frappé par la grâce, autant dire une grâce miraculeuse, car c'est ce qu'il fallait pour sauver du ridicule (rien que ça) une pareille histoire (je veux dire... AQUAMAN, quoi). Et... pas de grâce, ici, ni de miracle. Juste une franche nullité, qui piquerait presque les neurones pourtant parés à de l'entertainment bien con, une nullité qui parait aussi profonde que les océans numériques du film. Le scénario aussi grotesque qu'intersidéralement idiot (99% des dialogues sont accablants), le kitsch hideux de bien des éléments de la direction "artistique", et la réalisation de Wan, énergique et parfois inventive mais surtout incapable de transformer l'eau en vin, s'assurent que la sauce ne prend pas (la sauce eau de mer/studio hollywoodien débile). Je pourrais m'interroger sur l'influence déplacée de mon trop grand sérieux, car j'ai été rebuté d'entrée de jeu par les incohérences pratiques de l'espèce euh atlantienne (qui a des cheveux alors que ces derniers ne lui servent à rien et le teint plutôt rose alors qu'elle vit à l'abri du soleil, donne l'impression de flotter un coup et plus le coup d'après, porte du rouge à lèvres quand elle se nomme Amber Heard, etc.), et j'ai même eu du mal à voir de l'eau là où l'on est censé en voir (malgré les mouvements de cheveux sur lesquels l'équipe des CG s'est bien cassée le cul, reconnaissons-le). Je pourrais me demander si j'étais le "bon" public. Mais ce serait pur perte de temps. Parce qu'il n'y a pas de bon public, pour Aquaman. Les enfants auront plus de chance d'apprécier le spectacle, mais ça n'en sera pas moins une infamie (avec abus sur enfant, pour aggraver le dossier). Il y a films cons pour enfants et films pas cons pour enfants, et Aquaman appartient à la première catégorie. Je veux dire. Dedans, un méchant gueule littéralement, et sur le ton le plus sérieux du monde, filmé de la manière la plus sérieuse du monde : "I AM BLACK MANTA !". On ne se remet pas de ça. Par là même, DC confirme pour la énième fois son incapacité à égaler Marvel (Dark Knight mis de côté), alors que Marvel ne vole déjà généralement pas TRÈS haut.
  • 122
    Bande-annonce

    L'Empereur de Paris (2018)

    1 h 50 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jean-Francois Richet avec Vincent Cassel, Freya Mavor, Denis Ménochet

    Oui, mais non, non, mais oui. En échouant à moitié, L'Empereur de Paris a quelque chose de frustrant. Parce que c'est une reconstitution historique (un peu caricaturale par moment parce que stylisée), doublée d'un film d'aventures à gros budget, soit un genre rare, et qu'il ne fallait donc pas louper son coup. Parce que l'époque où se situe son action est elle-même rarement traitée, alors qu'elle est une des plus "cinégéniques" qui soient. Parce que c'est beau à voir : la photo sombre de Manu Dacosse est envoûtante, la minutie des décors impressionne, les costumes ont grave la classe. Parce qu'y a Vincent Cassel, et qu'on kiffe bien Vincent Cassel, comme tout le monde. Enfin, parce que Vidocq est une des figures les plus stupéfiantes de l'histoire de France post-1789, et qu'en son nom, le cinéma français devait se faire pardonner l'inénarrable aberration qu'est le film de Pitof. Alors, c'est sûr, celui de Richet est supérieur à celui de Pitof. Comme c'est pas difficile, disons même : VACHEMENT mieux. D'où son 6 de bonne facture. Mais d'où aussi... le "frustrant". Parce qu'il a beau être beau, son Paris ne prend jamais TOTALEMENT corps, sans doute tant pour des raisons de budget que de narration et de montage (cf. un troisième acte bâclé). Parce qu'il consacre ses millions et ses talents à un scénario médiocre fait de personnages mal caractérisés et de dialogues rarement inspirés. Parce que ses talents sont talentueux, mais pas tous : à côté des performances réussies de Cassel, Ménochet, le toujours glauque Diehl, il y a celles ratées de la chtite Freya Mavor, d'Olga à la ramasse, et de James Thiérrée... Richet montrant combien il n'est pas un directeur d'acteur via les scènes de Luchini, en mode "je fais mon Luchini sans même me soucier que mon personnage a existé". Ce qu'on voit à l'écran n'est pas révoltant, c'est carré, ça se tient plutôt bien, et il y a même un twist intéressant au milieu, avec la mort de Maillard (pas le vrai méchant !), mais c'est tout : les tiraillements existentiels du héros laissent un peu froid, tout comme la mort des personnages secondaires, puisque son "équipe" n'a aucune alchimie, et le personnage de l'Alsacien, au début prometteur, finit en antagoniste archi-cliché ("je suis toi !!!"). Au final, ça fait très hollywoodien (comme l'affiche)... avec moins de blé, et ça, ça le fait pas. Sauf quand ça le fait, comme quand ça bastonne (explosions de violence super efficaces), ou encore ce plan final, moment qui bute BIEN.
  • 123
    Bande-annonce

    Bumblebee (2018)

    1 h 54 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Travis Knight avec Hailee Steinfeld, John Cena, Jorge Lendeborg Jr.

    Vu le premier Transformers il y a douze ans, sans en garder un souvenir fameux : tout juste suffisamment de nouveauté, de frénésie michaelbay-esque et de décolletés de Megan Fox pour m'avoir diverti sur le moment. Si je n'ai pas jeté un oeil aux autres, c'est parce que je n'en n'avais juste rien à cirer. Pourquoi celui-ci n'a-t-il pas écopé du même traitement ? Parce que... il avait l'air de quelque chose de PLUS. Le pitch rappelant Le Géant de Fer et E.T., les années 80, le décor local (exit la destruction des quatre coins du monde), l'égérie du ciné indé Hailee Steinfeld à l'écran... bien sûr, Bumblebee ne proposerait au mieux qu'un décent divertissement au public adulte, et encore, à condition que ce dernier retrouve son âme d'enfant l'espace de deux heures, mais en quoi aurait-ce été mal ? Non, ce qui est mal... c'est qu'on n'a pas eu ça, contrairement à ce que les critiques laissent croire. Il n'est pas question d'âme d'enfant, dans le film de Travis Knight, puisque les enfants ne sont pas (nécessairement) débiles comme l'est le scénario archi-prévisible de ce film ultra-formaté (dans le sens où l'on devine TOUT ce qui va se passer), qui prend quelques idées des films précités pour n'en faire qu'une soupe indigeste, et ne fait surtout RIEN des 80's (oh, si, pardon... des références à Breakfast Club...). Tout est mauvais, dans ce truc, en fait : les personnages, vignettes sans vie (le colonel taciturne et le savant fou font passer le cinéma d'Emmerich pour du Tarkovski, et les bimbos du lycée font passer Mean Girls pour du Bergman), le quota dramatique affreusement cliché avec le défunt papounet, et même l'humour bon enfant, trop médiocre pour sauver les meubles. Mais il faut dire que ce n'est VRAIMENT pas mon truc. Je sais que c'est un film fantastique pour gamins. Mais ce niveau d'anthropomorphisme pousse tellement loin l'absurdité que je n'ai juste pas pu. Les Transformers viennent d'une autre planète mais se transforment en véhicules aux designs identiques aux nôtres ? Les robots ont des fausses bouches qui remuent lorsqu'ils communiquent... en anglais ? Quand Bee se comporte comme un cocker craintif, ce n'est pas mignon, c'est juste lourd. Quand Steinfeld pleurniche à la fin, ce n'est pas touchant, c'est juste l'actrice qui a dû lutter pour simuler. Allez donc revoir E.T. et Le Géant de Fer, à la place, des films de VRAIS cinéastes dotés d'un VRAI cœur, plutôt que ce produit marketing que son studio a essayé de faire passer pour PLUS que ça...