Orion, chasseur, pigmenté d'infini

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93 livres

par Nushku

Episode mythologique malheureusement trop discret mais la plus éclatante des constellations du ciel hivernal et la plus célèbre des nébuleuses. L'un et l'autre, donc.

« Orion,
pigmenté d’infini et de soif terrestre,
n’épointant plus sa flèche à la faucille ancienne,
les traits noircis par le fer calciné,
le pied toujours prompt à éviter la faille,
se plut avec nous
et resta.

Chuchotement parmi les étoiles. »

— René Char, Evadé d'Archipel

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  • Cosmologie et divination dans la chine ancienne (1991)

    Cosmologie Et Divination Dans La Chine Ancienne - Le Compendium Des Cinq Agents (Wuxing Dayi, VIe Siècle)

    Sortie : . Histoire et essai.

    Livre de M. Kalinowski

    La Carte de Dunhuang : http://bit.ly/2eVmWjM / http://irfu.cea.fr/Images/astImg/2617_9.jpg

    « Le document, désigné sous le nom de carte de Dunhuang et conservé à la British Library de Londres, est un atlas céleste complet découvert en 1900 parmi 40 000 manuscripts précieux entreposés dans les Caves de Mogao, un monastère bouddhique sur la Route de la Soie chinoise. Cachés dans une grotte aux alentours du XIe siècle, ces manuscrits, principalement des textes religieux bouddhiques ont été miraculeusement préservés grâce au climat très aride. L’étude scientifique détaillée de la carte réalisée par les chercheurs a permis de conclure que l’atlas qui contient plus de 1300 étoiles a été composé dans les années +(649-684). Utilisant des méthodes de projections mathématiques précises, il conserve une précision de 1,5 à 4° pour les étoiles les plus brillantes. C’est la plus ancienne carte d’étoiles connue toutes civilisations confondues et la première représentation graphique de l’ensemble des constellations chinoises. »
  • Astronomie populaire (1880)

    Sortie : 1880. Essai.

    Livre de Camille Flammarion

    « La constellation d'Orion est non seulement la plus riche en étoiles brillantes, mais elle recèle encore pour les initiés des trésors que nulle autre ne saurait offrir. On pourrait presque l'appeler la Californie du Ciel. »
  • Illuminations : Cosmos et esthétique (2010)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Jean-Pierre Luminet

    « La première mention de cet objet en tant que nébuleuse est due à Fabbri de Peiresc, en 1611. Christian Huygens en donna une description dans son Systema Saturnium, publié en 1659. La nébuleuse fut soigneusement dessinée par Messier en 1771 et incluse dans son catalogue sous le numéro M 42. Située à 1 500 années-lumière de distance, le long du bras spiral de la Galaxie auquel appartient aussi le Soleil, la nébuleuse d’Orion se distingue au milieu de « l’épée » d’Orion. Le centre de la nébuleuse est occupé par le Trapèze, un groupe d’étoiles chaudes formées au
    cours du dernier million d’années. Le puissant rayonnement ultraviolet émis par ces étoiles excite le gaz de la nébuleuse, le chauffe et le fait briller. Outre le Trapèze, cette caverne stellaire renferme 700 étoiles jeunes dont s’échappent des jets gazeux supersoniques, qui pénètrent le gaz de la nébuleuse à la vitesse de 150 000 km/h. Ces ondes de choc sont visibles sous forme de boucles minces terminées par des noeuds brillants. Au-dessus du Trapèze, la région sombre – le Golfe – est constituée d’hydrogène plus froid. Un vaste nuage moléculaire se trouve derrière la nébuleuse, siège de la formation d’étoiles. La nébuleuse, actuellement visible, sera remplacée dans quelques dizaines de milliers d’années par une nouvelle région d’hydrogène ionisé par les étoiles actuellement en formation. »
  • Lumières d'étoiles. Les couleurs de l'invisible (2008)

    Sortie : . Essai.

    Livre de André Brahic

    « On rencontre une grande diversité de situations dans les nébuleuses d'Orion et le milieu interstellaire en général. La matière y est dans tous ses états et en très grande quantité. Pourtant, à l'aune de nos standards terrestres, l'espace entre les étoiles pourrait être considéré comme parfaitement vide. Imaginez un dé rempli d'air. Il faudrait l'étirer dans les trois dimensions jusqu'à 30 kilomètes pour atteindre le niveau de dilution moyen du gaz interstellaire. Le meilleur "vide" obtenu dans les caissons à ultra-vide est encore des milliards de fois plus dense que le gaz interstellaire. On y trouve un millième d'atomes par centimètre cube dans les bulles raréfiées, un atome par centimètre cube en moyenne et quelques millions d'atomes par centimètre cube dans les endroits très encombrés. [...] Mais les distances entre les étoiles sont tellement considérables et le volume disponible si grand que la masse du moindre petit nuage équivaut à des milliers de fois le Soleil, voire à des centaines de milliers de fois pour les grands complexes nébuleux comme celui d'Orion. Il y a vraiment là de quoi fabriquer beaucoup d'étoiles. »
  • Babylone : A l'aube de notre culture (1994)

    Sortie : . Histoire, essai, beau livre et culture & société.

    Livre de Jean Bottéro

    Les Mésopotamiens sont très tôt férus d'astrologie et déjà grands astronomes, aussi les Babyloniens ont-ils leur propre catalogue de constellations, le 'Mul Apin'.

    Orion, SIPA.ZI.AN.NA ou Shidallu, est donc le "berger loyal des cieux" sous la coupe du grand dieu An/Anu, père des autres dieux et régnant dans le ciel.
  • Le code mystérieux des pyramides (2008)

    Sortie : février 2008. Essai.

    Livre de Robert Bauval

    La trop célèbre et évidemment tout à fait controversée théorie de la "corrélation d'Orion" : l'alignement des trois grandes pyramides de Gizeh, Khéops, Khéphren et Mykérinos, correspondrait à celui des trois étoiles du baudrier d'Orion (mais vers 10 000 av. J.-C. chronologie fantaisiste...)
  • La Théogonie - Les Travaux et les jours (1999)

    Sortie : . Poésie et récit.

    Livre de Hésiode

    « Lorsque Orion et Sirius seront parvenus jusqu'au milieu du ciel, et que l'Aurore aux doigts de rose contemplera Arcture, ô Persès ! cueille tous les raisins et apporte-les dans ta demeure ; expose-les au soleil dix jours et dix nuits. Conserve-les à l'ombre pendant cinq jours, et le sixième, renferme dans les vases ces présents du joyeux Bacchus. Quand les Pléiades, les Hyades et l'impétueux Orion auront disparu, rappelle-toi que c'est la saison du labourage. Qu'ainsi l'année soit remplie tout entière par des travaux champêtres. »
  • Iliade

    Ἰλιάς

    Récit et poésie.

    Livre de Homère

    « Et il fit d’abord un bouclier grand et solide, aux ornements variés, avec un contour triple et resplendissant et une attache d’argent. Et il mit cinq bandes au bouclier, et il y traça, dans son intelligence, une multitude d’images. Il y représenta la terre et l’Ouranos, et la mer, et l’infatigable Hélios, et l’orbe enflé de Sélèné, et tous les astres dont l’Ouranos est couronné : les Pléiades, les Hyades, la force d’Orion, et l’Ourse, qu’on nomme aussi le Chariot qui se tourne sans cesse vers Orion, et qui, seule, ne tombe point dans les eaux de l’Okéanos. »
  • L'Odyssée

    Ὀδυσσεία

    Poésie.

    Livre de Homère

    « Je vois ensuite le grand Orion poursuivant à travers la prairie Asphodèle les monstres qu'il immola jadis sur des montagnes désertes. Orion tenait encore dans ses mains vigoureuses sa forte massue d'airain qu'aucun effort ne peut briser. »
  • L'Énéide

    Aeneis

    Poésie.

    Livre de Virgile

    « Cependant Mézence, agitant son énorme javeline, parcourt la plaine en frémissant : pareil au géant Orion, lorsque, traversant à grands pas les vastes gouffres de Neptune, il sillonne profondément les mers, et domine de ses larges épaules la surface des, ondes ; ou, qu’appuyant d’un frêne antique sa taille colossale, il descend du haut des montagnes, et marche, foulant du pied la terre et cachant son front dans les nues. Tel s’avance, couvert de son immense armure, l’audacieux Mézence. »
  • Les Métamorphoses (9)

    Metamorphōseōn

    Sortie : 9. Essai et poésie.

    Livre de Ovide

    « Saurait-il reconnaître, dans les figures ciselées du bouclier, l’océan et la terre, le vaste ciel et ses étoiles, les Pléiades, les Hyades, l’Ourse qui ne se couche jamais dans la mer, l’épée brillante d’Orion, et les nombreuses cités ? Il demande des armes dont il ne peut pénétrer le sens. »
  • Les Fastes

    Livre de Ovide

    « L'enfant avait énormément grandi : la Délienne le prit pour compagnon ;
    il était le gardien de la déesse, son garde du corps. Des paroles imprudentes suscitent la colère des dieux. Il avait dit : "Il n'est pas de bête sauvage que je ne puisse vaincre". Terre envoya un scorpion, qui tenta de planter les crochets de ses pinces dans la chair de la déesse, mère de jumeaux. Orion s'interposa ; Latone l'ajouta aux astres brillants et dit : "Reçois cette récompense pour tes services. »
  • Odes (1967)

    Carmina

    Sortie : 1967. Poésie.

    Livre de Horace

    A Calliope

    « La force sans frein par son poids roule à terre ;
    Les dieux l’accroîtront, pourvu qu’on la modère.
    Mais aussi ces mêmes justes dieux
    En châtieront tout usage odieux.

    J’en prends à témoin Gyas, le centimane,
    Et le tentateur de la chaste Diane,
    Orion, la fable des forêts
    Que cette vierge accabla de ses traits. »
  • Odes, épodes et chant séculaire (2006)

    Sortie : septembre 2006. Poésie.

    Livre de Horace

    « Tu répétais ce mien serment,
    Tes bras mieux enlacés à ma taille fébrile
    Qu'un lierre au tronc d'un svelte ormeau:
    "Tant qu'Orion, l'hiver, sera rude au vaisseau,
    A tout bercail le loup hostile,
    Tant que Phébus au vent livrera ses cheveux,
    Notre flamme vivra sincère." »
  • Les Dionysiaques (2006)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Nonnos De Panopolis

    « Le chasseur Orion, à la vue de ces milliers de bêtes fauves, tire son épée ; la lame du glaire de Tanagre étincelle dans ses mains. Le Chien altéré rallume l’éclat de son cou incandescent ; il fait sortir de son gosier étoilé ses aboiements embrasés ; et à la place de son Lièvre accoutumé, ce sont les monstres de Typhée qui ressentent ses brûlantes haleines. »
  • La Pharsale

    Bellum civile

    Poésie.

    Livre de Lucain

    « Pourquoi les astres ont-ils abandonné leur carrière, pour errer sans lumière dans le ciel ? Pourquoi Orion qui porte un glaive, brille-t-il d'un si vif éclat ? La rage des combats va s'allumer ; le glaive confond tous les droits ; des crimes qui devraient être inconnus à la terre obtiennent le nom de vertus. Cette fureur sera de longue durée. Pourquoi demander aux dieux qu'elle cesse ? La paix nous amène un tyran ! Prolonge tes malheurs, ô Rome ! traîne-toi d'âge en âge à travers des ruines. Il n'y a plus de liberté pour toi qu'au sein de la guerre civile. »
  • Lucien de Samosate - Oeuvres complètes (190)

    Sortie : 190. Recueil de nouvelles.

    Livre de Lucien de Samosate

    'Sur un appartement' :

    « Un autre tableau vient après ; il représente aussi une ancienne fable. C'est Orion, aveugle, qui porte sur ses épaules Cédalion, qui lui indique le chemin de la lumière. Le soleil se lève, et guérit l'aveuglement d'Orion, et Vulcain le voit de l'île de Lemnos. »
  • L'âge d'or de la science arabe (2005)

    Sortie : octobre 2005. Beau livre, histoire et essai.

    Livre de Ahmed Djebbar

    Du côté de l'Orient, c'est le "Catalogue des étoiles fixes" (Suwar al-kawâkib al-thâbita) par 'Abd al-Rahmân al-Sûfî au Xe siècle aux constellations grécisantes.
    http://expositions.bnf.fr/livrarab/grands/083.htm / http://bit.ly/2dDjNmO
  • Diane de poitiers (1997)

    Sortie : .

    Livre de Ivan Cloulas

    La Tenture de l'histoire de Diane au XVIe siècle.

    Diane tue Orion (château d'Anet, disparue) : http://bit.ly/2eVYEX6
  • Poussin : « Je n'ai rien négligé » (1994)

    Sortie : .

    Livre de Renaud Temperini et Pierre Rosenberg

    Paysage avec Orion aveugle cherchant le soleil, 1658, Metropolitan Museum of Art, New York.
    http://bit.ly/1W1lHyJ
  • Du baroque (1936)

    Lo barroco

    Sortie : 1936. Histoire et essai.

    Livre de Eugenio d'Ors

    Daniel Seiter, Diane auprès du cadavre d'Orion, 1689, Musée du Louvre, Paris
    http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&idNotice=1761
  • L'emportement du muet (2000)

    Sortie : octobre 2000. Poésie.

    Livre de André Du Bouchet

    "Orion aveugle à la recherche du soleil levant" sur le tableau de Poussin.
  • Poésies (1989)

    Sortie : 1989. Poésie.

    Livre de André Chénier

    « Accours, grande nature, ô mère du génie.
    Accours, reine du monde, éternelle Uranie,
    Soit que tes pas divins sur l'astre du Lion
    Où sur les triples feux du superbe Orion
    Marchent, ou soit qu'au loin, fugitive emportée,
    Tu suives les détours de la voie argentée,
    Soleils amoncelés dans le céleste azur
    Où le peuple a cru voir les traces d'un lait pur;
    Descends, non, porte-moi sur ta route brûlante;
    Que je m'élève au ciel comme une flamme ardente. »
  • Le Paradis perdu (1667)

    Paradise Lost

    Sortie : 1667. Poésie.

    Livre de John Milton

    "Nathless he so endured, till on the beach
    Of that inflamed sea he stood, and called
    His legions—Angel Forms, who lay entranced
    Thick as autumnal leaves that strow the brooks
    In Vallombrosa, where th' Etrurian shades
    High over-arched embower; or scattered sedge
    Afloat, when with fierce winds Orion armed
    Hath vexed the Red-Sea coast, whose waves o'erthrew
    Busiris and his Memphian chivalry,
    While with perfidious hatred they pursued
    The sojourners of Goshen, who beheld
    From the safe shore their floating carcases
    And broken chariot-wheels. So thick bestrown,
    Abject and lost, lay these, covering the flood,
    Under amazement of their hideous change."
  • Aurélia (1855)

    Sortie : 1855. Récit.

    Livre de Gérard de Nerval

    « Bientôt les peuples furent décimés par des maladies, les bêtes et les plantes moururent et les immortels eux-mêmes dépérissaient sous leurs habits pompeux. — Un fléau plus grand que les autres vint tout à coup rajeunir et sauver le monde. La constellation d’Orion ouvrit au ciel les cataractes des eaux ; la terre, trop chargée par les glaces du pôle opposé, fit un demi-tour sur elle-même, et les mers, surmontant leurs rivages, refluèrent sur les plateaux de l’Afrique et de l’Asie ; l’inondation pénétra les sables, remplit les tombeaux et les pyramides, et, pendant quarante jours, une arche mystérieuse se promena sur les mers portant l’espoir d’une création nouvelle. »
  • Poésies

    Poésie.

    Livre de Friedrich Gottlieb Klopstock

    LES CONSTELLATIONS

    « Voici la Vierge ailée en robe de fête, les mains pleines d’épis et de pampres joyeux. Voici le Verseau d’où se précipitent des flots de lumière ; mais Orion contemple la ceinture et non le Verseau. »
  • La Légende des siècles (1883)

    Sortie : 1883. Poésie.

    Livre de Victor Hugo

    « Vous êtes le montreur d'Allioth, d'Arcturus,
    D'Orion, des lointains univers apparus,
    Et de tous les passants de la forêt des astres !
    Vous en savez plus long que les grands Zoroastres
    Et qu'Esdras qui hantait les chênes de Membré ; »
  • Les Contemplations (1856)

    Sortie : 1856. Poésie.

    Livre de Victor Hugo

    « Hélas ! tout est sépulcre. On en sort, on y tombe ;
    La nuit est la muraille immense de la tombe.
    Les astres, dont luit la clarté,
    Orion, Sirius, Mars, Jupiter, Mercure,
    Sont les cailloux qu’on voit dans ta tranchée obscure,
    Ô sombre fosse Éternité ! »
  • William Shakespeare (1864)

    Sortie : 1864. Essai.

    Livre de Victor Hugo

    « Sa lamentation est empreinte d’on ne sait quel magisme tranquille et lugubre. Tout en écrasant les vermines sur ses ulcères, il interpelle les astres. Il s’adresse à Orion, aux Hyades qu’il nomme la Poussinière, et « aux signes qui sont au midi. » Il dit : « Dieu a mis un bout aux ténèbres. » Il nomme le diamant qui se cache : « la pierre de l’obscurité. » Il mêle à sa détresse l’infortune des autres, et il a des mots tragiques qui glacent : la veuve est vide. Il sourit aussi, plus effrayant alors. Il a autour de lui Éliphas, Bildad, Tsophar, trois implacables types de l’ami curieux, il leur dit : « Vous jouez de moi comme d’un tambourin. » Son langage, soumis du côté de Dieu, est amer du côté des rois, « les rois de la terre qui se bâtissent des solitudes », laissant notre esprit chercher s’il parle là de leur sépulcre ou de leur royaume. Tacite dit : solitudinem faciunt. »