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  • "Qui sourit n'est pas toujours heureux. Il y a des larmes dans le cœur qui n'atteignent pas les yeux." Mes livres lus en 2017 + critiques

"Qui sourit n'est pas toujours heureux. Il y a des larmes dans le cœur qui n'atteignent pas les yeux." Mes livres lus en 2017 + critiques

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16 livres

par EvyNadler

12 livres lus.

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Citation : Jane Austen
Photo de couverture : Jane Austen

Objectif : 80 livres

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  • Les Yeux du temps

    Other days, other eyes

    Sortie : 1972. Recueil de nouvelles.

    Livre de Bob Shaw

    Janvier 2017

    Les yeux du temps, c'est l'histoire d'un type génial que l'on suit durant tout le bouquin parce qu'il a inventé la Retardite, un verre lent capable de retenir la lumière et de restituer les images du passé. Une sorte de miroir du temps. Dans ce récit de science fiction que nous offre Bob Shaw, la grande histoire et le meurtre se mêlent à l'amour difficile du héros avec sa femme, alors qu'un drame vient les rapprocher... ou les séparer.

    Ce livre (ce n'est pas une nouvelle, soyons sérieux deux minutes) est une réussite dans son inventivité et dans les conséquences que l'on peut déplorer face à une telle découverte. La Retardite, invention géniale, est bientôt utilisée pour enfreindre toutes les libertés possibles et imaginables : il n'y a plus de discrétion qui tienne, elle est installée partout pour "fliquer" les gens, nouveau Big Brother des temps modernes. Si Bob Shaw rend son histoire intéressante, je trouve qu'il pêche d'une part dans son style d'écriture trop épuré, d'autre part dans sa volonté de ne jamais se cantonner à un seul sujet - il s'éparpille et certains passages sont totalement dénués d'intérêt. J'aurais aimé qu'il nous raconte cette histoire via le prisme de l'amour et uniquement de la relation qu'il entretient avec sa femme, en oubliant la partie 'meurtre' de l'histoire. J'aurais aussi plutôt vu une dystopie à la place, pour mettre en relief les dérives d'un tel objet.

    Bref, un début d'année sympathique, tout au plus.

    (Environ 220 pages)
  • Orlando

    Sortie : 1928. Roman.

    Livre de Virginia Woolf

    Janvier 2017

    Voilà. Je voulais parler de plein de petits détails propres à Woolf et j'ai trop attendu, du coup je ne m'en souviens plus. C'est pas bien malin. Parce qu'au-delà de ça, les bouquins de Woolf ne peuvent jamais être racontés. Orlando, c'est l'histoire d'un homme qui devient femme, parce que c'est comme ça. Parce qu'il n'y a pas à choisir, ça s'impose, c'est dans la tête.

    Orlando, c'est surtout une Woolf omniprésente dans les commentaires, à la Jane Austen, qui se permet, d'une part de faire des pauses pour nous dire les bienfaits et les méfaits qu'une biographie représente, mais surtout, surtout, de nous faire des commentaires sur ce qu'est en train de vivre le personnage. Là, ce n'est pas intéressant, elle regarde juste par la fenêtre, et on s'en fiche un peu. Bien sûr, c'est enrobé avec tant de dextérité et de subtilité... Voilà pourquoi je lis si peu de Woolf. Parce que je m'en garde sous le coude pour une vie entière. J'ai pas envie de brûler les étapes. Elle écrit tellement bien, ressent tellement bien, elle maîtrise tout à la perfection. L'histoire est beaucoup moins "touchante" que Mrs Dalloway par exemple ceci dit.

    Virginia Woolf a du recul 1/ sur son temps 2/ sur les gens qui l'entourent 3/ sur la littérature 4/ sur le genre qu'elle adopte et qui n'est pas son genre de prédilection. Cette nana est grandiose, et c'est tout.

    (Environ 315 pages)
  • Moi et toi (2010)

    Io e te

    Sortie : octobre 2010. Roman.

    Livre de Niccolo Ammaniti

    Février 2017

    Difficile d'être véritablement enjoué à la fin de cette lecture, qui comporte quelques phrases absolument géniales et pleines de sens (qui ne s'émeut pas devant certaines pages en se disant "mince, j'ai l'impression de me reconnaitre, c'est fou je n'avais jamais lu ça") , mais aussi beaucoup de banalités et une intrigue qui devient intéressante un peu trop tard.

    Moi et toi raconte l'histoire de Lorenzo, un jeune adolescent qui s'enferme dans la cave de ses parents car il a menti à sa mère pour qu'elle soit enfin fière de lui : non, il n'ira pas vraiment une semaine au ski, puisqu'il n'a jamais été invité par des amis. Lorenzo n'a pas d'amis, il n'aime pas les autres - juste sa famille, et il a un égo totalement surdimensionné - enfin c'est ce qu'il dit, le psy.

    Avec ce genre de récits, qui à première vue paraissent un peu banals, mais qui montrent toute l'étendue des difficultés de l'adolescence dans un cadre donné, parfois c'est superbe (l'Attrape-coeurs), parfois c'est affligeant (Hell). Moi et toi est un livre sympathique, sûrement pas un classique mais il parle de belles valeurs, comme l'ouverture à l'autre et aux différences. Très correct.

    (Environ 130 pages)
  • Apocalypse Bébé

    Sortie : . Roman.

    Livre de Virginie Despentes

    Février 2016

    Auteur un peu porno conseillée par Gloomy, ça vous donne un peu le profil de la nana, m'enfin bon. Autant vous le dire, la fin est décevante car assez mal amenée, d'ailleurs, tant qu'on est sur les reproches, j'aurais adoré voir une vraie relation Hyène-Lucie et une vraie relation entre La Hyène et la petiote à la fin. Là, ça part en sucette et on ne comprend finalement pas trop pourquoi, puisqu'on ne suit la petiote qu'à la fin.

    C'est du Despentes, c'est sans concessions, c'est parfois vulgaire, souvent bien écrit, c'est haletant, parfois poussif, parfois facile, c'est rock, c'est moderne et souvent très vrai. J'aime beaucoup la fluidité de son ton, en gardant toujours un style propre à la littérature, ce qui manque par exemple cruellement à Lolita Pille. On se dit parfois qu'Apocalypse Bébé passe tout près d'un chef-d'oeuvre, mais finalement c'est mieux comme ça, une oeuvre coup de poing, intéressante et intelligente, qui n'échappe pas malgré tout à quelques dizaines de pages d'une lenteur dispensable - notamment les descriptions en début de chapitre.

    (Environ 345 pages)
  • Le Petit Prince (1943)

    Sortie : avril 1943. Roman et jeunesse.

    Livre de Antoine de Saint-Exupéry

    Mars 2017

    (Environ 95 pages)
  • Antéchrista

    Sortie : . Roman.

    Livre de Amélie Nothomb

    Mars 2017

    Le tout souffre quand même d'un manichéisme assez puissant et très peu présent chez Nothomb généralement - c'est une auteure qui adore créer des personnages à la morale ambiguë avec des gros pétages de câble. Ici, il y a les gentils et les méchants, les crédules et les manipulateurs. Hormis ces détails, qui n'en sont pas quand un livre est aussi court, on retrouve le plus pur style Nothomb avec le rapport à la soumission, à la honte, au mépris, au sarcasme et à la beauté/laideur, l'adolescence, l'influence par rapport de domination.

    C'est un bon Nothomb, quand on aime la romancière. Si vous souhaitez découvrir la nana plus en profondeur, ce n'est clairement pas le livre qui vous donnera un avis très élogieux sur elle, encore moins si vous souhaitez vous réconcilier avec son style. On peut juger ses bouquins sans fond et son style fade et éculé, je pense que ce serait lui faire un mauvais procès car quand elle veut bien écrire, elle écrit très bien. Elle mêle toujours des thèmes importants, de l'humour et une bonne dose de vécu dans ses bouquins. Car, on s'en doute, Blanche est sans doute l'une des nombreuses facettes de son adolescence, où on sent une Amélie esseulée, en décalage, sans confiance mais diablement géniale.

    Bref, Amélie m'a fait aimer la littérature avec Rowling, il y a de très nombreuses années, et je lui en serai à jamais reconnaissant. La littérature possède ce qu'aucun autre art n'est en mesure de donner : la fulgurance immédiate et infinie. Au détour d'une page, d'une phrase, et même si tout vous oppose au romancier que vous êtes en train de lire, vous pouvez découvrir un ensemble de mots qui changera votre conception de la vie. Les mots, c'est le seul outil.

    (Environ 150 pages)
  • En attendant que les beaux jours reviennent

    Sortie : . Roman.

    Livre de Cécile Harel

    Mai 2017

    Voilà, quand on n'a pas de mémoire et qu'on lit un livre correct, sans plus, et que l'on attend deux semaines, ben on ne se souvient de rien. Il faut vraiment que j'écrive ces annotations plus rapidement !

    C'est un livre que vous ne lirez probablement jamais, c'est une femme de 40 ans qui se raconte, qui parle de décès, d'amour, de beaucoup de sentiments qui marquent la vie d'une femme. L'écriture est assez simple, certaines pages sont bouleversantes, le reste se lit, simplement. C'est fou comme c'est en lisant des romans comme cela que l'on se rend compte que la littérature est tellement complexe. C'est vrai, qu'est-ce qui différencie Bonjour Tristesse, roman culte (à raison) et d'autres histoires du même genre ? Alors que le style de Sagan est résolument abordable. Qu'est-ce qui fait le caractère intemporel d'une oeuvre ?
  • L'Étranger

    Sortie : 1942. Roman.

    Livre de Albert Camus

    Mai 2017

    Je vais dire tout de suite ce qui m'a rebuté, comme ça on sera tranquilles et on pourra parler de l'oeuvre. C'est d'ailleurs symptomatique et j'en avais parlé sur une critique, ça s'appelle le syndrome Lolitapill. Ou le Lolittapillisme. C'est être prisonnier de ce que l'on met en place. Dans Hell, la narratrice parle de la superficialité de la vie bobo et riche qu'elle mène. Et malheureusement, le roman est prisonnier de cette superficialité car il en ressort - malgré les désirs de l'auteur - un sentiment de vide. J'ai un peu le même souci avec L'Etranger de Camus, le narrateur est tellement indifférent à tout qu'il ne permet pas au spectateur que je suis de pleinement se satisfaire des vérités pourtant magnifiques qu'il raconte, avec un doigté chirurgical. J'ai besoin que ça déborde d'émotions, alors, vous comprenez...

    Ce serait quand même faire un sacré procès de bouseux à Camus, qui nous livre ici la vie dans son plus simple appareil, la vie brute, la vie comme elle est, la vie exempte des codes sociaux, moraux, sentimentaux. J'ai l'impression que dans ce livre, Camus est un nourrisson, vierge de tout, à qui on a donné la parole après 80 ans d'existence et d'analyse. C'est souvent puissant, difficile, la lecture paraît même éprouvante à certains égards. La seconde partie - celle du procès était beaucoup plus intéressante selon moi. Et, comparaison facile mise à part liée à ce procès, il y a quelque chose de Kafka chez Camus lorsqu'il laisse son personnage se questionner sur beaucoup de choses, mais au final sur rien. La situation est "comme ça". Il n'y a pas de futur, pas de grandes tirades sur le monde et ses aspirations. Il y a des questions simples, dénuées de toute sensibilité, de tout intérêt. Il y a le sentiment que, de toute manière, cet homme est un meurtrier et que s'en défendre n'y changera rien. Il y a les rouages du temps, des relations sociales, d'un tout qui est en fait le néant. L'Etranger de Camus, c'est un œil qui transperce l'âme. Puis, bordel, quel regard sur l'autre. Sur celui qui ne nous ressemble pas. Sur les similitudes qu'on essaie de chercher chez les autres, en masquant les différences ou en les réfutant. Cette intolérance instinctive et égocentrique, dont le personnage principal est totalement dénué.

    " Oui. J'accuse cet homme d'avoir enterré une mère avec un cœur de criminel"
  • Le Songe d'une nuit d'été

    A Midsummer Night's Dream

    Sortie : 1600. Théâtre.

    Livre de William Shakespeare

    Mai 2017

    Il faudrait une seconde relecture, une troisième etc tant l'oeuvre est riche et infernale à décrypter, avec ces trois histoires qui se recoupent.

    Une oeuvre planante, folle, drôle, qui me rappelle un peu The Tempest car je restais sur le Shakespeare de Roméo et Juliette moi, pas du tout le même délire.On badine enfin chez Shakespeare.
  • La Princesse de Clèves

    Sortie : . Roman.

    Livre de Madame de La Fayette

    Juin 2017

    Je ne sais pas si Jane Austen aurait aimé ce roman. Je ne sais même pas si elle l'a lu. Entre raison et sentiments, ce que démontre la Princesse de Clèves, c'est au moins un point de vue très intéressant, un code éthique et moral qui, même si il laisse place au doute, ne souffre d'aucune fin ouverte. C'est un peu l'antithèse d'un bon Austen, et nul doute que La Princesse de Clèves est un monument existentiel, non pas sur l'amour mais sur les effets qu'il provoque sur les autres. Car notre Princesse, même si elle ne cesse de ne pas se pardonner cet amour immoral pour le Duc, remet toujours en question l'éthique et la morale de cet amour en public. Pour son mari, déjà, mais aussi pour tous les gens qui l'entourent, et à la fin pour elle-même. Plus qu'un antagonisme entre la raison et le sentiment, c'est le combat d'une femme entre vertu et vice, voire même plus simplement entre le bien et le mal.

    Alors certes, ce roman a vieilli, et au fil des siècles il n'a cessé d'être compris différemment, et accueilli différemment, car les mœurs évoluent. Certes, j'aurais aimé une fin différente et certes, ce sens de la vertu qui peut nous paraître effroyable peut en toute fin paraître bien anecdotique, dans les dernières pages, quand on est un idéaliste de l'amour comme moi. Mais il est aussi important de le replacer dans un certain contexte, et de ne pas oublier qu'il est avant-gardiste sur bien des points. D'ailleurs, on peut y voir un sujet tout à fait contemporain : où commence l'infidélité, et à quel prix paie-t-on nos propres secrets ? Qu'est-ce que la dévotion ?

    Impossible néanmoins, quand on lit Madame de La Fayette, de passer outre les cent premières pages, un véritable cauchemar pour le lecteur (un peu moins pour l'écrivaine apparemment), qui nous assène de noms, de détails et de superlatifs, qui rendent le récit totalement indigeste, si récit il y a. C'est, à titre personnel, inconcevable de débiter autant d'inutilités, et ça demande un vrai sacrifice pour le lecteur. Car il ne s'agit pas là de faire trois pages sur l'écorce d'un arbre, qui aurait au moins la vertu de nous le faire imaginer et d'en goûter la saveur sensorielle, mais de nous sortir sur des dizaines et des dizaines de pages des noms que nous ne connaissons pas, sans intérêt.

    En bref, la moitié du livre est chaotique, l'autre tient ses promesses de roman culte.
  • Le Voyage d'hiver

    Sortie : .

    Livre de Amélie Nothomb

    «Il n'y a pas d'échec amoureux.»

    Non, par contre il y a des échecs littéraires et tu ne fais plus que ça, Amélie. Ton livre ne sert à rien. Est-ce que tu comprends ce que je suis en train de te dire ? Est-ce que tu connais Sofia Coppola ? Ben tu es pareille ma grande. Tu as fait tes classiques, pour la postérité, tu es contente, et désormais tu te fous de notre gueule. Ouvertement. Tes livres sont minuscules, tu ressasses les mêmes sujets toujours avec moins de passion et d'originalité, et tu t'en tiens à des récits "concept". Là où, auparavant, tu nous saupoudrais ça de pertinence, d'humour et surtout de personnages absolument passionnants, désormais tu ne fais plus que du concept. Oui, Zoïle va détourner un avion, oui c'est symbolique et métaphorique, oui. On l'a compris Amélie. On n'a pas quatre ans et on ne vient pas de découvrir ton univers, on a bien pigé le truc. Mais tu te fous de la gueule du monde ou quoi ? Alors dans 50 ans, quand tu seras morte, tu voudras qu'on se souvienne de toi uniquement pour Stupeur et tremblements ? C'est ça ? Tu veux vraiment gâcher ton talent ?

    Mais oui Amélie, c'est si drôle de parler de la littérature dans la littérature, tu ne l'as pas du tout déjà fait avec Les combustibles mdr. C'est si drôle de te caricaturer dans ton propre livre, c'est tellement ingénieux - oh non wait, tu le fais à chaque fois. C'est si drôle de te foutre de la gueule d'une autiste, putain mais ton personnage principal n'est pas antipathique, il est juste inexistant et c'est un remake de tous tes personnages masculins en moins bien. Mais sans déconner, à quel moment parler d'une autiste comme ça, ça mérite pas des baffes dans la gueule ? Qu'est-ce qui est anticonformiste ? A quel moment ton Astrolabe (tu nous casses les couilles avec tes noms) peut être différenciée d'une Ethel d'Attentat ou d'une Pannonique de Acide Sulfurique ? Tes personnages n'ont absolument aucune consistance. Putain mais Stupeur et Tremblements bordel de merde. Tu vois le gouffre ou pas ?

    Amélie, c'est bien, tu as encore des connards comme moi pour acheter tes livres, tu as ta fanbase et de très gentils admirateurs pour baver sur chacune de tes partitions. Mais sans déconner, t'as pas un peu honte de ce que tu proposes parfois ? Quand tu regardes dans le rétro Hygiène de l'assassin, Mercure, Les Catilinaires ou le Robert des noms propres, tu te dis pas que c'est le moment d'arrêter de prendre les gens pour des cons ? Bref, merci pour tout Amélie, mais je me contenter
  • La Course au mouton sauvage (1982)

    羊をめぐる冒険 (Hitsuji o meguru bōken)

    Sortie : 1982. Roman.

    Livre de Haruki Murakami

  • Virginia Woolf

    Sortie : octobre 2005. Biographie.

    Livre de Alexandra Lemasson

    Je ne peux mettre moins pour cette biographie offerte par ma Clara, parce que peu importe la façon dont elle peut être mise en lumière, la vie de Virginia Woolf doit être connue pour mieux contextualiser ses romans et l'ensemble de sa carrière. Une femme qui vivait pour l'écriture, et qui est morte quand elle sentait cette même passion de l'écriture éteinte à cause de la seconde guerre mondiale, et parce que sa dépression a eu raison d'elle.
    Elle qui a faillir inscrire dans sa lettre suicide à son mari avant de se raviser: Si une personne avait pu me sauver, ç'aurait été toi.

    Une biographie que tous les fans doivent lire, même si évidemment elle n'est pas exempt de reproches. Le ton très partial qu'emploie l'auteur provoque des jugements de valeur parfois inadéquats. Si Virginia est totalement épargnée de critiques dans ce livre, c'est comme si l'auteure chargeait tout son entourage d'un comportement inadapté à son état. Le fait qu'elle ne cite jamais ses sources donne à ses (nombreuses) informations, parfois, une sorte d'illégitimité.

    Néanmoins, retracer ses différentes amours, avec son mari comme avec les femmes qui ont marqué sa vie (dont Vita, à l'origine d'Orlando, ou Katherine Mansfield, à l'origine de Mrs Dalloway), parler de ses rivalités/fascinations et casser un peu l'image de la femme froide, reculée et frigide, c'est l'essentiel. J'ai beaucoup aimé cette intrusion douce et humble dans sa vie.
  • Nord et Sud

    North and South

    Sortie : 1854. Roman.

    Livre de Elizabeth Gaskell

    Du Jane Austen dans le texte. Un roman époustouflant.
  • Hamlet (1603)

    The Tragedy of Hamlet, Prince of Denmark

    Sortie : 1603. Théâtre.

    Livre de William Shakespeare