Remember My Song: journal de bord musical

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316 albums

par BiFiBi

Pour une fois je pique une idée de liste à quelqu'un, en l'occurrence la fameuse "The Great Adventure" de ce cher Lucid... Le principe est donc le même : à partir d'aujourd'hui (4 septembre 2012) j'y mettrai mes nouvelles écoutes musicales avec une rapide appréciation écrite.

Étant un grand mélomane ayant atteint un certain niveau de culture musicale (en toute modestie), s'y trouveront donc probablement en majorité des albums un peu plus obscurs que la moyenne, peut-être une occasion de les mettre sous un nouveau feu...

En espérant que ça puisse être utile à quelqu'un !

Albums à annoter une fois que MBz aura reconnu leur existence :

- 非常階段×ゆるめるモ! - 私をノイズに連れてって (5) (après "DAOKO")
- Lamp in Terren - silver lightning (7) (après "第一思春期。")
- bb - y (9) (après Lamp in Terren, nom secret pour l'instant car potentiellement réservé pour les membres du Coin des Musicophiles)
- Chirinuruwowaka - Awoawo (après Sen'no d'Oomori Seiko)

Sans commentaires :

- Tulipa Ruiz - Dancê (5)
- Yumemiru Adolescence - Dai Ichi Shishunki (7)
- Oomori Seiko - Sen'no (7)
- ryo - Bravely Second End Layer Original Soundtrack

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  • ラブレター (EP) (2014)

    Sortie : . 11 morceaux.

    EP de 3776

    La critique de cet EP est réservée temporairement aux abonnés Premium du Club des Musicophiles, elle sera disponible au grand public sept jours de là (le 11/06/15).
  • Simple Songs (2015)

    Sortie : . 8 morceaux.

    Album de Jim O’Rourke

    Le nouvel album du plus grand escroc de l'histoire de la musique, que dire de plus ?
  • BRAVELY SECOND END LAYER Original Soundtrack (OST) (2015)

    Sortie : . 46 morceaux.

    Bande-originale de ryo

    Hmmmm, je réécoute encore une fois ou deux avant de donner un jugement, c'est assez difficile à déterminer. C'est clairement pas au niveau du premier Bravely, mais il y a beaucoup de qualités dedans qui ne le rendent pas inintéressant ou même décevant.
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    洗脳 (2014)

    Sortie : . 13 morceaux.

    Album de Seiko Oomori

    [réécoute]

    [c'est tout ce que vous saurez pour l'instant]
  • 第一思春期。 (2014)

    Sortie : . 15 morceaux.

    Album de Yumemiru Adolescence

    Flemme d'écrire là, j'm'y mets demain
  • 猛烈リトミック (2014)

    Sortie : . 18 morceaux.

    Album de Akai Ko-en

    On va encore me dire "tu t'es adouci avec l'âge mon brave BiF'", mais que voulez-vous, ça fait des mois que je voulais écouter cet album, et que dire sinon qu'il ne m'a pas déçu. Le premier album d'Akai Ko-en faisait un peu EP de luxe, donnant une envie de plus, et "Moretsu Rythmique" réussit parfaitement à combler ce trou laissé depuis. Les compositions du groupe sont quasi-baroques, grandiloquentes mais aux lignes mélodiques toujours évidentes et maîtrisées, développant aussi bien une énergie rageuse (ce son de guitares parfois ! Cette caisse de batterie qui résonne !) qu'une émotion diffuse par une voix qui se permet parfois de traîner un peu plus que prévu, par quelques petites notes mélancoliques en arrière-fond, un peu de saturation bien placée... Un album à la fois évident et subtil, et qui n'a, dans tous les cas, pas fini de me dévoiler tous ses secrets.

    PS : meilleure pochette de 2014 izi.
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    DAOKO (2015)

    Sortie : . 24 morceaux.

    Album de DAOKO

    Deuxième album de daoko de l'année, mais je lui préfère "Dimension" : "DAOKO" tente une ouverture de son style, en jouant très fortement sur un côté plus pop qu'usuel, mais cela ne fonctionne qu'à moitié, puisque rendant les beats un peu moins puissants, et surtout le décalage entre la musique et la voix se fait bien moins sentir. Il y a clairement quelques très bons morceaux, tels que "Suisei" ou encore "Music", assez inspirés et aux paroles prenantes, mais on a du coup des morceaux moins cools, tels que "Boku", un petit peu agaçant. C'est très bien d'être super productif, mais si c'est pour faire du dispensable c'est un peu dommage...
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    ツキナミ (2015)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de Kanon Wakeshima

    Disons que c'est un 6,5. Le seul vrai souci venant de ce "Tsukinami" est son classicisme assuré dans ses compositions, faisant que lorsqu'on commence à avoir un certain bagage en J-pop tel que moi depuis une année ou deux, il est très difficile de se trouver surpris par ce qu'on entend. Wakeshima Kanon est une violoncelliste douée et sait employer son instrument pour donner de beaux accompagnements pop, mais c'est plus une valeur ajoutée qu'un véritable atout. Il est cependant impossible de bouder son plaisir : même si l'impression de déjà entendu persiste, c'est du travail bien fait, les morceaux sont plaisants et il n'est pas impossible qu'on retrouve quelques morceaux en endings d'anime, et ce sera mérité. De l'audace, voilà ce qui manque, mais ça reste un chouette petit cocon tendre.
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    Dancê (2015)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de Tulipa Ruiz

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    The Epic (2015)

    Sortie : . Jazz contemporain, jazz, soul jazz, funk / soul et fusion. 17 morceaux.

    Album de Kamasi Washington

    Pour du soul jazz ça manque sacrément d'âme (taboum pssh)... Je vois les intentions de Kamasi Washington, mais rien à faire, ce qu'il fait ici ne me touche absolument pas : le travail de composition est assez médiocre et jamais ne va dans la transe, lui préférant le transitoire. De bons musiciens derrière, mais quand la musique ne suit pas, il n'y a rien à faire hé... Un bon point pour l'effort, et encouragements du jury, si le petit Washington se recentre un peu il pourra probablement s'améliorer.

    L'album de jazz préféré de ceux qui ne connaissent rien au jazz.
  • Chunin (2015)

    Sortie : mars 2015. 17 morceaux.

    Album de Shiritsu Ebisu Chugaku

    [réécoute]

    Le premier album d'Ebichu était déjà annonciateur du talent derrière le groupe (autrement dit 3B Junior pour être cyniques) : même si l'album est peut-être un peu trop long pour son propre bien, et que l'album commence avec des morceaux classiques, plus l'on avance dans l'écoute et plus la magie prend, avec des compositions qui explosent à partir de la moitié ("放課後ゲタ箱ロッケンロールMX" est un big bang d'énergie), et même si l'écoute intégrale est doucement épuisante, difficile de ne pas prendre son pied tout le long malgré tout. "Kinpachi", le 2e album du projet, lui est très probablement supérieur en tous points, mais ce n'est pas une raison pour ignorer ce "Chûnin" qui avait déjà su me retourner gentiment à sa sortie.
  • トカレフ (2015)

    Sortie : . 12 morceaux.

    Album de 大森靖子 & THEピンクトカレフ

    Oomori Seiko est une personnalité d'exception dans la musique japonaise moderne, étant le prime exemple d'un mélange entre tradition et modernité : sa voix est doucement rugueuse tel le gravier balayé par un torrent et tremblante comme un faon faisant ses premiers pas, lui donnant des intonations à contre-courant du fleuve moe coulant dans la scène moderne, là où la musique de ses albums est, elle, profondément contemporaine ; ici, la voilà donc accompagnée de The Pink Tokarev (ensemble dont je ne sais rien), développeurs d'un rock tellurique à la frontière entre l'intime et le personnel, donnant un album effectivement explosif, gorgé d'umami et de reviens-y, aux nombreuses petites subtilités qui se révèlent au fil des écoutes (si jamais la première écoute ne vous a pas convaincu, essayez une deuxième, puis une troisième fois ; il y a des chances que votre avis se modifie d'ici-là). L'avant-dernier morceau de 7m37 est une petite perle qui mériterait de figurer dans la liste de Flagblues.

    En tl;dr, un album de toutes les décennies pour ceux qui recherchent une musique un peu plus exigeante (sans être difficile d'accès) que la moyenne. Une beauté qui s'infiltre pernicieusement en nous, mais c'est pour notre bien, voyez-vous. Et dire que le déjà grandiose "Sen'nô" n'est paru qu'à trois mois d'intervalle... Oomori Seiko, nouvelle reine de la J-pop alternative ?
  • 共鳴 (2015)

    Sortie : . 12 morceaux.

    Album de Chatmonchy

    Pour tous ceux qui attendent de Chatmonchy quelque chose de similaire à leurs premiers albums, vous pouvez plier bagages, le groupe n'a plus grand chose à vous proposer. Cela, cependant, si vous êtes peu ouverts au changement : certes, Chatmonchy s'ouvre depuis deux, trois albums, à d'autres velléités, mais cela n'empêche pas Hashimoto Eriko de continuer à composer de belles mélodies pop. "Kyômei" représente dans tous les cas une sorte de retour aux sources comparé au décevant "Henshin", et même si le tableau n'est pas parfait, le tout est clairement suffisamment satisfaisant pour pouvoir plaire à tous ceux qui se moquent de si un groupe reste fidèle à son son originel ou non. Probablement plus d'annotations au fil de mes écoutes, là je reconnais être assez fan de "Tokimeki", morceau au vocal d'une clarté éclatante.
  • IDLE GOSSIP (2015)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de BILLIE IDLE®

    J'ai une petite affection pour BiS, ce groupe d'idols qui se targuait volontairement anti-idols, et avait l'attitude qui allait avec (écouter l'album de BiS Kaidan, mélange détonnant entre l'idol music et le noise rock) ; Billie Idle® est la nouvelle itération de ces dernières depuis la dissolution de BiS, et continue dans cet esprit à mi-chemin entre le mignonnisme et le je-m'en-foutisme punk : le premier morceau de l'album, "anarchy in the music scene", donne le ton, entre couplets proches de la synth pop froide de Suicide et refrains tirés de la naïveté des idol groups (et au clip faisant la même dichotomie kawaii https://www.youtube.com/watch?v=eOEWP5p7f5o). Le reste de l'album est dans cette continuité entre expérimentations sonores (pas toujours ultra passionnantes pour être honnête, mais jamais désagréables) et réel talent pour faire une pop ciselée par derrière qui font de cet Idle Gossip un ensemble disparate mais néanmoins assez attachant. Il vaut mieux déjà avoir une petite culture en idols avant de comprendre pourquoi BiS, et pourquoi Billie Idle® (le choix du nom n'est pas innocent), autrement cela peut vous laisser vraiment froid.
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    WWDD (2015)

    Sortie : . 30 morceaux.

    Album de Dempagumi.inc

    D'un côté, disons que nous avons un groupe qui se nommerait Shiritsu Ebisu Gakuen, et qui sortirait un 2e album nommé "金人", album dont chaque morceau contient environ 2000 idées de génie et qui réussit à les canaliser parfaitement tout le long pour un résultat d'une énergie pop jubilatoire et sans cesse renouvelée. Vous voyez un peu ? Bon.

    De l'autre côté, disons qu'il y aurait un autre groupe, Denpaguni.inc, leaders du mouvement denpa (de la J-pop catalysé au puissant quotient moe, pour résumer grossièrement), qui sortirait son 3e album, "WDDW", maelström d'idées musicales (chaque morceau en contiendrait environ 30.000) qui explose à tout va. What could go wrong? La direction. Les gens derrière ce "WDDW" ont fait un gros brainstorming, mais ont oublié de donner une forme à ce qui en est ressorti, de guider leur propre talent, ce qui donne un résultat prévisible : l'impression de brouillon. Oh, pensez-vous, ce n'est nullement déplaisant à écouter, mais quand chaque morceau ne demande qu'à se développer plus encore, un triste constat se fait : l'impression que tout se ressemble vaguement. Cet album serait un doux gâchis, d'autant plus amer que le précédent album se tenait un peu plus grâce à cette direction, et que le nouveau single, "Panchira Ine!", est probablement leur meilleur morceau (même si en collaboration) pour la même raison.

    Mais faisons donc comme si tout cela n'était que du domaine de la fiction...
  • Dimension (2015)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de DAOKO

    daoko, vous la connaissez peut-être pour sa contribution vocale à un morceau dont le clip a été assez discuté l'an dernier, "ME!ME!ME!" de Teddyloid ; son timbre étonnamment sucré pour une rappeuse détonne, et la voilà qui a sorti déjà deux albums en 2015, "Dimension" étant le premier des deux. Au niveau des beats on peut les qualifier par facilité d'expérimentaux, pas loin de l'abstract, le tout étant donc rendu encore plus abstrait par la voix ultra moe de daoko, comme si Hanazawa Kana rappait sur du WWW. Si vous n'êtes pas immédiatement révulsés par le mélange, alors c'est un album à l'ambiance posée qui vous attend, une atmosphère étrange sans concession. Très appréciable, mais le manque de changement de ton chez daoko peut lasser un peu. Pour tenter, c'est par ici : https://www.youtube.com/watch?v=JNfmJpmNjN4
  • 箒星図鑑 (2015)

    Sortie : . 14 morceaux.

    Album de Kayoko Yoshizawa

    De la J-pop / rock agréable, et avec quelques morceaux excellents (je pense à ケケケ notamment). L'ennui, c'est que je n'ai pas l'impression d'avoir grand chose de plus à dire dessus... Pour forcer un peu, j'apprécie également les teintures retro qu'ont certains morceaux, mêlant 60's et 10's avec une douce dextérité. Pour un premier album c'est pas mal du tout, mais il manque clairement un petit truc pour que Yoshizawa Kayoko se démarque foncièrement de ses nombreuses concurrentes dans le milieu...
  • Kinpachi (2015)

    Sortie : mars 2015. 16 morceaux.

    Album de Shiritsu Ebisu Chugaku

    Deuxième album des petites sœurs de Momoiro Clover Z après le déjà excellent "Chûnin", "Kinpachi" démontre une fois de plus la vitalité des idols modernes. On a là un album difficile à digérer car d'une densité monstrueuse : 16 morceaux bourrés à ras bord de mélodies ravageuses, de refrains earworm et de pop jubilatoire, 16 morceaux dont aucun ne ressemble à un autre, passant sans forcer de l'electro sauvage à la salsa en passant par la musique traditionnelle japonaise sans oublier un peu de pop rap et j'en passe : si l'on excepte le morceau d'intro et le morceau de conclusion (petite mélodie folk sympathique mais sans plus), chaque morceau est atomique et au potentiel de jouissance exponentiel en fonction du nombre d'écoutes répétées. On peut simplement regretter une production un peu hétérogène (je crois bien qu'un des morceaux est en mono...), mais en outrepassant ça, on a droit à ce que je considère comme étant simplement un des albums de l'année. Si les idols vous révulsent, inutile de vous dire que ça ne sera pas l'album qui vous réconciliera avec, mais pour les autres, faites-vous plaisir.
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    「今夜絶対」 (2015)

    Sortie : . 9 morceaux.

    Album de Itsue

    Je rattrape un peu mon retard en sorties japonaises de l'année, désolé d'avance si ça ne vous passionne pas. Format court pour Itsue qui sort un petit album de 34 minutes pour 9 morceaux, mais bon sang que ce "Konya Zettai" est chouette à l'oreille ! La voix de Mizuki est une merveille absolue qui fait chavirer mon cœur fragile et qui accompagne parfaitement les compos qui réussissent à être énergiques et mélancoliques à la fois, le tout formant un ensemble assez mémorable mine de rien. Le dernier morceau est une merveille prenant racine dans des sonorités shoegaze, et avec cette voix magique je vais pas mentir, j'ai eu un petit frisson. On est très proches du 8 dans ma notation, et il est très probable qu'une deuxième écoute donnera raison à la raison.
  • Night in Galicia (2000)

    Sortie : 2000. 13 morceaux.

    Album de Vladimir Ivanovich Martynov

    Étant tombé par un heureux hasard sur l'œuvre "Войдите" de Martynov (traduite par "Come In"), j'avais envie de découvrir un peu le reste du travail de ce compositeur russe au style assez particulier ; et ce "Night in Galicia", interprété par une collaboration entre Opus Tosth et l'ensemble Dmitry Pokrovsky est une pièce définitivement étrange, mais aux qualités multiples. Par facilité on la catégorise dans le genre de l'avant-folk, mais c'est avant tout une œuvre territoriale, qui tente de décortiquer (déstructurer ?) la personnalité russe de façon surprenante : c'est une œuvre qui mêle voix rugueuses, de celles qu'on pourrait entendre lors d'un festival de village, à un travail polyphonique pas si éloignées des expérimentations minimalistes de Glass ou Reich. Le tout accompagné d'instruments tout autant folkloriques qui suivent plus ou moins le même traitement de boucles et de couches. Le tout donne un mélange pas forcément des plus évidents à écouter (surtout sur la longueur), mais diablement fascinant : j'en prends pour preuve le premier morceau, "AAA OOO ЭЭЭ ИИИ УУУ", qui commence lentement pour culminer sur des montagnes russes de couches sonores qui rappellent le meilleur du post rock. Il est dommage que les premiers morceaux suivent tous un peu la même structure du "travail vocal, puis instruments", mais au-delà, c'est une très belle œuvre, pas pour tout le monde et pas pour toutes les humeurs, mais qui réussit à capter ce petit quelque chose slave qui parle à mes racines.
  • D.A.I.S.Y. rage (2013)

    Sortie : . 8 morceaux.

    Mixtape de Kitty

    Kitty Pryde me fait penser à ce projet jamais réalisé entre une ex et moi : j'aurais fait les beats, elle aurait rappé par dessus... Kitty fait tout elle-même, mais le résultat sonne à peu de choses près à ce qu'aurait donné mon truc : vaporeux et plein de fausse innocence. Pour le meilleur et pour le pire... Il y a des morceaux clairement plus forts que d'autres ("Dead Island", "R.R.E.A.M."), mais après le tout manque pas mal de maturité pour vraiment interpeller. Le côté "girl next door" qui rappe est sympathique, mais pourrait être un peu plus travaillé...
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    The Hands That Thieve (2013)

    Sortie : . Rock, ska et punk. 10 morceaux.

    Album de Streetlight Manifesto

    Bon sang, du ska punk, voilà un genre musical que je n'avais pas écouté depuis bien longtemps... Streetlight Manifesto ont pour eux un vrai sens de la composition : les morceaux sont dans l'ensemble jouissifs, merveilleusement construits, inspirant la joie et l'énergie (pour situer un peu, imaginez du NoFX avec moins d'emphase sur le punk et bien plus sur le ska, beaucoup de cuivres et autres), et le tout est produit à la perfection. Après je ne suis pas forcément un amateur du genre, et je me suis un petit peu lassé au bout d'un moment, mais ça reste un sacré effort de qualité, et c'est chaudement recommandé.
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    New History Warfare, Volume 3: To See More Light (2013)

    Sortie : . Rock, jazz, expérimental et avantgarde. 11 morceaux.

    Album de Colin Stetson

    En trois albums la formule paraît peut-être un peu éculée, mais ça reste d'une beauté si grande qu'elle en donne des frissons (véridique). L'ajout de la voix est bienvenue, et développe de nouvelles choses qui méritaient effectivement d'être explorées. Merci Colin Stetson pour cette trilogie, et, je l'espère, à bien vite pour de nouvelles aventures musicales.
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    Pelagial (2013)

    Sortie : . Sludge metal, post-rock et metal progressif. 22 morceaux.

    Album de The Ocean

    Je n'avais pas écouté The Ocean depuis la sortie d'"Aeolian" en 2005, et en avait gardé le souvenir d'un groupe de sludge metal atmosphérique flirtant avec le post rock très sympathique mais pas tout à fait au niveau des ténors du genre... 8 ans après, "Pelagial" passe dans mes esgourdes, et me voilà prosterné. Première remarque : la voix, somme toute très banale et un peu dispensable, est, par moments, remarquablement utilisée, ajoutant de la texture et de l'émotion ce qui est rare pour le genre où elle a plus tendance à faire obligatoire... (Il existe cependant dans mon digipack un deuxième CD reprenant l'album en instrumental, et la perte de la voix n'est pas déplorable.) Deuxième remarque, les compos peuvent atteindre le sublime, tout en ressacs et écumes (le groupe ne s'appelle pas The Ocean pour rien), suffisamment variées pour ne jamais lasser, et avec quelques vrais grands moments ("Demersal: Cognitive Dissonance" est dans mes morceaux de l'année). Un sacré bond en avant pour le groupe, qui me pousse à écouter leur album acclamé de 2007, "Precambrian"... Une réussite.
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    A Man Under the Influence (2001)

    Sortie : . Rock et folk, country. 11 morceaux.

    Album de Alejandro Escovedo

    Petit rappel : je suis un énorme amateur de tout ce qui est americana, roots rock, country alternative, et ai tendance à légèrement surnoter tout ce qui s'en approche ou est clairement dedans. Ceci dit, cet album d'Alejandro Escovedo développe des sonorités souvent belles, à défaut d'être des plus originales : l'homme a une voix pas très éloignée de celle d'Elvis Costello, dans le genre rugueuse aiguë (ça vous parle ?), ce qui change agréablement des clichés accompagnant ce genre de musiques, et le permet d'être parfois touchant. Les compos sont variées juste ce qu'il faut pour ne jamais lasser, même si, encore une fois, ce n'est pas rien que l'on ait déjà entendu ailleurs. Très plaisant, mais pas exactement ce que j'écouterais tous les jours.
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    Heidersmenn (2009)

    Sortie : 2009. 11 morceaux.

    Album de Stein Torleif Bjella

    Une folk norvégienne d'une sincérité affolante, pas des plus compliquées mais réussissant à toucher malgré la barrière du langage (mais il faut savoir que Bjella chante dans le dialecte de son village, donc même pour les norvégiens pure souche tout n'est pas évident). Bjella semble s'adresser à la majorité silencieuse, celle qui subit mais n'est pas moins digne et, sans trop varier ses compositions, réussit à leur donner une voix. Je ne m'attendais pas à être conquis progressivement par l'album, mais ce sont les surprises les plus belles, après tout.
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    Psycho Tropical Berlin (2013)

    Sortie : . Pop rock. 15 morceaux.

    Album de La Femme

    La Femme est le Alt-J de 2013 : un groupe qui surfe sur les tendances du moment (en l'occurrence la pop néo-psychédélique), avec sa petite pointe d'originalité (les paroles en français, d'un niveau ridicule mais passons), et en avant Simone, ça fait le buzz. Et tout comme Alt-J, ça n'a strictement aucun intérêt... La musique aurait pu être intéressante mais est bousillée par un songwriting inexistant, qui joue plus sur les effets et la pose que sur un vrai talent, et surtout ce chant féminin qui tape très rapidement sur le système. C'est un album qui se veut fouillé et complexe, mais uniquement pour cacher ses faiblesses flagrantes, et sa simplicité terrifiante. Par leur faute, me voilà forcé de dire que je n'aime pas La Femme. Le Casanova en moi en prend pour son grade.
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    Fungeez (EP) (2013)

    Sortie : . 4 morceaux.

    EP de The Same

    Une techno retraux assez sombre, sans trop d'afféteries, qui fait bien son boulot, pose son ambiance clinique et, sans jamais surprendre, se renouvelle suffisamment pour que les 4 morceaux composant l'EP restent en tête quelques minutes. De la belle ouvrage pour ce jeune projet.
  • Truly Yours (2013)

    Sortie : . 5 morceaux.

    Mixtape de J. Cole

    Un petit EP de hip hop doucement jazzy tout ce qu'il y a de plus sympathique, avec une prod' un peu crade mais des beats mesurés et réfléchis, des lyrics assez chouettes et une sincérité de faire omniprésente. J'aurais pas craché sur plus de matériel, ce qui est bon signe pour un EP.
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    Un monde pour soi (2013)

    Sortie : . 12 morceaux.

    Album de Prohom

    Dans la lignée des Biolay, Burgalat et autres, Prohom élève la chanson française dans des stratosphères sombres illuminés par les astres seulement, doucement désenchanté voire cynique sur la société contemporaine. Sa voix me laisse un peu indifférent, mais la musique est souvent très belle, et Prohom possède un univers particulier, rarement vu dans notre contrée, qui en fait une découverte très réjouissante.