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Répertoire des films vus ou revus en 2017

Avatar Maximemaxf McFly Liste de

454 films

par Maximemaxf McFly

N'ayant fait aucune liste des films découverts l'an dernier, je me lance cette fois-ci en répertoriant ici chaque film que je découvrirais au fur et à mesure de l'année.
Tâchons de finir les cycles de l'an dernier et de poursuivre les découvertes du mieux possible.

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  • L'Île sur le toit du monde (1974)

    The Island at the Top of the World

    1 h 33 min. Sortie : 1974. Aventure, fantastique et science-fiction.

    Film de Robert Stevenson avec David Hartman, Donald Sinden, Jacques Marin

    Vu le 1er Janvier

    Un film d'aventure bien sympathique et très joli à regarder mais par moment un peu plat et qui un peu vieillit au niveau des effets visuels. Pour l'époque ça reste pardonnable, les personnages sont correctement écrits (petite préférence pour le capitaine Brieux) et les thèmes abordés pour un Disney changent de ce qu'on a maintenant mais j'aurais voulu être plus investi.

    7/10
  • Bande-annonce

    22 Jump Street (2014)

    1 h 52 min. Sortie : . Action, comédie et policier.

    Film de Phil Lord et Christopher Miller avec Jonah Hill, Channing Tatum, Peter Stormare

    Vu le 2 Janvier

    2 ans après leur première comédie policière, le duo Lord et Miller se lance dans un second volet des aventures des deux flicailles bien barré de notre époque moderne, Schmidt et Jenko.
    Après un premier buddy movie fun et décomplexé, le duo de réalisateur en remet une couche et ils se moquent constamment de leur film tant dans l'écriture des dialogues que dans le comportement du duo Hill/Tatum et la plupart du temps ça amuse et maintenant on sait que le duo sait manier la caméra et le montage.
    Mais l'ensemble est bien plus inégal que le premier film en terme d'humour. J'avais déjà du mal avec certains passages et le rythme saccadé du premier film, c'est aussi le cas là sauf qu'en plus on subit des étirements plus d'une fois et ça devient parfois assez lourdingue.
    Donc pour le spin-off Star Wars sur Han Solo, ça peut être bon mais j'espère qu'on n'aura pas à subir un rythme carburé à la caféine comme dans leurs deux comédies aussi sympathiques soient-elles.

    6.5/10
  • Bande-annonce

    Quelques minutes après minuit (2017)

    A Monster Calls

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de J.A. Bayona avec Lewis MacDougall, Sigourney Weaver, Felicity Jones

    Vu le 6 Janvier

    Premier film de l'année 2017 découvert en salle.
    Film qui n'est autre que le troisième long-métrage de Juan Antonio Bayona qui était déjà auteur de l'excellent bien que parfois tire-larme "The Impossible" il y a presque 5 ans.
    Adapté du roman de Patrick Ness (également scénariste du film), Bayona conte de manière fluide et subtil la cauchemar réel de Connor O'Malley confronté à la maladie de sa mère de plus en plus destructrice, sa colère de plus en plus difficilement refoulée et à son impuissance qui nuit à sa vie quotidienne tant envers ses proches qu'à l'école.
    Si on retire une musique un peu lourde de Velazquez : Bayona traite les rapports entre Connor et son entourage de manière très réaliste, à l'image de ses rapports avec sa grande mère et de sa mère.
    Même son quotidien à l'école et ses bizutages quotidien ne sont jamais contés de manière exagéré ou lourd.
    Sans pour autant délaisser l'aspect conte sombre lors des venus du monstre (doublé par Liam Nesson en VO) dont les histoires prennent leur sens par rapport aux épreuves endurés par Connor. L'animation du géant en arbre est d'ailleurs superbement fichu, de même pour les contes en aquarelles raconté de manière très fluide.
    Et surtout on a enfin un film ou Sigourney Weaver et un bon rôle et pas un rôle inutile ou caméo. De même pour le reste des comédiens avec un jeune Lewis MacDougall très bien dirigé.
    Une très belle surprise et rien de mieux pour bien démarrer cette année.

    8.5/10
  • Bande-annonce

    Meurtre mystérieux à Manhattan (1993)

    Manhattan Murder Mystery

    1 h 44 min. Sortie : . Comédie, policier et thriller.

    Film de Woody Allen avec Woody Allen, Diane Keaton, Jerry Adler

    Vu le 7 Janvier

    Parmi les cycles à poursuivre et finir, il y a la filmographie de John Carpenter, un ou deux Terry Gilliam et aussi "Zelig" ainsi que "Meurtre mystérieux à Manhattan" de Woody Allen. Et c'est du second dont je vais parler.
    Subjectivement, je retrouve tout ce qui me plaît dans un bon film de Woody Allen : le réalisateur et acteur qui joue un énième rôle de névrosé mais toujours avec une bonne réplique pour rire, une écriture très verbeuse au niveau des dialogues mais de qualité, l'ambiance jazzy dans les choix musicaux des films du cinéaste New-Yorkais et à côté de ça un thriller policier très bien mené aux côtés d'un couple qui va rajouter du piment à leur existence au moment ou leur couple commençait à connaître une existence stérile et monotone.
    Seules ombres au tableau : le premier tiers laisse quelques réserves avec une narration qui manque de fluidité. Pas mal scènes sont coupés trop tôt et rattaché de manière forcé avec la suivante malgré une mise en scène très active, et Woody Allen fait constamment... ben du Woody Allen mais d'un autre côté c'est pour ça que je l'apprécie autant comme cinéaste que comédien.

    8/10
  • Bande-annonce

    Alone in the Dark (2005)

    1 h 36 min. Sortie : . Action et Épouvante-horreur.

    Film de Uwe Boll avec Christian Slater, Tara Reid, Stephen Dorff

    Vu le 7 Janvier

    Qui dit adaptation de jeu vidéo au cinéma dit trop souvent navet ou nanar, mais cite aussi Uwe Boll, le cinéaste allemand dont l'antipathie et l'égocentrisme égalent sans mal l'incompétence la plus invraisemblable du bonhomme.
    Tout a déjà été dit sur ce film sur le net ou ailleurs : que ça soit le texte d'ouverture mou du caleçon qui a été rajouté après un premier visionnage en salle, tout a déjà été dit sur le montage épileptique et abominable des scènes d'action (mes yeux ont souffert) et de l'absence totale d'épouvante, de la mise en scène d'un niveau d'un gamin de maternel (les jeux de lumière qui clignotent... il se fout de la gueule du monde le mec) en plus d'un gros faux raccord aussi ridicule qu'hilarant, de l'absence totale de personnalité chez les personnages sans parler de leur interprète tous très mauvais, de la photographie immonde et du rythme horriblement lent, de même pour les effets visuels et les costumes de paintball pour les unités du bureau 713.
    Bref, si vous voulez avoir une minuscule chance de bien adapter un jeu vidéo un jour au cinéma, ne pensez jamais à confier le projet à une tâche comme Boll.
    Mais bon, là ça va j'ai eu ma dose, c'est promis, c'est le dernier navet cosmique du gars que je visionne pendant un très long moment.

    1/10
  • Bande-annonce

    Les Diaboliques (1955)

    1 h 57 min. Sortie : . Policier, drame, Épouvante-horreur et thriller.

    Film de Henri-Georges Clouzot avec Simone Signoret, Vera Clouzot, Paul Meurisse

    Vu le 7 Janvier

    Parmi les objectifs fixés pour cette année côté cinéma, découvrir le cinéma français (le bon surtout) fait parti de ces objectifs, et c'est avec "Les Diaboliques" d'Henri-Georges Clouzot que j'ouvre le bal si je puis dire ainsi. Et pour une introduction à son cinéma, c'est une réussite.
    Et pourtant la première heure me laissait quelques réserves sur ce thriller et cette histoire d'assassinat. Pas qu'il y ait vraiment du mal à en dire, Clouzot introduit bien les personnages et ajoute progressivement ses éléments d'intrigue et d'enquête avec un travail d'ambiance loin d'être déplaisant, mais l'installation est tout de même longuette et je n'étais pas entièrement emporté vu que la chimie qui devait exister entre Christina et Nicole m'a paru un peu faible. Même si je n'ai aucune mauvaise critique à faire à Simone Signoret et Vera Clouzot, chacune livrant une performance très réussie. La première dans le rôle de la maîtresse vengeresse et déterminée, et l'autre en Christine plus hésitante.
    Heureusement, la deuxième heure justifie la longueur de la première et Clouzot livre pleinement un film à mystère qui parvient à laisser pas mal de sueurs froides derrière le dos (marrant de penser que ce film a inspiré Hitchcock ensuite avec "Vertigo"), notamment dans sa dernière séquence très bien mis en image et astucieusement filmé par la caméra de Clouzot qui rend son oeuvre aussi froid que bien conçue.
    Me voilà pleinement enthousiaste à l'idée de découvrir le reste de la filmographie d'un bon cinéaste bien de chez nous, les mangeurs de baguette fraîches.

    8/10
  • Bande-annonce

    Jeremiah Johnson (1972)

    1 h 50 min. Sortie : . Western.

    Film de Sydney Pollack avec Robert Redford, Will Geer, Delle Bolton

    Vu le 8 Janvier

    En plus de découvrir le western américain, le cinéma de Pollack fait parti de mes découvertes futures. "Jeremiah Johnson", film de survie et d'aventure était tout indiqué pour entamé les deux cycles en une fois avant de prendre des chemins différent prochainement.
    Bordée par une très belle partition musicale accompagnant la belle imagerie du film, un rythme reposé dans son ensemble et un charismatique Robert Redford dans ses jeunes années, on suit la fondation de la légende du trappeur en herbe cherchant à fuir la violence des hommes. Et qui devra aussi bien apprendre à vivre en harmonie avec les clans indiens que les règles de la chasse pour devenir un trappeur aguerri.
    De plus ses rencontres ainsi que ses péripéties ne sont jamais de trop pour lui donner de la dimension et rendre sa légende que plus crédible, notamment l'indienne Swan et l'enfant recueilli Caleb avec qui la chimie fonctionne bien la plupart du temps.
    Seule reproche, une dernière demi-heure moins prenante que le reste du récit et assez répétitive par rapport au reste du film.

    8/10
  • Bande-annonce

    The Immigrant (2014)

    2 h. Sortie : . Drame, romance et thriller.

    Film de James Gray avec Marion Cotillard, Joaquin Phoenix, Jeremy Renner

    Vu le 12 Janvier

    Quatrième long-métrage de James Gray que je découvre, à l'occasion de la sortie de son prochain film en Mars prochain. Jusqu'à présent j'avais (et j'ai toujours) un avis optimiste sur ses films.
    Mais pourtant son "The Immigrant" est un coup de frein frustrant dans son parcours. Sur la forme : l'esthétique visuel tout en sobriété du cinéaste est là et Gray monte et filme l'ensemble de manière très propre, de même pour la performance du trio principal. Phoenix est en grande forme comme toujours, et Marion Cotillard n'a pas à rougir face à lui surtout que son personnage constitue la principale nouveauté du film.
    Malheureusement, c'est trop sobre ce qui fait qu'on n'est jamais emporté par les passages ou ça explose un peu, la faute revenant aussi à un rythme bien moins géré et plus plat et à une écriture moins alléchante rendant toute émotion difficile à ressentir pour le spectateur. On n'arrive jamais à trouver grand chose qui nous permette d'être investi avec Eva et sa volonté de sauver sa soeur, ni même d'avoir un point de vue assez intéressant sur Bruno pour pouvoir l'identifier sous plusieurs angles. Seul Emile m'a suscité de la sympathie mais ça ne m'a pas empoté pour autant, et ça n'a pas suffit à masquer un triangle amoureux fade.
    Il faut espérer que ça ne soit pas un début de baisse de qualité avant la sortie prochaine de "Lost City of Z".

    6/10
  • Bande-annonce

    Amer béton (2006)

    Tekkon kinkurīto

    1 h 51 min. Sortie : . Animation, action, aventure et policier.

    Long-métrage d'animation de Michael Arias avec Kazunari Ninomiya, Yû Aoi, Yûsuke Iseya

    Vu le 13 Janvier

    Deuxième long-métrage d'animation japonaise du Studio C°4 auquel on doit déjà l'étrange OVNI qu'est "Mind Game", mais place là à une histoire plus compréhensible et moins barré sans pour autant perdre la patte visuelle du studio.
    Que ça soit le chara-design très simple des personnages auquel j'ai un peu de mal à adhérer, le rythme speedé qui malheureusement handicape plus "Amer Béton" qu'il ne permettait à "Mind Game" d'être une oeuvre étrange et quelques séquences moins intéressantes ou plus traînard que le reste du récit.
    Mais à côté de ça, on a un travail visuel encore une fois très réussi, surtout pour le rendu de la ville en dépravation de Trésor-Ville et un duo d'enfant voyou attachant avec le duo Noir/Blanc, chacun étant nécessaire à la survie et l'équilibre de l'autre, mais aussi pas mal de protagonistes secondaires assez bien traité, en particulier le Yakuza Le Rat qui voit sa ville d'origine être dénaturé petit à petit par l'arrivée d'un nouveau mafieux.
    L'ensemble est bien fait, ni plus ni moins, mais après je reste moins client que d'autre du visuel du film.

    7.5/10
  • Bande-annonce

    Paycheck (2003)

    1 h 58 min. Sortie : . Science-fiction et thriller.

    Film de John Woo avec Ben Affleck, Uma Thurman, Aaron Eckhart

    Vu le 13 Janvier

    Le dernier film de la période américaine de John Woo, mais le tout pour une adaptation de roman de science-fiction qui aurait plus fait gueuler la critique qu'autre chose.
    Pas étonnant qu'il en soit ainsi vu la renommée des oeuvres de K. Dick et le fait que John Woo transforme le roman de science-fiction pour faire... ben pour faire du John Woo habituel avec les gimmick du cinéaste hongkongais déjà présent dans "Voltre/Face".
    Cela dit, "Paycheck" peut se suivre comme un divertissement bêbête sans prise de tête si on ne tente pas d'y trouver de grosse réflexion dans ce film : John Woo étant un monteur et un cinéaste plus que compétent pour filmer l'action et la rendre efficace, de même pour le rythme et certaines gimmicks qui m'ont bien amusé notamment lors de l'action. Et mon capital sympathie pour Uma Thurman restant intact pendant le visionnage, même si Ben Affleck m'a laissé des réserves niveau performance.
    Mais on se retrouve malgré tout avec un film de SF sans qu'il n'y ait la moindre tension dramatique et ou l'émotion n'a jamais sa place, ça en plus du fait qu'Aaron Eckhart est mal servi niveau rôle et d'un Paul Giamatti sous-exploité.
    Quand à la partition de John Powell, elle n'est pas bien fameuse et passe tout juste, première fois que le compositeur me déçoit autant.
    Promis, le prochain John Woo que je verrais prochainement sera un de ses meilleurs.

    6/10
  • Le Petit Indien (1937)

    Little Hiawatha

    9 min. Sortie : 1937. Animation et comédie.

    Court-métrage de David Hand avec Sally Noble, Mary Rosetti, Millie Walters

    Vu le 14 Janvier

    Quelques visionnages des silly symphonies Disney, ces court-métrage Disney entre 1929 et 1939 mettant en scène plusieurs contes populaire qui met davantage la musique et l'image en avant qu'autre chose.
    Dans le cas de Le Petit Indien, ça se laisser egarder sans déplaisir mais sans plus : l'ensemble divertit mais la profondeur des décors laisse à désirer, de même pour la portée de l'ombre parfois absente et ça reste assez enfantin.

    5/10
  • La déesse du printemps (1934)

    The Goddess of Spring

    10 min. Sortie : . Animation.

    Court-métrage d'animation de Wilfred Jackson

    Vu le 14 Janvier

    Là c'est bien mieux, adapté de la mythologie grec "La Déesse du printemps" est un joli conte qui tente d'animer des personnages humains, et pour l'époque le rendu est assez impressionnant.
    Même si avec l'oeil d'aujourd'hui Perséphone passe plus pour une poupée que pour un personnage humain et qu'Hadès ressemble plus à Satan qu'autre chose, l'ambiance musicale fonctionne et le rendu graphique excellent, la première partie en enfer étant le gros point fort du court-métrage et la situation se résolvant sur le compromis entre Perséphone et Hadès.

    7.5/10
  • Bande-annonce

    Jazz Band contre Symphony Land (1935)

    Music Land

    10 min. Sortie : . Animation, comédie, fantastique et comédie musicale.

    Court-métrage d'animation de Wilfred Jackson

    Vu le 13 Janvier

    La première fois que j'avais découvert "Music Land" (ou "Jazz Band contre Symphonies Land" en version française), c'était avec la VHS de "Pierrot et le loup" qui regroupait plusieurs court-métrage dont celui là et un autre avec Mickey et son orchestre ainsi que Pat Hibulaire.
    Pour ce qui est ce celui-ci, j'en gardais de bon souvenir et ces bons souvenirs sont restés intacte : en plus de rappeler la pièce Shakespearienne "Roméo et Juliette", "Music Land" transpire l'idée visuelle à chaque minute pour conter cette version musicale ou Jazz et musique classique se livreront une guerre sans merci avant de penser au bien de leur progéniture. En ressort une version pour enfant de la pièce mais ou les personnages des deux familles sont remplacés par des instruments à qui on donne pleinement vie pendant ces 10 minutes qui filent comme une flèche.
    Une superbe Silly Symphonie et heureux de l'avoir revu.

    9.5/10
  • Bande-annonce

    Le Corbeau (1943)

    1 h 32 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Henri-Georges Clouzot avec Pierre Fresnay, Ginette Leclerc, Micheline Francey

    Vu le 14 Janvier

    Deuxième Henri-Georges Clouzot découvert, après un très bon "Les Diaboliques" qui m'avait introduit au cinéma français des années 40/50.
    Si on connait ce film, c'est surtout à cause des problèmes qui en a découlé auprès des français et de la résistance pendant l'occupation allemande, sachant que le film a été produit par une de leurs société de production, les anti-Clouzot ne se privant pour le taxer de collaborateur.
    Et il est vrai que le film en lui-même est très noir, ne prête surement pas à sourire avec les ragots et la mise en scène du Corbeau pour semer une zizanie sans borne dans un village français comme n'importe quel autre.
    Mais c'est justement ce qui fait sa force : l'idée même de montrer qu'au delà des apparences, un simple ragot (vrai ou faux) peut semer le trouble à travers une communauté de gens.
    Ajoutez à cela le jeu très froid et impitoyable de Pierre Fresnay et un soin aux dialogues, on obtient un film d'enquête très noir mais bien mené dans l'ensemble.
    Bien que je garde plus de réserve ici qu'avec "Les Diaboliques", à force de faire soupçonner tout le monde par-ci par-là (Denise, Marie Corbin, et surtout Germain en tête) en plus de finir sur un dernier twist, ça perd de sa dimension narrative et rend son propos de départ parfois bien lourd.
    Mais ça reste un sujet bien traité avec en plus ses bons moments de mise en scène à l'image de la fuite de Marie Corbin avec la clameur du public en colère en fond.

    7/10
  • Bande-annonce

    La Famille Addams (1991)

    The Addams Family

    1 h 39 min. Sortie : . Fantastique et comédie.

    Film de Barry Sonnenfeld avec Raúl Juliá, Christopher Lloyd, Christina Ricci

    Vu le 14 Janvier

    Alors que je prévoyais de voir "Les Suffragettes", place finalement à un peu de rattrapage parmi les comédies cultes des années 90's avec le premier film de la duologie de film Famille Addams.
    Eh ben putain chers amis, le moins qu'on puisse dire c'est que cette famille marque les esprits et que Sonnenfeld ne se retient jamais pour aller au bout de son délire macabre guignolesque : une main vivante appelée la chose, un époux à la santé mentale déséquilibré doué d'escrime et d'acrobatie, des enfants aux jeux déplacés, Frankenstein et une vieille sorcière étrange, que du beau monde.
    Malgré cette avalanche de comédie et de séquences tous plus folles les uns que les autres (le spectacle des enfants, la danse de la Mamuchka, la vente de limonade, le duel à l'escrime et j'en passe), on s'attache à cette famille Addams et à leur histoire qui remonte à plusieurs générations. Ce qui ne nous empêche pas de nous marrer à fond, que ça soit avec les gags ou devant le cabotinage à tomber par terre de Raul Julia et Christopher Lloyd qui se partagent le titre du membre le plus étrange de la famille, à noter aussi la présence d'une jeune Christine Ricci jouant ici la petite Mercredi Addams.
    Sans oublier de citer le thème musical culte du film que beaucoup connaissent surement même sans avoir vu le film.

    8.5/10
  • Bande-annonce

    Les Valeurs de la famille Addams (1993)

    Addams Family Values

    1 h 34 min. Sortie : . Fantastique et comédie.

    Film de Barry Sonnenfeld avec Anjelica Huston, Raúl Juliá, Christopher Lloyd

    Vu le 15 Janvier

    Deux ans après le premier volet, la famille Addams et par conséquent Barry Sonnenfeld refont leur retour avec une suite à leur aventure en ayant pour intrigues principales une histoire de coeur d'oncle Fétide avec toujours un Christopher Lloyd brillantissime dans sa performance excentrique, et le départ des enfants Mercredi et Pigsley Addams en colonie de vacance.
    Une suite qui fait honneur au premier, Barry Sonnenfeld nous livrant une nouvelle fois de nombreux passages tout aussi hilarant, à l'image du tango endiablé de Morticia et Gomez ou du spectacle pour enfant de la colonie de vacance. On retrouve avec plaisir ces membres auxquels on s'était attaché dans le premier film et son humour noir qui sait encore nous arracher de nombreux rire, sans oublier la fraîchement mariée Debbie. Malgré tout on sent l'ensemble moins inspiré au niveau de l'humour par moment, notamment avec l'intrigue principal sur oncle Fétide qui accumule quelque passage à blanc ou des situations moins efficace. Heureusement le plaisir ne se dissipe pas pour autant, et bien sur, comment parler de ce film sans citer la scène de torture à base de classique Disney ? Le seul film au monde ou l'on torture des mômes en leur faisant voir Bambi et La Petite Sirène.

    7.5/10
  • Bande-annonce

    Les Suffragettes (2015)

    Suffragette

    1 h 46 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sarah Gavron avec Meryl Streep, Helena Bonham Carter, Carey Mulligan

    Vu le 15 Janvier

    Imaginez que l'on vous demande d'adapter une partie de l'histoire mettant en jeu le combat d'une "minorité" (j'insiste sur les guillemets) pour faire valoir leur droit comme ici le droit de vote des femmes en Angleterre. Vous avez différentes manière de l'adapter : soit par exemple en livrant quelque chose d'académique, soit en tentant de donner une vision plus élargi du propos afin de retranscrire une période moins évidente et limpide qu'on ne voudrait le croire
    Ce n'est malheureusement pas ce que fait Sarah Gavron ici qui traite le sujet avec le parti-pris le plus handicapant pour le propos : son féminisme et son déroulement qui sombrera de plus en plus dans le cliché jusqu'à ressortir la phrase de la bande-annonce qui représente la majorité des problèmes du film, cité par l'héroïne même face à Brendan Gleeson : "On est la moitié de l'humanité".
    Chaque figure masculine mis en avant est développé comme un énième salaud machiste ou méprisant (pas que le patron de Maud, mais aussi son époux, les politiciens hypocrite, la flicaille...) et ce dés les premières phrases en voix-off lors de l'ouverture du film, et la réalisation de Gavron ne vend pas du rêve non plus : le recours à la caméra à épaule est souvent inutile, les mouvements de caméra sont molle et il ne reste finalement pas grand chose de ce côté là.
    Sans oublier la mort d'Emily Davidson qui ne provoque absolument rien chez le spectateur alors que ce moment devait être le passage clé du film,, sauf qu'on n'a jamais appris à la connaître durant tout le film contrairement à Maud ou Edith qui ont été bien plus mise en avant et que la mise en scène est fade. Après, je parlerais pas de la sous-exploitation de Meryl Streep, on a déjà dit long à son sujet, mais personnellement même pour 5 minutes d'apparitions dans un film je prend quand même vu le respect que j'ai pour cette comédienne... mais ça n'empêche pas Les Suffragettes d'être un film lourdingue et trop appuyé dans son propos pour être convaincant.

    3/10
  • Le Papillon et la Flamme (1938)

    Moth and the Flame

    7 min. Sortie : .

    Court-métrage de Walt Disney, David Hand, Burt Gillett

    Vu le 15 Janvier

    Sympathique mais sans plus, pas grand chose à dire sur "The Moth and the Flame" sorti parmi les derniers silly symphonies Disney.

    6/10
  • Bande-annonce

    La Grande Muraille (2017)

    The Great Wall

    1 h 44 min. Sortie : . Aventure, action et fantasy.

    Film de Zhang Yimou avec Matt Damon, Jing Tian, Pedro Pascal

    Vu le 15 Janvier

    Beaucoup de bruit fait autour de cette superproduction chinoise, que ça soit des articles de presse qui l'ont mentionné ces derniers jours et sur lesquels je suis tombé, de l'échec critique actuel de cette fresque tentant de se vendre comme un film d'action épique et à spectacle.
    Et à vrai dire, je n'ai eu ni un nanar, ni un navet à détester, juste un projet raté qui ne m'a pas emporté. A son crédit, j'ai beaucoup apprécié le travail de Ramin Djawadi à la musique, et la présence de certains comédiens, Matt Damon en tête mais également Jing Tian. Et on sent que le film tente de rendre ce qu'il montre impressionnant, mais vu que les moyens sont mal employé, ça ne marche pas.
    A commencer par la direction artistique discutable sur plusieurs points et l'animation des monstres absolument dégueulasse, dés qu'on a des plans larges, et des passages ou la caméra est en mouvement sur l'armée de monstre, le rendu devient ignoble. Et ce n'est pas aidé lorsque les combats commencent et que les costumes ridiculement fantaisiste des soldats de l'ordre sans nom s'emmêlent avec les monstres, et encore je n'ai pas vu le film en 3D. Je veux bien accepter le film comme une fiction de fantasy qui part dans son délire artistique, mais là même en sachant qu'il y avait des armures assez fantaisiste en Chine à une époque, c'est exagéré.
    De même pour l'action ou Yimou enchaîne entre les ralentis inutiles et laid sur les armes (surtout les flèches et harpons) et certaines chorégraphies invraisemblable comme le coup des haches sur le champ de bataille ou la démonstration avec le bol déjà présent dans les extraits. Quant aux personnages, je me suis intéressé à personne puisque tous sont des archétypes très peu identifiable ou attachant, sans oublier des moments ridicule, du coup impossible de ressentir de l'intensité ou de l'investissement durant l'action ou devant l'histoire qui a, en plus, une sous-intrigue inintéressante.
    Après un excellent "Quelques minutes après minuit" de Juan Antonio Bayona, c'est un film pas terrible pour 2017 sur lequel je tombe, on va voir si "Live by Night" de Ben Affleck et "La La Land" de Damien Chazelle relèveront le niveau.

    4/10
  • Talons aiguilles (1991)

    Tacones lejanos

    1 h 53 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Pedro Almodovar avec Javier Bardem, Anna Lizaran, Cristina Marcos

    Vu le 16 Janvier

    Parmi les cinéastes dont je poursuis la découverte de leur filmographie, Almodovar sera l'un des principaux avec Alfred Hitchcock et John Carpenter pour ce début d'année. Place ici à une production franco/hispanique avec une frenchies dans le rôle principal et Marisa Paredes qui collaborera ensuite de nouveau avec Almodovar sur "La Piel que Habito" ou encore "Tout sur ma mère".
    Sauf qu'à l'inverse de ces deux films, Almodovar m'a bien moins séduit que précédemment. Si les trois premiers quart d'heure se tiennent bien et qu'on retrouve ce qui caractérise le cinéma du cinéaste espagnol (le forte présence de la couleur rouge, des personnages féminins centraux, le rôle porte-malheur de la genre masculine) ainsi que deux interprètes toutes deux magnifique, Marisa Paredes comme Victoria Abril et une situation bien installé, tout va s'écrouler dés la révélation phare à la fin de ces 3/4 d'heures. A partir de là "Talons aiguilles" a pas mal de problèmes : ses (faux) Twist qui finissent par lasser et par détruire la crédibilité sur le meurtre de Manuel quand ils ne sont pas inutile ou prévisible et son côté larmoyant forcé (je ne saurais dire combien de fois on a vu Rebecca pleurer) qui rend l'heure qui suit très bancal. Je ne sais pas si Almodovar n'avait juste aucune idée pour écrire son histoire après le meurtre ou si il s'est embourbé involontairement dans un amas de retournement de situation mal amené, néanmoins là... c'est pas ça.
    Reste quand même les interprètes et certaines scènes qui fonctionnent comme l'explosion de rage de Rebecca envers sa mère Becky mais ça n'en fait pas moins un Almodovar moyennement convaincant. Cela dit, c'était chouette de voir Féodor Atkine (voix française de Jafar et Hugo Weaving) jouer dans le rôle de l'assassiné, ça change de ne l'entendre qu'au doublage.

    6/10
  • Bande-annonce

    Prince des ténèbres (1987)

    Prince of Darkness

    1 h 42 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de John Carpenter avec Donald Pleasence, Jameson Parker, Victor Wong

    Séances de cinéma (1 salle)
    Vu le 17 Janvier

    Deuxième film de la trilogie de l'apocalypse de John Carpenter après le bide non mérité de "Les aventures de Jack Burton", il est important de savoir que "Prince des ténèbres" a été réalisé en réponse à l'échec cuisant de son précédent film. Et qu'il est donc intéressant de se demander si la trilogie de l'apocalypse était programmé ou non à la base par le réalisateur "The Thing" ou encore de "Christine".
    Et pourtant, même si il m'a laissé des frissons, ce deuxième film de cette trilogie m'a laissé plus mitigé à l'inverse des deux autres. Le fait étant que "Prince des ténèbres" n'est pas un film à personnage, mais un film à concept qui bénéficie d'une ambiance musicale réussie signé Carpenter qui collecte, comme souvent, plusieurs casquettes sur ses œuvres et d'une ambiance glauque et dérangeante bien installé. Grâce au sentiment de cloisonnement, un classique des films de l'auteur et à une mise en scène maîtrisé et assez efficace, en plus de terminer sur une dernière note ouverte. Mais là ou le film pêche, c'est qu'il compte plus sur son concept et ses effets sans donner de profondeur à ses protagonistes qui ont un caractère très limité pour l'ensemble, même le prêtre joué par Donald Pleasence. Du coup on n'a pas peur pour les protagonistes mais pour ce qui risque d'arriver, alors que ce sont les premiers spectateurs des événements qui se déroule dans l'église.
    Un film d'horreur assez bien fait mais le plus faible de cette trilogie de l'apocalypse à mon avis.

    6/10
  • Bande-annonce

    Excalibur (1981)

    2 h 20 min. Sortie : . Fantasy, drame et aventure.

    Film de John Boorman avec Nigel Terry, Helen Mirren, Cherie Lunghi

    Vu le 17 Janvier

    A l'occasion de la sortie prochaine d'une relecture du roi Arthur par Guy Ritchie (qui ne rassure pas des masses mais on verra bien), petit visionnage en retard de l'adaptation de la légende arthurienne par John Boorman il y a maintenant plus de 30 ans.
    Pour cette adaptation, l'équipe autour du film a décidé d'adapter très fidèlement l'histoire autour du roi d'Angleterre que ça soit avec Excalibur, sa rencontre avec Lancelot et la trahison de ce dernier, les méfaits de la fée Morgane et bien sur la quête du Graal. Il en ressort un film au script très classique, mais qui fonctionne grâce à ses parti-pris assumé, sa direction artistique et le travail de mise en image de Boorman et du casting.
    Qu'est-ce que ça fait du bien de revoir des combats à l'épée bien filmé et brutaux, y compris dans le climax ou même un simple tournoi !
    Qu'est-ce que ça fait du bien de voir son réalisateur prêter autant attention aux cadres et aux plans, à la gestion des lumières et au ton kitsch des costumes et arme qui n'ont pas prit une ride depuis le temps (la scène du souffle du dragon et la caverne de Merlin : magnifique) !
    Qu'est-ce que c'est bon d'entendre une superbe bande-son accompagner l'image, Trevor Jones se dépassant par rapport à ce qu'il fera par la suite et livrant de sublime morceaux ! Sans oublier chacun des personnages très bien défini, que ça soit le roi Arthur, Merlin l'enchanteur qu'on apprécie autant pour sa sagesse que pour ses sarcasmes, Lancelot charmant et gracieux, Guenièvre innocente mais hélas infidèle, Morgane fourbe et vengeresse ou encore le jeune Perceval.
    De la très bonne fantasy comme j'aimerais en voir plus de nos jours.

    8/10
  • Bande-annonce

    Live by Night (2017)

    2 h 08 min. Sortie : . Drame et gangster.

    Film de Ben Affleck avec Ben Affleck, Zoe Saldana, Elle Fanning

    Vu le 18 Janvier

    Avis en critique disponible, et pour ceux qui auraient la flemme de lire : très beau sur la forme mais très vide sur le fond.

    5/10
  • Bande-annonce

    Bandits, bandits (1981)

    Time Bandits

    1 h 56 min. Sortie : . Aventure, comédie, fantasy et science-fiction.

    Film de Terry Gilliam avec John Cleese, Sean Connery, Shelley Duvall

    Vu le 18 Janvier

    Dernier film de Terry Gilliam que je visionne avant de finir ce cycle pour le moment, "Bandits, bandits". L'époque ou Gilliam avait encore quelque chose à proposer à travers son mélange entre imagination et réalité, quand il ne tombait pas à son tour dans le piège du numérique dégueulasse avec une écriture foiré.
    Il faut reconnaître à "Bandits, bandits" un vrai sens de l'ambition dans la construction de ses décors et de sa direction artistique tant les efforts fournis sont phénoménal pour la majorité des environnements ou des costumes, mention spécial faite à la Forteresse des Ténèbres qui comporte en plus une bataille finale assez amusante. On notera aussi la présence pour un rôle secondaire de Shelley Duvall, alias Wendy Torrance dans "Shining". On a affaire ici à un film d'aventure burlesque qui accumule souvent de bon gag mais, au milieu de cela, un groupe de nain auquel on ne s'attaque pas pour ce qu'ils sont mais pour ce qu'ils traversent, de même pour Kevin le jeune enfant embarqué dans leurs aventures. On se retrouve avec des personnages très simple et un récit qui reste assez brouillon, mais qui reste divertissant dans l'ensemble. Mineur parmi les films de Gilliam.

    6/10
  • Bande-annonce

    Starman (1984)

    1 h 55 min. Sortie : . Aventure, drame, romance et science-fiction.

    Film de John Carpenter avec Jeff Bridges, Karen Allen, Charles Martin Smith

    Vu le 19 Janvier

    Alors avant tout : non, ça n'est pas que un simple E.T pour les adultes, "Starman" reprend bien des éléments du film de Steven Spielberg mais laissons de côté toute comparaison. En plus d'être une production hollywoodienne, Big John livre ici un film qui fait complètement opposition avec ses productions habituels et plus indépendantes puisqu'on a affaire ici à un film de commande que Carpenter a réalisé pour Columbia Pictures afin de rattraper l'échec commercial de "The Thing" à l'époque.
    Alors certes, on se retrouve surtout devant un road-movie qui comporte beaucoup moins la marque de Carpenter que de coutume, le genre de la science-fiction était plus une excuse ici pour conter son histoire. Mais une commande servi pour un studio n'en fait pas forcément un film inintéressant tant que le sujet est bien traité. C'est le cas de Starman, les rapports entre Starman et Jenny étant très bien traité de sorte qu'on apprécie le voyage passé avec eux, on apprend aussi bien à connaître Jenny que Starman sous les traits de Scott l'époux défunt, Jeff Bridges n'ayant pas volé son succès dans le rôle principal.
    J'en retiens plus des bons moment (la scène d'amour entre Jenny et Starman, leurs arrêts au cours du voyage, les adieux) qu'un film ou Carpenter s'est juste contenté de filmer pour le compte d'un studio puisqu'il s'implique malgré le fait que le film soit commandé par le studio. Alors certes la trame du film traîne par moment, le thème musical principal se répète plus d'une fois et on devine comment ça va se terminer, le derniers tiers s'étire un peu mais l'ensemble reste bien mené de la part du cinéaste et je me suis pris de sympathie pour le duo principal mis en avant.

    7.5/10
  • Bande-annonce

    Une femme est une femme (1961)

    1 h 28 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Jean-Luc Godard avec Anna Karina, Jean‐Claude Brialy, Jean-Paul Belmondo

    Vu le 20 Janvier

    Est-ce que Jean-Luc Godard sait qu'un homme est un homme, ou qu'un chien est un chien, ou qu'un lampadaire est un lampadaire ? Non parce que, des titres comme celui-là, on peut en faire à la pelle. Plus sérieusement, j'étais pas du tout entrain à voir un deuxième Godard après l'horrible expérience qu'a été "Pierrot le Fou" pourtant considéré comme l'un de ses meilleurs films alors que je n’adhérais à quasiment aucun de ses parti-pris de mise en scène et de montage. Parti-pris que l'on retrouve ce film, film réalisé bien avant son "Pierrot le fou" et quasiment juste après "A bout de souffle", encore que ça m'a surtout fait rire ici et a quand même certains gags réussis mais je sens quand même que les pro-Godard vont avoir de bien mauvaise vue sur moi en lisant ce qui suit.
    Toute l'histoire du film est d'une maigreur ridicule et pourtant ses scènes s'étirent, s'étirent encore et encore pour finalement pas grand chose avec cet éternel et sale habitude de couper et relancer la musique sans raison avec le son à fond quitte à couvrir les dialogues, plusieurs d'entre eux sont ridicule et inutilement répétitif, et au final je n'ai pas l'impression de voir Godard raconter une histoire mais se la péter avec une énorme prétention en se croyant malin de monter son film de manière amateur, après si je veux dire quelque chose de gentil je n'ai rien eu contre les comédiens pendant le film, mais leurs personnage sont très pauvre, mais alors pauvre bon dieu. Et si l'ensemble m'a paru moins lourde que "Pierrot le fou", je peux difficile m'empêcher de voir ici un demi-nanar tant le travail du mec me fait rire.
    Alors je sais pas, je suis peut être débile, peut être que c'est de l'expérimental auquel j'adhère tout bonnement pas, je veux bien qu'on tente de m'expliquer ce qu'on trouve de bon chez Jean-Luc Godard, mais actuellement je n'irais pas dire que "Une femme est une femme" est un bon film.

    4/10
  • Bande-annonce

    Les Quatre Cents Coups (1959)

    1 h 39 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de François Truffaut avec Jean-Pierre Léaud, Claire Maurier, Albert Rémy

    Séances de cinéma (1 salle)
    Vu le 20 Janvier

    Mon tout premier Truffaut pour le premier film de la saga sur le personnage de Antoine Doinel (à ne pas confondre avec Antoine Daniel surtout, les deux n'ont absolument rien à voir) qui aura eu le droit à 4 films et un court-métrage d'une demi-heure dont les événements se déroulent entre le premier et le second film.
    Dans ce premier, c'est son enfance et sa chute inévitable dans la délinquance et la fugue qui sont mises en avant, mais jamais sans laisser d'éventuel porte de sortie pour son personnage : Doinel tentant constamment de faire preuve de bonne volonté que ça soit avec ses parents ou sa vie en cours mais échouant constamment à cause du milieu dont il est issue. D'ailleurs Jean-Pierre Léaud, qui faisait ses débuts, joue tout en sensibilité son personnage et livre une performance très honorable pour son premier rôle qu'il reprendra par la suite.
    Truffaut traite subtilement chaque étape de sa fuite en avant, que ça soit en l'introduisant ou lorsque ses parents tentent une autre approche pour l'éduquer ou pendant sa vie scolaire qui tourne mal à cause de son enseignant strict et sévère, et la musique de Jean Constantin aide à ressentir l'injustice face à sa descente inévitable. Bien aidé par la réalisation du cinéaste français étonnamment fluide pour l'époque, notamment lors d'un des derniers plan-séquence du film.
    Une saga de film très bien lancé autour du personnage, et que je ne vais pas lâcher de si tôt.

    8.5/10
  • Bande-annonce

    L'assassin habite au 21 (1942)

    1 h 24 min. Sortie : . Comédie, policier et thriller.

    Film de Henri-Georges Clouzot avec Pierre Fresnay, Suzy Delair, Jean Tissier

    Vu le 21 Janvier

    Premier film pour Clouzot, le troisième que je vois, l'ensemble avec une patte déjà très marquée par la noirceur du petit monde qu'il installe : si le premier quart d'heure du film reste assez léger autour de l'enquête quasi irrésolue de Monsieur Durand, l'ensemble devient plus noir, plus flou autour de ces habitants qui, visiblement, ne s'apprécie pas plus que ça et sont tous sujets à être assimilé au tueur. Personne n'est épargné, encore moins les accusés que Clouzot traite chacun minutieusement, contre disant les accusations porté sur chacun d'eux laissant le public sur la touche.
    Mais cette ambiance déroutante et confuse sera relevé par une touche de légèreté et d'optimisme apporté par le commissaire Wens au grand capital sympathie. Pierre Fresnay, qui reviendra chez Clouzot dans "Le Corbeau", se montre particulièrement charmant et appréciable, parfois bien aidé par sa maladroite et ridiculement curieuse petite amie Mila joué par une amusante Suzy Delair, le tout très bien aidé par l'écritures des discussions entre les protagonistes. Même si la révélation finale finit par devenir un brin devinable, on ne peut démentir le talent de Clouzot et de ses interprètes pour mener ce projet qui marque un très grand départ pour le maître français du suspens et de l'enquête.

    9/10
  • Bande-annonce

    Shotgun Stories (2008)

    1 h 32 min. Sortie : . Thriller et drame.

    Film de Jeff Nichols avec Michael Shannon, Douglas Ligon, Barlow Jacobs

    Vu le 21 Janvier

    Boucle bouclé avec la filmographie de Jeff Nichols en vue de son prochain film, et c'est sur son tout premier long-métrage que je termine avec une demi-guerre entre demi-frère.
    Sur le papier, Shotgun Stories a tout pour plaire, il y avait matière à livrer une bonne intensité dramatique entre membres familial ayant chacun vécu de leur côté mais se retrouvant confronté entre eux suite au décès d'un membre. Mais dans le traitement, le résultat est en demi-teinte. Malgré le soin apporté à l'écriture de Son, Boyle et Kid Hayes et au temps qu'il accorde pour qu'on s'intéresse à eux, "Shotgun Stories" manque de vie à force d'être dans la retenue et la sobriété la quasi totalité du temps. La lenteur est bien moins maîtrisé que dans les films qui suivront et du coup on ne vit que quelques partiels de cette lutte rivale entre les membres de la famille Hayes. Alors que pourtant il ne serait pas difficile d'investir un spectateur, Nichols sait ce qu'il veut raconter et finalement Shotgun Stories se suit sans être désagréable, mais il reste vain malgré tout. Défauts surement dû à son inexpérience lors de sa première tentative à un long-métrage, du coup on peut espérer qu'il en sera autrement avec "Loving" comme ce fut le cas avec les films qui ont suivi son premier long-métrage.

    6/10
  • Bande-annonce

    Tous en scène (2017)

    Sing

    1 h 48 min. Sortie : . Comédie, drame et comédie musicale.

    Long-métrage d'animation de Garth Jennings et Christophe Lourdelet avec Matthew McConaughey, Reese Witherspoon, Seth MacFarlane

    Vu le 21 Janvier

    Je partais avec aucune attente particulière mais juste une question : est-ce qu'on est condamné à voir Illumination sortir un film qui repose constamment sur un concept éculé jusqu'à la motelle ou faire un film inutile ou la bonne volonté n'a pas sa place ?
    Parce que "Tous en scène" serait abominablement vide sans la présence des stars pour le chant dans la version originale comme Matthew McConaughey, Scarlett Johansson ou encore Reese Witherspoon, sans eux on pourrait se demander si le public se déplacerait moins.
    Encore que si les chansons étaient originales je ne râlerais pas mais non, toutes sont des reprises de tub populaire plus ou moins récent avec parfois des retouches ignoble, même un tub d'été comme Las Ketchup a le droit à ses quelques secondes.
    Pour le reste, rien de bon à sauver chez ce nouveau film du studio : le rythme est inexistant et les personnages sont introduit de manière ultra bâclé, on ne s'attache à personne pas même à Buster Moon, les séquences sur leurs vies personnels sont découpées n'importe comment quand certains ne virent pas au titre de tête à claque, on ne peut ressentir aucune émotion pour ces personnages en plus de passer par un bon lot de cliché comme le coup du menteur dévoilé, la relation père/fils problématique ou encore l'époux qui ignore complètement la vie de son épouse et les résolutions n'ont pas de crédibilité même pour un délire musical et ce n'est pas en reprenant des morceaux douces que l'émotion va prendre.
    Un bon gros navet que je vais vite chercher à oublier.

    2/10