Répertoire des films vus ou revus en 2018

Avatar Maximemaxf De Riv Liste de

455 films

par Maximemaxf De Riv

L'année 2017 s'est soldé sur un total de 455 films en ce qui me concerne, avec une année cinéma bien remplit bien qu'il y manquait de la surprise dans le lot, nous verrons sur 2018 arrivera à redorer un peu le blason.
Comme convenu, je reprends les cycles entamé (Michael Mann, Tsui Hark, John Woo, la nouvelle vague, Alfred Hitchcock, les films d'actions de Sylvester Stallone) et j'étend autant que possible mes découvertes (le cinéma d'Akira Kurosawa, le challenge entre groupe, l'animation japonaise) en poursuivant le cycle de critique Ghibli (nouveau visionnage à prévoir) et en poursuivant les découvertes dans les salles obscurs.
Avec comme pour 2017 un avis plus ou moins long, la date de visionnage, une note et parfois une petite mention.

Et voici un lien pour la liste des séries vues ou revues en 2018 :

https://www.senscritique.com/liste/Repertoire_des_series_vues_ou_revues_en_2018/1956044

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  • Bande-annonce

    Rebecca (1940)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame, romance et thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec Laurence Olivier, Joan Fontaine, George Sanders

    Vu le 1er Janvier

    Premier film américain dans la carrière d'Alfred Hitchcock pour le seul film de sa filmographie ayant remporté l'Oscar du meilleur film. Restant toujours fidèle à ses thématiques, c'est la vie de la nouvelle et candide Mrs de Winter au côté de Maxim de Winter que suit la caméra intime du cinéaste dans une demeure encore très ancrée, voire habitée par la présence de la fameuse Rebecca de Winter (marquée principalement par le cadre écrasé par les décors à l'intérieur du château). Tantôt froidement rejeté et considéré par le personnel de la demeure (madame Danvers affectionnant l'ex miss de Winter comme une amante quitte à en devenir maladivement jalouse) ou l'attitude caractériel et colérique de Maxim de Winter à tout ce qui le reproche de près ou de loin à son ancienne épouse, c'est en variant astucieusement le point de vue la nouvelle Mrs et de son époux que portent magistralement le classieux et touchant Laurence Olivier et une Joan Fontaine attachante d'innocence que l'auteur de Psychose créer une présence fantomatique en la personne de Rebecca, constamment enjolivé par le personnel de la demeure en venant même à étouffer l'existence de la nouvelle épouse perdue dans un monde qui lui échappe et dont les démons antérieurs de Maxim ne sont jamais bien loin. Équilibrant le ton avec des moments de bonheurs et de joie sincère, soutenue par l'orchestration de Franz Waxman et d'excellent dialogue accompagnant chaque rebondissement adroitement mise à contribution du portrait de cette fameuse Rebecca, plus proche d'une malédiction qu'un amour véritable. Une des meilleurs réussites d'Hitchcock, et un parfait démarrage pour l'année 2018 en ce qui me concerne.

    9.5/10
  • Bande-annonce

    Babylon A.D. (2008)

    1 h 41 min. Sortie : . Action, science-fiction et thriller.

    Film de Mathieu Kassovitz avec Vin Diesel, Michelle Yeoh, Mélanie Thierry

    Vu le 1er Janvier

    La période hollywoodienne n'aura pas réussi à Mathieu Kassovitz. Après l'échec que fut Gothika, Kassovitz entrepris un deuxième (et dernier) projet qu'il espérait concrétiser avec l'adaptation du roman babylon babies et qu'il tentera d'accomplir auprès de la FOX. Pas de pot, le projet s'est transformé en bouillasse visuel mal torché à l'écriture causant un beau naufrage financier aux studios. Le premier gros problème de Babylon A.D c'est qu'on ne peut pas se sentir concerné par cet univers car le film ne s'y intéresse pas, ou du moins trop peu pour qu'on en ait quelque chose à battre hormis plomber son spectateur de chanson rap criarde et d'une direction visuelle sans inspiration (New-York fait brièvement penser à du sous-sous-sous Blade Runner et le premier quart d'heure à du sous-sous-sous La Haine) avec un Depardieu passant pour un vague coucou de quelques minutes pour nous dire vite au-revoir dans l'heure suivante. La volonté de Kassovitz de se rapprocher de l'atmosphère de ses premiers films est défendable, mais la pression des producteurs ou l'ampleur du projet ont peut être eu raison de ses motivations. A commencer par le choix de Vin Diesel très loin, ici, de susciter la moindre empathie ou même intérêt et dont l'attachement envers Aurora (franchement mal jouée par Mélanie Thierry à mon goût) et la sœur Rebeka des Noelite relève du foutage de gueule, aucune sympathie réciproque n'ayant été clairement éprouvé pendant les 55 premières minutes. Accouplé à un découpage épileptique lors des scènes d'actions, des enjeux qui ne sont jamais limpide, une absence flagrante de toute émotion et un budget dont le film ne parvient jamais à bien tirer parti, Babylon A.D. s'est vite transformé en une expérience à oublier pour Kassovitz comme pour le public.

    3/10
  • Bande-annonce

    Desperado (1995)

    1 h 47 min. Sortie : . Action et thriller.

    Film de Robert Rodriguez avec Antonio Banderas, Salma Hayek, Joaquim de Almeida

    Vu le 2 Janvier

    Une bonne grosse série B luxueuse ! 3 ans après le succès de sa petite production fauché, la Colombia Pictures lui a cédé un budget multiplié par 1000 par rapport à El Mariachi afin de concevoir une suite directe du premier film, incluant un flashback du final d'El Mariachi. Carlos Gallardo cède donc sa place au ténébreux Antonio Banderas dans le rôle du mariachi vengeur, Danny Trejo signe une première collaboration dans un petit rôle mineur pour une seule scène d'action (un peu regrettable puisque je trouve que ce mec a une putain de bonne gueule) et Robert Rodriguez ne se fait pas chier à pondre quelque chose de complexe au scénario, pas mal d'excuse étant ici employé pour un exercice de style ou humour potache plutôt bien dosé et gunfight (plutôt bien filmé et chorégraphié) ne manquent pas. Les nouveaux moyens employés se ressentent (dont la présence de Guillermo Navarro en chef opérateur) et tant qu'on ne cherche rien de plus qu'un divertissement qui assume son délire et quelques touches de créativités (un étui à guitare à mitrailleuse ou à lance-roquette, Tarantino qui en bon ami de Rodriguez campe un petit rôle), Desperado remplit comme il faut sa part du travail.

    6/10
  • Bande-annonce

    Les Heures sombres (2018)

    Darkest Hour

    2 h 05 min. Sortie : . Biopic.

    Film de Joe Wright avec Gary Oldman, Lily James, Kristin Scott Thomas

    Vu le 3 Janvier

    Le premier film de 2018 que j'aurais visionné est l'attendu biopic consacré aux premiers jours de l'investiture de Winston Churchill comme premier ministre britannique à l'aube de la seconde guerre mondiale. Remis de son échec critique comme commercial de Pan, Joe Wright se lance cette fois-ci dans la biopic avec comme matériel d'origine le script d'Anthony McCarten. Sauf que cette fois-ci, les prises de risques se font beaucoup plus rares que dans Pan puisque Les Heures sombres prend la voie du conventionnel et n'apporte pas grand chose de neuf au sujet, respectant la vie de Churchill dans les grandes lignes (portée par un excellent Gary Oldman) avec la mise en place de l'opération Dynamo à Dunkerque et les relations politiques conflictuelles avec le cabinet de guerre et les membres de l'opposition qui ne dépassent jamais le statut auquel on les réduit. Mais Wright reste un directeur visuel de talent et le démontre très bien avec la direction artistique, la reconstitution et la gestion de l'éclairage et allège sa biopic à l'aide de quelques touches d'humour potache bien dosé (principalement apporté par Churchill). Doté d'une mise en image assez solide, un ou deux rôles secondaires se distinguent et Dario Marianelli fait le boulot à la musique, mais comme Joe Wright, on les a tous deux connus plus inspirés.

    6.5/10
  • Bande-annonce

    Il était une fois en Chine (1991)

    Wong Fei Hung

    2 h 14 min. Sortie : . Aventure, arts martiaux et historique.

    Film de Tsui Hark avec Jet Li, Yuen Biao, Jacky Cheung

    Vu le 4 Janvier

    Mais quelle dinguerie bon sang de bois ! Jusqu'à présent Tsui Hark n'avait exploré le film de kung-fu qu'avec Histoires de Cannibales qui servait plus d'expérience et de mise en pratique, le cinéaste Hongkongais se tourne cette fois-ci vers la vie de Huang Feihong un maître d'art martiaux chinois devenue populaire dans la culture locale. Plaçant l'intrigue à l'époque ou les Amériques et l'Angleterre s'immiscent de plus en plus sur le territoire chinois quitte à exporter leur culture au détriment de la culture locale (la transmission générationnel des arts martiaux dans les temples) et à imposer leur trafic criminel sur le territoire. Je craignais de voir un autre film ou Tsui Hark se perd dans la confusion de son écriture, de ses intrigues et de ses personnages, mais il faut croire qu'entre "Zu, les guerriers de la montagne magique" et le premier opus de la saga des Il était une fois en Chine, Tsui Hark a finit par trouver le dosage requis entre son rythme effréné habituel, ses touches d'humour un brin burlesque et excentrique, ainsi que la question de l'immigration des pays plus avancée que la Chine quitte à empiéter sur la culture ancestral du pays. Tout en laissant ses enjeux ainsi que ses personnages exister et prendre forme, Huang Feihong le premier très bien écrit et superbement porté par un Jet Li imposant de présence. Et surtout qu'est-ce que c'est millimétré et minutieux : le découpage des combats, l'enchaînement des techniques, l'exploitation complètement hallucinante des décors jusqu'à plus soif (le second duel totalement barré et en furie entre Huang et Yan Chedong) et la réalisation fulgurante de Tsui Hark ! Je me suis complètement laissé emporté par cette bourrasque visuel et combattante et pris un plaisir énorme à chaque fois que les coups tombaient. Un grand film d'art martiaux débordant d'inventivité et d'immersion !

    10/10
  • Bande-annonce

    Le Roi et l'Oiseau (1980)

    1 h 23 min. Sortie : . Fantastique, animation et romance.

    Long-métrage d'animation de Paul Grimault avec Jean Martin, Pascal Mazzotti, Raymond Bussières

    Vu le 5 Janvier

    Rien qu'à l'idée de savoir que Le Roi et l'Oiseau, fruit d'une longue collaboration entre Jacques Prévert et Paul Grimault depuis la fin de la deuxième Guerre Mondiale, avaient inspiré de nombreuses œuvres du maître de la Japanimation Hayao Miyazaki, il fallait bien que je l'entame tôt ou tard. Optant pour un style d'animation visuel très éloigné de ce que pouvait proposer un classique Disney à l'époque et même très froid et à la limite de l'oppression, c'est dans un royaume aussi artificiel et vain que son dictateur que prend place une intrigue aux allures de conte ("La Bergère et le Ramoneur") mais aussi de fable social ou le visuel et la simplicité des protagonistes sont mises au service des messages politiques et sociaux présenté tout au long du voyage traversé par nos deux tourtereaux. Le dictateur tout puissant et se débarrassant de ses propres sujet devient tout aussi remplaçable que ces derniers (son caractère égocentrique et son design grotesque servant aussi bien la moquerie autour de celui-ci que les messages du film), l'entourage du roi se montre aussi grotesque et matérialiste que lui à force d'embrasser et d'adhérer à son style de vie, le petit peuple souffre aussi bien de la faim que de l'ignorance dans les conditions de réclusion dans lesquelles ils sont (ne sachant même pas ce qu'est un oiseau ou le ciel lui-même) et au milieu de ce monde condamné à périr par ses propres fautes un jeune couple simple et innocent ne cherchant qu'à vivre librement. Au milieu de ces décors et de ce délire visuel quasi surréaliste et à part, le film bénéficie de quelques touches d'allègement de ton grâce à la bienveillance de l'Oiseau, seule obstacle contre la dictature et d'une bande sonore de Wojciech Kilar tout autant mise au service des messages et de la fable social du film. Si ça n'est pas un de mes films d'animation préférés, Le Roi et l'Oiseau n'a pas volé sa renommé ni son Prix Louis-Delluc l'année de sa sortie. Accessible et à faire découvrir aux plus jeunes comme aux plus âgés.

    8/10
  • Bande-annonce

    Conjuring 2 : Le Cas Enfield (2016)

    The Conjuring 2

    2 h 14 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de James Wan avec Patrick Wilson, Vera Farmiga, Madison Wolfe

    Vu le 5 Janvier

    Mes souvenirs du premier Conjuring remontent à assez loin, mais j'en garde un bon souvenir pour un film d'épouvante qui arrivait à trouver un bon équilibre entre le fait réel retranscrit à l'écran et le côté surnaturel qui prenait place avec les dossiers du couple Warren spécialisé dans le domaine du paranormal. Chose qui ne fonctionne malheureusement pas ici qui, là encore, adapte une autre affaire d'Ed et Lorraine Warren qui s'est vraiment produite. Sauf que James Wan mise sur le mauvais choix de traitement : l'auteur de Saw veut doubler le trouillomètre chez son spectateur mais tombe constamment dans les travers du cinéma d'horreur qui desservent continuellement ses tentatives d'instaurer un climat d'épouvante. James Wan parviendrait peut être à son but si il s'en passait car il montre qu'il n'est pas mauvais technicien, il a parfois des bonnes transitions et des idées qui se présentent mais il ne tente jamais d'économiser ses moyens pour faire autre chose qu'un film d'épouvante coincé par les artifices habituel (un exemple : la camionnette à musique de Billy qui s'active automatiquement depuis sa tente à l'autre bout du couloir dans le noir, simple et bonne en soit mais rendu criarde par le design sonore). L'absence de réel frayeur est un problème, mais l'écriture n'aide pas à prendre, comme on le devrait, au sérieux le cas Enfield. D'un côté avec les dialogues pas toujours très fins et de l'autre le film cumule des soucis de cohérence en oubliant qu'il doit adapter une histoire réelle et non pas atteindre la limite du film fantastique. Résultat on part parfois dans le grand-guignolesque absurde à partir du deuxième tiers (l'apparition de l'homme tordu sous les yeux de Billy) avec sa volonté de relier les deux principales intrigues/malédiction qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre et rende le dénouement. Reste le capital sympathie des Warren, certains effets qui marchent passablement mais rien d'assez solide pour que je puisse dire que ce film m'ait terrifié ou vraiment fait peur

    4/10
  • Bande-annonce

    L'Ordre et la Morale (2011)

    2 h 16 min. Sortie : . Action, drame et historique.

    Film de Mathieu Kassovitz avec Mathieu Kassovitz, Iabe Lapacas, Malik Zidi

    Vu le 6 Janvier

    Pas très surprenant à ce que le dernier né de Mathieu Kassovitz "L'ordre et la Morale" ait fait polémique durant son exploitation en salle puisque le réalisateur de "La Haine" met en scène une part sombre de la présence française sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie et qu'il n'épargne pas chaque partie et personne visés par cette intervention et ses négociations houleuses. Avant tout ça fait déjà du bien de voir Kassovitz retrouver un vrai contrôle sur son projet suite à son échec dans l'univers hollywoodien, et même tout n'est pas fait avec subtilité que ça soit dans certains échanges verbaux (le dialogue d'Alphonse Dianou à Philippe Legorjus au coin du feu), Kassovitz via son personnage de capitaine du GIGN la question de la négociation, de l'indépendance exigé par les Kanaks (loin d'être diabolisé ici et conscient de la gravité de leurs actions) et du secret d'état en confrontant progressivement Legorjus à l'impasse d'un système politique en plein mouvement à l'approche des présidentiels et d'un système militaire pressé par ce même gouvernement à obtenir résultat. Les politiciens ne demandent qu'à en finir au plus vite quitte à employer des moyens radicaux, la parole des présumés terroriste en est réduit à une barbarie exagéré et les maltraitances militaires issus d'un même gouvernement sourd et refusant de se pencher sur la question malgré les vies humaines en jeu. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de point d'ombre discutable dans ce que montre Kassovitz, mais son approche de ces faits m'apparaît très pertinent et crédible en tant que tel. Un film coup de poing très complet et bien pensé, en espérant que son échec commercial n'empêchera pas Mathieu Kassovitz de poursuivre d'autres projets à l'avenir.

    8/10
  • Bande-annonce

    La Secte du Lotus blanc (1992)

    Wong Fei Hung II: Nam yee tung chi keung

    1 h 53 min. Sortie : . Arts martiaux, aventure et historique.

    Film de Tsui Hark avec Jet Li, Rosamund Kwan, Max Mok

    Vu le 6 Janvier

    Moins d'un an après avoir entamé les récits du maître des arts martiaux Huang Feihong, le cinéaste remet le couvercle avec un deuxième volet tout en conservant une partie du cadre historique du premier film avec quelques éléments neufs : l'impérialisme des pays occidentaux avec l'installation dés la scène d'introduction de la secte du lotus blanc clairement Xénophobe, une histoire de société secrète cherchant à renverser la nation, Jet Li toujours au sommet de sa forme dans la peau du maître Shaolin à divers facettes grâce à cette mixité de genre qui arrive pleinement à trouver un équilibre homogène depuis les débuts du cinéaste, que ça soit son humour burlesque prêtant très souvent à rire ou les enjeux sociales dans lesquels sont inévitablement mêlés Feihong et son entourage dont les relations se définissent davantage. Ainsi que la reconstitution historique qu'Hark ne prend jamais par dessus la jambe tout en abordant certains questions sur le rapport entre occidentaux et les chinois (les pratiques médicales, les débordements), pas sans qu'il n'y ait un brin de confusion qui s'entremêle mais ça semble faire la matière du cinéma de Tsui Hark (pour ceux que j'ai vu) et dans le cas présent ça ne perturbe pas plus que ça. D'autant que le chorégraphe Yuen Woo-Ping est à la charge de la direction des combats et couplé avec le point de vue visuel bien énervé et effréné de son réalisateur, elles gagnent en intensité à chaque instant (le duel au repère de la secte, le face à face Jet Li/Donnie Yen), et encore une fois c'est exécuté avec tellement de fougue qu'il est impossible de ne pas être emporté par cette bourrasque. Tout proche d'être aussi bon que son aîné en ce qui me concerne !

    9/10
  • Super Baloo: Quand les pirates s'en mêlent (1990)

    Plunder and nightning

    1 h 13 min. Sortie : . Animation, action, aventure et comédie.

    Film de Larry Latham et Robert Taylor (IV) avec Benoît Allemane, David Lesser, Geneviève Taillade

    Vu le 7 Janvier

    On a eu les rongeurs du risques avec Tic et Tac, les canard super-héroïque auprès de Myster Mask, à Baloo et aux ours d'avoir leur série Disney avec Super Baloo nettement dérivé du Livre de la Jungle dans lequel Shere Khan devient chef industriel, le roi Louie tenancier de bar et Baloo un pilote d'avion conservant toujours l'énorme sympathie qu'il a suscité auprès du public depuis la sortie du classique Disney en question. Et comme les autres pilote de série d'animation de Walt Disney Télévision, les qualités comme les défauts sont les mêmes à quelques points près : c'est visuellement bien fichu pour une série d'animation et assez dynamique en terme d'action et de comédie, dont toujours quelques chouettes répliques dans le lot et une galerie de protagoniste qui se dessine bien dans cet assemblage de 4 épisodes (à noter la présence du grand Benoit Allemane à la VF pour Baloo) même si je ne raffole pas forcément de Don Karnage ou de Molly, les rôles sont bien choisies pour les personnages culte du dernier film sur lequel Walt Disney ait travaillé et comme souvent les animateurs et scénaristes ont l'air de s'amuser avec les allusions glisser ici et là et avec le petit univers d'aviation autour duquel semble fonctionner Crête Suzette (ce nom de ville) et ce petit monde. Dans le pilier des épisodes que je verrais, on va voir sur Super Baloo continuera sur sa bonne lancée, à défaut de faire jeu égal avec d'autres des productions de la compagnie à l'époque.

    7/10
  • Bande-annonce

    My Own Private Idaho (1991)

    1 h 44 min. Sortie : . Drame.

    Film de Gus Van Sant avec River Phoenix, Keanu Reeves, James Russo

    Vu le 7 Janvier

    Alors là c'est simple : c'était pas ma tasse de thé. J'avoue que j'ai du mal à me lancer pleinement dans la filmographie de Gus Van Sant, réalisateur hollandais indépendant capable de très belles choses (Will Hunting) comme de faire dans la contemplation et de mettre son spectateur à l'épreuve ne lui en déplaise (Gerry). My Own Private Idaho veut faire le portrait de jeunes hommes prostitués au travers de leur quotidien au sein de leur petite communauté comme dans leur quête d'amour et d'identité, mais je conclue personnellement qu'on a du mal à tisser un rapport émotionnel avec Mike ou Scott. Aucun d'eux n'est vide de background ou ne souffre d'acting spécialement énervant ou fade (je met Phoenix un peu au dessus de Reeves sur le coup), mais aucune des deux sous-intrigues concernant Mick ou Scott ne m'a atteint : le premier est la recherche de sa mère de sang, le second est un fils de politicien voulant choisir son propre avenir et ne pas suivre la voie dictée par son paternel. Mais dans un cas ou dans l'autre je ne suis jamais rentré dedans. Peut être parce que ça ne m'a jamais atteint personnellement. Peut être à cause de certaines lourdeurs ici et là ou de dialogue qui manquent de naturel, ou peut être encore parce que les choix de réalisations ne m'ont pas plus plu que ça (la cumulation de plan fixe dans diverses positions lors d'une scène de sexe)... non vraiment, je sais pas, il y a des fois ou on rentres dans un propos parce que ça nous parle ou que la formule marche et d'autres ou on ne parvient pas à s'y projeter sans pour autant en dire beaucoup de mal, et ce film fait parti, pour moi, de cette catégorie. Un deuxième visionnage dans un futur lointain m'aidera peut être à reconsidérer ce film indépendant, mais sur ce coup je suis resté indifférent.

    5/10
  • Super Baloo : Ciel mon Baloo! (1992)

    TaleSpin (Volume 2): Baloo Skies

    43 min. Sortie : .

    Film de Robert Taylor (IV) et Larry Latham

    Vu le 8 Janvier

    Comme pour Myster Mask, Super Baloo a eu droit à certains compilations d'épisode en VHS durant son exploitation par Walt Disney Television. En France on en a eu 6 (si je me trompe pas dans les comptes) avec par exemple "Ciel mon Baloo!" compilant les épisodes "Le Cercle des Prouesses disparues" et "Un carburant ça pompe énormément" qui est nettement le plus divertissant des deux épisodes. Le premier tient bien le coup grâce à la relation Kit/Baloo mais devient assez prévisible et maladroit dans son message et son intrigue (dont un bad guy facile à flairer). Le second en revanche va à fond dans son délire de concurrence de pompe à essence aérien entre Baloo et Louie dans un univers aussi intemporel que prenant, calembours et jeu de mot ou les scénaristes continuent de se faire plaisir à tout les instants et un final bien nawak ou il ne faut clairement pas chercher la moindre morale à tout cela. Un ensemble très divertissant.

    7/10
  • Bande-annonce

    Lara Croft : Tomb Raider - Le Berceau de la vie (2003)

    Lara Croft: Tomb Raider - The Cradle of Life

    1 h 57 min. Sortie : . Action, aventure, fantastique et thriller.

    Film de Jan de Bont avec Angelina Jolie, Gerard Butler, Ciarán Hinds

    Vu le 8 Janvier

    L'appel de l'argent aura parlé pour lancer une suite à la première adaptation de la licence Tomb Raider au cinéma. Sauf que ça n'est plus Simon West qui est au commande, mais Jan de Bont chef opérateur sur Piège de Cristal qui est au commande. Sauf qu'il arrive à faire une suite encore plus stérile et creuse que son précédent en faisant de Lara une héroïne lambda et sans caractère de n'importe quel film d'action hollywoodien de ce dernier siècle. Angelina Jolie sauvait un peu l'échec du premier film, elle ne peut plus faire grand chose avec une héroïne devenue son propre cliché et se tapant une romance à la mord moi le nœud avec un ex-mercenaire britannique tellement lambda et platement joué par Gérard Butler que toute tentative de rendre le duo attachant deviendrait presque drôle si le rythme n'était pas aussi mollasson. L'écriture de Steven E. De Souza n'a même pas le mérite d'atteindre un niveau de nanar digne d'un Street Fighter : l'ultime combat. La lumière comme la photo sont aux fraises, les combats fonctionnent au plan plan et au ralenti aléatoire, Ciaran Hinds montre qu'il n'a pas eu à attendre Justice League pour camper un méchant de merde, et aucun mysticisme ni énigme autour de la boîte de Pandore n'arrive à nous captiver. Un autre échec du jeu vidéo à ajouter à la longue liste, liste qui je l'espère n'aura pas à accueillir le reboot de cette année.

    1/10
  • Super Baloo : Pour une poignée de sable! (1992)

    TaleSpin : Search for the Lost City

    44 min. Sortie : .

    Film de Robert Taylor (IV) et Larry Latham

    Vu le 9 Janvier

    On continue dans les compilations VHS de la série Disney Super Baloo avec cette fois-ci un autre double épisode mettant le duo Baloo/Louie en avant dans ce qui semble être une parodie Disney des Aventuriers de l'arche perdue. Difficile de ne pas y penser avec le décor oriental comme à la frayeur de la Indiana Jones au féminin et en mode renarde face au scarabée géant, et au milieu de tout ça Baloo et Louie qui s'empêtre dans cette quête de cité perdue en faisant les yeux doux à la fameuse renarde. Autant ils étaient pas pote dans le classique dont ils sont tirés, autant ici l'un comme l'autre font la paire et forment un attachant et hilarant duo prêt à protéger la veule et l'orphelin dans un enchaînement de gag visuel et grammaticale toujours aussi savoureux que les meilleurs épisodes d'un Myster Mask ou de la série en question ("- Ne vous en faites pas Indy moi j'y crois à votre histoire, et si vous me la racontiez encore une fois ? "- Oh le chameau ! Il a prit la belle et il me laisse la bête ! ). Et étrangement, le mystère autour de la cité perdue est bien plus palpitant et entraînant que l'adaptation foireuse d'une certaine héroïne de jeu vidéo dont j'ai parlé un peu au-dessus. Encore une fois très divertissante et amusante malgré un deuxième épisode un peu moins efficace et un antagoniste pas ultra passionnant, plus ça va plus j'accroche à ce petit univers à tel point que je suis curieux de voir comment le reboot actuelle du dessin animé "La Bande à Picsou" va l'inclure dans sa série.

    7.5/10
  • Bande-annonce

    Le Tournoi du lion (1993)

    Wong Fei Hung III: Si wong jaang ba

    1 h 49 min. Sortie : . Aventure, arts martiaux et historique.

    Film de Tsui Hark avec Jet Li, Rosamund Kwan, Max Mok

    Vu le 9 Janvier

    La malédiction du troisième opus de la saga a frappé : Tsui Hark fait le choix de proposer un troisième opus moins centré sur les enjeux politiques et l'impérialisme occidentale de l'époque pour se concentrer sur les tumultes provoqués par une école d'art martiaux avant le fameux Tournoi du lion ainsi que des intérêts plus personnels pour ses personnages (notamment la liaison entre Huang Feihong et Yee), mais il en oublie de développer des enjeux intimes et capitales ayant du poids sur l'intrigue, ce dernier se révélant au final bien maigre en comparaison de ses deux prédécesseurs. D'un côté ça n'en fait pas un film d'art martiaux honteux et le savoir-faire ainsi que les excès de frénésie de son cinéaste demeurent à travers sa maîtrise technique, ses gimmicks visuels, les chorégraphies et scènes d'actions toujours aussi rondement mené (la grande course des dragons à travers Pékin, Jet Li affrontant les sbires de Chiu Tin-bai en glissant sur l'huile ou en chevauchant ses adversaires) mais il se montre moins adroit lorsqu'il faut installer un humour burlesque. L'humour peut aussi bien être drôle (Feihong et toute l'école d'art martiaux, découvrant le cinéma, qui penchent la tête pour voir un bout de film dont le cadre est penché à 90 degrés) qu'être gênant ou même inutilement niais (Yee qui tente d'apprendre les bases de l'anglais à Feihong... j'ai rarement aussi mal digéré la phrase "I Love You" après un film) bien que Jet Li et Rosamund Kwan partagent encore une très bonne alchimie dans cette suite et que les idioties de Lian Kuang sont encore capable de faire sourire. Et la tentative d'instaurer des enjeux politiques intervient bien trop tard en plus d'être traiter trop en retrait pour qu'on ressentent des dilemmes (une première fois au début de la deuxième moitié puis une seconde dans le dernier tiers). Les deux intrigues n'ayant rien à voir l'une avec l'autre, on cherche davantage le divertissement à spectacle ici qu'un vrai film d'art martiaux à caractère social et politique comme avait pu proposer les deux précédents volets. Malgré tout il en demeure un troisième opus sympathique et par moment très distrayant. Mais on aurait préféré, à défaut de les égaler, qu'il s'efforce davantage d'atteindre l'ambition des deux premiers volets de la saga Il était une fois en Chine.

    6.5/10
  • Super Baloo : Acrobaties en Tout Genre (1991)

    TaleSpin : True Baloo

    43 min. Sortie : .

    Film de Robert Taylor (IV) et Larry Latham

    Vu le 10 Janvier

    Un requin dans une piscine mousseuse au sein d'un manoir ? Voilà, avec ça tout est dit pour "Les Baloos maudits" qui se trouve ici dans la dernière compilation VHS sorti en France pour la série animé Disney "Super Baloo". Quant à l'autre épisode "Robot Boulot Dodo", le sujet est étonnamment mieux pensé et même très actuel puisqu'il est question de l'industrialisation et de l'automatisation du travail, nous confrontant aussi bien à ses qualités et ses bienfaits qu'à ses limites et failles. Un inventeur voulant prouver les bienfait de son invention en défiant Baloo dans une course de pilote autour de Crête-Suzette afin de prouver les bienfaits de sa création. C'est moins porté sur le comique que "Les Baloos maudits" mais la réflexion est présente avec toujours de bons dessins pour une série télévisée et un rythme maîtrisé. Cela devient difficile de trouver grand chose de novateur à dire sur chacune de ces compilations, si ce n'est que l'équipe nous livre toujours un lot honnête et distrayant d'aventure et de divertissement à chacune d'elle, même si Super Baloo n'égalise pas les meilleures séries de Walt Disney Télévision.

    7/10
  • Bande-annonce

    Kiki la petite sorcière (1989)

    Majo no takkyūbin

    1 h 43 min. Sortie : . Animation, aventure, drame et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Hayao Miyazaki avec Minami Takayama, Rei Sakuma, Kappei Yamaguchi

    Revu en DVD le 10 Janvier

    Critique disponible !

    7.5/10
  • Bande-annonce

    Double Team (1997)

    1 h 35 min. Sortie : . Action et policier.

    Film de Tsui Hark avec Jean-Claude Van Damme, Dennis Rodman, Mickey Rourke

    Vu le 11 Janvier

    Tsui Hark s'est fait un nom à Hong-Kong, mais il n'aura pas su s'imposer sur le territoire américain. Voulant à son tour tenter l'expérience à Hollywood comme l'a fait son confrère John Woo, c'est en partie Jean-Claude Van Damme qui a permis certains noms du cinéma hongkongais de tenter l'expérience sur le sol d'outre-mer. Et si ça a duré pour Woo, ça n'a pas fonctionné pour l'auteur de la franchise Il était une fois en Chine.
    Double Team ne tarde pas à le démontrer en ressortant tout les poncifs et stéréotype du cinéma d'action hollywoodien de l'époque (Mickey Rourke qui avance au ralenti alors qu'une bagnole explose derrière lui, Jack Quinn transformé en surhomme) et à se transformer en "Van Damme Show" puisque le film semble être taillé en son nom en plus de cumuler certains plans d'un ridicule plus divertissant que navrant (le tigre qui indique la position de Quinn à Stavros d'un coup d’œil). Et au milieu de tout ça, on a droit à un jeu d'acteur souvent proche du nanardesque, Van Damme le premier mais Dennis Rodman et ses looks improbable et les clins d’œil à sa carrière de basketteur ne sont pas en reste. Bien qu'il subsiste certaines gimmicks et ingrédients de la patte personnel du cinéaste, et je dois bien admettre que Van Damme m'a fait rire à se prendre au sérieux tout du long alors qu'il nous a pas mal gâté de ses grimaces et cabrioles parfois digne du nanar (esquiver une balle de mitraillette avec une acrobatie, chapeau !), du placement de produit Coca-Cola symbolisé comme l'ingrédient du salut de nos héros et quelques répliques bien senties mais c'est quand même frustrant de voir un grand nom du cinéma hongkongais être torché de la sorte par les studios américains. Ce que j'en retiens au final, c'est que le meilleur acteur du film, y'a pas photo : c'est le tigre !

    4/10
  • Bande-annonce

    Mes voisins les Yamada (1999)

    Hōhokekyo tonari no Yamada-kun

    1 h 44 min. Sortie : . Animation et comédie.

    Long-métrage d'animation de Isao Takahata avec Hayato Hisohata, Tôru Masuoka, Yukiji Asaoka

    Revu en Blu-Ray le 11 Janvier

    Critique disponible !

    8/10
  • Bande-annonce

    La Forme de l'eau (2018)

    The Shape of Water

    2 h 03 min. Sortie : . Drame, fantastique et romance.

    Film de Guillermo del Toro avec Sally Hawkins, Michael Shannon, Richard Jenkins

    Vu le 12 Janvier

    Critique disponible !

    8.5/10
  • Bande-annonce

    Bons baisers de Bruges (2008)

    In Bruges

    1 h 47 min. Sortie : . Comédie dramatique et gangster.

    Film de Martin McDonagh avec Colin Farrell, Brendan Gleeson, Ralph Fiennes

    Vu le 13 Janvier

    Mes attentes ont joué contre moi avec ce premier Martin McDonagh, ainsi que la bande-annonce trompant complètement le spectateur sur le ton global de ce premier long-métrage du cinéaste britannico-irlandais. Le spectateur induit en faute par la promo croira voir un film de flicaille et de tueurs à gage délirant, ce qui n'est qu'en parti vrai car il se retrouvera face à une comédie plus axé sur le drame que sur l'humour. Quant bien même McDonagh fait assez souvent preuve d'une certaine recherche dans les échanges entre personnages et son humour pince sans rire plutôt bien faite. McDonagh s'en tire à peu près avec les honneurs en tant que metteur en scène sans pour autant briller, mais sa tentative de livrer une comédie plus humaine que drôle est souvent plombé par le travail musical d'un Carter Burwell en panne d'idée et scotché à ses notes de pianos omniprésente une bonne partie du temps. On a plus l'impression que Bons baisers de Bruges à du mal à décoller comme comédie mais qu'il a par contre plus à proposer en drame humain et dans les dilemmes de Raymond et Ken, tout deux très bien interprété par Colin Farrell et Brendan Gleeson. Le tout entrecoupé d'instant de vie plus décalé durant leur séjour à Bruges (la soirée dans un bordel en compagnie du nain acteur). Je met quand même un 7 un peu généreux parce que je pense que si on le prend comme il est sans prêter gare aux BA, il est tout à fait honnête et même assez bien fichue. Mais tel que je suis pour le moment, mon impression est des plus partagés.

    7/10
  • Bande-annonce

    Downsizing (2018)

    2 h 15 min. Sortie : . Comédie, drame et science-fiction.

    Film de Alexander Payne avec Matt Damon, Kristen Wiig, Christoph Waltz

    Vu le 13 Janvier

    Prenant près de 7 ans pour mettre à jour le script et 6 ans avant de pouvoir le réaliser, Alexander Payne met enfin à jour son premier film de science-fiction se vendant énormément sur le projet de rétrécissement humain auquel décide de se soumettre Paul Safranek. L'idée est louable et pleine de promesse, son traitement laisse un arrière goût d'inachevé et de frustration. Après un premier tiers qui aborde pleinement la question du Downsizing et le rapport humain à l'environnement comme l'impact sur le système économique d'un humain à taille normale, l'auteur de Nebraska transforme bien plus son film en long-métrage humain sur la condition de Paul qu'en film à propos ou à sujet. En plus d'ouvrir plusieurs portes mais de ne pas toujours creuser suffisamment loin en plus de manquer de finesse, à l'image de sa mise en scène qui reste plutôt conventionnel malgré quelques idées qui se manifestent (le plan à taille normale sur l'explosion d'une mini entrée de grotte) et d'un ton un brin hésitant entre la comédie légère et les thématiques sérieuses de la première demi-heure quand ça n'est pas de la démagogie grossière. Reste tout de même une bonne approche humaine attribuable au cinéma de Payne, surtout avec son personnage centrale (et un Matt Damon en forme) cherchant une place dans une mini société ou l'idéal semble bien éloigné du sien. Mention spécial à Christoph Waltz pour avoir sortie la réplique la plus logique de ce film : "Mais il faut des trous du cul, sinon ou va la merde ?".

    5/10
  • Bande-annonce

    Rambo II : La Mission (1985)

    Rambo: First Blood Part II

    1 h 36 min. Sortie : . Action, aventure et thriller.

    Film de George Pan Cosmatos avec Sylvester Stallone, Richard Crenna, Charles Napier

    Vu le 15 Janvier

    Ce film, il faudrait le renommer "Rambo : The Beast", parce que de ce que je sais : même dans les Rocky Sylvester Stallone n'avait pas l'air aussi bestial et animal qu'ici ou dans le premier Rambo. Bon blague à part, ce deuxième volet, qui a vu le jour avec le succès du premier film, est surtout connu pour avoir eu James Cameron comme premier scénariste avant que Stallone ne le remanie ensuite. Ne nous leurrons pas, on est dans une production tout ce qu'il y a de plus codifié, surtout en terme d'écriture : on n'a pas besoin d'être devin pour comprendre que Murdock est une pourriture de bureaucrate, que la vietnamienne qui accompagne Rambo dans sa mission de sauvetage aura une romance avec notre monsieur biscotto (pas des plus crédible) et la structure narrative est des plus convenue si on excepte le sous-texte politique sur les politiques américains étouffant toujours un peu plus leurs crimes de guerres commis durant la guerre du Vietnam, au point de trahir leurs propres soldats envoyés sur le terrain. Toutefois on est loin de passer un moment désagréable, et ce grâce à la principale star du film : Rambo, cet animal au gros muscle, ce prédateur du Vietnam retournant sur son terrain de chasse toujours portés par un Sylvester Stallone toujours aussi débordant de hargne. Déjà, c'est pas un soldat mais un chasseur (buter du méchant russe et vietcong avec des flèches explosif : classe !), ses punchlines se savourent comme un pain au chocolat bien réchauffé au petit matin et George Pan Cosmatos ne fait pas un mauvais boulot en tant que faiseur, rendant par ailleurs le final aussi explosif que divertissant en laissant Rambo se déchaîner pleinement dans un feu d'artifice typique d'une production du cinéma d'action de l'époque. C'est pas fait pour être fin ou atteindre la réflexion du premier Rambo, mais si on le prend pour ce qu'il est, c'est globalement divertissant et ça tue bien le temps.

    6/10
  • Bande-annonce

    BloodRayne (2005)

    1 h 35 min. Sortie : . Action, aventure, fantastique et Épouvante-horreur.

    Film de Uwe Boll avec Kristanna Loken, Michael Madsen, Matthew Davis

    Vu le 16 Janvier

    Sans commentaire ! J'ai même pas envie de fatiguer mes doigts à écrire des lignes sur ce gros tas de fumier, tout a déjà été dit et le nom de Boll en dit déjà long sur ce qu'on peut attendre de ses adaptations moisies vidéoludique.

    1/10
  • Bande-annonce

    Nymphomaniac : Volume 2 (2013)

    2 h 04 min. Sortie : . Drame et Érotique.

    Film de Lars von Trier avec Charlotte Gainsbourg, Stellan Skarsgård, Stacy Martin

    Vu le 16 Janvier

    De tout les auteurs qu'on peut découvrir ces dernières années, Lars von Trier doit être l'un des mecs avec qui j'ai énormément de mal à me plonger dans leurs œuvres. Il a un cinéma dans lequel je ne parvient jamais à m'identifier car faisant preuve d'une antipathie envers le genre humain et le traitement de son sujet, et ce volume 2 de Nymphomaniac, dernière oeuvre en date de l'auteur du soporifique Melancholia, ne s'y est pas trompé dans ce que je pense de von Trier. J'avais plutôt bien aimé la première partie dont l'austérité avec laquelle il approchait la question de la nymphomanie empêchait Joe d'avoir une vie épanouie et normale dans une société qui ne l'accepte pas. Mais cette seconde partie cumule les allusions religieuses lourdingues et déplacé (le Schisme de 1054), et achève de rendre Joe, jouée par Charlotte Gainsbourg, antipathique quitte à nous laisser en dehors du film, même en prenant en compte le fait qu'elle se déteste en tant qu'être humain. Chacune de ses réponses aux théories farfelues et littéraire de Seliman sur sa vie de nymphomane la rendant toujours un peu plus détestable. Au crédit du film, des passages fonctionnent de manière efficacement pensé quand au sujets abordés par la maladie de Joe (la révélation du fantasme d'un pédophile refoulé) en marchant comme un film érotique anti-excitation de part son ton très austère et nihiliste, mais d'autres en revanche sont inutilement étiré quand ça n'est pas gratuit (P qui urine sur Joe après avoir couché avec son ancien mari sous ses yeux par vengeance à sa tentative raté de meurtre), l'esthétique de cette deuxième moitié n'étant en plus pas des plus beaux et les longueurs se faisant sentir. La seule chose que ce film peut pleinement réussir, c'est de détruire toute envie de se masturber pendant les jours à venir devant quoique ce soit.

    4/10
  • Bande-annonce

    Rock-o-Rico (1992)

    Rock-A-Doodle

    1 h 14 min. Sortie : . Animation, aventure, comédie et comédie musicale.

    Film de Don Bluth, Gary Goldman et Dan Kuenster avec Phil Harris, Glen Campbell, Eddie Deezen

    Vu le 17 Janvier

    Un des Don Bluth qu'il me fallait voir pour en finir avec la filmographie du cinéaste. Sans être un gros doigt d'honneur au public qu'il cible très nettement, Rock-o-Rico devrait servir de pièce à conviction auprès de ses fans acharnés que : non, le papa d'Anastasia n'a visiblement pas fait que de bons films dans sa carrière, Le Lutin Magique étant son oeuvre la plus honteuse dans le lot et qui sortira 2 ans plus tard. Celui-ci ne devient jamais un doigt d'honneur pour les gosses mais là encore tout l'écriture fonctionne de manière tellement faible ou incohérente qu'on ne peut pas rentrer dedans. Entre ça et Le Lutin Magique, on passe de personnages insupportable à juste fade, d'une bande-sonore imbuvable à une musique soul à la Elvis peu mémorable bien qu'écoutable, à une animation moche et limité à un rendu bien plus abouti et travaillé, à une antagoniste complètement débile à un hiboux juste inintéressant sans être invivable et au milieu de tout ça des décisions d'écriture ni clairs avec un univers qui n'a pas beaucoup de sens. L'amitié entre Edmond et les animaux de la ferme n'est pas crédible, notre groupe de héros forme une belle bande de nigaud (une ville avec une enseigne avec l'apparence de Chanteclair ça devrait pas être dur à remarquer) quand ça n'est pas la construction du film qui ne tient pas debout (une lampe qui suffit à faire fuir un hiboux maléfique, et hurler le nom de Chanteclair suffit à lui rendre sa voix par je ne sais quelle miracle), ça n'est jamais bien drôle, et Don Bluth ne pousse jamais le délire de la comparaison avec Elvis Presley bien loin. Seul autre mérite, celle d'avoir Eddy Mitchell au doublage qui rend les interprétations un peu plus mémorable, mais rien qui suffit à en faire un bon métrage.

    4/10
  • Bande-annonce

    Asura (2012)

    Ashura

    1 h 16 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, historique et animation.

    Long-métrage d'animation de Kei'ichi Sato avec Tesshō Genda, Megumi Hayashibara, Hiroaki Hirata

    Vu le 17 Janvier

    Avant d'être mandaté pour mettre en image "Les chevaliers du Zodiaque : La légende du Sanctuaire", Kei-ichi Sato a fait un tour du côté du Japon médiéval au XVème siècle comme première tentative en long-métrage. Le ton est rapidement donné dés les premières minutes d'introduction : à la fois cru et brutal, nous faisant suivre un enfant cannibale de 8 ans abandonné dans un Japon en proie à la famine avec un style visuel atypique par rapport aux productions coutumiers en animation japonaise. Mais qui a droit à une esthétique graphique assez travaillé et soigné en terme de décors (et ceux-ci ont de la gueule par moment), et les rencontres faites par Asura amenant celui-ci petit à petit vers une humanité qu'il acquit peut être trop tard dans un monde ou il a déjà été réduit à l'état d'animal, à ce titre le deuxième tiers s'en tire mieux en tentant de créer un lien de rapprochement entre lui et une villageoise qui s'est prit d'affection pour le jeune humain qui n'était pas tout à fait humain. Mais on ne rentre pas suffisamment dedans pour pardonner ses problèmes, tout d'abord son style visuel entre la 3D à l'ordinateur et la 2D restant proche du jeu vidéo avec une modélisation des protagonistes souvent faiblarde (Wakasa est l'une des premières à en subir), ceux-ci n'ayant par ailleurs pas énormément de background ou de caractérisation quand ça ne sont pas les clichés qui se font sentir dans les dialogues (ceux entre Asura et le moine bouddhiste en particulier). Avis partagé quant à Asura, même si l'expérience n'est pas inintéressante à faire.

    5.5/10
  • Bande-annonce

    Le Narcisse noir (1947)

    Black Narcissus

    1 h 41 min. Sortie : . Drame.

    Film de Michael Powell et Emeric Pressburger avec Deborah Kerr, Sabu, David Farrar

    Vu le 18 Janvier

    Cela a fait un moment que je n'ai pas retenté l'expérience Powell/Pressburger, loin de moi cette envie étant donné que "Les chaussons rouges" a été un énorme coup de cœur lorsque je l'ai découvert. J'espérais qu'il en soit de même avec Le Narcisse noir, qui est lui aussi considéré comme un classique du septième art. En tant que tel, c'est une oeuvre qui repose beaucoup sur son aspect contemplatif et la force de son imagerie, et le fond de l'histoire me plaît énormément sur le papier : montrer un culte religieux tenter de s'adapter à un environnement jouant contre elle dans le but d'aider les plus défavorisés, mais se retrouvant plus démunies et en proie à l'isolement et même à la démence dans cet ancien harem ou leur seule vraie salut n'est autre qu'un insouciant personnage au bon fond en la personne de Dean. Sans compter que Powell et Pressburger dupe malicieusement leur public en parvenant à faire du tournage en studio ce qui ressemble à un tournage dans des environnements authentique grâce à cette palette de couleurs chatoyantes et élégantes de tout instant, la rythmique mené par l'ambiance sonore de Brian Easdale donnant davantage de force à cette ambiance mystique et à ces lieux animé uniquement par le vent (qui est à ce titre un personnage à part entière car jouant sur l'état mental des bonnes sœurs). Sauf qu'au final, je regrette de ne pas avoir été plus emballé dans la forme et l'exécution. Surement dû à un souci de rythme et à un manque de réelle distinction entre les bonnes sœurs (exceptée pour sœur Clothilde, quoique), l'attachement émotionnel du spectateur étant encore une fois une des bases les plus importantes pour rendre une oeuvre prenante et susciter notre intérêt. Un drame religieux pour lequel je n'ai pas reçu le même impact que d'autres, mais qui vaut le détour ne serait-ce que pour sa direction esthétique somptueuse, son fond et son atmosphère.

    7/10
  • Bande-annonce

    Piège à Hong Kong (1998)

    Knock Off

    1 h 30 min. Sortie : . Action, policier et thriller.

    Film de Tsui Hark avec Jean-Claude Van Damme, Rob Schneider, Lela Rochon

    Vu le 18 Janvier

    Un n'importe quoi aussi délirant et jouissif qu'il semble écrit par un excité du bulbe (Steven E. de Souza étant au scénario, ça n'est pas bien étonnant avec son CV) et qu'il part dans le chaos le plus poussé. Après avoir été dépossédé de son travail sur Double Team, Tsui Hark fait une deuxième et dernière envolé avec l'industrie Hollywoodienne et par la même occasion Jean-Claude Van Damme qui s'en prend plein la gueule pendant ces 1h30. Car autant dire que ce film existe pour ça : se venger de lui et expérimenter tout et n'importe quoi à la mise en scène sans prendre en considération toutes les bêtises et bouffonnerie en fanfare du scénario. Tout le monde est un agent double qui peut trahir le héros ou pas, le casting n'est pas traité plus noblement quand ils ne sont pas juste ridicule en plus d'être peu aidé par le ridicule des dialogues ou de l'humour burlesque, et rien n'est vraiment pris au sérieux tout du long (non mais la dernière scène mon dieu ! C'est quoi ce je m'en foutisme malsain ?). Mais qu'est-ce que je me suis amusé : entre Van Damme jouant un vendeur de contrefaçon sans formation mais qui défonce tout le monde au combat comme on utilise un couteau de cuisine et les gueules qu'il tire, certaines cascades improbables, et Tsui Hark qui expérimente des idées à tout va dans sa mise en scène avec des trouvailles à foison à travers une confusion scénaristique infernale, Knock Off devient vite très amusant, et même nanardesque par moment, à regarder pour quiconque connaissant les intentions du cinéaste et étant un fan des travaux de Hark. J'avoue, j'ai trouvé ça fendard !

    5.5/10 : Plaisir Coupable !
  • Bande-annonce

    La Planète sauvage (1973)

    1 h 12 min. Sortie : . Animation, drame et science-fiction.

    Long-métrage d'animation de René Laloux avec Jennifer Drake, Jean Topart, Eric Baugin

    Vu le 19 Janvier

    Pas ma tasse de thé, mais une oeuvre de science-fiction à voir au moins une fois avec un peu de recul sur son époque de sortie. Même en se disant que La Planète sauvage est considéré comme une oeuvre à part du patrimoine français, je suis loin d'avoir été happé ou pleinement fasciné par cet univers ou son propos et ceux parce que l'adaptation de René Laloux souffre aussi bien d'un manque de moyen que des ravages du temps. Le style graphique proche de la BD avec une gestuelle saccadé et une imagerie très froide est le bienvenu mais ça passait pour l'époque, même avec du recul il est difficile d'être immergé dans ces décors vides et proche de la désolation quand on voit le travail de gestuel de l'époque. L'approche musicale pour exploiter les thématiques du film est louable (la reproduction par méditation, le rattrapage technologique de l'homme sur les draags, les affaires politiques) mais c'est trop souvent desservi par l'utilisation sans subtilité et pompeuse du synthétiseur et des dialogues trop simpliste et direct, ne pouvant jamais explorer suffisamment loin ce que tente de proposer le film. Et encore une fois, il y a un cruel manque d'attachement émotionnel avec ce qui se déroule sous nos yeux, l'atmosphère ne parvenant jamais à pleinement m'emporter et le film n'étant d'intérêt que pour son travail graphique de l'époque, étant alors réduit à une expérience visuelle certes intéressante et certains passages qui font mouche, mais l'ensemble manque de finition et même d'âme j'ai envie de dire. Personnellement, je doute fortement le revoir dans les prochaines années.

    6/10