[Saison 2014/2015] Top 15 Séries

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15 séries

par Vivienn
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    Bande-annonce

    Mad Men (2007)

    50 min. Première diffusion : . 7 saisons. Drame.

    Série de Matthew Weiner avec Jon Hamm, Elisabeth Moss, Vincent Kartheiser

    Mad Men - Saison 7B (AMC)

    Une page se tourne. L’influence qu’a eue Mad Men ne peut se mesurer : elle est gigantesque. Tant dans le simple cadre télévisuel que dans la représentation qu’elle invoque. Un modèle d’écriture, d’intelligence, de finesse, capturant l’émotion avec une tendresse et une retenue que très peu d’autres œuvres peuvent se vanter d’user. La série de Weiner est une œuvre complète, cohérente, vertigineuse et intimiste, dont la perfection est à la digne mesure de sa conclusion inattendue et brillante, à l’orée de la métaphore, dont la teneur, la division, l’ambivalence et l’incertitude qu’elle procure l’ont déjà fait entrer dans la légende. Presque comme un carrousel dont on ne profiterait que d’un tour trop bref. Un chef d’œuvre s’en va, et l’on pourrait simplement conclure qu’en dépeignant une époque depuis longtemps révolue, Weiner en a profondément marqué une autre. Une dernière salve d'épisodes inoubliable.
  • 2
    Bande-annonce

    The Leftovers (2014)

    56 min. Première diffusion : . 3 saisons. Drame et fantastique.

    Série de Damon Lindelof et Tom Perrotta avec Justin Theroux, Amy Brenneman, Carrie Coon

    The Leftovers - Saison 1 (HBO)

    Rythme lent, séquences presque contemplatives pour une narration qui s’attache avant tout à raconter le quotidien des survivants du fameux 14 octobre, on pense évidemment à Lost pour la manière qu’a la série de dégager une multitude d’énigmes et de mystères, mais ce n’est pas vraiment l’influence la plus visible de la création de Lindelof, qui se rapproche plus souvent de Six Feet Under – recherche visuelle très similaire, traitement du deuil, personnages perturbés et scènes hallucinées. La comparaison peut paraître appuyée, mais elle n’est pas si invraisemblable. Car un peu comme l’œuvre d’Alan Ball, The Leftovers a cette façon de s’intéresser à de nombreux thèmes, messages et questionnements existentielles – religion, deuil, mémoire. C’est à la fois très juste et réellement bouleversant, car en prenant un point de vue très terre à terre, la série se met à hauteur d’homme, émotionnellement et dans sa diégèse, sans jamais jouer la carte des larmes faciles. Il aura fallu plusieurs à épisodes à The Leftovers pour s’imposer complètement, mais il n’en reste pas moins que la nouvelle création de Lindelof se classe d’ors et déjà comme l’une des meilleures nouveautés de l’année. Intelligente, bouleversante, techniquement parfaite et surtout fascinante – on tient peut-être un chef d’œuvre en devenir. Reste à savoir comment tout ça s’argumentera dans les saisons suivantes, alors qu’on sait que le créateur a un plan de six actes en tête.
  • 3
    Bande-annonce

    The Jinx (2015)

    The Jinx: The Life and Deaths of Robert Durst

    45 min. Première diffusion : . 1 saison. Policier et documentaire.

    Série de Andrew Jarecki avec Robert Durst, Michael Simon Hall, Kevin J. Hynes

    The Jinx - Mini-série (HBO)

    Toutes les cordes se croisent et se superposent, des nouveaux indices viennent s’ajouter à d’anciens, et entre coupable idéal et innocent malchanceux, on n’arrive pas à choisir : Robert Durst demeure une énigme. Ce n’est pas seulement génial, c’est passionnant. Construction exemplaire du récit, montée en puissance incroyable, réflexions pertinentes sur la lutte sociale et les limites de la justice, générique fabuleux, choix de mise en scène admirables : The Jinx est une réussite incroyable, un petit chef d’œuvre qui se vit autant qu’il s’apprécie. On finit bouche bée, en-dessous de ce nuages d’incertitudes, de questions sans réponses, et surtout avec la profonde impression d’avoir assisté à quelque chose de grand. Quelque chose de très grand. Car en plus de résonner dans l’actualité, The Jinx nous pose une question cruciale : quand tous sont dans le doute, à qui peut-on bien faire confiance ?
  • 4
    Bande-annonce

    Philadelphia (2005)

    It's Always Sunny in Philadelphia

    25 min. Première diffusion : . 10 saisons. Comédie.

    Série de Glenn Howerton et Rob McElhenney avec Charlie Day, Glenn Howerton, Rob McElhenney

    It's Always Sunny in Philadelphia - Saison 10 (FXX)

    Malgré qu'elle vienne de passer une décennie d'existence, "Always Sunny" ne cesse de se renouveler. Ce dixième acte n'est pas seulement l'un des meilleurs, il se classe sans problèmes largement au-dessus de la moyenne des productions comiques actuelles. Drôle, méchant, innovant, expérimentant dans la forme (un plan-séquence déjà mythique) et sur le fond (des personnages de plus en plus psychopathes), "Always Sunny" est encore, dix saisons plus tard, l'une des meilleures séries à l'antenne. Et ça, c'est grand.
  • 5
    Bande-annonce

    The Americans (2013)

    48 min. Première diffusion : . 6 saisons. Thriller, policier et drame.

    Série de Joseph Weisberg avec Keri Russell, Matthew Rhys, Keidrich Sellati

    The Americans - Saison 3 (FX)

    Inutile de tourner autour du pot : cette saison 3 est une franche réussite. Plus encore, elle efface tous les défauts des précédents actes en proposant un niveau d’écriture tout bonnement hallucinant. Une évolution qui trouve sa source premièrement dans la mise en retrait de personnages inintéressants (même s’ils monopolisent toujours chaque semaine quelques minutes d’épisode), mais aussi dans la mise en place de finalité bien plus tragiques, poussant à la fois à une certaine réflexion de la part du spectateur, mais aussi à une véritable impatiente, tant la série a su gagner en intensité.
    Pour la première fois dans The Americans, il y a de l’émotion. Pas du tire-larmes bête, mais des scènes de remise en question digne des meilleures séries. C’est profond, juste, loin d’être tape-à-l’œil, et surtout les acteurs sont incroyables – comme d’habitude, mais cette fois avec un scénario pour soutenir leur jeu. Le niveau atteint à partir de l’épisode 9 et ce jusqu’au season finale est un modèle, et probablement parmi ce que la télévision américaine a produit de plus réussi cette saison. The Americans n’est pas une simple série d’espionnage – c’est une série identitaire, qui réfléchit sur la position de ses protagonistes. Cette année, cette affirmation est plus que jamais avérée, en prenant un recul énorme par rapport au statu quo qui régit la série depuis son pilote. La mise en scène – sobre, ambiancée – est absolument brillante et donne à certaines séquences des allures de classiques-nés.
  • 6
    Bande-annonce

    Looking (2014)

    30 min. Première diffusion : . 2 saisons. Comédie et drame.

    Série de Michael Lannan avec Jonathan Groff, Frankie Alvarez, Murray Bartlett

    Looking - Saison 2 (HBO)

    On passe d’une réflexion sur la vie de couple et la conception du mariage, à un témoignage de l’acceptation d’une minorité, en passant par la crainte des MST et les blessures du temps. Sans jamais paraître niaise ou exubérante dans ses effets, Looking est une sublime poésie bleutée sur le rythme du quotidien. Tout sonne juste, et c’est dans ce cycle d’émotions incessant que Lannan parvient à renouveler notre intérêt chaque semaine, explorant avec une sensibilité impressionnante cette tragédie sentimentale aussi passionnante qu’attachante. Car là est aussi le cœur de l’inattendu renouveau d’intérêt pour Looking : ses personnages. Tous évoluent, les cicatrices se multiplient, leurs destins se croisent et c’est sans prévenir que l’on finit par les comprendre et les soutenir. Une cohérence remarquable écrit les pages peu à peu les pages de leur vie fictionnelle, et ils n’en deviennent que plus humains. Mais ce qui fait encore et toujours la grandeur de Looking c’est la qualité hallucinante de sa mise en scène – tons bleus, ambiance océan, photographie tout en contrastes qui inscrit des plans sublimes sur la rétine de spectateur – des cadres magnifiques et inoubliables qui finissent par hanter le subconscient et renforcer l'identité si particulière de la série. Looking, deuxième acte, surprend, et ce dans le très bon sens. On reprochait à la série une certaine froideur par le passé, mais ce n’est plus du tout le cas. Touchante, réfléchie, esthétique et surtout très marginale dans le paysage télévisuel actuel.
  • 7
    Bande-annonce

    Les 100 (2014)

    The 100

    41 min. Première diffusion : . 7 saisons. Action, drame, science-fiction et thriller.

    Série de Jason Rothenberg avec Eliza Taylor, Bob Morley, Marie Avgeropoulos

    The 100 - Saison 2 (The CW)

    La saison 2 de The 100 n'est pas seulement la plus incroyable surprise de l'année télévisuelle, c'est aussi un tour de force narratif qui, en seize épisodes seulement, a effacé tous les défauts des premiers épisodes. Tiendrais-t-on ici le tant attendu successeur de Battlestar Galactica ? C'est en tout cas l'impression que The 100 laisse, dans cette esthétique proche du show de Syfy, mais surtout en se révélant être ce qui est sans doute la série d'anticipation la plus ambitieuse et maîtrisée depuis de nombreuses années. A rattraper absolument.
  • 8
    Bande-annonce

    Big Time in Hollywood, FL (2015)

    22 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie.

    Série de Dan Schimpf et Alex Anfanger avec David Pressman, Betsy Sodaro, Beth Dover

    Big Time in Hollywood, FL - Saison 1 (Comedy Central)

    Oui, c’est lourd, définitivement con et débile, avec des blagues scabreuses quand elles ne sont pas insultantes. Mais voilà, en ne s’imposant aucune frontière, tant morale que narrative, Big Time se construit une identité, une singularité dans le paysage audiovisuel américain qui lui permet de rejoindre Always Sunny et Shameless au panthéon des comédies légèrement transgressives dont la nature même est à la fois la source de leur réussite et de la division qu’elles créent.
    Car Big Time c’est définitivement de très mauvais goût, mais du mauvais goût magnifique, jouissif et généreux, qui donne au spectateur le summum de ce qu’il est en droit d’attendre de ce type de production bête et méchante, absurde, brute, mais foncièrement sympathique sur le fond comme sur la forme. La comédie américaine dans ce qu’elle peut avoir de plus régressif, mais en même temps de plus novateur. Big Time est une excellente surprise dont la douce bêtise des scénaristes se retrouve mise en avant par un casting survolté et une inventivité formelle plus que bienvenue. Un plaisir coupable ? Pas vraiment, parce que derrière cette façade vulgaire se cache une intelligence du dialogue digne des plus grands. Déjà culte.
  • 9
    Bande-annonce

    Bloodline (2015)

    1 h. Première diffusion : . 3 saisons. Thriller et drame.

    Série de Glenn Kessler, Todd A. Kessler et Daniel Zelman avec Kyle Chandler, Ben Mendelsohn, Linda Cardellini

    Bloodline - Saison 1 (Netflix)

    Famille et cicatrices de l’enfance sont au cœur de Bloodline. Chaque événement, chaque scène, semblent mener jusqu’aux trois derniers épisodes magistraux, d’ors et déjà l’un des plus grands arcs scénaristiques de l’année. Tragédie psychologique aux accents de thriller, de polar et de drame familial, la nouvelle production Netflix est une belle claque qui, si elle ne déborde pas nécessairement d’originalité, aura su nous proposer l’une des œuvres les plus maîtrisées des derniers années, parvenant à surprendre, à émouvoir, et à distiller un suspense délicat, certes exigeant, mais non moins tétanisant. Il y a bien quelques défauts et autres intrigues moins intéressantes, mais en ciblant un public plus réfléchi, Bloodline se classe comme l’une des nouveautés les plus prometteuses de 2015, préparant un envisageable futur chef d’œuvre. Les ressources et les preuves sont là, il n’y a plus qu’à passer le cap du second acte. Monumental.
  • 10
    Bande-annonce

    Silicon Valley (2014)

    30 min. Première diffusion : . 6 saisons. Comédie.

    Série de Mike Judge, John Altschuler et Dave Krinsky avec Thomas Middleditch, T. J. Miller, Kumail Nanjiani

    Silicon Valley - Saison 2 (HBO)

    Si la première saison de Silicon Valley était déjà une réussite indéniable, on attendait son second acte avec une impatience non camouflée : cette année, il fallait aller encore plus loin. Et Silicon Valley a fait exactement ce qu’on attendait d’elle. Ce qui est fascinant à son propos, en dehors de ses situations hilarantes, c’est son intelligence assez inédite. Car Silicon Valley ce n’est pas un show superficiel sur un groupe de geeks asociaux comme ont pu le faire The Big Bang Theory et The It Crowd, loin de là : en s’inscrivant dans une logique économique purement contemporaine (essor des start-ups, influence des géants du web, monde parallèle de Palo Alto…) avant d’écrire des situations, Silicon Valley est une série qui parle de son époque, de ses acteurs, et ceci avec une subtilité délectable. C’est parfois un simple détail, une petite référence – comme cela est fait dans l’excellent écran-titre – ou même une scène toute entière à la limite de la parodie. C’est là qu’elle se démarque d’Entourage à laquelle on l’a souvent comparée – plus incisive, moins complaisante, moins fantasmée. Dans Entourage, les personnages étaient des idiots (involontaires) sympathiques, dans Silicon Valley, quand ils ne sont pas des sociopathes manipulateurs, ce sont des abrutis finis.
  • 11
    Bande-annonce

    Olive Kitteridge (2014)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Drame et mini-série.

    Série de Jane Anderson avec Frances McDormand, Richard Jenkins, Zoe Kazan

    Olive Kitteridge - Mini-série (HBO)

    [Commentaire à venir, dès que j'aurais posté ma critique)
  • 12
    Bande-annonce

    Game of Thrones (2011)

    52 min. Première diffusion : . 8 saisons. Aventure, drame et fantasy.

    Série de David Benioff et D.B. Weiss avec Peter Dinklage, Lena Headey, Emilia Clarke

    Game of Thrones - Saison 5 (HBO)

    Tragédie sur la religion et sur la difficulté des responsabilités, cette saison 5 de Game of Thrones aura reçu de nombreuses critiques imméritées. La série s’est trouvé un rythme de croisière, et il est clair qu’en réécrivant les livres de Martin à leur sauce, le duo de showrunners a fait l’erreur de recentrer les personnages autour de quelques intrigues pas forcement égales en qualité. A trop vouloir réunir les arcs, ils ont fini par perdre cet esprit choral qui faisait tout le charme des précédentes saisons. En espérant que ce ne soit que passager, et même si l’émerveillement s’est atténué, le plaisir est toujours intact.
  • 13
    Bande-annonce

    Transparent (2014)

    30 min. Première diffusion : . 4 saisons. Comédie et drame.

    Série de Joey Soloway avec Jeffrey Tambor, Gaby Hoffmann, Amy Landecker

    Transparent - Saison 1 (Amazon)

    [Commentaire à venir, dès que j'aurais posté ma critique)
  • 14
    Bande-annonce

    Hell on Wheels (2011)

    45 min. Première diffusion : . 5 saisons. Western, drame et action.

    Série de Joe Gayton et Tony Gayton avec Anson Mount, Colm Meaney, Common

    Hell on Wheels - Saison 4 (AMC)

    Enfin, bordel. Après trois saisons à patauger entre le pas mal du tout et le très mauvais, "Hell on Wheels" est devenue une bonne série. Mais pas seulement un plaisir coupable une bonne surprise, mais une vraie fresque tragique sur le malheur d'un homme que les scénaristes se plaisent à dépeindre comme fondamentalement ambiguë. Une saison 4 exemplaire, aussi passionnante qu'elle surprend jusqu'à la fin, un chemin de fer cauchemardesque jusqu'à la perte définitive de tout espoir, pour ses héros et pour ses spectateurs, le tout savamment orchestré.
  • 15
    Bande-annonce

    Black Sails (2013)

    58 min. Première diffusion : . 4 saisons. Aventure et drame.

    Série de Robert Levine et Jonathan E. Steinberg avec Toby Stephens, Luke Arnold, Toby Schmitz

    Black Sails - Saison 2 (Starz)

    Agréable surprise donc que cette nouvelle saison : plus dense, plus construite, mieux écrite et surtout possédant un budget gonflé pour l’occasion, elle est supérieure en tous points aux épisodes de l’an dernier. Non content de proposer un final épique et passionnant qui accompli définitivement cette évolution qualitative, la série pousse ses personnages plus loin, arrivant à donner une épaisseur bienvenue à beaucoup d’entre eux. A tel point que Long John Silver devient même le meilleur élément du show, jouissif en parvenu manipulateur dont l’ascension promet déjà beaucoup à l’avenir. Alors certes, Black Sails possède toujours un rythme un peu trop lent, mais elle parvient à complexifier ses storylines et écrire au fur et à mesure un background très intéressant pour ses têtes d’affiches. Violente, sans pitié, elle prend même parfois des airs de Game of Thrones détendu, les effets chocs en moins. Grisant.