SensCritique entre collègues : Quand les réalisateurs taillent les films des autres

Avatar Siry Liste de

93 films

par Siry

Suggestions prises qu'à partir d'une citation exacte (sinon ça n'a aucun intérêt)

Merci aux Cahiers du Cinéma dont certaines citations de cette liste sont tirées

Films classés par ordre chronologique

Trier par : Tri par défaut
  • Tri par défaut
  • Note globale
  • Ordre alphabétique
  • Date de sortie
  • Notes de mes éclaireurs
  • Note de l'auteur de la liste
  • Derniers ajouts
  • Bande-annonce

    Le Kid (1921)

    The Kid

    1 h 08 min. Sortie : . Comédie, drame et famille.

    Film de Charlie Chaplin avec Charlie Chaplin, Jackie Coogan, Carl Miller

    "Chaplin est très fort dans le burlesque mais je ne l'aime pas du tout quand il veut nous faire pleurer? Tu me paies une opération des yeux et après je te regarde et je ne te reconnais pas, tu es un clochard... C'est horrible, vulgaire ! Chaplin joue l'amour pur, alors que dans la vie, il couchait avec des adolescentes. Je ne peux pas ressentir ce frisson d'amour en regardant ce type qui se mariait avec des gamines de 16 ans. Dans Le Kid, quand les flics viennent chercher l'enfant et que Chaplin court après le camion, il réussit à me faire pleurer. Mais je trouve ça dégueulasse. Pour moi, c'est le syndrome du comique qui veut montrer qu'il est plus que comique, c'est vraiment malsain. Chaplin a ce talent sublime, unique, de faire rire. Et soudain il nous enlève ça, nous met un haut-le-cœur. Je trouve ça facile de faire pleurer, il n'y a rien de plus simple que d'envoyer un maximum d'ondes empathiques. C'est putassier, mécaniquement imparable, mensonger. C'est pour faire gendre idéal."

    Eric Judor (Cahiers du Cinéma 694, septembre 2013)
  • Bande-annonce

    Le Cabinet du docteur Caligari (1920)

    Das Cabinet des Dr. Caligari

    1 h 16 min. Sortie : . Muet, drame, thriller et epouvante-horreur.

    Film de Robert Wiene avec Friedrich Feher, Hans Heinrich von Twardowski, Rudolf Lettinger

    "Caligari est le premier pas vers une faute plus grave [que le théâtre filmé] qui consiste à photographier platement des décors excentriques, au lieu d’obtenir des surprises par l’appareil de prise de vues."

    Jean Cocteau
  • Bande-annonce

    Napoléon (1927)

    5 h 30 min. Sortie : . Biopic, drame, historique et guerre.

    Film de Abel Gance avec Albert Dieudonne, Vladimir Roudenko, Edmond van Daele

    "J'ai récemment vu le film d'Abel Gance, qui a acquis une certaine réputation auprès des spécialistes au fil des ans, et je l'ai trouvé vraiment mauvais. Techniquement, il était en avance sur son temps et a introduit beaucoup de nouvelles techniques - en fait, Eisenstein a dit qu'il avait stimulé son intérêt initial pour le montage - mais au niveau de l'histoire et de l'interprétation, c'est un film très rudimentaire."

    Stanley Kubrick
  • Bande-annonce

    Metropolis (1927)

    2 h 33 min. Sortie : . Drame et science fiction.

    Film de Fritz Lang avec Alfred Abel, Gustav Frohlich, Rudolf Klein-Rogge

    "Ceux qui considèrent le cinéma comme un discret conteur d'histoires éprouveront avec Metropolis une profonde déception. Ce qui nous est raconté est trivial, ampoulé, pédant, d'un romantisme suranné. Mais, si à l'anecdote nous préférons le fond 'plastico-photogénique' du film, alors Metropolis comblera tous les voeux, nous émerveillera comme le plus merveilleux livre d'images qui se puisse composer."

    Luis Bunuel
  • Bande-annonce

    Alexandre Nevski (1938)

    Александр Невский

    1 h 52 min. Sortie : . Action, drame, historique et guerre.

    Film de Sergei Mikhailovich Eisenstein et Dmitriy Vasilev avec Nikolai Cherkasov, Nikolai Okhlopkov, Andrei Abrikosov

    "Ça m'a profondément cassé les pieds. J'ai énormément de mal à m'intéresser à Eisenstein. Son cinéma est fondé sur le montage. C'est la négation de l'acteur."

    Bertrand Tavernier
  • Bande-annonce

    La Règle du jeu (1939)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Jean Renoir avec Marcel Dalio, Nora Gregor, Roland Toutain

    "Je pense que c'est un film extrêmement mauvais. C'est mal joué. Renoir est un réalisateur très surestimé. Il n'a fait qu'un seul bon film : La bête humaine ... (La règle du jeu) est un film irritant. Dépourvu de style. Je ne comprends pas son humour, son absence complète de sensualité. Ceci dit, la scène de chasse est réussie."

    Ingmar Bergman
  • Bande-annonce

    Citizen Kane (1941)

    1 h 59 min. Sortie : . Drame et mystère.

    Film de Orson Welles avec Orson Welles, Joseph Cotten, Everett Sloane

    "Pour moi, Welles est un fumiste. Ce qu'il fait est vide. Ce n'est pas intéressant. C'est mort ... Citizen Kane, dont j'ai une copie - c'est le film chouchou des critiques, toujours en tête de tous leurs sondages - est d'un ennui total. Et les performances sont nulles. Le respect dans lequel ce film est tenu est absolument incroyable ... La Splendeur des Amberson ? C'est très ennuyant aussi ... À mes yeux, c'est un cinéaste infiniment surestimé."

    Ingmar Bergman
  • Bande-annonce

    Casablanca (1942)

    1 h 42 min. Sortie : . Drame, romance et guerre.

    Film de Michael Curtiz avec Humphrey Bogart, Ingrid Bergman, Paul Henreid

    "Quand Aljean Harmetz travaillait sur son livre sur Casablanca, elle m'a téléphoné à cause de Play It Again, Sam. Et je lui ai dit, 'Je ne suis pas la bonne personne pour en parler, parce que je n'ai jamais été capable de le regarder jusqu'au bout. Je ne l'ai jamais vu, vraiment. Ça n'a tout simplement jamais retenu mon intérêt suffisamment pour le voir d'un bout à l'autre.' Maintenant, les gens qui lisent ça vont se dire 'Pour qui cet idiot se prend-il ? Vous savez, il fait tous ces films merdiques et il n'est pas capable de regarder jusqu'au bout un film si supérieur à tout ce qu'il a fait'. Je ne dis pas que les gens auraient complètement tort de dire ça. Je ne fais qu'exprimer mon opinion. J'ai beaucoup d'autres opinions qui vous surprendraient et qui me feraient paraître encore plus stupide."

    Woody Allen
  • Ivan le terrible (1944)

    Ivan Grozny

    1 h 43 min. Sortie : . Biopic et historique.

    Film de Sergei Mikhailovich Eisenstein avec Nikolai Tcherkassov, Ludmila Tchelikovskaia, Serafima Birman

    "Je n'aime pas la peinture, la belle image qui fait perdre le mouvement. Après avoir vu Ivan le terrible, on est fasciné plus par la plastique que par ce qui s'est passé. L'impression du 'bien fait' l'emporte sur l'émotion et sur la passion."

    Otar Losseliani
  • Bande-annonce

    La Corde (1948)

    Rope

    1 h 20 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec James Stewart, Constance Collier, Dick Hogan

    "C'est un échec total, un film absolument insupportable. Et on s'emmerde. Parce que c'est en un seul plan. Au lieu de couper, il fallait bien laisser la caméra tourner autour de quelque chose. Le résultat est qu'il y a dans ce film plein de trucs qui vous paument complètement : on ne sait pas où on est, ni où on en est. Et on ne comprend rien de cet appartement où tout se situe. Pour une bonne raison : chaque bobine commence et se termine sur un mur ou une cloison, ou quelque chose de ce genre qui ferme l'espace. Or, quand vous commencez un plan sur un mur, vous vous dites qu'il y a quelque chose derrière que vous ne pouvez pas voir. Là, malheureusement, vous apprenez qu'il s'agissait simplement d'un mur, ou d'un dos, ou d'une caisse. Et après, ça recommence : un mur et encore un autre. Non, ce n'est pas possible."

    Roman Polanski
  • Les Contes d'Hoffmann (1951)

    The Tales of Hoffmann

    1 h 55 min. Sortie : . Fantastique, comédie musicale et romance.

    Film de Michael Powell et Emeric Pressburger avec Moira Shearer, Ludmilla Tcherina, Ann Ayars

    "Je déteste. C'est vulgaire jusqu'à l'écoeurement. J'ai vu le film juste avant de mettre en scène le ballet à Covent Garden et je me suis rendu compte que cette adaptation s'attache plus aux apparences qu'à la substance. Les décors et les costumes sont d'un mauvais goût absolu."

    John Schlesinger
  • Bande-annonce

    Le train sifflera trois fois (1952)

    High Noon

    1 h 25 min. Sortie : . Drame et western.

    Film de Fred Zinnemann avec Gary Cooper, Thomas Mitchell, Lloyd Bridges

    "J'ai fait Rio Bravo parce que je n'ai pas aimé Le Train sifflera trois fois. Duke [John Wayne] non plus. Je ne pensais pas qu'un bon shérif allait courir partout en ville comme un poulet décapité en demandant de l'aide à tout le monde. Et qui le sauve ? Sa femme quakeresse. C'est n'est pas mon idée d'un bon western. Un bon shérif demanderait à quelqu'un : "Es-tu assez bon pour affronter leur meilleur homme ?" Et l'autre répondrait : 'Non", alors le shérif dirait : "Je vais donc devoir m'occuper de toi." Cette scène était dans Rio Bravo. C'est l'exact apposé de Le Train sifflera trois fois."

    Howard Hawks
  • Les Feux de la rampe (1952)

    Limelight

    2 h 17 min. Sortie : . Drame et comédie.

    Film de Charlie Chaplin avec Sydney Chaplin, Nigel Bruce, Norman Lloyd

    "J'ai trouvé ça tout à fait banal et superficiel. Si seulement Chaplin s'en tenait à la comédie. Dans ses films muets, il ne se prenait pas pour un philosophe. Mais avec l'arrivée du son, il s'est mis à philosopher constamment ; quand il a finalement pu parler, il était comme un gosse essayant d'écrire des paroles pour la Neuvième de Beethoven. J'étais stupéfait qu'il soit attaqué pour ses convictions politiques et qu'il soit forcé de quitter les US, car tout ce qu'il disait me semblait si primaire. Ceci dit, il reste un authentique génie, et je tournerai volontiers gratuitement avec lui - si seulement il pouvait se taire."

    Billy Wilder
  • Bande-annonce

    L'Homme tranquille (1952)

    The Quiet Man

    2 h 09 min. Sortie : . Drame et comédie.

    Film de John Ford avec John Wayne, Maureen O'Hara, Barry Fitzgerald

    "Pour moi, c'est Blanche Neige et les sept nains ! C'est l'inverse aberrant de la réalité irlandaise. J'admets que John Ford ne vivait plus là-bas. Il était américain. Son univers était différent. Il n'était jamais seul. Il fallait qu'il soit toujours en communauté, que ce soit le tournage, la famille, les amis ou l'armée. Bref, le groupe. Mais le groupe isolé... [...] il compose une fable où il n'y a pas la moindre allusion à l'IRA. Pourtant, ce mouvement était beaucoup plus actif à l'époque où il situe cette histoire d'aujourd'hui. Certes, la fable est belle. Mais je suis gêné qu'elle se déroule en Irlande. Il nous montre ce pays comme s'il s'agissait d'une utopie paradisiaque. Et il ne déclare jamais que c'est une utopie. Il laisse même croire que c'est le quotidien."

    Sergio Leone
  • La Strada (1954)

    1 h 40 min. Sortie : . Drame.

    Film de Federico Fellini avec Aldo Silvani, Marcella Rovere, Livia Venturini

    "Par respect pour les auteurs, normalement, je me fais un devoir d'aller jusqu'au bout. Mais je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais pu voir La strada en entier."

    Gustave Kervern
  • Bande-annonce

    La Prisonnière du désert (1956)

    The Searchers

    1 h 59 min. Sortie : . Western.

    Film de John Ford avec John Wayne, Jeffrey Hunter, Vera Miles

    "ça devient insupportablement chiant au milieu. On est d’abord ébloui par la mise en place, mais à partir du moment où le personnage de Jeffrey Hunter se marie à l’indienne et qu’il est exclu, ça devient n’importe quoi. Ensuite on retourne au mariage et il y a ce combat ridicule. C’est complètement stupide! Je pense que John Ford est surestimé en tant que réalisateur. Il a fait de grands films mais c’est impossible de revoir la cavalry trilogy. Le Massacre de Fort Apache était pas mal mais ce n’est pas La Rivière rouge de Hawks non plus."

    John Carpenter
  • Le Cri (1957)

    Il Grido

    1 h 56 min. Sortie : . Drame.

    Film de Michelangelo Antonioni avec Steve Cochran, Alida Valli, Betsy Blair

    "C’est un film horriblement ennuyant. Je veux dire, terriblement triste. Vous savez, Antonioni n’a jamais vraiment appris le métier. Il s’est concentré sur des images individuelles, sans jamais réaliser qu’un film est un flot d’images rythmiques en mouvement. Bien sûr, il y a des moments brillants dans ses films."

    Ingmar Bergman
  • Bande-annonce

    Sueurs froides (1958)

    Vertigo

    2 h 08 min. Sortie : . Mystère, romance et thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec James Stewart, Kim Novak, Barbara Bel Geddes

    Séances de cinéma (2 salles)
    «Pour être franc, je trouve mon histoire meilleure [...] Le scénario de Vertigo n'a aucune logique, il est plein de trous et vous pouvez faire passer des trains à travers. [...] Obsession, je trouve ça meilleur sur le plan de l'intrigue, vraiment! Il y a cette notion d'inceste, qui rend le dénouement encore plus terrible. C'est tellement plus fort que cette fin incohérente de Vertigo où la nonne vient sonner les cloches. C'est vraiment un effet gratuit genre: "Bouh! Fais-moi peur!"»

    Brian De Palma
  • Bande-annonce

    Hiroshima mon amour (1959)

    1 h 30 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Alain Resnais avec Emmanuelle Riva, Eiji Okada, Stella Dallas

    "Je déteste ce film. Il n'y a que des scènes de coucherie motivées par le bombardement d'Hiroshima. Cela m'a fortement déplu, je suis sorti de la salle vers le milieu du film. Je n'ai donc pas tout vu, mais je crois que ce film est une connerie. Voilà la grande différence qui existe entre un peuple qui a réellement subi un bombardement nucléaire et celui qui n'a pas vécu ça. Ce dernier n'éprouve qu'une certaine curiosité teintée de romantisme pour un pays bombardé !"

    Akira Kurosawa
  • Bande-annonce

    Certains l'aiment chaud (1959)

    Some Like It Hot

    2 h. Sortie : . Comédie.

    Film de Billy Wilder avec Marilyn Monroe, Tony Curtis, Jack Lemmon

    "C'est un film que je n'aime pas du tout. Je trouve ça horrible. D'ailleurs, j'ai peu interviewé de gens célèbres dans ma vie, mais il se trouve que j'ai interviewé Buster Keaton. Il était très âgé et le film venait de sortir. Il m'a dit : 'Certains l'aiment chaud', c'est exactement ce que je déteste.' Ça m'avait beaucoup amusé."

    Eric Rohmer
  • Bande-annonce

    Pickpocket (1959)

    1 h 15 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Robert Bresson avec Martin LaSalle, Marika Green, Jean Pelegri

    "J’aime bien Bresson pour ses recherches, ses figures de style, je l’aime bien comme cas d’école. C’est intéressant, mais Dieu que c’est austère! Il n’y a guère que le Condamné à mort... à sauver. La prison, c’était un sujet pour lui; la vie ne peut pas entrer dans une prison, à cause des murs. Bresson était dans son élément. Il a réalisé un chef d’oeuvre. Mais son Pickpocket est nul. Il n’y a pas plus bouillonnant, pas plus éveillé qu’un pickpocket. Dès qu’il sort en extérieurs, Bresson est inregardable. Ses films seraient supportables si on y faisait rentrer un peu de vie, si les gens parlaient juste, s’il se passait quelque chose, si les personnages souriaient de temps en temps, s’ils ne faisaient pas systématiquement tout le temps la gueule."

    Claude Lelouch
  • Bande-annonce

    L'Avventura (1960)

    2 h 15 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Michelangelo Antonioni avec Dominique Blanchar, Renzo Ricci, James Addams

    "Je ne ressens rien pour L’Avventura, par exemple. Seulement de l’indifférence. Je n’ai jamais compris pourquoi Antonioni était si incroyablement applaudi. Et je trouvais que sa muse, Monica Vitti, était une très mauvaise actrice."

    Ingmar Bergman
  • Bande-annonce

    L'Année dernière à Marienbad (1961)

    1 h 34 min. Sortie : . Drame.

    Film de Alain Resnais avec Françoise Bertin, Francoise Spira, Luce Garcia-Ville

    "Je m'y suis précipité dès la sortie car j'admirais beaucoup Alain Resnais : j'avais vu Hiroshima mon amour au moins dix fois. Mon premier court métrage essayait carrément de ressembler à Hiroshima. Et dans le deuxième, j'avais cherché à faire le même style de photo que celui d'À bout de souffle. Mais j'ai été très déçu par L'Année dernière à Marienbad, c'était si artificiel que cela ne voulait plus rien dire pour moi."

    Paul Verhoeven

    "En surface, le film est incroyablement subversif, mais en réalité il est assez vain et creux, parce qu'il n'implique aucun investissement émotionnel. C'est comme observer quelque chose au microscope."

    James Gray
  • Le Désert rouge (1964)

    Il Deserto rosso

    1 h 55 min. Sortie : . Drame.

    Film de Michelangelo Antonioni avec Xenia Valderi, Rita Renoir, Aldo Grotti

    "Un jour on découvrira qu'Antonioni et son incommunicabilité produisent une oeuvre qui prête à rire. Je pense que c'est un grand metteur en scène. Mais en tant qu'auteur, cela ne va pas du tout. Quand on revoit Le désert rouge, on rigole en entendant le dialogue. C'est la banalité de la banalité. On ne peut pas affirmer : "Moi, je fais la banalité parce que, dans la vie, il y a la banalité"."

    Sergio Leone
  • Bande-annonce

    Masculin, Féminin (1966)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Jean-Luc Godard avec Jean-Pierre Léaud, Chantal Goya, Marlène Jobert

    "Je trouve ses films affectés, intellectuels, imbus d'eux même, et d'un point de vue cinématographique, sans intérêt et franchement barbants. Interminable, assomant, Godard est d'un ennui désespérant. J'ai toujours pensé qu'il faisait ses films pour la critique. Il en a fait un ici, en Suède, Masculin-Féminin, si ennuyeux que mes cheveux s'en sont dressés sur ma tête."

    Ingmar Bergman
  • La Prise de pouvoir par Louis XIV (1966)

    1 h 35 min. Sortie : . Historique.

    Téléfilm de Roberto Rossellini avec Jean-Marie Patte, Raymond Jourdan, Giulio Cesare Silvagni

    "Sous prétexte de parler d’histoire, il ne fait que montrer la pompe et les rouages de la cour. On sort de ces films les mains vides. La Prise de pouvoir... fuit son sujet. Et donc c’est dégoûtant parce que c’est purement décoratif. Il n’apprend rien. Ces films disent quelque chose sur la télévision italienne et sur les Chrétiens-Démocrates italiens, et c’est tout. Même si Rossellini dément être chrétien-démocrate, c’est le sujet de ses films."

    Jean-Marie Straub
  • Bande-annonce

    2001 : L'Odyssée de l'espace (1968)

    2001 : A Space Odyssey

    2 h 40 min. Sortie : . Aventure, mystère et science fiction.

    Film de Stanley Kubrick avec Keir Dullea, Gary Lockwood, William Sylvester

    Séances de cinéma (1 salle)
    "On y voit des tas d'effets, de décors, de trucs, que seul un dollar peut payer. Mais de toute façon, tout dans ce film m'a semblé ridicule. La façon, par exemple, dont on enchaîne sur le vaisseau spatial à partir des singes est un des effets les plus pompeux et les plus grotesques que j'aie jamais vus. Mais c'est le sentiment général qu'on a en voyant ce film : la prétention et la bêtise en même temps."

    Jacques Demy

    "Vous savez, dans 2001 ... les meilleures choses sont les machines, qui sont bien plus splendides que ces idiots d'humains."

    Michelangelo Antonioni
  • Tristana (1970)

    1 h 40 min. Sortie : . Drame.

    Film de Luis Buñuel avec Catherine Deneuve, Fernando Rey, Franco Nero

    "très mauvais [...] d'une vulgarité indicible. Buñuel se permet parfois ce genre de déchéance"

    Andrei Tarkovski
  • Bande-annonce

    Mort à Venise (1971)

    Morte a Venezia

    2 h 10 min. Sortie : . Drame.

    Film de Luchino Visconti avec Dirk Bogarde, Romolo Valli, Mark Burns

    "Visconti... Lui, c'était un cinéaste magnifique, jusqu'à ce qu?il se prenne pour Visconti et qu'il en devienne grotesque. Mort à Venise, par exemple, est l'un des films les plus ridicules jamais tournés."

    Claude Chabrol
  • Les Clowns (1971)

    I Clowns

    1 h 32 min. Sortie : mars 1971. Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Federico Fellini, Anita Ekberg, Tino Scotti

    "Je déteste ce film. Je le déteste cordialement pour une raison très simple, c'est qu'il a triché avec la réalité. Il a reconstitué des personnes qui avaient existé et qui étaient d'authentiques clowns. Mais à cette nuance près qu'il ne voulait en aucun cas qu'ils soient risibles. Il voulait montrer la pauvreté des arguments. Fellini partait du principe suivant : un clown, c'était soit un alcoolique, soit un débile mental. Cette image est terrible."

    Pierre Etaix