Séries vues en 2019

Avatar Alfred Tordu Liste de

15 séries

par Alfred Tordu

Dans cette liste je répertorie toutes les séries que j'ai vu pour la première fois en 2019.

C'est donc un pur mémo personnel qui n'a donc aucun intérêt à être rendu public et devrait mieux figuré en liste privée. Mais que voulez vous, j'adore étaler ma vie culturelle aux yeux de tous. Puis chais pas, au cas où y aurait des stalkeurs qui regardent la moindre de mes activités, cette liste peut leur être utile.

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    Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire (2017)

    A Series of Unfortunate Events

    50 min. Première diffusion : . 3 saisons. Drame et action.

    Série de Mark Hudis avec Neil Patrick Harris, Patrick Warburton, Malina Weissman

    Saison 3 : 7/10

    N'ayant jamais lu les derniers tomes de la saga littéraire, je suis ravi d'avoir enfin pu découvrir le dénouement de cette histoire.
    Toujours aussi drôle et délirant que la saison précédente, la série développe également un propos plutôt inattendue sur les limites floues entre le bien et le mal. Que ce soit en démystifiant l'image idyllique de la société secrète et de son leader, en insufflant une personnalité plus contrastée aux sbires d'Olaf ou en dotant ce dernier d'un background permettant de mieux comprendre son caractère et ses motivations.
    Choix surprenant mais qui va de paire avec l'un des aspects centraux de l'oeuvre. Étant donné que les orphelins ne sont jamais écoutés par les adultes qui les jugent constamment sous le prisme de leurs préjugés, il est normal que nos héros voient leur vision du bien et du mal chamboulée par une série d'évènements qui vont changer leur regard sur le comte Olaf.
    Enfin ce que j'aime particulièrement avec cette dernière saison, c'est que malgré son côté enfantin toujours assumé, elle renoue également dans sa toute fin avec l'esprit plus sombre et tragique des bouquins qui m'avait tellement plu étant enfant. En cela, le final n'en est que plus percutant.

    Je recommande donc à mes abonnés ayant délaissé la série après sa première saison de lui accordé une nouvelle chance. Elle ne fait que 26 épisodes, respecte énormément l'histoire des livres, développe son propre ton et son propre univers à mi-chemin entre Wes Anderson et la famille Addams et dont la qualité ne fait que s'améliorer au fil des épisodes.
  • Bande-annonce

    The Good Place (2016)

    25 min. Première diffusion : . 4 saisons. Comédie, romance et fantastique.

    Série de Michael Schur avec Kristen Bell, Ted Danson, William Jackson Harper

    Saison 1 : 8/10

    Moins drôle que Brooklyn 99, autre création du scénariste Michael Schur, la série se révèle néanmoins tout aussi divertissante, plus ambitieuse et beaucoup plus intéressante que son ainée.

    Cela se voit dès le premier épisode et les moyens mis en place pour donner vie au concept et à l'univers si attractifs de The Good Place. Mais si au départ, la série peut donner l'impression de n'être qu'une sympathique sitcom avec de bons enjeux et de solides ressorts comiques lui permettant de durer jusqu'à ce que les scénaristes soient à court d'idée, ces derniers déjouent nos attentes en détruisant rapidement le statut quo qu'ils avaient façonné pour mieux nous emmener dans une direction inattendue, rendant ici l'intrigue plus captivante et encore plus drôle. Tout ceci dans le but d'aboutir à un final ingénieux qui renforce considérablement le propos un peu simpliste de l'histoire.

    Je n'en attendais clairement pas autant, d'où mon emballement sûrement disproportionné. Mais une chose est sûre, The Good Place n'est pas une série comique anodine. Car malgré son esthétique et ses codes de sitcom des 2000's, elle a avant tout été pensé comme un one shot. C'est la raison pour laquelle cette saison paraît si réussie et sans fioriture. Je ne vois pas une série comme celle-ci durait éternellement et malheureusement la fin annonce déjà une S2 partant sur des bases bancales. A voir le résultat mais au vu des notes, je pense que ça n'aura pas le même intérêt en tout cas.

    Saison 2 : 7/10
    Saison 3 : 7/10
  • Bande-annonce

    Love, Death & Robots (2019)

    Love Death + Robots

    15 min. Première diffusion : . 1 saison. Science-fiction, fantastique, Épouvante-horreur, animation et anthologique.

    Dessin animé de Tim Miller

    Saison 1 : 6/10

    Assurément inégale mais remplie de bonnes idées et de propositions intéressantes. Difficile de ne pas aimer Love, Death & Robots tant elle offre une large palette d'animation, de ton et d'atmosphère riche et variée afin que chacun puisse y trouver son compte.
    Aussi, il n'est pas évidemment de délivrer une critiquer de la série sans évoquer chaque segment au cas par cas. Mais globalement c'est surtout au niveau scénaristique que les problèmes sont le plus fréquents. On observe également une redondance dans les thématiques abordées ainsi que dans les points de vue qui y sont véhiculées. Chose peu étonnante lorsque l'on sait que la grande majorité des scénarios ont été écrit par la même personne. Cependant, que ce soit en terme d'animation ou de mise en scène, chaque épisode bénéficie d'un soin tout particulier qui ravira les amateurs du genre.

    Aussi, si ce nouveau programme ne révolutionne pas le monde de la SF et qu'il a sûrement été créé pour filer du boulot à la société Blur de Tim Miller qui réalise la majeur partie des épisodes en 3D photo-réaliste; reste qu'il offre également de la visibilité et un certain confort financier à des auteurs pour leur permettre de réaliser des projets ambitieux.

    Mais si deuxième saison il y a, je préfèrerais qu'à l'avenir, chaque épisode ne soit pas juste réalisé, mais aussi écrit par des personnes différentes, si possible par les réalisateurs eux-mêmes, afin de donner des segments plus personnels et une plus grande diversité de point de vue quant sur les sujets abordés.
  • Bande-annonce

    Kidding (2018)

    30 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie et drame.

    Série de Dave Holstein avec Jim Carrey, Catherine Keener, Frank Langella

    Saison 1 : 7/10

    Jeff, dit Mr Pickle est un animateur d'une émission jeunesse qui vient de perdre son fils et essaye d'utiliser son programme pour exorciser sa souffrance. Malheureusement, cet homme est devenu au fil du temps une marque à part entière, marque dont le producteur qui est également son père, entend bien préserver quitte à imposer à son fils un contrôle drastique et à tenter de le remplacer pour rendre "Mr Pickle" plus malléable, le faisant ainsi totalement échappé à son créateur.

    Dans Kidding, il est donc question du rapport entre un artiste et sa création, de la difficulté de concilier art et industrie, comment Mr Pickle influe sur la vie privée de Jeff au point que les deux soient indissociables et sur les relations que cet être si hors norme entretient avec ses proches.
    C'est pour toutes ces thématiques riches et peu abordées à télévision grand public, que j'aime particulièrement cette série. En revanche, je l'apprécie moins lorsque les scénaristes s'égarent sur des sujets qu'ils maitrisent moins et qui n'ont presque aucun rapport avec le personnage principal qui constitue pour moi le coeur du programme. En cela je trouve la série malheureusement trop disparate et un peu trop inégal.
    Néanmoins, malgré ses moments d'égarement, son sens du rythme et sa narration savamment maitrisée font qu'elle ne souffre jamais d'aucun temps mort. La légèreté et la candeur avec laquelle elle traite ses sujets la rendent ainsi toujours très plaisante à regarder.

    Et puis surtout, elle offre à Jim Carrey un retour phénoménal dans la lumière. Quel plaisir de revoir son héros d'enfance que je croyais porté disparu depuis le lycée, réapparaître dans un rôle qui fait écho à tous les aspects de sa personne. Les plus étranges, comme les plus touchants. Pas étonnant qu'il arrive aussi bien à porter la série sur ses épaules.
  • Bande-annonce

    American Crime Story (2016)

    55 min. Première diffusion : . 2 saisons. Policier et drame.

    Série de Scott Alexander et Larry Karaszewski avec Cuba Gooding Jr., John Travolta, Courtney B. Vance

  • Bande-annonce

    Tuca & Bertie (2019)

    30 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie et animation.

    Dessin animé de Lisa Hanawalt avec Tiffany Haddish, Ali Wong, Steven Yeun

    Saison 1 : 7/10

    A l'instar de Bojack Horsman, Tuca & Bertie met du temps à dévoiler ses nombreux atouts. Installant discrètement des éléments qui prendront leur importance plus tard et développant progressivement la psyché de leurs personnages se révélant plus sombre et complexes qu'on ne le soupçonnerait au premier abord.
    La série ne surpasse pour l'instant pas son ainé, mais possède néanmoins un fort potentiel. En outre, elle se démarque par un humour très visuel jouant constamment avec les codes de la narration, ainsi qu'un point de vue féministe qui se ressent particulièrement dans les thématiques abordées.
  • Bande-annonce

    Le Bureau des Légendes (2015)

    55 min. Première diffusion : . 4 saisons. Thriller et drame.

    Série de Eric Rochant avec Mathieu Kassovitz, Jean-Pierre Darroussin, Léa Drucker

    Saison 1 : 7/10

    A travers 3 intrigues parallèles rondement menées :
    -La recherche d'un agent porté disparu
    -La formation d'une jeune recrue
    -Les pérégrinations de Malotru, numéro 2 de son service qui se retrouve obligé de mentir à sa hiérarchie pour assouvir ses intérêts personnels.
    Eric Rochant dresse un portrait réaliste des services secrets français, loin des clichés que l'on peut coller à cette discipline, tout en y apportant une pointe de romanesque pour rendre ses récits captivants.
    Si la série est aussi bien réussie c'est parce que son créateur a saisit ce qui faisait l'essence de tout bon récit d'espionnage : l'incertitude que les spectateurs sont obligés d'entretenir devant des personnages vivant constamment dans le mensonge. Cet aspect au coeur du Bureau des Légendes est très bien géré, amenant toujours les rebondissements avec malice et cohérence.

    Saison 2 : 8/10
    Saison 3 : 6/10
  • Bande-annonce

    Chernobyl (2019)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Drame et mini-série.

    Série de Craig Mazin avec Jared Harris, Stellan Skarsgård, Jessie Buckley

    Outre la reconstitution minutieuse des évènements retranscrivant parfaitement l'ampleur de la catastrophe nucléaire. Le principal atout de la série est de dresser en filigrane, un portrait de l'URSS des années 80. Une époque où, en pleine guerre froide et économiquement affaiblie, le régime tentait par dessus tout de ne pas perdre la face sur la scène internationale. En résulte une gestion de crise catastrophique, où les enjeux politiques prennent le pas sur les enjeux humains et dans laquelle la vérité se retrouve étouffée par une accumulation de mensonges. Au point que la vision pourtant très réaliste de HBO soit encore contestée par la Russie, 33ans après les faits. Un portrait sans concession, mais toutefois nuancée par le sacrifice de nombreux soviétiques opéré pour atténuer au mieux la catastrophe. La série n'oublie pas de rappeler que c'est le patriotisme et l'idéologie soviétique qui ont permit de mobiliser rapidement autant de personnes.
    Chernobyl est donc sans aucun doute l'une des séries les plus marquantes en cette fin des années 10'. Si les personnages sont parfois très sommairement caractérisés, cela n'apparaît nullement ici comme un défaut. De la même manière que pour Dunkerque de Christopher Nolan, ils sont en quelque sorte dépassés par l'ampleur de l'évènement, ce qui de fait, nous permet d'avoir instantanément une empathie folle pour chacun d'entre-eux.
    On se prend également facilement d'affection pour le professeur Legassov, se sentant impuissant face à un incident qui le dépasse et se battant corps et âme pour enrayer la tragédie qui se profile malgré le manque de coopération de sa hiérarchie.

    Toutefois, à l'inverse de Dunkerque, la série ne bénéficie malheureusement pas d'une mise en scène à la hauteur de son sujet.
    Si la direction artistique, la photographie et le travail sonore sont d'une qualité indéniable et contribuent grandement à notre immersion dans l'histoire. La réalisation est elle, dans la moyenne de ce qui se fait actuellement à la télévision. C'est à dire correcte, mais sans réelle transcendance.
    C'est ce qui lui fait cruellement défaut à mon avis et qui m'empêche de la considérer comme le chef d’œuvre de l'année comme d'autres ne se gênent pas pour le faire.
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    Sur écoute (2002)

    The Wire

    1 h. Première diffusion : . 5 saisons. Policier et drame.

    Série de David Simon avec Dominic West, John Doman, Deirdre Lovejoy

    Saison 1 : 7/10

    Plongée riche et minutieuse au sein de la ville de Baltimore, théâtre d'une lutte sans merci entre policiers et trafiquants de drogue, le tout écrit et réalisé avec un réalisme quasi-documentaire.
    Le sujet est traité sans manichéisme. Aucun personnage n'est tout blanc ou tout noir. Leur caractérisation ne se limite jamais à leur fonction à l'intérieur du récit. Tous nous apparaissent comme les victimes d'un environnement anxiogène qui les dépasse et qu'ils alimentent malgré eux sans pouvoir le contrer de l'intérieur. La série nous montre toute la difficulté de faire bouger les choses face à une organisation criminelle aussi bien huilée, un système judiciaire imparfait ou une hiérarchie policière corrompue.

    The Wire doit se voir comme une fresque étalée sur un gigantesque mur de 13 épisodes. Elle s'apprécie donc sur la longueur, une fois que l'on a une vision complète du tableau que son créateur, David Simon, a souhaité nous représenter.
    L'inconvénient, c'est que individuellement, les épisodes ne sont pas tous forcément captivants à regarder.
    Les intrigues prennent leur temps pour se développer. Elles peuvent stagner, régresser ou conduire à des impasses, de la même manière que les véritables opérations des forces de l'ordre.
    Ainsi, par soucis de naturalisme, la série ne peut se permettre de plonger allègrement dans le spectaculaire ou le sensationnalisme, au contraire d'autres œuvres moins réalistes, mais aux thématiques similaires comme l'excellent The Shield. Cela la rend plus intéressante sur le fond, mais moins intéressante sur la forme. Surtout pour 13h de contenu répartit sur 13 épisodes d'1h chacun.

    De fait, même si j'ai bien aimé la série et que je ne manquerait pas de regarder les saisons suivantes, elle est loin d'être la meilleure série de tous les temps à mes yeux.
  • Bande-annonce

    Black Mirror (2011)

    1 h. Première diffusion : . 5 saisons. Science-fiction, thriller, anthologique et drame.

    Série de Charlie Brooker avec Domhnall Gleeson, Daniel Kaluuya, Rupert Everett

    Saison 5 : 3/10

    Trois épisodes vraiment très mauvais qui essayent tous de gagner du temps pour atteindre péniblement les 60min de durée, qui enfoncent des portes ouvertes sans subtilité ou se montrent très maladroits dans le traitement de leurs thématiques.
    J'ai un peu plus apprécier le dernier que le reste, étant donné que la deuxième partie est plus inattendue et ouvertement comique. Mais cette saison catastrophique confirme mes craintes. Il serait temps de changer de scénariste.
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    Grégory (2019)

    55 min. Première diffusion : . 1 saison. Policier, documentaire et mini-série.

    Série de Gilles Marchand et Anna Kwak

    En s’inspirant des réalisations de documentaires américains sans abuser de leurs effets ostentatoires, Gilles Marchand et Anna Kwak retracent avec minutie l’avancée de cette incroyable affaire et ce, dans toute sa complexité.
    Grâce à la qualité des intervenants et le travail de documentation effectué, les deux réalisateurs décortiquent tous les aspects de l’enquête y compris les erreurs de tous ses acteurs ayant fait complètement capoté l’enquête et ouvert la voie à des erreurs judiciaires monumentales. Il en résulte une série captivante, viscérale et incroyablement touchante qui questionne notre rapport à l’image tout en ébranlant au passage notre système policier, judicaire et médiatique déjà catastrophique à l’époque et qui n’a cessé de s’aggraver depuis.

    Aussi, par sa proximité formelle et thématique avec Making a Murderer, le parallèle entre les deux œuvres était inévitable. Mais là où la première n’écoute qu’une seule des deux parties, s’embourbe dans des longueurs injustifiées et sombre allègrement dans un misérabilisme et un voyeurisme dérangeants. Grégory évite soigneusement de tomber dans ces travers. Grâce à une rigueur digne du juge Simon, les réalisateurs exposent chaque version des faits et ne négligent aucun détail pour être au plus proche de la vérité et tenter de comprendre les fautes commises sans prendre partit pour qui que ce soit. La série ne pointe personne du doigt, elle se contente de montrer comment certains comportements ont pu amenés à des drames sans que leurs responsables n’en aient réellement conscience.

    A mes yeux, un chef d’œuvre absolue et sans conteste l’une des futures œuvres cultes des années 2010.
  • Bande-annonce

    Undone (2019)

    20 min. Première diffusion : . 2 saisons. Fantastique, comédie, drame et animation.

    Dessin animé de Kate Purdy et Raphael Bob-Waksberg avec Rosa Salazar, Bob Odenkirk, Angelique Cabral

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    Désenchantée (2018)

    Disenchantment

    30 min. Première diffusion : . 1 saison. Fantastique, comédie et animation.

    Dessin animé de Matt Groening avec Abbi Jacobson, Nat Faxon, Eric André

    Saison 2 : 5/10

    J'ai tenté de redonner sa chance à la série en pensant que l'intrigue décollerait enfin lors de cette deuxième saison, mais non seulement celle-ci ne répond pas à nos attentes, mais en plus elle n'est développée que durant les deux premiers épisodes, la suite retombant dans du standalone sans enjeux.
    Alors oui, il n'y a pas de statut quo, les personnages et leur univers évoluent en permanence donc les intrigues et les gags se renouvellent plus facilement que pour Les Simpson. Mais les aventures proposées ne sont guère enjailliantes. L'humour est sympa mais surprend rarement tant la proximité avec celui de ses ainés se faire sentir.

    Il est là le problème de Désenchantement. La série n'est pas en phase avec son temps et paraît incroyablement datée au regard de la concurrence dans le domaine de l'animation.
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    Platane (2011)

    25 min. Première diffusion : . 2 saisons. Comédie.

    Série de Hafid F. Benamar et Eric Judor avec Eric Judor, Arnaud Henriet, Hafid F. Benamar

    Saison 3 : 6/10

    Pour cette dernière saison, Eric verse plus du côté de La Tour 2 Controle Infernale que de Ricky Gervais ou de Larry David.
    La série est plus absurde, burlesque voire surréaliste. L'humour repose moins sur le malaise et la méchanceté.

    On ne peut pas trop le reproché à son auteur car, dans ce registre là, la série est plutôt efficace et ne cesse de nous surprendre.
    Nulle doute qu'Eric se soit régalé à mettre sur pied ce projet personnel pour lequel il a bénéficié d'une liberté artistique totale. Dommage qu'on perd de vue l'intérêt premier de Platane. A savoir, délivrer en sous-texte une critique acerbe du milieu artistique français et permettre à Judor de parler de lui de façon détournée.
  • Bande-annonce

    Watchmen (2019)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Fantastique, Épouvante-horreur, action, drame et mini-série.

    Série de Damon Lindelof avec Regina King, Yahya Abdul-Mateen II, Jeremy Irons

    Saison 1 : 6/10

    Watchmen est l'une des rares séries à exploiter les spécifiés de son format télévisé. Elle ne suit pas une intrigue linéaire donnant le sentiment d'un film étiré sur 8h. Les épisodes ont leur propre singularité et donnent au scénariste la possibilité de s'attarder un élément de l'intrigue ou un personnage en particulier. Donnant ainsi le sentiment de retrouver la narration éclatée du comics, dont les chapitres pouvait également s'attarder sur l'introspection d'un personnage à la fois.

    La série est donc par nature captivante, puisqu'à chaque nouvel épisode, on sait que l'on peut assister à quelque chose de totalement différent et que l'intrigue va constamment nous surprendre. Les épisodes avec les partis pris les plus affirmés sont sans aucun doute les plus réussis et l'on prend plaisir à reconstituer peu à peu le puzzle, jusqu'à ce que tout fasse sens lors du final.

    Cependant, je trouve que la série n'a pas grand intérêt une fois qu'on peut l'observer dans son ensemble. Elle a beau brasser énormément de thématiques, aucune ne me semble véritablement traitée avec pertinence au cours de l'histoire.
    Aussi, malgré des qualités techniques indéniables, la réalisation est tout de même très inégale selon les épisodes et les scènes d'action m'ont toujours semblé particulièrement mal découpées.
    Je trouve enfin que le principal attrait de l’œuvre réside dans son intrigue confuse dont le mystère est entretenu de manière artificielle, uniquement pour susciter l'adhésion du spectateur alors que fondamentalement, rien ne justifie une narration aussi alambiquée.