TV shows (du meilleur au pire)

Avatar Scaar_Alexander Liste de

140 séries

par Scaar_Alexander

Comme le dit le titre... la liste ci-dessous est un fourre-tout de tout ce que j'ai pu voir/commencé à voir avant d'arrêter sur le plan de la fiction télévisuelle, à l'exception des trucs que j'ai oubliés parce que j'ai arrêté de regarder trop tôt. Cheers. (Fun fact : la série Cheers n'est pas incluse.)

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  • 1
    Bande-annonce

    The Shield (2002)

    45 min. Première diffusion : . 7 saisons. Thriller, policier et drame.

    Série de Shawn Ryan avec Michael Chiklis, Catherine Dent, Walton Goggins

    Adhésion immédiate à l'énergie d'une première saison hargneuse. Excitation de gamin face à la vitesse supérieure qu'opère la deuxième. Tension impitoyable au tournant de la cinquième. Orgasmicisation improbable (tellement on n'y est pas habitué) lors de son monumental series finale, soit le SEUL jamais réussi à 100% dans l'histoire des shows télé. Et au milieu ? Au pire, de l'entertainment solide et souvent inspiré. En gros, The Shield bute sa race de chez la mère au maire.
  • 2
    Bande-annonce

    Mad Men (2007)

    50 min. Première diffusion : . 7 saisons. Drame.

    Série de Matthew Weiner avec Jon Hamm, Elisabeth Moss, Vincent Kartheiser

    Après trois premières saisons d'une perfection sidérante, et une quatrième saison un chouilla plus bancale mais pas moins glorieuse, les errements des saisons 5 et 6 avaient marqué une baisse de qualité mineure, mais notable dans un show d'une telle qualité (il se passait toujours quelque chose d'intéressant et d'amusant, les dialogues étaient toujours aussi racés, mais les scénaristes semblaient avoir perdu le fil). La première partie de la saison 7, sans pour autant gommer notre inquiétude quant à la direction finale, a à la fois rassuré par le brio de ses situations, et... continué d'inquiéter, parce que rien n'a vraiment avancé entre l'épisode 7x01 et le 7x07. MM avait plutôt intérêt à se faire pardonner avec la suivante. Malgré quelques sérieux cafouillages, c'est chose faite. On pense, pêle-mêle, à la fusion des deux agences de pub à mi-saison (excellente idée pour relancer la machine), à l'obsession funeste de Don pour sa belle voisine italienne, à la succession douloureuse mais cohérente d'échecs amoureux de Peggy, à la lente désagrégation du couple Draper, voué depuis le départ à l'échec, à l'étonnant Kevin Rahm dans le rôle de Ted Chaough, à l'excellente idée de redonner à January Jones sa plastique originale, à la lumineuse Kiernan Shipka et son alchimie toujours intacte avec Jon Hamm, à Jon Hamm himself et quelques unes de ses performances égalant le brio de The Suitcase, au toujours génial Vincent Kartheiser dévergondant son Pete Campbell, à l'épisode sous influence de produits illicites... etc. Les cafouillages sont parfois sérieux : les parallèles avec l'Histoire ont moins de panache qu'auparavant (voir les morts de MLK et RFK), et certains personnages se caricaturent avec le temps (voir Roger Sterling), mais on pardonne, considérant l'effort. Les sentiments qu'inspirent le season finale résument bien la situation : pendant quarante minutes, on ne peut s'empêcher de regretter l'expédition de certaines storylines dans une narration bien trop ramassée...
  • 3
    Bande-annonce

    Sur écoute (2002)

    The Wire

    1 h. Première diffusion : . 5 saisons. Action, thriller, policier et drame.

    Série de David Simon avec Dominic West, John Doman, Deirdre Lovejoy

    Fulgurante radioscopie de l'échec annoncé des sociétés modernes gangrénées par le libéralisme (ou libéral-libertarisme si l'on veut pousser le bouchon un peu plus loin), qui ne tombe pour autant pas dans l'écueil du pamphlet politiquement engagé (alors que son créateur est une vermine bolchévique). Complexe, exigeant, tendu et arride, mais très, très précieux. Une saison 4 un peu moins désespérante et une saison 5 mieux structurée (difficile, avec tant d'épisodes en moins, je sais) auraient fait passer The Wire à la tête de ma liste. Elle est déjà pas mal à sa place.
  • 4
    Bande-annonce

    X-Files : Aux frontières du réel (1993)

    The X Files

    45 min. Première diffusion : . 11 saisons. Fantastique et science-fiction.

    Série de Chris Carter avec Gillian Anderson, David Duchovny, Mitch Pileggi

    Unique, avant-gardiste, indémmodable, souvent grandiose, et, dans son registre, indépassable. Pratiquement tout dans les X-Files est iconique : la foi et la quête de vérité avec Mulder, le scepticisme et l'attachement au rationnel avec Scully, le fantasme moderne d'un apparatus militaro-politico-financier impassible et tout-puissant avec le Smoker, etc. La photographie remplie d'ombres, et la lumière terne et pluvieuse des extérieurs à Vancouver. La musique de Mark Snow. La performance tout aussi originale de David Duchovny (pas un grand acteur, mais doté d'un joli charisme pleinement exploité ici), et celle, sous la forme d'une irrésistible montée en puissance de la saison 1 au milieu de série, de Gillian Anderson (une grande actrice mésestimée). Même le dernier quart du show, totalement casse-gueule, un peu paumé narrativement et flanqué d'un Robert Patrick pas totalement à son aise, s'apprécie sans mal. Tout dans ce show est tellement monolithique qu'on oublie sans mal son series finale totalement foiré, et ses médiocres adaptations ciné. Ouais, à ce point.
  • 5
    Bande-annonce

    The Leftovers (2014)

    55 min. Première diffusion : . 3 saisons. Fantastique et drame.

    Série de Damon Lindelof et Tom Perrotta avec Justin Theroux, Carrie Coon, Amy Brenneman

    Faisons simple. Première saison, sixième épisode, vers la fin, plus précisément lorsque Nora se retrouve dans la même pièce que le gourou en cavale, et qu'elle lui demande de "prendre" sa douleur : une des plus grandes scènes de l'histoire de la fiction télé. The Leftovers a des défauts indéniables. Mais ce genre de fulgurances tétanisantes, plus la musique de Max Richter, plus la distribution, plus le fait que ça ne ressemble à RIEN qui a été fait jusqu'à présent = rien à foutre. Ça tue. Update été 2017 : pas encore vu la saison 3, mais ça ne saurait tarder.
  • 6
    Bande-annonce

    BOSS (2011)

    1 h. Première diffusion : . 2 saisons. Policier et drame.

    Série de Farhad Safinia avec Kelsey Grammer, Connie Nielsen, Hannah Ware

    Avoir annulé cette série intense et baroque (aux côtés de laquelle des shows politiques pourtant bien troussés comme House of Cards font bien pale figure) après sa seconde saison relève du crime contre l'humanité. Il y a la Shoah, et juste derrière, il y a ça. Ma tentative d'ouverture d'une récolte de fonds en ligne pour envoyer des tueurs à gage moldaves chez les exécutifs de cette chaîne de larves putrides qu'est Starz a échoué. C'est un échec, un terrible échec. Je n'ai plus qu'à noyer dans le martini mon irrépressible chagrin de ne plus voir Kitty O'Neil, même avec des habits, hein (enfin, quelques uns).
  • 7
    Bande-annonce

    Battlestar Galactica (2003)

    45 min. Première diffusion : . 4 saisons. Drame et action.

    Série de Glen A. Larson et Ronald D. Moore avec Edward James Olmos, Mary McDonnell, Katee Sackhoff

    Sous l'influence d'une honte et totalement illégitime, votre serviteur mettrait presque ce choix sur le compte de sa geekité consubstantielle. Ce serait oublier que d'une, il s'est déjà décrédibilisé avec Fringe auprès des pisseux aspirants-cérébraux des salons de thé numériques ; et de deux, le space-opera n'est pas une sous-catégorie, de la même façon que la SF n'en est pas un en littérature. Drama militaire et récit d'aventures udiovisuellement grandiose (merci à la BO de Bear McCreary), viewer-friendly au possible, composée d'un bestiaire de personnages réussis et de gimmicks légendaires, et accompagné d'une confortable dose d'intrigues politiques et de considérations métaphysiques en arrière-plan, BSG est un spectacle total, et ce en dépit d'un series finale malheureusement raté (comme dans 95% des cas). L'échec cuisant de son premier spin-off (l'insipide Caprica) et l'invisibilité de son second (Blood & Chrome) ne lui donnent que plus d'importance. Nota bene : cette évaluation omet le téléfilm The Plan, parfait exemple de remplissage arnaqueur que je croyais avoir déjà oublié.
  • 8
    Bande-annonce

    Fringe (2008)

    45 min. Première diffusion : . 5 saisons. Science-fiction, thriller, policier et drame.

    Série de Alex Kurtzman, Roberto Orci et J.J. Abrams avec Anna Torv, Joshua Jackson, John Noble

    Il n'a pas fallu plus d'une saison au show pour se trouver, et se démarquer définitivement des indéboulonnables X-Files, auxquelles l'auront pourtant associé jusqu'au bout les puristes nostalgiques et les paresseux médisants : à l'inconnu glacé et à l'atmosphère crépusculaire du premier succède le romanesque lumineux du second. Sa plus admirable réussite réside à mon sens dans sa brillante mythologe (malgré ses quelques failles et facilités, oui), et ses personnages : si Fringe ne propose rien d'iconique à la hauteur d'un Fox Mulder (comment peut-on faire plus catchy qu'un "Fox" ?), il peut au moins se féliciter des uniques Olivia Dunham (brillante Anna Torv - que l'on puisse s'arrêter à sa blondeur restera pour moi un mystère) et Walter Bishop. Bien entendu, la saison 5 n'a jamais existé.
  • 9
    Bande-annonce

    Twin Peaks (1990)

    45 min. Première diffusion : . 3 saisons. Policier et drame.

    Série de David Lynch et Mark Frost avec Kyle MacLachlan, Michael Ontkean, Mädchen Amick

    "Harry... you are all right !" (avec le pouce levé)

    Lynch champêtre, ou quelque chose qu'on ne retrouverait plus par la suite. Le thème principal de Badalamenti, kitschissime dans ses arrangement et sa répétition incessante, mais aussi, contre toute attente, incroyablement émouvant dans les moments clefs. MacLachlan, inconcevable dans un rôle de méchant, après avoir composé l'agent du FBI le plus sympa (et space) de l'univers. Son amitié étrangement spontanée avec le shériff Truman. Le nain précurseur faisant des claquettes, et Ray Wise chantant des classiques des fifties. Last but not leaest, les femmes de Twin Peaks, et plus précisément le trio Lara Flynn Boyle / Sherylin Fenn / Mädchen Amick, à côté duquel l'écrasante majorité du reste de la population féminine mondiale a le sex-appeal d'un cochon d'Inde. Lynch version télé, c'est Lynch au top.
  • 10
    Bande-annonce

    The Good Wife (2009)

    45 min. Première diffusion : . 6 saisons. Policier et drame.

    Série de Michelle King avec Taye Diggs, Julianna Margulies, Archie Panjabi

    Spectaculaire surprise. TGW démarre comme un "procedural" de qualité doté d'une réalisation élégante et d'un bon niveau de production (les décors sont tout aussi élégants), et porté par une interprétation solide comme seuls les Américains sont capables d'en proposer sans avoir l'air de faire trop d'efforts. Très vite, on voit l'intérêt d l'arc narratif avec la good wife, le mari baladeur, etc., mais on se dit que ça n'ira pas bien loin, cause CBS. Et en fait, si. Au-delà des "cases of the week" généralement bien fichus, et du caractère TRÈS divertissant des dialogues aussi brillants dans l'humour que dans le drama-choc, on se trouve rapidement et totalement accroché par les intrigues politiques qui traversent la série, et ne cesseront de prendre de l'ampleur au fil des saisons. On réalise alors que TGW n'est pas vraiment une série judiciaire classique. Elle s'intéresse davantage aux négociations inter-avocats qu'aux envolées théâtrales de prétoire. Mais ça va plus loin : TGW est un show sur les intrigues, dans un univers dont l'âme risque à tout moment d'être corrompue par l'ambition, la gloire, la paranoïa du sommet, la politique, et qui offre au public une galerie de personnages aussi brillants que leurs acteurs (l'intense Josh Charles - qui l'eût cru ? -, la sensationnelle Baranski, Archie Panjabi et Alan Cumming en "effets spéciaux", Chris Noth et sa parfaite gueule de politicien... et bien sûr, la good wife, personnage des plus ambigus joué par une Julianna Margulies transfigurée). Et la formidable constance de l'écriture impressionne d'année en année : en dehors d'un égarement regrettable en saison 4 (avec le mari-petite frappe de Kalinda), on ne subira aucun personnage caricatural (chacun a son heure de gloire, et plus si affinité), aucune sous-intrigue bidon, tout sera fluide et séduira l'intelligence. Enfin, vient la saison 5, fulgurant bond en avant formel (la caméra s'emballe parfois comme dans un Scorsese, cf. le season premiere) et musical (David Buckley passe de la musique d'ambiance classieuse inoffensive à l'orchestral exaltant), générateur de deux énormes coups de boost narratifs et d'une des meilleures heures de télévision de l'histoire (le furieux 5x05). Une série qui se bonifie avec le temps, qui dit mieux ? C'est à elle que le show doit sa place dans ce top 10.
  • 11
    Bande-annonce

    Rome (2005)

    1 h. Première diffusion : . 2 saisons. Drame et action.

    Série de Bruno Heller avec Kevin McKidd, Ray Stevenson, James Purefoy

    J'ai du mal à considérer ce chef-d'oeuvre sans concession comme une série télé, plutôt que comme une sorte de film-fleuve pantagruélique (non, même pas un téléfilm de luxe)... d'où son absence dans mon Top 10. Mais bon, dans quelque chose d'aussi confortable qu'un top 20, il serait idiot de s'en priver. Et puis le Marc-Antoine de James Purefoy le vaut bien.
  • 12
    Bande-annonce

    Fargo (2014)

    50 min. Première diffusion : . 3 saisons. Thriller, policier et drame.

    Série de Noah Hawley avec Ewan McGregor, Billy Bob Thornton, Martin Freeman

    Du très haut niveau, porté par un créateur et showrunner de talent (qui transformera l'essai rapidement après avec la série Marvel la plus réussie, Legion). La première saison, la plus proche du film, est littéralement sensationnelle, ce dès le pilote, essentiellement grâce à l'abattage d'un Martin Freeman parfait en médiocre dépassé et à l'antagoniste Lorne Malvo, un des plus beaux méchants que la télévision ET le cinéma aient proposés de mémoire récente (du niveau d'un Anton Chirugh... même nom culturellement non identifiable), et interprété par un Billy Bob qui prend clairement son pied (voir la fameuse réplique "there be dragons" à la fin du pilote). La deuxième saison a essuyé un lot de critiques prévisibles dans toute série anthologique (quoique bien moins virulentes que celle de True Detective !), généralement en raison de l'absence de Billy Bob et de son identité très différente (exit les touches quasi-mystiques de la saison 1), mais apporte quelque chose de différent mais d'aussi intéressant avec son récit plus réaliste de clan de rednecks mafieux (qui rappelle un peu la saison 2 de Justified) et sa BO 70s tonitruante, sans oublier la prestation magnifique de Kirsten Dunst. Hélas, l'inégale troisième saison entache un peu le tableau (un Ewan McGregor en maillon faible, un méchant caricatural, un scénario par moment faiblard et pas très concentré...), mais le tout est rattrapé par le casting féminin (qu'espérer de mieux que Carrie Coon et la toujours délicieuse MEW, surtout lorsqu'elle montre ses fesses de non-anorexique ?) et quelques fulgurances (l'épisode à Vegas, l'évasion avec le tueur sourd-muet...). Pas parfait, donc, mais quelle série l'est ?
  • 13
    Bande-annonce

    American Crime Story (2016)

    50 min. Première diffusion : . 2 saisons. Policier et drame.

    Série de Scott Alexander et Larry Karaszewski avec Cody Fern, Dennis Quaid, Matthew Broderick

    Si l'affaire OJ Simpson, magnifiquement immortalisée l'année dernière par la série-docu-fleuve OJ Made in America, ne me passionnait pas depuis longtemps, j'aurais sans doute zappé cette série, n'étant pas DU TOUT fan de Ryan Murphy (Nip/Tuck, Glee, Scream Queen, au secours... la plus présentable American Horror Story ayant fini par me saouler en cours de saison 2). Grand bien m'a fait d'être d'humeur... c'est exceptionnel. Exceptionnel à tel point qu'on ne trouve qu'UNE critique à faire : celle de l'étrange décision d'avoir confié le rôle-titre à Cuba Gooding Jr, acteur pas mauvais du tout qui livre une performance solide, mais physiquement trop éloigné du "Juice". C'est certes considérable, mais d'une, on le répète, "c'est tout" (même John Travolta en Shapiro est génial !) ; de deux, le personnage est loin d'être de toutes les scènes. Au contraire, à la limite. Non, si l'on doit placer deux personnages au centre, ce serait plutôt Clark et Darden, les deux avocats de l'accusation, interprété MAGNIFIQUEMENT par Sarah Paulson et la révélation Sterling K. Brown (qui méritaient tous deux leurs prix). Mais bien sûr, avec un tel sujet, garni de caractères aussi excentriques que bien trempés, difficile d'isoler qui que ce soit. Difficile d'ignorer Courtney B. Vance, impérial dans le rôle de l'ignoble Johnnie Cochran. C'est de ce dernier, et de l'opposition quasi- philosophique entre lui et les deux personnages précités, que vient toute la force dramatique de la série, et de l'affaire, aurais-je envie de dire, en ce qu'ils cristallisent le meilleur et le pire, la substance morale et la politique, d'une histoire qui aura très, très vite dépassé le simple sort de Simpson. La série a saisi tout ce qu'il fallait de ce sinistre spectacle, tout le cynisme, toute la veulerie, toute l'idiotie, toute la naïveté, aussi (faisant au passage une belle critique des "identity politics", étonnante venant de créateurs "liberals"). On sort du spectacle comme il se doit : lessivé et enragé (car que l'on soit d'accord, OJ était coupable...), mais aussi, cette fois-ci, impressionné par la qualité de la reconstitution.
    PS : on recommandera le docu monumental de National Geographic LA 92 à quiconque veut en savoir plus sur ce qui a rendu possible l'affaire OJ Simpson.
  • 14
    Bande-annonce

    Narcos (2015)

    50 min. Première diffusion : . 3 saisons. Policier, drame et action.

    Série de José Padilha, Doug Miro et Carlo Bernard avec Wagner Moura, Pedro Pascal, Boyd Holbrook

    Une seule chose à dire : Wagner Moura. Royal dans la peau d'Escobar, alors qu'il ne parlait même pas la putain de langue six mois plus tôt (je sais, WTF). Bon, allez, quelques unes en plus : les deux premières saisons, sur le fascinant trafiquant, sont un modèle de divertissement basé sur des faits réels en ce qu'elles suscitent, à chaque épisode, la perplexité d'un spectateur se demandant "si ça s'est bien passé comme ça, dans la réalité" (avant de réaliser, Google aidant, que oui). Par leur association intime au personnage, pour le meilleur only, ces deux saisons, construites la première sous la forme d'une success story improbable, la seconde sous une forme crépusculaire aussi douloureuse qu'intense (le sentiment de déchéance aura rarement été aussi clair...), constituent quelque chose d'unique, dont on se demande si la saison 3, expurgée d'Escobar, parviendra à rivaliser. Surtout que les deux flics au "centre" de la série ne forment pas le duo le plus efficace de la télévision (la faute aux scénaristes, qui ont sacrifié le personnage de l'Amerloque, interprété par Boyd Holbrook, pour se consacrer à Escobar et faire du topissime Pedro Pascal le seul "vrai" protagoniste). Edit : succès. Exit Holbrook, ne reste plus que le bien plus solide Pedro Pascal face à un nouveau cartel qui, s'il n'est pas porté par un bigger-than-life hijo de puta, ne manque pas de caractères bien trempés et solidement interprétés. Le niveau est maintenu, la brutalité n'a pas fini son règne, je continue d'en être.
  • 15
    Bande-annonce

    Le Bureau des Légendes (2015)

    55 min. Première diffusion : . 4 saisons. Thriller et drame.

    Série de Eric Rochant avec Mathieu Amalric, Artus, Mathieu Kassovitz

    Et oui, une série française dans le tiers supérieur de cette liste. Pourquoi se refuser un tel plaisir, surtout quand on voit le travail de titan que cela a demandé à Rochant et à Studio Canal, de nous pondre, pour la télévision française, un spectacle à la fois a) convaincant à l'écran, b) interprété solidement, c) réalisé sans effets à deux balles (n'oublions pas le culte du réalisateur caractériel, qui a fait de gros dégâts dans bien des séries comme Mafiosa...), et d) produit à la cadence américaine d'une saison de douze épisodes par an ? En gros, aux antipodes de la fiction télé française (même celle produite par Canal) ? On n'a pas mentionné la qualité de l'écriture car c'est LE point où l'on n'a pas à rougir, mais avec le Bureau, des saisons 1 à 3, c'est du grand art, digne du grand Les Patriotes, de Rochant (déjà sur les espions). C'est bien simple : la série est ce qu'on a vu de mieux au rayon espionnage, même par rapport aux Amerloques, parvenant à proposer un récit et un univers réaliste/crédible sans se rendre austère ou soporifique (en gros, à rappeler que la réalité peut être aussi passionnante...), se plaçant aux antipodes des très romantiques 24 et Homeland, avec leurs Pakistanais parlant anglais entre eux pour le confort du public. C'est exigeant, et ça se mérite. La qualité de production est là, que ce soit dans les bureaux parisiens, dans le bruyant Maghreb, ou dans l'angoissant Proche-Orient, on vibre aux aventures de personnages authentiques, et l'interprétation est de grande qualité, de Kasso (fait pour un tel rôle) à la très belle Zineb Triki dans le rôle complexe de Nadia, en passant par Darroussin, et même la fille Giraudeau (tant qu'on supporte sa voix)... Bref, du haut niveau qui mérite son acquisition en BR.
  • 16
    Bande-annonce

    Community (2009)

    25 min. Première diffusion : . 6 saisons. Comédie.

    Série de Dan Harmon avec Joel McHale, Danny Pudi, Alison Brie

    Oooooh le délicat sujet à aborder de la sitcom trop talentueuse pour être qualifiée de sitcom, qui aurait été bombardée au top de cette liste à la fin de sa prodigieuse 2ème saison, puis au médiocre milieu à la fin de sa catastrophique 4ème, pour finalement revenir à une bonne note en fin de course, notamment grâce au retour de son créateur ! Enfin, même si elle avait été mal branlée du début à la fin, lui coller moins de 5 aurait été humainement impossible parce qu'Alison Brie. Mais c'est une affaire un peu à part. On promet de développer un peu un de ces quatre.
  • 17
    Bande-annonce

    Breaking Bad (2008)

    45 min. Première diffusion : . 5 saisons. Thriller, policier et drame.

    Série de Vince Gilligan avec Bryan Cranston, Aaron Paul, Anna Gunn

    Jadis en sixième position de cette liste, le sardonique BrBa a chuté de quatre places depuis sa quatrième saison, où la pesanteur du show et la lenteur d'exécution de son intrigue sont passées du statut de "marques de fabrique" à celui moins enviable d'excuses au remplissage, à l'apathie, et parfois à la répétition. Alors que l'on s'entendent bien, BrBa en petite forme reste supérieur à la majorité de la fiction télé US. Mais autant la saison 4 avait le génialissime dénouement du duel White/Fring, autant la cinquième (ou cinquième, partie 1... *rires*) n'a pas grand chose de mémorable à offrir, et assure à peine le quota minimum de fulgurances BrBadesques. Par ailleurs, l'entourloupe grotesque de la division en deux de la dernière saison n'aura pas joué en sa faveur. Après ces légers cafouillages permettant de prendre un peu de recul et de voir combien la série n'est pas le monument de perfection tant loué par la critique et les fan-atiques (cf. certaines facilités scénaristiques, et un traitement assez limité des personnages secondaires), on était en droit d'attendre une deuxième partie monumentale, qui aurait fait oublier tout le reste, et hissé BrBa dans le top 5 de cette liste. Ce n'est, hélas, qu'à moitié réussi : on tient encore un spectacle techniquement et esthétiquement impressionnant, magistralement interprété, mais également obsédé par sa démesure, bouffi d'autoréférences, et suffisamment égocentrique pour devenir tout à fait prévisible (d'avance, on sait que BrBa "va faire du BrBa"). C'est dommage. On n'est cependant pas suffisamment dégouté pour virer la série de cette liste.
  • 18
    Bande-annonce

    Ashes to Ashes (2008)

    55 min. Première diffusion : . 3 saisons. Drame, policier, thriller et fantastique.

    Série de Matthew Graham et Ashley Pharoah avec Daniel Mays, Philip Glenister, Keeley Hawes

    A2A est le méconnu spin-off (jamais édité, ni même diffusé en France) du génial show britannique Life on Mars, qui contait les aventures glucoses d'un flic du XXIème siècle renvoyé dans les années 70 après un accident de voiture (est-ce un rêve, ou est-ce la réalité ? etc.). Remplacez les déglinguées seventies par les criardes eighties, le personnage principal halluciné par une psy de la police londonienne un peu aristo, et le rock par le synthé de la décennie suivante dans une BO tonitruante ; parallèlement, gardez le boss de la première série, joué par le génial Phil Glenister ; et ça donne... quelque chose d'encore plus réussi et abouti. L'alchimie entre le "gov" joué par Glenister, caricature établie de flic misogygne et xénophobe (représentant un peu l'ancien monde), et la très libérale et raffinée Alex Drake (magnifique et appropriée Keeley Hawes) agit comme un moteur prodigieux. A la fois cop show, polar psychologique, thriller fantastique, et comédie dramatique à l'humour souvent irrésistible (notamment via le duo guignolesque de deux flics souvent nuls à leur job), Ashes to Ashes est à la hauteur du hit de Bowie.
  • 19
    Bande-annonce

    Rectify (2013)

    45 min. Première diffusion : . 2 saisons. Drame.

    Série de Ray McKinnon avec Aden Young, Abigail Spencer, J. Smith-Cameron

    On attend la fin de la saison 2 avant de se prononcer, et, si la qualité se maintient, monter cette série dans le classement... Mais ce qu'on a vu jusque là (03/07/2014), sous des dehors aussi faussement placides que le bouleversant personnage central, est d'une puissance dramatique et d'une intensité émotionnelle impressionnantes. L'interprétation a beau tutoyer les firmaments (on pense, en plus de la révélation Aden Young, à la sublime Abigail Spencer - et sa chevelure d'un autre monde - dans le rôle de la soeur casse-cou et à J.Cameron-Smith dans le rôle de la mère blessée), et l'idée de base générer une quantité de situations forcément intéressantes, c'est l'écriture de Rectify qui met K.-O. : rarement aura-t-on vu drama si avare en loupés et fautes de goût. Tout est juste, tout est dur, tout est beau. La meilleure preuve : le personnage de Tawney, jeune épouse au foyer born again ne loupant pas une occasion pour parler de Dieu, qui passe rapidement de pot-de-fleur très probablement insupportable à... femme trop aimante et naïve, sans doute, mais surtout bonne, et douce (la beauté discrète de la mini-blonde Adelaide Clemens mue en quelque chose d'étrangement moins discret par la suite) ; tout, sauf une de ces caricatures de dévots qui pullulent dans les dramas US urbains et libéraux. Il fallait au moins ça pour faire apprécier (encore plus adorer !) un tel personnage à l'auteur de ces lignes, agnostique généralement irrité par le moindre débordement prosélyte. Il fallait au moins Rectify.
  • 20

    Dr House (2004)

    House, M.D.

    45 min. Première diffusion : . 8 saisons. Drame.

    Série de David Shore avec Hugh Laurie, Robert Sean Leonard, Omar Epps

    Si quelqu'un ne s'attendait pas à tomber en arrêt devant une pareille série, c'était bien moi : d'abord, c'était un show hospitalier, soit pas exactement le genre le plus intellectuellement émoustillant, et esthétiquement terne, entraperçu sur TF1 ; ensuite, c'était de la bonne formule épisodique bien grasse, avec un patient par semaine, parsemé de . Mais après six mois de brimades et de sévice de la part d'un ami accro hardcore se tuant à m'expliquer que ça n'avait rien à voir avec Urgences, j'ai fini par céder, et y jeter un oeil. Et en effet, House MD est tout ça : esthétiquement pas bien folichon et irrécupérablement épisodique, MAIS... en foutrement bien écrit (tout passe avec du talent), et foutrement amusant, et flanqué par-ci, par-là, de gros morceaux de bravoure scénaristiques. Que dis-je, aux alentours des saisons 4 et 5, soit l'acmée du show, le public a droit à quelques épisodes diablement impressionnants, comme le double-season finale de la quatrième. J'avais sous-estimé le brio du personnage-titre, et l'épaisseur des personnages secondaires. Tout fonctionne à merveille (sinon dans un dernier quart en petite baisse de régime). En d'autres termes, à l'adresse de ceux qui, comme moi auparavant, confondraient les deux, ce n'est pas Grey's Anatomy.
  • 21
    Bande-annonce

    Game of Thrones (2011)

    55 min. Première diffusion : . 8 saisons. Fantastique, drame et action.

    Série de David Benioff et D.B. Weiss avec Peter Dinklage, Lena Headey, Emilia Clarke

    J'avais arrêté à la quatrième saison : le standing de production était toujours mirobolant, les acteurs, la mise en scène, tout ça, j'étais d'accord, mais tout ce que je finissais par voir, c'était un jeu de massacre en fin de compte assez prévisible, et plutôt antipathique. Puis à la fin de la saison 6, des proches ont insisté pour que je rattrape mon retard. Devant un peu de temps libre, j'ai accepté. Saison 5 : pas convaincu, à l'exception bien sûr de Hardhome. Saison 6 : mmmh ça s'accélère, intéressant... épisode 7... épisode 8 tout ça s'emboîte bien, ma foi... épisode 9+10 à la suite : orgasme sériphilique. Deux plus grandes heures de télé jamais produites dans l'histoire de l'univers. Je suis de nouveau accroché. Que dis-je ? Pour la première fois, VRAIMENT. Update été 2017 : Bon, vu la tant attendue saison 7. Résultat des courses : pas vraiment à la hauteur des attentes, voire pas du tout, la faute à un récit complètement torché à cause a) d'un nombre d'épisodes réduits, et b) de créateurs en mode pilote automatique pour fanbase, privilégiant l'effet "waouh" (ce qui donne quelques scènes géniales, puisque la production est remarquable et les réalisateurs archi-compétents) à la complexité des intrigues et la nuance psychologique (rendant par exemple parfaitement stérile le "couple" Jon/Daenerys, que les scénaristes n'ont pas pris le temps d'écrire, et auquel on ne croit donc pas une seconde). Pendant six ans, le principe reproche que j'aurai fait à GoT était qu'il prenait trop son temps ; cette année, je lui aurai fait le reproche inverse. Je regretterais presque de ne pas être un fanboy.
  • 22
    Bande-annonce

    Justified (2010)

    45 min. Première diffusion : . 6 saisons. Policier, drame et action.

    Série de Graham Yost avec Amaury Nolasco, Rebecca Metz, Michael Ironside

    De prime abord, Justified ne paie pas de mine : un cop show au format épisodique standard se distinguant juste par un louable effort de coolitude, avec son charismatique lead-cowboy et ses piques bien senties. Puis, lentement mais sûrement, le personnage de Boyd Crowder (joué par le sensationnel Walton Goggins, qui avait déjà douloureusement brillé en Shane dans The Shield) prend de l'importance, et une double-dynamique s'installe, bien plus intéressante. L'écriture se complexifie. Les relations entre les différents personnages se révèlent plus complexes que ne laissaient paraître la coolitude et les piques bien senties. Et en plus de tout ça, cette fameuse foutue coolitude ne perd rien de son pouvoir d'excitation, au contraire. Puis en saison 2, l'épisodique cède peu à peu la place au serial, avec l'arc du clan Bennett, qui permet à Justified de tutoyer des poids lourds comme la famille Sobotka de The Wire (Emmy bien mérité pour Margo Martindale). Puis en saison 3, l'inénarrable Quarles fait son apparition, confirmant la capacité du show à se renouveler sans perdre sa voie initiale, et à garder en état de tension son petit microcosme poussérieux de citadins désabusés et de rednecks hargneux. Diablement divertissant, Justified est un spectacle trois étoiles qui mérite d'être découvert.
  • 23
    Bande-annonce

    True Detective (2014)

    1 h. Première diffusion : . 3 saisons. Policier et drame.

    Série de Nic Pizzolatto avec Mahershala Ali, Carmen Ejogo, Stephen Dorff

    À moins d'être totalement réfractaire au genre ou de tenir absolument à se distinguer de la majorité, Il est difficile résister, en toute bonne foi, aux arguments d'acier de TD. Dès le générique, peut-être le plus beau jamais conçu dans l'histoire des séries, on se dit que ça va avoir de la gueule (écouter Far From Any Road et mourir !). Et en un échange, survenant très tôt dans le pilote, entre Hart, pragmatique et jovial M. Tout-le-monde simplement équipé d'un flingue, et Cohle, fusion intimidante de l'obsession maladive et du nihilisme dépressif, donnant au show des airs de buddy-movie des ténèbres, on est sûr que ça va être grand. Ça l'est, dans les grandes lignes. Harrelson est impeccable, McConaughey fait son show. On est en plein cinéma. L'atmosphère est pesante et hypnotique, incarnation filmique du lyrisme chagrin des Doors (à faire passer BrBa pour Space Mountain !), mais le cadre est rempi à ras-bord, les dialogues sophistiqués, le théâtre humain impitoyable (voir les relations entre Hart et son épouse, interprétée par une Michelle Monaghan transfigurée), et la mécanique narrative unique, entretenant un suspense brillant jusqu'au dernier épisode. Alors, un mot concernant ledit dénouement, qui prive TD d'au moins point : comme souvent, il n'aura pas été à la hauteur de ce qui a précédé, décevant les attentes (filière de criminels à grande échelle ?) avec un final réducteur rappelant les films de tueurs en série post-Se7en du genre Kiss The Girls. Mais bon, ça n'entame pas la brillance de ce qui a précédé. Ni le souvenir des fesses de déesse d'Alexandra Daddario. Fallait pas les oublier, celles-là.
    Update saison 2 : Je ne partage pas vraiment le virulent retour de bâton dont cette dernière a été victime, souvent de la part de fans à l'émotivité d'adolescente, aussi prompts à encenser démesurément qu'à enterrer impitoyablement. En fait, cette saison est un peu le négatif photo de la première : ça commence plutôt mal, l'intrigue ne captive pas, les personnages ne convainquent pas, et ça dure, un, deux, trois épisodes... puis vient un impressionnant morceau de bravoure qui change la donne, qui étoffe chaque personnage, et le show monte en puissance jusqu'à une conclusion aussi noire (on insiste bien là-dessus...) que satisfaisante (tout est bouclé, les personnages ont évolué, le pot-aux-roses ne déçoit même pas !). Au passage, Vince Vaughn est étonnamment génial en gangster qui ne s'assume pas.
  • 24
    Bande-annonce

    Deadwood (2004)

    1 h. Première diffusion : . 3 saisons. Western, policier et drame.

    Série de David Milch avec Kristen Bell, Sarah Paulson, Timothy Olyphant

    Pour les dialogues de David Milch, complexes, racés, et aussi méchants qu'Orangina Rouge ; la reconstitution quatre étoiles de l'Ouest avant la civilisation, où la saleté grouillante de l'époque ressort admirablement, un peu à l'image du The Proposition de John Hillcoat ; l'interprétation Emmy-compatible de Robin Weigert dans le rôle touchant et méconnaissable de Calamity Jane, et celle de Brad Dourif dans un immense rôle de doc blessé par son humanité ; et, naturellement, le grand Ian McShane. On regrette son annulation à la fin de la saison 3 : aucune série sur le Far West n'est parvenue à l'égaler par la suite (certainement pas Hell on Wheels).
  • 25
    Bande-annonce

    Band of Brothers - Frères d'armes (2001)

    Band of Brothers

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série, drame, action, historique et guerre.

    Série de Stephen Ambrose, Tom Hanks et Steven Spielberg avec Damian Lewis, Ron Livingston, Donnie Wahlberg

    Pas grand chose à dire de ce show. Si un terme doit le définir, c'est archi-solide (ok, ça fait deux), sorte de version extra-longue d'Il faut sauver le soldat Ryan, le gigantisme des scènes de guerre remplacé par une étude de caractères très juste permettant, in fine, nombre de moments émotionnellement forts. Et puis, c'est quand même impressionnant visuellement, a fortiori pour une série de cette époque (24 commençait à peine...). Ce n'est juste pas mon registre préféré. Mais autant dire que c'est un régal pour les amateurs.
  • 26
    Bande-annonce

    Sleeper Cell (2005)

    1 h. Première diffusion : . 2 saisons. Policier, thriller et drame.

    Série de Ethan Reiff et Cyrus Voris avec Michael Ealy, Oded Fehr, Henri Lubatti

    Sleeper Cell est une sorte de Homeland 0% de matière grasse, dont l'approche du terrorisme islamique ressemble plus à du The Wire qu'à du 24. C'est fort, cru, bien plus nuancé/ambigu dans sa représentation de l'Islam (qui trouve un écho dans les tiraillements psychologiques de son héros... agent ET musulman), sans concession au point d'être rédhibitoire aux yeux de certains. Je n'ai jamais trop su quoi faire de cette série, qui est à la fois infiniment respectable, et pas super PLAISANTE à regarder. Mais voilà : après avoir subi les dernières mauvaises saisons et le series finale catastrophique de feu-Dexter, votre serviteur a décidé de le virer de son top 20, et un slot s'est libéré... il aurait été idiot de ne pas en profiter. Pour Michael Ealy aussi, qui livre une performance magnifique.
  • 27
    Bande-annonce

    GLOW (2017)

    G.L.O.W.

    30 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie.

    Série de Carly Mensch et Liz Flahive avec Alison Brie, Betty Gilpin, Britney Young

    Le show le plus attendu de l'année 2017 in my books. Assumons-le : la présence d'Alison Brie, peut-être la fille à la fois la plus drôle ET la plus canon que la comédie US ait en rayon actuellement (voir Community et mourir), a beaucoup joué. Plus la perspective de la voir dans un rôle a) dramatique, b) exigeant un relooking 80s, et c) portant la promesse de scènes sexy (nous ne sommes que des humains, comme dirait Robocop). Résultat : formidable sur tous les plans à l'exception d'un des plus attendus, puisque les scènes de nu de l'actrice sont d'une nullité extrême (au réalisateur et au chef op : vous avez Alison Brie à poil devant votre caméra, faites pas vos tarlouzes). Et pourtant, même le pervers pépère en moi a adoré, c'est dire la qualité du show, formidable petite histoire d'accomplissement de soi (même si ça fait tarte) aussi forte dans la comédie que dans le drama, formidable portrait de groupe aussi cartoonesque que terriblement humain, ode vibrante aux permanentes, et occasion de trois performances en béton armé, celle d'Alison Brie bien sûr, celle de la bombe Betty Gilpin (clairement la révélation du show), et celle totalement inattendu de Marc Maron, d'une authenticité rare dans ce rôle de réalisateur déglingué apprenant à assumer son rôle de patriarche. La mise en scène compense son relatif manque de caractère (qui déteint parfois sur le choix musical, assez cliché) par l'énergie précitée, et l'éminente originalité du tout signe le contrat : vous n'avez rien vu de pareil, et en sortirez avec l'envie d'en voir plus. À ce sujet, on regrettera justement le choix du format (30 minutes), pas vraiment justifié puisque Glow n'est pas une sitcom, et avait le potentiel dramatique pour tenir aisément un quart d'heure de plus par épisode (ce qui aurait également permis à la première saison d'avoir une conclusion plus satisfaisante)... autant dire que vous ne verrez pas le temps passer, pour le meilleur et pour le (moins) pire. Enfin, on prend quand même, hein...
    Edit été 2018 : la deuxième saison est aussi géniale que la première. Huit étoiles maintenues.
  • 28
    Bande-annonce

    Mindhunter (2017)

    55 min. Première diffusion : . 1 saison. Thriller, policier et drame.

    Série de Joe Penhall avec Jonathan Groff, Holt McCallany, Anna Torv

    C'est peut-être un peu guindé et manque parfois un peu de vie (notamment du côté du personnage interprété par Anna Torv), mais les "amateurs" de tueurs en série y trouveront leur compte, les fans du chef-d'oeuvre Zodiac y retrouveront son atmosphère vaguement lugubre et son obsession du détail, force est de reconnaître que ça a quand même une sacrée gueule du début à la fin, quant à l'intrigue avec Holden, le cœur de cette première saison... ? Comment ça paie. Com-ment-ça-paie. Ah oui, et la scène de l'ascenseur en fin d'épisode 4 est géniale, comme tout le monde le dit.
  • 29

    Jeux de pouvoir (2003)

    State of Play

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Thriller, policier et drame.

    Série de Paul Abbott avec John Simm, David Morrissey, Kelly MacDonald

    Pas un grand souvenir de ce show car vu une fois il y a dix ans, et parasité par celui de l'adaptation cinématographique pas totalement convaincante réalisée par Macdonald (avec Crowe et Affleck). Mais on s'en souvient comme d'un modèle de thriller politique digne des classiques américains des 70s. On se souvient de la féroce intelligence du scénario, mécanique d'une fluidité renversante qui réserve twist sur twist sans jamais exagérer, et ne laisse jamais le spectateur sur le carreau ; du fait que les personnages, tous très humains, ne s'éclipsent jamais derrière l'action ; de la distribution de luxe (Simm, Macdonald, Nighy, Glenister, Morrissey, McAvoy, ouf !)... La fin, cependant pas assez ambitieuse, ne manquera peut-être pas de décevoir un chouilla, mais le message sur la corruption du pouvoir et la manipulation médiatique sera passé, et le spectacle aura été total. La BBC n'est pas forcément synonyme de fiction télé stellaire, mais pour le coup, elle se sera placée dans le haut du panier.
  • 30
    Bande-annonce

    Chance (2016)

    45 min. Première diffusion : . 2 saisons. Thriller et drame.

    Série de Kem Nunn et Alexandra Cunningham avec Hugh Laurie, Ethan Suplee, Lisa Gay Hamilton

    Je n'en attendais pas grand chose malgré la présence de Hugh Laurie au casting ; j'avais tort, comme sans doute pas mal de monde. Avec la performance hallucinée de l'acteur, son atmosphère classieuse de "roman noir" (avec son environnement urbain inquiétant, bien que cela se passe à San Francisco !), et son enquête comme nulle autre (malgré le caractère archétypal de certains personnages comme la femme fatale), Chance est une des grandes surprises de l'année 2016. Mais ce qui l'a placé dans le peloton de tête, c'est le combo que forment D et son interprète Ethan Suplee, qui tombent TOUS DEUX de nulle part au bout de quelques épisodes - pas au sens où leurs personnages débarquent sans connexion avec l'histoire, mais où on n'attendait rien d'aussi intense de la part de cet acteur habitué aux seconds rôles un peu typés ni d'aussi singulier de la part d'un personnage au début secondaire. Ces deux éléments, et le duo improbable (comme le sont tous les duos intéressants) qu'ils forment avec le combo Laurie/Chance, font passer la série d'une intrigue d'apparence solide mais sans promesses sensationnelles (comme celles de Bosch) à un cauchemar éveillé parfaitement imprévisible (la seconde meilleure qualité de toute fiction bien écrite), quelque chose d'unique et d'hypnotisant, en bref, de super-addictif, ce à quoi l'on ne s'attend pas vraiment en démarrant la série. Et dans la saison 1, ça marche, dramatiquement, jusqu'au dénouement, pour changer. Si la saison 2 n'est pas aussi inspirée de bout en bout, décevant un peu dans son dernier quart, ça reste quand même de l'excellent niveau, porté par un Laurie qui a totalement intégré la dimension breakingbadesque de son personnage, et par le duo désormais parfaitement rôdé qu'il forme avec Suplee.