"Tes deux seins sont comme deux faons, comme les jumeaux d’une gazelle, qui paissent au milieu des lys."

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338 livres

par Aurea

Extrait du Cantique des cantiques, dit aussi Cantique de Salomon, livre de la Bible dont le titre en hébreu est שיר השירים, Chir ha-chirim.

Doux, fermes et ronds, menus ou généreux, c'est le plus bel atout des femmes, symbole de féminité, promesse de plaisir et de volupté, fantasme suprême qui fait de l'homme un enfant et de l'enfant un homme.

Ecrivains et poètes en ont célébré la beauté, chanté l'érotisme, en vers ou en prose, au travers d'oeuvres qu'ils ont marquées de leur talent (ou pas).

Aquarelle de Steve Hanks en couverture

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  • Le Cantique des Cantiques (1977)

    Sortie : septembre 1977. Poésie.

    Livre de Anonyme

    "Que tu es belle, que tu es agréable,
    O mon amour, au milieu des délices !
    Ta taille ressemble au palmier,
    Et tes seins à des grappes.
    Je me dis: Je monterai sur le palmier,
    J'en saisirai les rameaux !
    Que tes seins soient comme les grappes de la vigne,
    Le parfum de ton souffle comme celui des pommes,
    Et ta bouche comme un vin excellent,..."
  • Amours

    Amores

    Poésie.

    Livre de Ovide

    "Voici venir Corinne, la tunique retroussée , les cheveux flottants de chaque côté sur sa gorge si blanche. Telle la belle Sémiramis s'offrait aux caresses de son époux : telle encore Laïs accueillait ses nombreux amants. Je lui enlevai sa tunique, dont le fin tissu n'était du reste qu'un faible obstacle. Corinne, toutefois, résistait à s'en dépouiller; mais sa résistance n'était point celle d'une femme qui veut vaincre; bientôt elle consentit sans peine à être vaincue.

    Quand elle fut devant mes yeux sans aucun vêtement, pas une tache n'apparut sur son corps. Quelles épaules, quels bras il me fut donné et de voir et de toucher! Quel plaisir de presser ce sein fait à souhait pour les caresses! Quelle peau douce et unie sous sa belle poitrine! quelle taille divine! quelle cuisse ferme et potelée ! Mais pourquoi dire ici tous ses appas? Je n'ai rien vu que de parfait; et pas le moindre voile entre son beau corps et le mien. Est-il besoin que je dise le reste?"
  • Satires (1992)

    Sortie : septembre 1992.

    Livre de Juvénal

    Juvénal : fin du Ier siècle et début du IIe siècle.

    "En effet, elle a fixé un rendez-vous et désire être plus élégante que d'habitude; elle est pressée : c'est qu'on l'attend déjà dans les jardins, ou plutôt près du sanctuaire d'Isis la racoleuse. Sa coiffeuse, cheveux arrachés, épaules et seins nus, c'est la pauvre Psecas ! "
  • Kamasutra

    Kāmasūtra

    Vie pratique.

    Livre de Vatsyayana

    "Lorsqu'un homme applique sa poitrine contre les seins d'une femme et l'en presse, cela s'appelle l'embrassement des seins."
  • Le gita-govinda (1992)

    Sortie : .

    Livre de Collectif

    "Sur les dômes de ses seins gonflés il répand le musc brillant,
    Il prend des perles et les dispose en grappes d'étoiles,
    de son ongle il imprime une marque de lune.
    Dans les bois, le long des sables de la Yamuna,"
    L'ennemi de Mura (Krishna) consomme son triomphe.
  • L'ode au divin vacher (1996)

    Sortie : juillet 1996.

    Livre de Jayadeva

    Composé au XIIe siècle par le Bengali Jayadeva, auteur du Gita-Govinda, un poème lyrique sur les amours de Râdhâ et Krishna, considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de la poésie sanskrite.
  • Les contes de Canterbury (1400)

    The Canterbury Tales

    Sortie : 1400. Recueil de contes.

    Livre de Geoffrey Chaucer

    "La fille était forte et bien développée,
    Nez camus, les yeux clairs comme le verre,
    Les fesses rebondies, les seins ronds et hauts,
    Mais les cheveux superbes"
  • Roland furieux (1516)

    Sortie : 1516. Poésie.

    Livre de L'Arioste

    "Pour ravoir mon esprit, m'est avis qu'il n'est pas besoin que je m'élève dans les airs jusqu'au cercle de la lune, ou jusqu'au paradis ; je ne crois pas que mon esprit soit placé si haut. Il erre dans vos beaux yeux, sur votre figure si sereine, sur votre sein d'ivoire où s'étalent deux globes d'albâtre. C'est là qu'avec mes lèvres j'irai le poursuivre, si vous voulez que je le reprenne. "
  • Le bréviaire arabe de l'amour (2012)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Ahmad Ibn Souleiman

    Ahmad Ibn Souleiman né vers 1468 mort en 1534
    (écrit en turc, persan et arabe)

    "Toute femme à la sensualité ardente réagit promptement chaque fois qu’on la caresse. Elle a, en outre, une bouche petite aux lèvres purpurines, des seins fermes et pulpeux."
  • L'Adolescence Clémentine (1532)

    Sortie : 1532. Poésie.

    Livre de Clément Marot

    Outre le sonnet, qu'il a contribué à imposer, Clément Marot est l'inventeur d'un jeu littéraire : le blason. Blasonner, initialement, consiste à détailler et expliquer les armoiries d'un écu. Ici, les poètes rivalisent en chantant à leur tour telle ou telle partie du corps féminin...

    Le blason du beau tétin

    Épigrammes (1535)

    (Extrait)
    Tétin refait, plus blanc qu'un œuf,
    Tétin de satin blanc tout neuf,
    Toi qui fait honte à la rose
    Tétin plus beau que nulle chose,
    Tétin dur, non pas tétin voire
    Mais petite boule d'ivoire
    Au milieu duquel est assise
    Une fraise ou une cerise
    Que nul ne voit, ne touche aussi,
    Mais je gage qu'il en est ainsi.
    Tétin donc au petit bout rouge,
    Tétin qui jamais ne se bouge,
    Soit pour venir, soit pour aller,
    Soit pour courir, soit pour baller
    Tétin gauche, tétin mignon,
    Toujours loin de son compagnon,
    Tétin qui portes témoignage
    Du demeurant du personnage,
    Quand on te voit, il vient à maints
    Une envie dedans les mains
    De te tâter, de te tenir :
    Mais il se faut bien contenir
    D'en approcher, bon gré ma vie,
    Car il viendrait une autre envie.
    Ô tétin, ni grand ni petit,
    Tétin mûr, tétin d'appétit,
    Tétin qui nuit et jour criez
    «Mariez moi tôt, mariez !»
    Tétin qui t'enfles, et repousses
    Ton gorgias de deux bons pouces :
    A bon droit heureux on dira
    Celui qui de lait t'emplira,
    Faisant d'un tétin de pucelle,
    Tétin de femme entière et belle.
  • Les Amours (1552)

    Sortie : 1552. Poésie.

    Livre de Pierre De Ronsard

    Ces flots jumeaux de lait bien époissi
    Vont et revont par leur blanche valée,
    Comme à son bord la marine salée,
    Qui lente va, lente revient aussi.
    Une distance entre eus se fait, ainsi
    Qu’entre deus monts une sente égalée,
    En touts endroits de neige devalée,
    Sous un hiver doucement adouci.
    Là deux rubis haut élevés rougissent,
    Dont les raions cest ivoire finissent,
    De toutes pars uniment arrondis :
    Là tout honneur, là toute grace abonde :
    Et la beauté, si quelqu’une est au monde,
    Vole au sejour de ce beau paradis.

  • Oeuvres poétiques (1628)

    Sortie : 1628. Poésie et théâtre.

    Livre de Théophile De Viau

    Preste-moy ton sein pour y boire
    Des odeurs qui m’embasmeront;
    Ainsi mes sens se pasmeront
    Dans les lacs de tes bras d’yvoire.

    Je baigneray mes mains folastres
    Dans les ondes de tes cheveux,
    Et ta beauté prendra les vœux
    Des mes œillades idolatres.

    Ne crains rien, Cupidon nous garde.
    Mon petit Ange, es-tu pas mien ?
    Ha! Je voy que tu m’aymes bien:
    Tu rougis quand je te regarde.

    Mon petit Ange : Théophile de Viau (1590-1626)
  • 24 sonnets d'amour (1555)

    Sortie : 1555. Poésie.

    Livre de Louise Labé

    SONNET XII (Recueil écrit en 1555)


    Oh, si j'étais en ce beau sein ravie
    De celui-là pour lequel vais mourant :
    Si avec lui vivre le demeurant
    De mes courts jours ne m'empêchait envie :

    Si m'accolant me disait : chère Amie,
    Contentons-nous l'un l'autre ! s'assurant
    Que jà tempête, Euripe, ni Courant
    Ne nous pourra disjoindre en notre vie :

    Si de mes bras le tenant accolé,
    Comme du lierre est l'arbre encercelé,
    La mort venait, de mon aise envieuse,

    Lors que, souef*, plus il me baiserait,
    Et mon esprit sur ses lèvres fuirait,
    Bien je mourrais, plus que vivante, heureuse.
  • Le langage des tétons (2005)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Vincent Voiture

    Vincent Voiture (1597-1648)

    « Outre le langage qu’ils tiennent, ils font souvent parler ceux qui les voient […] Voilà si je ne me trompe le langage des tétons et quel est celui qu’ils font tenir et si celles qui les font parler voulaient prendre la peine de nous les montrer, ils nous expliqueraient des choses que nous ne savons peut-être pas. »

    "Sans jamais déchoir des règles strictes du beau parler cher à la Marquise de Rambouillet, dans la chambre bleue de laquelle se tenait Salon précieux, Aristipe fait sa cours aux tétons d’Axiane, leur demandant en secret qu’ils veuillent bien lui permettre un accès moins sommaire à la personne de leur maîtresse. L’échange épistolaire change de ton, l’on badine volontiers, il est question d’amour et d’invitations. Mais la belle est d’une constante froideur, « indifférente pour les hommes » et malgré le « panégyriques aux tétons » que dresse Aristipe, malgré des lettres qui ne s’adressent plus qu’aux seuls tétons de la belle, le bastion semble imprenable ! "
  • Fleur en fiole d'or (1610)

    金瓶梅词话

    Sortie : 1610. Roman.

    Livre de Anonyme

    "Dans la chambre,le couple se culbutait comme phénix amoureux, l'un sous l'autre à tour de rôle. Comme poisson dans l'eau,ils prenaient joie et plaisir. Sur l'oreiller cette femme se révélait en amour supérieure aux courtisanes,et de loin. Elle savait de mille façons aller au-devant de ses désirs. Ximen Qing,de son côté,s'activait en l'art de manier sa lance. L'un et l'autre étaient dans le meilleur âge de la galanterie. Ce qu'évoque le poème:

    Fraicheur de l'oreiller parmi les orchidées

    Pour le jeu délicieux de nos deux amoureux!
    A peine la chandelle goutte à l'envers,
    Que retombe dans la nuit la barque du rêve.
    Papillon coquin butine le pistil,
    Libellule monte,descend au fil de l'eau.
    Joie aux limites du plaisir indicible!
    La divine tortue crache l'eau dans la cible.
    Ximen Qing s'attarda jusqu'au soir chez Lotus-d'Or."
  • La chair comme tapis de prière (1693)

    Jeou-P'ou-T'ouan

    Sortie : 1693. Roman.

    Livre de Li Yu (1)

    Li Yu né en 1611

    "De ses vêtements, elle ne garda que sa culotte et la bande de toile qui lui comprimait les seins. Elle attendit que Wei-yang‑cheng portât les mains sur elle et voici ce qu'il fit. D'abord il la serra contre lui et, tout en l'embrassant sur la bouche, il acheva de la dénuder. Il s'aperçut que ses seins ne remplissaient pas la paume et quand on les relâchait, ils se répandaient sur la poitrine. Doux et tendres, leur chair n'était pas soutenue par des tendons trop durs."
  • Les cinq poèmes de Nezami, chef d'oeuvre persan du 17ème siècle (2009)

    Sortie : . Vie pratique.

    Livre de Francis Richard

    "A l’aube, quand le roi s’éveilla, il vit à ses côtés ce dattier sans épine qu’était Chirine.
    En voyant sa jeune mariée son âme s’épanouit et, aussitôt il enfourna ce bon pain qu’était Chirine.

    Les baisers de sa belle épouse, pareils à un vin velouté, le libérèrent vite de la torpeur.
    Epanouie comme un bouquet de roses, Chirine lui déversa de ses lèvres le vin du bonheur.

    Elle mit ses tresses noires autour de son cou et pressa ses deux seins de grenade sur sa poitrine."
  • Don Quichotte (1605)

    El ingenioso hidalgo Don Quijote de la Mancha

    Sortie : 1605. Roman.

    Livre de Miguel de Cervantès

    « Je ne pourrais affirmer, dit-il, si ma douce ennemie désire ou craint que le monde sache que je suis son serviteur ; seulement je puis dire, en répondant à la prière qui m’est faite avec tant de civilité, que son nom est Dulcinée ; sa patrie, le Toboso, village de la Manche ; sa qualité, au moins celle de princesse, puisqu’elle est ma reine et ma dame ; et ses charmes, surhumains, car en elle viennent se réaliser et se réunir tous les chimériques attributs de la beauté que les poëtes donnent à leurs maîtresses. Ses cheveux sont des tresses d’or, son front des champs élyséens, ses sourcils des arcs-en-ciel, ses yeux des soleils, ses joues des roses, ses lèvres du corail, ses dents des perles, son cou de l’albâtre, son sein du marbre, ses mains de l’ivoire, sa blancheur celle de la neige, et ce que la pudeur cache aux regards des hommes est tel, je m’imagine, que le plus judicieux examen pourrait seul en reconnaître le prix, mais non pas y trouver des termes de comparaison."
  • Le Tartuffe (1664)

    Sortie : 1664. Théâtre.

    Livre de Molière

    "Tartuffe à Dorine : Couvrez ce sein que je ne saurais voir :
    Par de pareils objets les âmes sont blessées,
    Et cela fait venir de coupables pensées."
  • Zadig ou la Destinée (1747)

    Sortie : 1747. Conte.

    Livre de Voltaire

    Alors elle laissa voir le sein le plus charmant que la nature eût jamais formé. "Un bouton de rose sur une pomme d’ivoire n’eût paru auprès que de la garance sur du buis, et les agneaux sortant du lavoir auraient semblé d’un jaune brun. Cette gorge, ses grands yeux noirs qui languissaient en brillant doucement d’un feu tendre, ses joues animées de la plus belle pourpre mêlée au blanc de lait le plus pur ; son nez, qui n’était pas comme la tour du mont Liban ; ses lèvres, qui étaient comme deux bordures de corail renfermant les plus belles perles de la mer d’Arabie, tout cela ensemble fit croire au vieillard qu’il avait vingt ans."

    Merci à @Domitius Enobarbus grâce à sa critique.
  • Thérèse philosophe (1748)

    Sortie : 1748. Roman.

    Livre de Boyer d'Argens

    "Attentive à l’événement de cette scène, j’étais remplie d’une sainte horreur, je sentais une sorte de frémissement que je ne puis décrire. Éradice ne disait mot. Le père parcourait avec des yeux pleins de feu les fesses qui lui servaient de perspective, et, comme il avait ses regards fixés sur elles, j’entr’ouis qu’il disait à basse voix, d’un ton d’admiration :

    – Ah ! la belle gorge ! quels tétons charmants ! Puis il se baissait, se relevait par intervalles en marmottant quelques versets. Rien n’échappait à sa lubricité. Après quelques minutes, il demanda à sa pénitente si son âme était entrée en contemplation."
  • Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir (1749)

    Fanny Hill, or Memoirs of a Woman of Pleasure

    Sortie : 1749. Roman.

    Livre de John Cleland

    "Alors ma gorge nue, qu’une respiration embarrassée et mes soupirs brûlants faisaient lever, offrit à ses yeux deux seins fermes et durs tels qu’on se les peut figurer chez une fille de moins de seize ans, nouvellement arrivée de la campagne et qui n’avait jamais connu d’hommes. Leur rondeur parfaite, leur blancheur, leur fermeté, n’étant pas capables de fixer ses mains, elles eurent bientôt raison de mes jupes, et il découvrit le centre d’attraction. Cependant, après une petite résistance tout instinctive, je le laissai maître du champ de bataille."
  • Le Moine (1796)

    The Monk

    Sortie : 1796. Roman.

    Livre de Matthew Gregory Lewis

    En parlant, il fixa les yeux sur un portrait de la Vierge, qui était suspendu en face de lui : ce portrait, depuis deux ans, était pour lui l’objet d’un culte de plus en plus fervent. Il s’arrêta, et le contempla avec ravissement.

    "— Que cette figure est belle ! poursuivit-il, après un silence de quelques minutes ; que la pose de cette tête est gracieuse ! quelle douceur, et pourtant quelle majesté dans ces yeux divins ! Comme sa joue repose mollement sur sa main ! la rose peut-elle rivaliser avec cette joue ? le lis a-t-il la blancheur de cette main ? Oh ! s’il existait une telle créature, et qu’elle n’existât que pour moi ! S’il m’était permis de rouler sur mes doigts ces boucles dorées, et de presser sur mes lèvres les trésors de ce sein de neige! Dieu de bonté, résisterais-je alors à la tentation ?"
  • Comment l'esprit vient aux filles et autres contes libertins (2009)

    Sortie : janvier 2009. Roman.

    Livre de Jean de La Fontaine

    1762

    " Un drôle donc caressait madame Anne ;Ils en étaient sur un point, sur un point…C’est dire assez de ne le dire point "
    « Puis il lui mit la main sur le téton.
    " Encore ainsi ? – Vraiment oui, comment donc ? "
    La belle prend le tout en patience.
    Il suit sa pointe et, d’encor en encor,
    Tant et si bien qu’il arrive à bon port.»
  • La Philosophie dans le boudoir (1795)

    Sortie : 1795. Essai et philosophie.

    Livre de Marquis de Sade

    "Dolmancé — (Il touche à mesure, sur Mme de Saint-Ange, toutes les parties qu’il démontre.) Je commence. Je ne parlerai point de ces globes de chair : vous savez aussi bien que moi, Eugénie, que l’on les nomme indifféremment gorge, seins, tétons ; leur usage est d’une grande vertu dans le plaisir ; un amant les a sous les yeux en jouissant ; il les caresse, il les manie, quelques-uns en forment même le siège de la jouissance et, leur membre se nichant entre les deux monts de Vénus, que la femme serre et comprime sur ce membre, au bout de quelques mouvements, certains hommes parviennent à répandre là le baume délicieux de la vie, dont l’écoulement fait tout le bonheur des libertins…"
  • Oeuvres complètes (2010)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Evariste Parny

    Parution du recueil en 1831

    Le sein, 1787
    Tableau IV.


    "Justine reçoit son ami
    Dans un cabinet solitaire.
    Sans doute il sera téméraire ?
    Oui, mais seulement à demi :
    On jouit alors qu'on diffère.
    Il voit, il compte mille appas,
    Et Justine était sans alarmes ;
    Son ignorance ne sait pas
    À quoi serviront tant de charmes.
    Il soupire et lui tend les bras ;
    Elle y vole avec confiance ;
    Simple encore et sans prévoyance,
    Elle est aussi sans embarras.
    Modérant l'ardeur qui le presse,
    Valsin dévoile avec lenteur
    Un sein dont l'aimable jeunesse
    Venait d'achever la rondeur ;
    Sur des lis il y voit la rose ;
    Il en suit le léger contour ;
    Sa bouche avide s'y repose ;
    Il l'échauffe de son amour ;
    Et tout-à-coup sa main folâtre
    Enveloppe un globe charmant,
    Dont jamais les yeux d'un amant
    N'avaient même entrevu l'albâtre.

    C'est ainsi qu'à la volupté
    Valsin préparait la beauté
    Qui par lui se laissait conduire :
    Il savait prendre un long détour.
    Heureux qui s'instruit en amour,
    Et plus heureux qui peut instruire !"
  • La Religieuse (1796)

    Sortie : 1796. Roman.

    Livre de Denis Diderot

    «Mais, qu’elle a la peau blanche et douce! le bel embonpoint! le beau cou! le beau chignon!… Sœur Sainte-Augustine, mais tu es folle d’être honteuse; laisse tomber ce linge; je suis femme, et ta supérieure. Oh! la belle gorge! qu’elle est ferme! et je souffrirais que cela fût déchiré par des pointes? Non, non, il n’en sera rien…» Elle la baise encore, la relève, la rhabille elle-même, lui dit les choses les plus douces, la dispense des offices, et la renvoie dans sa cellule. On est très mal avec ces femmes-là; on ne sait jamais ce qui leur plaira ou déplaira, ce qu’il faut éviter ou faire; il n’y a rien de réglé. »
  • L'Anti-Justine (1798)

    Sortie : 1798. Roman.

    Livre de Nicolas Restif de La Bretonne

    "Tout à coup, je me lève, et m’appuyant sur le dossier de sa chaise, je plonge les deux mains dans son corset, je lui prends les tétons… Ah ! qu’ils étaient jolis!… Petits, mais fermes, et d’une blancheur !… Elle ne put se dérober… Elle me déclara pour lors sérieusement qu’elle voulait se marier."
  • Atala - René (1802)

    Sortie : 1802. Récit et roman.

    Livre de François René de Chateaubriand

    "On célèbre les jeux funèbres, la course, la balle, les osselets. Deux vierges cherchent à s’arracher une baguette de saule. Les boutons de leurs seins viennent se toucher, leurs mains voltigent sur la baguette qu’elles élèvent au-dessus de leurs têtes. Leurs beaux pieds nus s’entrelacent, leurs bouches se rencontrent, leurs douces haleines se confondent ; elles se penchent et mêlent leurs chevelures ; elles regardent leurs mères, rougissent : on applaudit."

    Merci jeanBaptistevoisin
  • Histoire de ma vie (1825)

    Sortie : 1825. Autobiographie & mémoires.

    Livre de Giacomo Girolamo Casanova

    Paru entre 1825 et 1829

    "Il excelle dans le rendu d'un satin, dans l'évocation des frémissements d'une fête galante, dans le dévoilement d'une femme à sa toilette... Une sensualité qui rappelle les canons de la Renaissance des belles de l'Arioste: les bras et les mains d'Alcine "où ne se voient ni nœuds ni veines" et les "seins rondelets" d'Olympe, "pareils à du lait fraîchement sorti des corbeilles de jonc", soulignent son hédonisme."