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☽ The Dark World of Albin Julius ☾

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18 albums

par Vazkeizh

Albin Julius est connu comme tête pensante de The Moon Lay Hidden Beneath A Cloud, puis Der Blutharsch. Ses groupes ont navigué depuis 25 ans entre les époques, les styles et les polémiques, sans lever le pied sur un rythme de croisière réellement impressionnant et une créativité rarement prise à défaut.

Avec à peu près un album studio par an, et ce depuis 1993, on en arrive à une belle discographie, d'autant que les EP, lives, collaborations ou compilations ont fleuri un peu partout. Si aborder l'édifice peut paraitre une tâche ambitieuse, le cheminement est passionnant et est borné de quelques disques réellement fantastiques.

Liste en construction. J'ajoute les disques au fur et à mesure des réécoutes (et le temps que je le fasse entièrement, il y en aura encore 3 nouveaux qui seront sortis).

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  • The Moon Lay Hidden Beneath a Cloud (1993)

    Sortie : 1993. Electronique, industrielle et dark ambient. 10 morceaux.

    Album de The Moon lay hidden beneath a Cloud

    Albin julius et Alzbeth fondent "The Moon lay hidden beneath a Cloud" quelque part en Autriche vers 1992, entretenant un mystère autour du groupe, ce qui épaissit l'aura d'étrangeté, d'inconfort et de ténèbres déjà très présente dans leur musique.

    A la croisée des pays, à la croisées des influences, à la croisées des styles : darkwave, ambiant, martial industrial, neofolk, tantôt émergeant de forêts moyenâgeuses, tantôt sous les tirs d'obus, tout est fait pour mettre mal à l'aise et pénétrer dans un univers aussi anxiogène que personnel & inspiré. Le groupe vivra au gré du couple jusqu'à leur rupture.
  • Amara Tanta Tyri (1994)

    Sortie : 1994. Electronique, ambient et industrielle. 23 morceaux.

    Album de The Moon lay hidden beneath a Cloud

    "Amara Tanta Tyri" est archétypal d'une forme qui restera longtemps norme : morceaux anonymes, plages ambiantes entre les "vrais" titres, extraits sonores, enchainement d'influences, on n'écoute pas ça comme un disque classique. C'est un "tout" difforme mais cohérent, où, même si par la force des choses on est amenés à préférer certains morceaux, la musique est pensée comme indivisible. Tout aussi important, l'auditeur est invité à comprendre par lui-même et à choisir son interprétation personnelle.

    Le disque est très beau, bercé par la voix d'Alzbeth, le regard vers le passé, folklorique, presque pastoral. Quelques titres (4, 15, 20 par exemple) laissent brillamment préfigurer de la suite, mais le promeneur erre encore principalement entre les feux du village et les ruines du château.
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    A New Soldier Follows the Path of a New King (1995)

    Sortie : 1995. Electronique, industrielle et dark ambient. 20 morceaux.

    Album de The Moon lay hidden beneath a Cloud

    On ne rigole plus du tout. Alzbeth est maitresse de cérémonie d'une messe angoissante. Tout est trainant, ésotérique et possédé. Les plages ambiantes sont des bandes sons idéales de films d'horreur, alors que les morceaux chantés les plus gentils pourraient être des versions viles des chansons de The Wicker Man.
  • A Night in Fear (1996)

    Sortie : 1996. Electronique, pop, rock, synthpop et musique classique contemporaine. 3 morceaux.

    Album de Deutsch Nepal et The Moon lay hidden beneath a Cloud

    Le premier EP du groupe (4 sortiront en 1996) est une collaboration avec Deutsch Nepal a.k.a. l'excellent Lina Baby Doll. Même si les 2 projets naviguent dans les mêmes eaux troubles, le jeu de la collaboration peut avoir des règles compliquées, Deutsch Nepal utilisant l'électronique de façon bien plus ostentatoire. Heureusement le résultat ici est totalement à la hauteur des attentes. Chacun apporte sa touche personnelle et façonne une étrange bête de foire. Le second morceau est un modèle du genre.
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    First (1996)

    Sortie : . Ambient, industrielle et electronique. 13 morceaux.

    Album de Der Blutharsch

    Le premier album de Der blutharsch sort en tant que side-project solo. Albin Julius en profite pour monter son propre label WKN (Wir Kapitulieren Niemals), exclusivement dédié aux sorties du groupe. Un sous-label, Hau Ruck!, permettra lui de sortir des disques d'artistes plus ou moins affiliés (parmi lesquels Nový Svět, Dernière Volonté, :Of The Wand & The Moon:, et consorts). Publicité racoleuse : avez-vous jeté un œil à ma liste sur Nový Svět ?

    Le disque se constitue de boucles musicales, d'archives historiques, d'ambient à l'esprit mouvementé en lorgnant maintenant sans vergogne vers le martial, ce qui fait écho au disque à venir. Il est intéressant de voir comment Albin Julius cherche de nouveaux moyens de construire une tension, dans cette expérience qui deviendra bientôt un terrain de jeu privilégié.
  • The Smell of Blood but Victory (1997)

    Sortie : 1997. Electronique, ambient et industrielle. 24 morceaux.

    Album de The Moon lay hidden beneath a Cloud

    La séparation du couple met un point final à The Moon lay hidden beneath a Cloud, et l'ultime disque sort alors qu'Albin Julius a déjà mis un pied dans Der Blutharsh. Alzbeth promet alors de poursuivre sa carrière sans que cela semble se vérifier, et Albin continue à utiliser des morceau du groupe en live, arguant qu'il les avait composés en songeant à Der Blutharsch.

    Le contexte n'influe en rien sur la qualité du disque, toujours aussi fort et angoissant. L'accent est très clairement mis sur le côté martial et froid : percussions froides, mélopées guerrières, misère humaine & désolation.
  • Écouter

    Der Sieg des Lichtes ist des Lebens Heil! (1998)

    Sortie : 1998. Electronique, ambient et industrielle. 16 morceaux.

    Album de Der Blutharsch

    Albin Julius se consacre maintenant totalement à Der Blutharsch.

    Le second disque est dans la totale continuité du premier, mais on sent une meilleure maitrise des collages, boucles et superpositions. Le feeling martial se marie parfaitement avec la sensation de malaise et d'insécurité, et les voix frappent particulièrement juste. On met les 2 pieds dans ce qui sera l'âge d'or du groupe pour beaucoup de nostalgiques.
  • Gold Gab Ich Für Eisen (Live) (1999)

    Sortie : 1999. Industrielle et electronique. 8 morceaux.

    Live de Der Blutharsch

    Sortie avec une VHS d'un autre concert de la tournée de novembre 2008, avec du très bon monde de crédité : le regretté John Murphy (de Death in June et beaucoup d'autres), Wilhelm Herich (de Genocide Organ), et Boyd Rice, rien que ça.

    Le live est un peu court mais dense et très efficace. Les morceaux sont choisis avec goûts et retranscrivent parfaitement bien l'émotion ressentie sur les disques studios.
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    Time Is Thee Enemy! (2003)

    Sortie : 2003. Electronique, néofolk, rock, industrielle et musique classique contemporaine. 13 morceaux.

    Album de Der Blutharsch

    On prend le virage. Sur les samples, divers chanteurs viennent poser leurs voix, et on s'éloigne de la froideur martiale tout en conservant sa binarité rythmique. Der Blutharsch prend une forme plus classique de groupe, avec des membres plus ou moins permanents (Marthynna, Jörg B., Bain Wolfkind, et bien sur Albin Julius), et les morceaux ressemblent plus à des compositions propres qu'à des collages et montages sonores. L'auditeur quitte l'univers de mal-être pour des terres qui se colorent de psychédélisme, au son des claviers. Des terres pas forcément beaucoup plus saines.
  • Écouter

    When Did Wonderland End? (2005)

    Sortie : 2005. Rock, electronique et néofolk. 12 morceaux.

    Album de Der Blutharsch

  • [untitled] (Single) (2006)

    Sortie : . 2 morceaux.

    Single de Der Blutharsch et Dernière Volonté

    Cette collaboration en 2 titres n'offre rien de plus ni de moins que ce que l'on attend d'elle. "Eh toi !" est curieusement fun, totalement dans le style pop de Dernière Volonté, avec un plus un accompagnement groovy et une voix doublée féminine assez bienvenue. "Nos camouflages..." est moins inspirée mais dans la même veine.
  • Écouter

    The Philosopher's Stone (2007)

    Sortie : 2007. Electronique, néofolk et rock. 8 morceaux.

    Album de Der Blutharsch

    Les accents psychédéliques sonnent d'entrée de jeu sur une intro en guitares saturées et rythme tribal, et poussent l'expérimentation rock band toujours plus loin. Les samples se font bien rares, et les traditionnelles pistes "inter-morceaux" pointent aux abonnées absentes. On pourrait commettre l'injure de prendre ça pour un disque presque classique, si le groupe ne conservait pas cette identité si propre, abandonnant un style pour en trouver un nouveau, mais toujours plongeant dans une faille vacante et hasardeuse.
  • [untitled] (2011)

    Sortie : . Krautrock, néofolk, rock et rock psychédélique. 4 morceaux.

    Album de Der Blutharsch et Aluk Todolo

    Le choix de cette collaboration avait de quoi étonner : Aluk Todolo était en 2011 déjà très prometteur mais encore obscur dans nos contrées, et leur black krautrock peut-être un peu trop bruyant risquait de perturber la diffusion des vapeurs psychotropes. Et que dire de ce "and the Infinite Church of the Leading Hand" acculé au nom du groupe auquel il allait désormais falloir s'habituer ?

    Heureusement, l'écoute rassure d'emblée quant à la possibilité d'associer les claviers psychédéliques à la musique de Satan. Nos petits français montrent l'étendue de leur talent et trouvent ici une tribune idéale (et la suite a montré à quel point c'était mérité). La musique est hypnotique, serpente et se répète, écrasée par le fuzz et la saturation. Rien n'est contre nature de ce côté du miroir.

    Pour Der Blutharsch, le changement de style est maintenant définitivement entériné par ce patronyme à rallonge. Le split est officiel et de la dépouille renait immédiatement une nouvelle créature, qu'on avait vu venir depuis longtemps.
  • Sous l'Arbre de Science (EP) (2014)

    Sortie : . Rock alternatif et rock. 4 morceaux.

    EP de Josef Dvorak, Fuckhead et Der Blutharsch

    Je ne sais rien de ce Josef Dvorak, et Fuckhead est un groupe industriel autrichien visiblement adepte des performances scéniques pour le moins débridées. Le disque l'est justement, débridé, ainsi qu'électronique et entrainant, avec presque un potentiel de musique de club plus ou moins déviant.
  • Joyride (2015)

    Sortie : 2015. Rock. 10 morceaux.

    Album de Der Blutharsch

    Embrayant dans la lancée rock psychédélique, la pochette donne une bonne idée du contenu : virée plein gaz dans un désert bordé de plantes hallucinogènes, roue libre totale sur les acquis, courte pause clope et on repart. La musique est toujours fort agréable, des hauts et des bas jamais bien bas : on fait ce qu'on sait faire sans regarder dans le rétro.
  • Sucht & Ordnung (EP) (2016)

    Sortie : 2016. 3 morceaux.

    EP de Der Blutharsch

    3 titres partant dans des envolées orientalisantes, ressemblant à un jam en début d'écoute pour prendre ses marques au 2ème titre, au martialisme digne des anciennes heures (malgré une double pédale étonnante pour le groupe). Le 3ème titre, long et enfumé, nous rappelle pourquoi on les aime tant.
  • What Makes You Pray (2017)

    Sortie : 2017. 9 morceaux.

    Album de Der Blutharsch

    Un peu de lassitude devant une formule éprouvée mais qui tourne à vide dès que l'inspiration pèche. C'est ici le cas : quelques bons moments noyés dans des morceaux juste bons, sans la petite étincelle.
  • Wish I Weren't Here (2019)

    Sortie : . 9 morceaux.

    Album de Der Blutharsch