Top 10 - 1954

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10 films

par Thaddeus
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  • 1
    Bande-annonce

    Fenêtre sur cour (1954)

    Rear Window

    1 h 52 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec James Stewart, Grace Kelly, Thelma Ritter

    Hitchcock épie le spectateur qui épie Jeffries qui épie ses voisins. Chaque élément de cette "meurtrière" à claire-voie reflète le processus de cristallisation affective (angoisse, excitation, amour) dont relève cet art du voyeurisme qu’est le cinéma. Faisant du regard l’agent de son propre discours, l’action se passe ici, dans le fauteuil du héros (le nôtre), et là-bas, sur l’écran, de l’autre côté de la cour. L’exercice est vertigineux, le suspense affolant, le plaisir absolu. Et Grace divine.
  • 2
    Bande-annonce

    L'Intendant Sansho (1954)

    Sanshō dayū

    1 h 59 min. Sortie : . Drame.

    Film de Kenji Mizoguchi avec Kinuyo Tanaka, Kyôko Kagawa, Eitarô Shindô

    Le réel est ici contemplé avec tant de dévotion patiente qu’il ne saurait que fondre. Sans jamais élever la voix, Mizoguchi réveille sa magie, exprime un surréalisme encore somnolent, une poésie confondant l’estompé au fondu. Ses horizons marins striés de roseaux, ses lacs brumeux hantés par le malheur, ses forêts où le soleil ménage des atmosphères tamisées, infusent de leur éclat élégiaque sa méditation sur la dureté et la douceur du monde, sur la douleur, l’amour et le sacrifice des hommes.
  • 3
    Bande-annonce

    Les Sept Samouraïs (1954)

    Shichinin no samurai

    3 h 27 min. Sortie : . Arts martiaux, aventure, drame et action.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Takashi Shimura, Keiko Tsushima

    Que dire de ce monument culturo-populaire qui ne soit pas un lieu commun ? Oasis créatif dont le foisonnement romanesque et la souplesse d’exécution imposent respect et admiration, il s’attarde parmi les champs et les azalées puis plonge dans un tumulte de cris, de hennissements, de chutes et de coups d’épées, synthétise l’humanité sociale et l’épopée, associe le fulgurant effet physique à la méditation morale, et finit par faire émerger du chaos un idéal de paix, de labeur et de fraternité.
  • 4
    Bande-annonce

    Johnny Guitare (1954)

    Johnny Guitar

    1 h 50 min. Sortie : . Drame et western.

    Film de Nicholas Ray avec Joan Crawford, Sterling Hayden, Mercedes McCambridge

    Le western hallucinatoire et exaspéré de Nicholas Ray est de ces animaux composites tels que le tigron, l’hippogriffe ou la harpie, créatures fabuleuses devant lesquelles il faut se pincer pour être sûr de ne pas rêver. C’est une tragédie picturale, un mélodrame saturé de pourpre, d’émeraude et d’or, qui fait l’hybridation entre l’exaltation romantique de l’Ouest et le cas d’école freudien, entre l’opéra allemand et l’expérimentalisme plastique. Une œuvre sans antécédent et sans héritage.
  • 5
    Bande-annonce

    Senso (1954)

    1 h 58 min. Sortie : . Drame, historique, romance et guerre.

    Film de Luchino Visconti avec Farley Granger, Alida Valli, Massimo Girotti

    En 1866, une comtesse vénitienne s’éprend d’un lâche lieutenant autrichien. Elle est belle, il est séduisant, et pourtant rien ne s’harmonise à rien, tout est trouble et dissonances, l’élan romantique de l’une et la veulerie sensuelle de l’autre se croisent dans un éclat mat et gris. Loin des débordements patriotiques et sentimentaux, Visconti transforme la flamme en désenchantement, l’exaltation en requiem pour l’espoir, et le faste en peinture majestueuse de l’aliénation et de la décadence.
  • 6
    Bande-annonce

    Le crime était presque parfait (1954)

    Dial M for Murder

    1 h 45 min. Sortie : . Policier et thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec Ray Milland, Grace Kelly, Robert Cummings

    Chaînon manquant entre "La Corde" et "Fenêtre sur Cour", cet impeccable suspense en huis-clos est de ceux qui ouvrent la voie royale d’Hitchcock. L’engrenage millimétré de la logique dramatique s’y conjugue avec le fructueux affrontement des volontés : malignité criminelle de l’un, sagacité rouée de l’autre, lumineuse innocence de la troisième. Et voilà comment, en se faisant balader en beauté, on devient partenaire actif (et victime consentante) d’une très subtile partie d’échecs psychologique.
  • 7

    Une Leçon d'amour (1954)

    En lektion i kärlek

    1 h 30 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Ingmar Bergman avec Yvonne Lombard, Åke Grönberg, Olof Winnerstrand

    Contrairement à une idée sans doute répandue, il est probable que Bergman ne tourne pas toujours par nécessité existentielle mais aussi pour son propre plaisir. Devant cette parenthèse enchanteresse, cette friandise spirituelle, on pourrait évoquer Feydeau, la comédie hollywoodienne ou le Palais Royal. L’irrévérence et la destruction des tabous bourgeois, le renversement des situations scabreuses, l’exaltation et la mise en valeur de l’inattendu en forment les rayons parmi les plus radieux.
  • 8
    Bande-annonce

    Je suis un aventurier (1955)

    The Far Country

    1 h 33 min. Sortie : . Western et romance.

    Film de Anthony Mann avec James Stewart, Ruth Roman, Corinne Calvet

    Avec une rigueur qui favorise quelques paroxysmes dramatiques, Mann raconte l’accomplissement spirituel d’un homme solitaire, son accession à un sens constructif de la communauté. Il ajoute aux paramètres impeccables de la mise et scène et de l’interprétation cet indéfinissable facteur X faisant la grande discipline de chaque élément, sa soumission à l’ensemble, sa participation consciente à l’esprit véridique du western, et qui à l’enjeu moral du sujet apporte par l’émotion une leçon salutaire.
  • 9
    Bande-annonce

    Désirs humains (1954)

    Human Desire

    1 h 31 min. Sortie : . Film noir, romance et drame.

    Film de Fritz Lang avec Glenn Ford, Gloria Grahame, Broderick Crawford

    Un cheminot assassin par substitution, une jeune femme complice d’un meurtre malgré elle, une liaison dangereuse qui se rapporte implacablement aux puissances du mal. Lang réalise cette transposition de "La Bête Humaine" au beau milieu d’une fructueuse période de films noirs. Sa vision d’une condition humaine prédéterminée en accuse la cohérence, caractéristique d’un art du trouble et de l’ambigüité apte à retranscrire brillamment les forces secrètes du désir et les ordres refoulés des pulsions.
  • 10
    Bande-annonce

    Une étoile est née (1954)

    A Star Is Born

    2 h 48 min. Sortie : . Drame.

    Film de George Cukor avec Judy Garland, James Mason, Jack Carson

    Si Hollywood s’est observé à cette époque à travers un film particulier, c’est bien dans celui-ci. George Cukor y démonte une funeste machine à fabriquer du bonheur et conjugue l’analyse des milieux du spectacle avec l’histoire pathétique d’une double autodestruction (régénérescence impossible de l’un, compassion malheureuse de l’autre). En affirmant toujours ce credo inoxydable : malgré les déchirements intimes, la dévoration des âmes et la cruauté des descentes aux enfers, the show must go on.