Top 10 - 1962

Avatar Thaddeus Liste de

10 films

par Thaddeus

Ils auraient pu figurer ici mais ils restent sur le banc (films notés 8/10 minimum) :

"Du silence et des ombres" de Robert Mulligan
"Hara-Kiri" de Masaki Kobayashi
"Lolita" de Stanley Kubrick
"Mamma Roma" de Pier Paolo Pasolini
"Le Procès" d'Orson Welles

Et d'autres...

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  • 1
    Bande-annonce

    L'Homme qui tua Liberty Valance (1962)

    The Man Who Shot Liberty Valance

    2 h 03 min. Sortie : . Western.

    Film de John Ford avec John Wayne, James Stewart, Vera Miles

    Le plus souvent, un plan de Ford est le lieu d’une fusion quasi indécidable du symbolique et du concret. Jamais cette approche ne fut aussi poussée que dans ce western de chambre qui montre comment la civilisation est née d’une violence primitive et rend fabuleusement perceptibles des données aussi abstraites que le passage de la barbarie à la loi, la fin de l'Ouest, le rapport entre l'individu et l'Histoire. Il demeure l’un des points d’orgue d’une œuvre qui, littéralement, a pensé son siècle.
  • 2
    Bande-annonce

    Lawrence d'Arabie (1962)

    Lawrence of Arabia

    3 h 36 min. Sortie : . Aventure, biopic, drame, historique et guerre.

    Film de David Lean avec Peter O'Toole, Omar Sharif, Alec Guinness

    Il se voyait géant et se retrouva nain lorsque son idéal fut réduit par les conciliabules politiques à des tractations de boutiquiers. Son obsession défia le désert, attirant en tons romantiques de jaune, orange et rouge puis pâlissant avec la désillusion croissante jusqu’à n’être qu’un blanc calcaire. En quête de lui-même, il ne rapporta de ses expéditions torturantes que son innocence perdue. De la guerre et de la paix, des nations et des hommes, de l’Histoire et de la légende… Du grand art.
  • 3
    Bande-annonce

    Jules et Jim (1962)

    1 h 42 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de François Truffaut avec Jeanne Moreau, Oskar Werner, Henri Serre

    Sans illusion sur la victoire de l’amour en dehors du couple, le cinéaste en décrit la chimère parce qu’elle signifie la liberté, la rébellion, la défaite de toutes les hypocrisies. Il ne sanctifie ni ne condamne cette troublante trinité mais la restitue dans son innocence, sa légèreté, sa précarité, au présent perpétuel. Catherine est l’éternel féminin, une énigme doublée d’une promesse. Elle passe, un rêve s’enfuit, Truffaut demeure, qui signe un hymne solaire aux vies brèves mais éclatantes.
  • 4
    Bande-annonce

    Miracle en Alabama (1962)

    The Miracle Worker

    1 h 46 min. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de Arthur Penn avec Anne Bancroft, Victor Jory, Inga Swenson

    Il faut bien peser le sens du titre, très approprié mais exempt de toute portée religieuse : le miracle ici, c’est la victoire de l’opiniâtreté humaine sur la réclusion, du mot sur la cécité, de l’amour thérapeutique sur la détresse. Entre sauvagerie et civilisation, spontanéité et contrôle, le travail de retour à la vie qui nous est donné à voir raconte autant le processus d’une guérison qu’il exprime une foi absolue dans les vertus de l’échange et les ressources de l’âme. C’est bouleversant.
  • 5
    Bande-annonce

    Tempête à Washington (1962)

    Advise and Consent

    2 h 19 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Otto Preminger avec Henry Fonda, Charles Laughton, Don Murray

    Preminger place sa caméra procédurière au cœur de l’arène politique. Éclairés de l’intérieur, les arcanes du système se déploient en complots souterrains, alliances occultes, mensonges et manigances, sans que l’acuité de l’analyse ne cède le pas à la satire. Car c’est en humaniste libéral que le cinéaste tisse ce réseau prodigieusement dense d’enjeux et de trajectoires, haletant comme un suspense de première classe, et qu’il cherche à stimuler chez le spectateur l’exercice de son libre-arbitre.
  • 6
    Bande-annonce

    Le Goût du saké (1962)

    Sanma no aji

    1 h 53 min. Sortie : . Drame.

    Film de Yasujirō Ozu avec Chishû Ryû, Shima Iwashita, Keiji Sada

    Le dernier ouvrage du maître japonais joue sur l’accumulation des fonds et des amorces au sein d’un espace légèrement comprimé. Découpage et focales tendent à construire un univers clos, intérieur, unifié, à l’ambition peut-être utopique et inconsciente, mais sans doute concrètement élaboré dans ses fondations. La plénitude est telle que le récit peut se dépouiller peu à peu de toute considération sociale pour aboutir à la vérité d’une seule émotion. On appelle cela un achèvement artistique.
  • 7
    Bande-annonce

    L'Enfance d'Ivan (1962)

    Ivanovo detstvo

    1 h 35 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Andreï Tarkovski avec Nikolaï Bourliaïev, Valentin Zubkov, Evgeniy Zharikov

    Cette enfance n’est pas que celle d’un garçon sacrifié sur l’autel des conflits adultes, il inaugure une seconde jeunesse pour le cinéma russe qui voit sa rhétorique et son imagerie usées revêtir un autre sens. Prenant, dès ce superbe premier long métrage, la pleine mesure d’un art qu’il consacrera à la traduction des courants intérieurs et à la tangibilité de la sensation, l’artiste exalte une ivresse de vie, un onirisme cotonneux qui finissent par se fracasser sur les contingences du réel.
  • 8
    Bande-annonce

    L'Ange exterminateur (1962)

    El Ángel exterminador

    1 h 35 min. Sortie : . Comédie, drame et fantastique.

    Film de Luis Buñuel avec Silvia Pinal, Enrique Rambal, Claudio Brook

    Ce joyau d’une subversion tranquille lit en nous ce que l’auteur contemple avec une placidité de terroriste non-violent : la possibilité flagrante d’un retournement de l’éternité, l’inconnu qui nous attend au tournant d’une boucle sans fin. Dissection implacable des névroses réprimées d’une bourgeoisie en effritement, sans valeurs nouvelles à l’horizon, "L’Ange" est de ces films analysables à perte de vue, et dont le niveau poétique se range parmi les créations les plus cryptiques de l’esprit.
  • 9

    Le Couteau dans l'eau (1962)

    Noz w wodzie

    1 h 34 min. Sortie : . Drame.

    Film de Roman Polanski avec Leon Niemczyk, Jolanta Umecka, Zygmunt Malanowicz

    Déployant son récit simplissime dans un décor précisément délimité, ajoutant à ses jeux de pouvoir une bonne dose de tension sexuelle, le film invite à suivre l’évolution d’un couple manifestement en crise, auquel chacun peut s’identifier, et dont l’équilibre précaire se voit perturbé par l’intrusion d’un étranger. Tout en ambiguïté sournoise, tension latente, non-dits vénéneux, c’est un premier coup de maître que l’on peut lire comme une déclinaison retorse de "L’Avventura", en plus pervers.
  • 10
    Bande-annonce

    Cléo de 5 à 7 (1962)

    1 h 27 min. Sortie : . Comédie musicale et comédie dramatique.

    Film de Agnès Varda avec Corinne Marchand, Antoine Bourseiller, Dominique Davray

    Le temps d’une ballade faisant sentir en un courant d’air les cafés d’Eustache, la capitale campagnarde de Rivette et l’évidence de Paris si chère à Rohmer, la coquette Cléo se découvre peu à peu, nue face au tragique de l’existence. Mais quand la vérité se dévoile elle n’a plus à s’inquiéter : juste à se soucier d’elle-même. Varda démontre qu’il n’est rien de plus remarquable qu’une intelligence irriguée de sensibilité, et rien de plus rare qu’un esprit épris de gravité autant que de fantaisie.