Top 10 - 1963

Avatar Thaddeus Liste de

10 films

par Thaddeus

Ils auraient pu figurer ici mais ils restent sur le banc (films notés 8/10 minimum) :

"Charade" de Stanley Donen
"Entre le ciel et l'enfer" d'Akira Kurosawa
"Le Petit Soldat" de Jean-Luc Godard
"Shock Corridor" de Samuel Fuller
"Une Certaine Rencontre" (Robert Mulligan)

Et d'autres...

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  • 1
    Bande-annonce

    Huit et demi (1963)

    Otto e mezzo

    2 h 18 min. Sortie : . Drame.

    Film de Federico Fellini avec Marcello Mastroianni, Claudia Cardinale, Anouk Aimée

    Œuvre sans titre, simple numéro d’ordre dans une filmographie dont il constitue la plongée sans filet, l’expérience linguistique la plus audacieuse : l’onirisme et le vécu autobiographique, le désir et son objet fuyant, la réminiscence et l’invention pour un auteur rêvant de rivages inconnus. Fellini déchaîne ses associations sensitives et intellectuelles dans un enchevêtrement intime, chaotique, un grand huit vertigineux où il faut se perdre, descendre, toucher le fond pour enfin renaître.
  • 2
    Bande-annonce

    Les Oiseaux (1963)

    The Birds

    1 h 59 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec Tippi Hedren, Rod Taylor, Jessica Tandy

    La fin du monde approche, et une jeune femme va devoir concilier les qualités de mère, de sœur et d’amante pour survivre à l’imprévisible. Hitchcock fait évoluer des techniques sophistiquées en art abstrait (cf. le travail électronique sur le son), pulvérise les barrières du film-catastrophe, fond l’inconscient dans le surnaturel et offre l’aperçu visionnaire d’un fléau sans logique. Un suspense magistral, transcendé par la richesse des métaphores et la virtuosité sidérante de la mise en scène.
  • 3
    Bande-annonce

    Le Guépard (1963)

    Il gattopardo

    3 h 06 min. Sortie : . Drame et historique.

    Film de Luchino Visconti avec Burt Lancaster, Claudia Cardinale, Alain Delon

    Visconti est le peintre du déclin en accords majeurs. Cette apothéose d’une splendeur et d’une vastitude épiques, tissée de rapports de classes, de conversations analytiques, de méditations intimes, n’est pas qu’un requiem pour le passé. C’est aussi la célébration d’un train de vie sensuel et de rituels dépersonnalisés vécus par un artiste politique contemporain, qui fixe l’immobilité voluptueuse des paysages et des portraits de famille comme si ses personnages étaient vivants une dernière fois.
  • 4

    Le Feu follet (1963)

    1 h 44 min. Sortie : . Drame.

    Film de Louis Malle avec Maurice Ronet, Jeanne Moreau, Alexandra Stewart

    Confidence vénéneuse et fascinante, presque illicite, à la fois impitoyable, car elle filme la vie qui circule dans toutes ses promesses, et respectueuse, car elle le fait par touches, comme pour s’excuser. Il y plane un parfum de fin de règne inexpliqué qui s’accroche au cercle vicieux, infernal, du romantisme et de la réalité. Est-ce la volonté de vivre qui détermine l’idéal ou son refus ? À force d’avoir trop attendu, trop espéré de l’existence, il ne reste qu’un dégoût. L’impuissance à être.
  • 5
    Bande-annonce

    Le Mépris (1963)

    1 h 43 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Jean-Luc Godard avec Brigitte Bardot, Michel Piccoli, Jack Palance

    À partir de ce qu’il qualifiait de roman de gare, Godard orchestre le déploiement de tous les sens cinématographiques. On ne peut rien extraire ni déplacer d’une telle œuvre, sinon tout s’écroule. Coloré comme du Matisse par larges à-plats de couleurs pures, avec des blancs, des bleus et des rouges qui écrasent les hommes sous l’éclat éblouissant des statues peintes, il fait pénétrer la rigueur du destin dans une histoire sordide et transfigure la question de savoir comment continuer de filmer.
  • 6

    Le Cardinal (1963)

    The Cardinal

    2 h 55 min. Sortie : . Drame, guerre et historique.

    Film de Otto Preminger avec Tom Tryon, Carol Lynley, Dorothy Gish

    Le passage du film criminel aux "grands sujets" n’a rien altéré du don de Preminger à débusquer, dans les contractures et les convulsions de l’Histoire, les différents visages du mal et la lutte de ceux qui se sont engagés à le combattre. C’est tout l’enjeu de ce portrait admirablement subtil et nuancé, hautement pensé et exprimé, qui traverse les soubresauts idéologiques d’un siècle en crise pour mieux les éprouver à la conscience individuelle d’un serviteur de Dieu. Une fresque passionnante.
  • 7
    Bande-annonce

    La Grande Ville (1963)

    Mahanagar

    2 h 11 min. Sortie : . Drame.

    Film de Satyajit Ray avec Anil Chatterjee, Madhabi Mukherjee, Jaya Bhaduri

    Ténacité à restituer la richesse et la noblesse des existences réputées banales, ouverture au prochain, sens aigu du détail… À ces qualités, Ray ajoute un volontarisme optimiste, un courage de la vie, une modestie de "primitif" qui l’accorde pleinement à ses personnages. Sa caméra bouge, détaille, court, avec un réalisme qui ne l’empêche pas de satisfaire à un souci d’intervention dans les structures sociales de son pays. Car chez lui la poésie du quotidien se redouble de la vérité de la poésie.
  • 8
    Bande-annonce

    Le Joli Mai (1963)

    2 h 16 min. Sortie : .

    Documentaire de Chris Marker et Pierre Lhomme avec Chris Marker, Yves Montand et Simone Signoret

    Deux ans après "Chronique d’un Été", l’autre jalon capital du cinéma-vérité : un exercice de sciences et de matière humaines aux antipodes des idées reçues, fruit conjoint d’une morale, d’une enquête et d’une méthode. Par l’image (plans d’ensemble somptueux, détails insolites, coupes ironiques ponctuant les interviews) autant que par le commentaire, poétique, charmeur, impertinent, il invite à entrer au contact de la vie même, à atteindre à une pleine conscience sociale et historique du monde.
  • 9
    Bande-annonce

    Les Camarades (1963)

    I compagni

    2 h 10 min. Sortie : . Drame et historique.

    Film de Mario Monicelli avec Marcello Mastroianni, Renato Salvatori, Gabriella Giorgelli

    L’auteur du "Pigeon" ne fut pas que le portraitiste tendre et grinçant des laissés-pour-compte du miracle économique. Fort d’une reconstitution toute de brumes et de grisaille qui se hausse jusqu’au vérisme puissamment romantique d’un Verga, il analyse ici les motivations élémentaires des combats du passé pour éclairer ceux d’aujourd’hui, et dépeint la condition des travailleurs, les injustices du quotidien avec une vigueur épique et humaniste proches de certaines grandes réussites soviétiques.
  • 10

    Le Prix d'un homme (1963)

    This Sporting Life

    2 h 14 min. Sortie : . Drame et sport.

    Film de Lindsay Anderson avec Richard Harris, Rachel Roberts, Alan Badel

    Anderson a dit avoir voulu réaliser un film sur nos aspirations, notre égoïsme et notre tristesse. C’est dire si son passage derrière la caméra nous concerne tous, et si l’histoire de cet homme en crise, incapable de surmonter ses inhibitions relationnelles, est susceptible de parler à chacun. Dépouillée sur le plan stylistique, dominée par des flashbacks qui expliquent les raisons d’un échec, l’œuvre inscrit les vertus du mélodrame au sein d’une problématique sociale très subtilement négociée.