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    Bande-annonce

    Apocalypse Now (1979)

    2 h 27 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Francis Ford Coppola avec Marlon Brando, Martin Sheen, Robert Duvall

    Suite de : https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2017/1554170#page-12

    Et pourtant, rien de tout cela n'a atteint le plaisir de visionnage dans l'immédiat ou dans la réflexion a posteriori.

    L'autre nouveauté de cet énième visionnage, c'est la notion de dualité. Non pas qu'elle ait été absente des précédents, mais son importance s'est considérablement accentuée.
    Dans le genre, déjà, pas aussi unilatéralement sérieux que ce que j'en retenais : en témoigne la première interaction de Willard, qui demande de quelles charges on l'accuse alors que des officiers viennent pour une simple convocation. En étant bien imprégné de l'univers du film, ce simple accroc produit un grand décalage, comme un effet papillon.
    Dans le rapprochement entre Willard et Kurtz, ensuite, bien sûr. La progression de l'un dans sa quête pour trouver l'autre, en remontant un fleuve, met en scène une double dualité (décidément !) : la dualité voyage physique et voyage mental, et la dualité entre les deux personnages, l'un vampirisant l'autre à distance.

    L'introduction du personnage de Kurtz est un modèle du genre, à la progressivité maladive créant une sorte de dépendance aux indices. Des enregistrements audio récitant des poèmes étranges d'abord, des articles de journaux avec sa photo ensuite, qui constitueront une silhouette de personnage à mesure que ces éléments s'accumulent, à mesure que Willard remonte un fleuve qui n'en finit pas de constituer un décor mystérieux, fantomatique, à l'onirisme exacerbé par la profusion de fumées (la scène qui introduit les soldats français en fait d'ailleurs presque un peu trop dans le registre de la brume se dissipant pour laisser place aux corps) et de lumières. Les heures qui précèdent son apparition en chair et en os renforcent la dimension mythique de sa présence, lorsqu'il apparaît pour la première fois dans la pénombre, découpé par des raies de lumières.

    Kilgore cristallise une multitude de questionnements et de remises en question de la guerre très éloignés des poncifs critiques classiques. Il le fait d'ailleurs autant de manière diégétique, à travers a la menace qu'il représente pour l'armée américaine, qu'extra-diégétique, en pointant de nombreux paradoxes et autres contradictions morales propres aux épisodes guerriers.
    Il y a la question de la loi et l'ordre en temps de guerre : "We train young men to drop fire on people, but their commanders won't allow them to write "fuck" on their airplanes because it's obscene!"
  • 2
    Bande-annonce

    Alien : Le 8ème Passager (1979)

    Alien

    1 h 57 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et science-fiction.

    Film de Ridley Scott avec Sigourney Weaver, Tom Skerritt, Veronica Cartwright

    Il y a la place de l'horreur en temps de guerre, l'horreur là où on ne l'attend pas : "I've seen horrors... horrors that you've seen. But you have no right to call me a murderer." "Horror and moral terror are your friends. If they are not, then they are enemies to be feared. They are truly enemies! I remember when I was with Special Forces... seems a thousand centuries ago. We went into a camp to inoculate some children. We left the camp after we had inoculated the children for polio, and this old man came running after us and he was crying. He couldn't see. We went back there, and they had come and hacked off every inoculated arm. There they were in a pile. A pile of little arms."
    Suivie de l'horreur dans l'explication : "And I thought, my God... the genius of that! The genius! The will to do that! Perfect, genuine, complete, crystalline, pure. And then I realized they were stronger than we, because they could stand that. [...] You have to have men who are moral and at the same time who are able to utilize their primordial instincts to kill without feeling, without passion, without judgment! Because it's judgment that defeats us."
    Et il y a l'horreur dans la métaphore : "I watched a snail crawl along the edge of a straight razor. That's my dream; that's my nightmare. Crawling, slithering, along the edge of a straight razor... and surviving."

    Kurtz est quelque part le contrepoint parfait de Kilgore : sa mission au Vietnam est la même mais son intellectualisation du conflit n'a radicalement rien à voir. Sa confrontation à l'horreur l'aura définitivement changé et ses agissements susciteront une peur puissante jusqu'au sommet de la hiérarchie militaire, à tel point qu'on enverra une mission pour l'éliminer. Mais d'où provient cette peur ? D'un excès de folie conduisant le colonel à une forme d'extrême sauvagerie ou bien d'un excès de lucidité faisant de lui une arme de guerre ultime. Au terme du film, la légende s'est matérialisée sous les yeux de Willard : son être s'est condensé sous les traits de Marlon Brando à mesure que son humanité se désagrégeait.

    "Apocalypse Now" déborde de sa propre apocalypse. Ses pores suintent la démesure et le fracas.

    The horror... The horror...

    * Remontée du fleuve, remontée dans le temps
  • 3
    Bande-annonce

    Stalker (1979)

    Сталкер

    2 h 43 min. Sortie : . Drame et science-fiction.

    Film de Andreï Tarkovski avec Alexandre Kaidanovski, Anatoli Solonitsyne, Nikolai Grinko

  • 4

    Cochon qui s'en dédit (1979)

    38 min. Sortie : 1979.

    Documentaire de Jean-Louis Le Tacon

  • 5

    Le Mariage de Maria Braun (1979)

    Die Ehe der Maria Braun

    2 h. Sortie : . Drame.

    Film de Rainer Werner Fassbinder avec Hanna Schygulla, Klaus Löwitsch, Ivan Desny

  • 6
    Bande-annonce

    Mad Max (1979)

    1 h 33 min. Sortie : . Action, aventure, thriller et road movie.

    Film de George Miller avec Mel Gibson, Joanne Samuel, Hugh Keays-Byrne

  • 7
    Bande-annonce

    Buffet froid (1979)

    1 h 29 min. Sortie : . Comédie et policier.

    Film de Bertrand Blier avec Gérard Depardieu, Bernard Blier, Jean Carmet

  • 8
    Bande-annonce

    Les Petites Fugues (1979)

    2 h 11 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Yves Yersin avec Laurent Sandoz, Mista Préchac, Fred Personne

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2019/2299251/page-17

    Sauf qu'on va bien plus loin que cela. Ça avait commencé avec l'acquisition d'une mobylette, grâce à son premier pécule touché pour sa retraite : l'apprentissage de la conduite lui a fait prendre goût aux escapades, petit à petit, et la figure de ce grand corps vouté et maladroit sur un vélomoteur constitue à elle seule un magnifique tableau. Chaque nouvelle petite échapée l'éloigne un peu plus de son travail, au grand dam de son patron, pour le rapprocher de l'oisiveté qu'appelle sa retraite. En filigrane s'écrit une histoire d'émancipation, chaotique et touchante. De manière plus ou moins consciente, pour échapper aux tension de la ferme et à l'ennui qui guette, il parcourt les plaines et les montagnes, là où le vent le mène. Un planeur le mènera tout en haut de la vallée, mais il finira aussi par se retrouver au milieu d'un concours de motocross, fin saoul, dans un décor renvoyant un sentiment d'étrangeté aussi fort que celui de "Knightriders" de Romero avec ses chevaliers-motards.

    Même dans les moments les plus difficiles, le ton reste cependant d'une parfaite bonhomie. Il n'y a pas une once de violence, et il en résulte une atmosphère presque merveilleuse, d'une beauté bucolique simple et directe d'où émerge parfois, certes, quelques soucis financiers ou familiaux. Mais la contemplation reste de mise. Il y a bien des ruptures de ton, mais elles accompagnent parfaitement Pipe dans son cheminement : l'incendie de son vélo suite à une virée trop alcoolisée, par exemple, marquera le début d'une nouvelle phase. Ses facéties s'expriment alors dans l'utilisation d'un appareil photo, séquence franchement réjouissante. Son émancipation le conduira jusqu'au sommet du Cervin, en hélicoptère, qui se concluera toutefois par une désillusion très amère : "Y'a qu'des cailloux !". Le bonheur, il le trouvera au final dans la photo, avec la ferme et le fumier comme sujets de prédilection. Toutes ces parenthèses poétiques dans un cadre quasi ethnographique forment un portrait complexe, composé de mouvements contraires, entre aspirations émancipatrices et conditions aliénantes d'enfermement. Une chose est sûre : on n'oubliera pas la bouille de Michel Robin dans ce film.
  • 9
    Bande-annonce

    Monty Python : La Vie de Brian (1979)

    Monty Python's Life of Brian

    1 h 34 min. Sortie : . Comédie, péplum et aventure.

    Film de Terry Jones avec Graham Chapman, John Cleese, Terry Gilliam

  • 10

    Paul Robeson: Tribute to an Artist (1979)

    30 min. Biopic.

    Documentaire de Saul J. Turell avec Sidney Poitier, Paul Robeson et Margaret Webster

  • 11
    Bande-annonce

    Coup de tête (1979)

    1 h 32 min. Sortie : . Comédie, drame et sport.

    Film de Jean-Jacques Annaud avec Patrick Dewaere, France Dougnac, Dorothée Jemma

  • 12
    Bande-annonce

    Jack le magnifique (1979)

    Saint Jack

    1 h 52 min. Sortie : . Drame.

    Film de Peter Bogdanovich avec Ben Gazzara, Denholm Elliott, James Villiers

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2019/2299251/page-9/

    On peut relever quelques bizarreries de la part de Bogdanovich, comme cette façon de donner corps à la pègre locale via un personnage nain particulièrement menaçant, ou encore la présence de certaines séquences incongrues presque indépendantes — à l'image de celle où deux femmes ont un rapport sexuel sur fond de musique de Goldfinger (George Lazenby, ancien James Bond, fait d'ailleurs une apparition).

    La dernière séquence entérine la solitude profondément mélancolique du personnage, la caméra l'exluant dans le hors-champ au terme d'un lent mouvement alors qu'il s'enfonce dans le tumulte de la population locale, après avoir eu un susrsaut d'honneur en refusant de se compromettre et de se soumettre au pouvoir corrompu. Il finit déclassé parmi les déclassé.
  • 13
    Bande-annonce

    Bienvenue Mister Chance (1979)

    Being There

    2 h 10 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Hal Ashby avec Peter Sellers, Shirley MacLaine, Melvyn Douglas

  • 14
    Bande-annonce

    Le Héros magnifique (1979)

    Lam sai wing

    1 h 44 min. Sortie : . Arts martiaux.

    Film de Yuen Woo-ping avec Sammo Hung, Yuen Biao, Fan Mei-sheng

  • 15
    Bande-annonce

    Série noire (1979)

    1 h 51 min. Sortie : . Policier, drame et film noir.

    Film de Alain Corneau avec Patrick Dewaere, Myriam Boyer, Marie Trintignant

  • 16
    Bande-annonce

    Chromosome 3 (1979)

    The Brood

    1 h 32 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et science-fiction.

    Film de David Cronenberg avec Oliver Reed, Samantha Eggar, Art Hindle

  • 17
    Bande-annonce

    Nosferatu, fantôme de la nuit (1979)

    Nosferatu : Phantom der Nacht

    1 h 47 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Werner Herzog avec Klaus Kinski, Isabelle Adjani, Bruno Ganz

  • 18
    Bande-annonce

    Manhattan (1979)

    1 h 36 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Woody Allen avec Woody Allen, Diane Keaton, Michael Murphy

  • 19
    Bande-annonce

    Les Moissons du ciel (1978)

    Days of Heaven

    1 h 34 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Terrence Malick avec Richard Gere, Brooke Adams, Sam Shepard

  • 20
    Bande-annonce

    Woyzeck (1979)

    1 h 22 min. Sortie : . Drame.

    Film de Werner Herzog avec Klaus Kinski, Eva Mattes, Wolfgang Reichmann

    Suite de là : https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2017/1554170/page-9

    Le style Herzog est encore une fois parfaitement reconnaissable, avec une phraséologie et une verbosité typiques, presque théâtrales, laissant libre cours à des soliloques aussi nombreux que variés et surprenants. C'est sans doute la première barrière à laquelle on se heurte quand on affronte les films de ce style dans la carrière de Herzog. Une fois cet obstacle franchi, la peinture de la souffrance humaine peut enfin délivrer son électrochoc. Cette folie clairvoyante (ou cette clairvoyance démente, on ne saurait pas vraiment dire) dessine peu à peu les barreaux d'une prison sensible pour ces personnages enfermés dans leur souffrance incommunicable, dans une existence qui ne leur renvoie que l'image du vide et de l'absurdité de leurs semblables (par ailleurs convaincus de la même chose à l'égard de ces "fous").

    La dernière séquence de "Woyzeck", presque irréelle, au bord de l'eau, dans un intense moment de désespoir noyé dans le vert sombre et le bleu de la nuit, entérine cette incompréhension du monde. S'abstraire du monde, volontairement ou involontairement, semble être la seule solution face à uen telle antinomie. Extra-sensibilité et insensibilité incapacitante à jamais irréconciliables.

    Extra-sensibilité et incompréhension. Clairvoyance et folie.
  • 21
    Bande-annonce

    Scum (1979)

    1 h 38 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Alan Clarke avec Ray Winstone, Mick Ford, Julian Firth

  • 22
    Bande-annonce

    Hair (1979)

    2 h 01 min. Sortie : . Comédie musicale.

    Film de Miloš Forman avec Annie Golden, Dorsey Wrigth, Don Dacus

  • 23
    Bande-annonce

    L'Évadé d'Alcatraz (1979)

    Escape from Alcatraz

    1 h 52 min. Sortie : . Action, biopic, policier, drame et thriller.

    Film de Don Siegel avec Clint Eastwood, Patrick McGoohan, Roberts Blossom

  • 24
    Bande-annonce

    La Nuit des masques (1978)

    Halloween

    1 h 31 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de John Carpenter avec Jamie Lee Curtis, Donald Pleasence, Nancy Kyes

  • 25

    Le Plombier (1979)

    The Plumber

    1 h 16 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Téléfilm de Peter Weir avec Judy Morris, Ivar Kants, Robert Coleby

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2020/2574828/page-18

    Le jeu se poursuivra jusque dans la tonalité psychologique que "Le Plombier" revêt, avec des sabots qu'on aurait aimé moins gros, lorsqu'il s'embarque dans une sorte de farce sociale avec d'un côté l'ouvrier intrusif, le prolo indésirable, et de l'autre la classe privilégiée qui jouit d'un haut niveau d'éducation. La confrontation entre les deux mondes, voire la pénétration de l'un par l'autre, ne se fera pas sans accroc — la conclusion expéditive, un peu bâclée, enfoncera très clairement le clou. Dans sa gestion de l'ambiguïté, Weir se perd quelque peu en chemin, en cherchant à maintenir trop longtemps l'incertitude quant aux intentions de l'étranger (dont on ne saura jamais rien, agréablement), avec quelques écarts un peu artificiels pour le rendre "menaçant mais pas trop". Par contre, dans la peinture de la vulnérabilité physique de l'universitaire intellectuellement supérieure, il parvient à tisser un joli bout de cauchemar.

    D'un côté les complexes de classe, avec un ouvrier moralement ambigu qui a conscience de ses limitations et de sa position sociale, mais pas du tout aussi méchant que ce qu'on peut initialement supposer, et de l'autre la supériorité intellectuelle, sympathique de prime abord, qui s'accompagne de condescendance et de préjugés — assez ironiquement mis en parallèle avec le sujet de ses études, avec la même dualité projetée sur la chercheuse et la tribu qu'elle observe. Comme le reflet d'une mauvaise conscience australienne, pour replacer cette série B dans la filmographie plutôt cohérente de Peter Weir.
  • 26
    Bande-annonce

    Clair de femme (1979)

    1 h 45 min. Sortie : . Drame.

    Film de Costa-Gavras avec Yves Montand, Romy Schneider, Romolo Valli

  • 27

    Le Cavaleur (1979)

    1 h 44 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Philippe de Broca avec Jean Rochefort, Nicole Garcia, Jean-Claude Ventura

  • 28
    Bande-annonce

    Killer of Sheep (1977)

    1 h 15 min. Sortie : 1977.

    Film de Charles Burnett avec Angela Burnett, Eugene Cherry, Jack Drummond

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2020/2574828/page-19

    Reste que Burnett observe Stan avec une certaine lucidité, de galères en bricoles avec quelques moments fugaces de bonheur, comme une lente dérive autodestructive sans prise sur le cours de sa vie. Un regard sur la classe ouvrière noire assez rare, très différent (et en ce sens très complémentaire) de films comme "Blue Collar", partagé entre la compassion et le réalisme rugueux. Comme un chaînon manquant du cinéma noir américain, loin du sérieux d'un Sidney Poitier et de la bisserie / blaxploitation d'un D'Urville Martin ou d'un Fred Williamson. En filmant de manière régulière Stan au milieu de son abattoir, dans son ennui flou et son indécision latente, comme prisonnier d'une frustration urbaine, Burnett pourrait bien avoir conféré à son titre un sens beaucoup moins littéral.
  • 29
    Bande-annonce

    Le Château de Cagliostro (1979)

    Rupan sansei: Kariosutoro no shiro

    1 h 40 min. Sortie : . Animation, action, aventure et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Hayao Miyazaki avec Bob Bergen, Steve Bulen, Michael McConnohie

  • 30

    Real Life (1979)

    1 h 39 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Albert Brooks avec Dick Haynes, Albert Brooks, Matthew Tobin

  • 1
  • 2