Tous les films vus en 1982

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203 films

par Eric BBYoda

Après toutes ces années sur SC, il était temps de publier mes listes exhaustives de "cinéphile". Les films sont classés par ordre alphabétique, ils sont tous notés, avec quelques informations, mais tous, loin de là, n'ont pas encore de critique. Un travail de titan !

En résumé :
- Film préféré vu pour la première fois en 1982 : "les Contes de la Lune Vague Après la Pluie" de Mizoguchi (1953)
- 207 visionnages de 203 films, tous vus en salle
- 193 premiers visionnages, 13 seconds visionnages, 1 troisième visionnage
- Note moyenne attribuée à l'époque : 11,7/20
- Pays d'origine des films : 114 des USA, 37 de France, 15 de GB, 9 du Japon, 6 d'Italie, Australie et RFA (Allemagne), 3 du Canada, 2 de Turquie et des Philippes, 7 de 7 autres pays
- Décennies des films : 3 des années 30, 16 des années 40, 22 des années 50, 23 des années 60, 34 des années 70 et 109 des années 80 (80-82).

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    Deux filles au tapis (1981)

    All the Marbles

    1 h 53 min. Sortie : . Comédie dramatique et sport.

    Film de Robert Aldrich avec Peter Falk, Vicki Frederick, Laurene Landon

    Vu en salle à Paris en février 1982.

    A noter que le titre original est en fait : "... all the Marbles", ce qui explique sa première place au classement alphabétique.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 10/20) : ""Deux Filles au Tapis", jolie chronique pas trop noire de la vie des catcheuses, tranche avec la réputation de Robert Aldrich (cinéaste finalement assez peu estimé, réputé faisant du "cinéma d'hommes") : il y a un plaisir communicatif à l'œuvre ici de filmer des combats, qui pourraient évoquer une sexualité lesbienne fantasmée, si Aldrich ne savait aussi les rendre brutaux, voire violents. On ne sait pas forcément de quoi parle ce petit film (est-ce un hymne au couple à trois ?), mais il y souffre malgré tout une certaine liberté qui le sauvera peut-être de l'oubli."
  • Bande-annonce

    1941 (1979)

    1 h 58 min. Sortie : . Action, comédie, drame, romance et guerre.

    Film de Steven Spielberg avec Dan Aykroyd, Ned Beatty, John Belushi

    Vu en salle à Paris en juin 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 11/20) : "Certes, on peut qualifier ça de n'importe quoi frisant le grotesque, mais il y a une certaine classe dans la folie douce de Spielberg !"
  • Un enfant attend (1963)

    A Child Is Waiting

    1 h 42 min. Sortie : . Drame.

    Film de John Cassavetes avec Burt Lancaster, Judy Garland, Gena Rowlands

    Vu en salle à Paris en septembre 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 15/20) : "On sait bien que Cassavetes, piégé par le système des majors, a toujours considéré "Un Enfant Attend" comme une expérience désastreuse, et, de fait, le film n'a que peu à voir avec la forme enchantée qu'il développera ensuite dans son cinéma en toute indépendance. Cependant, "Un Enfant Attend" a tout du miracle pour le spectateur d'aujourd'hui : dur et finalement avec aussi peu de concessions qu'il devait être possible d'en faire (par souci de vérité typique de la méthode Cassavetes, tous les enfants, sauf celui étant l'objet du conflit qui est le sujet du film, étaient de réels handicapés...), le film semble investi d'une intégrité d'une humanité totalement étrangère aux productions du système des studios : le film fut remonté par Stanley Kramer tant certaines scènes furent considérées comme insoutenables pour le grand public !"
  • Bande-annonce

    Quatre garçons dans le vent (1964)

    A Hard Day's Night

    1 h 28 min. Sortie : . Comédie et musique.

    Film de Richard Lester avec The Beatles, John Lennon, Paul McCartney

    Vu en salle à Paris en octobre 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 9/20) : "Près de 20 ans après, l'effet de "4 Garçons dans le Vent", c'est un peu un effet "time capsule" (noir et blanc économique, références permanentes à la beatlemania qui battait son plein), et la séduction du film tient entièrement à son côté tourné à la va-vite, à son esthétique de document sur le vif. Car sinon, c'est plutôt léger et sommaire : le scénario faisant l'impasse de toute réflexion sur le succès et ses aléas, il reste un film insouciant à l'humour irrégulier au mieux. Mieux vaut quand même simplement réécouter les superbes chansons des Beatles !"
  • Bande-annonce

    Comédie érotique d'une nuit d'été (1982)

    A Midsummer Night's Sex Comedy

    1 h 28 min. Sortie : . Comédie, fantastique et romance.

    Film de Woody Allen avec Woody Allen, Mia Farrow, José Ferrer

    Vu deux fois en salle à Paris, en octobre et en décembre 1982.

    Mes commentaires de l'époque (Note : 14,5/20) :
    "Allen fait du Bergman léger et doux-amer, et c'est délicieux !"

    "Entre Bergman et Freud, plus une jolie dose d'humour, un petit chef d'œuvre"
  • Bande-annonce

    Une femme sous influence (1974)

    A Woman Under the Influence

    2 h 35 min. Sortie : . Drame.

    Film de John Cassavetes avec Peter Falk, Gena Rowlands, Fred Draper

    Vu en salle en février 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 16/20) : ""Une Femme sous Influence" est une sorte de triomphe du sujet et de la forme "cassavetiens" : en nous faisant partager la vie d'êtres prisonniers d'une société qui leur assigne un rôle, des devoirs, et même une personnalité qui leur sont étrangers, Cassavetes - avec l'aide de Peter Falk et de Gena Rowlands, tous deux très près du cœur - accompagne ses personnages au long de scènes douloureuses et sans compromis, amenant peu à peu le spectateur à les comprendre, à partager réellement leur souffrance et leur désarroi."
  • Bande-annonce

    Alone in the Dark (1982)

    1 h 32 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Jack Sholder avec Jack Palance, Donald Pleasence, Martin Landau

    Vu en salle à Paris en décembre 1982.

    Pas de commentaire écrit à l'époque ! (Note : 5/20)
  • American Pop (1981)

    1 h 36 min. Sortie : . Animation, drame et musique.

    Long-métrage d'animation de Ralph Bakshi avec Ron Thompson, Mews Small, Jerry Holland

    Vu en salle à Paris en janvier 1982.

    Commentaire écrit à l'époque (Note : 10/20) : "Saga panorama rotoscopé de l'histoire du Rock. Seulement passable…"
  • Bande-annonce

    L'Amour l'après-midi (1972)

    1 h 37 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Eric Rohmer avec Bernard Verley, Zouzou, Francoise Verley

    Second visionnage. Revu en salle à Paris en juin 1982.

    Commentaire écrit à l'époque (Note : 14/20) : "Un Conte Moral un peu léger peut-être, mais Rohmer a toujours le talent de filmer son époque comme personne d'autre !"
  • Les Années de plomb (1982)

    Die bleierne Zeit

    1 h 50 min. Sortie : . Drame.

    Film de Margarethe Von Trotta avec Rüdiger Vogler, Jutta Lampe et Barbara Sukowa

    Vu en salle à Paris en avril 1982.

    Commentaire écrit à l'époque (Note : 15/20) : "Un traitement sensible et intelligent d'un grand sujet allemand !"
  • Bande-annonce

    La Garçonnière (1960)

    The Apartment

    2 h 05 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Billy Wilder avec Jack Lemmon, Shirley MacLaine, Fred MacMurray

    Vu en salle à Paris en août 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 15/20) : "Témoignage ultime de la subtilité de Billy Wilder et de sa symbiose avec le brillant Jack Lemmon, "La garçonnière" est un film rare dans sa capacité à raconter l'abjection sociale en conservant de la tendresse pour ses personnages."
  • Bande-annonce

    Apocalypse Now (1979)

    2 h 27 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Francis Ford Coppola avec Marlon Brando, Martin Sheen, Robert Duvall

    Second visionnage. Revu en salle à Paris en août 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 19/20) : "Dévastateur et halluciné, une aventure cinématographique hors du commun."
  • Bande-annonce

    Quand la ville dort (1950)

    The Asphalt Jungle

    1 h 52 min. Sortie : . Gangster, film noir et drame.

    Film de John Huston avec Sterling Hayden, Louis Calhern, Jean Hagen

    Vu en salle à Paris en janvier 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 13/20) : "Si "Quand la Ville Dort" a fait date dans l'histoire du "film noir", c'est sans doute que l'atmosphère, trouble, nocturne, y compte autant que l'intrigue policière. Huston brode donc sur un canevas ultra-classique (le vol d'une bijouterie) une véritable aventure humaine, dans un no man's land ambigu, entre cynisme et désespoir. Huston s'attaque aux lieux communs : mauvais sujets ou héros implacables, tous sont des hommes comme les autres, avec leurs vices, leurs angoisses, mais aussi leurs côtés attachants. A noter aussi qu'apparaît au milieu de l'impressionnante distribution une jolie débutante nommée... Marilyn Monroe !"
  • Bande-annonce

    La Balade sauvage (1973)

    Badlands

    1 h 34 min. Sortie : . Road movie, drame et policier.

    Film de Terrence Malick avec Martin Sheen, Sissy Spacek, Warren Oates

    Vu en salle à Paris en février 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 14/20) : "Tout pour être un film culte Rock, avec violence, rébellion et un hommage à l'image iconique de James Dean…"
  • Bande-annonce

    La Balance (1982)

    1 h 42 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Bob Swaim avec Nathalie Baye, Philippe Léotard, Richard Berry

    Vu en salle à Paris en décembre 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 6/20) : "Enorme succès populaire pour ce film intégralement inepte : à n'y rien comprendre !"
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    Un nommé Cable Hogue (1970)

    The Ballad of Cable Hogue

    2 h. Sortie : . Comédie et western.

    Film de Sam Peckinpah avec Jason Robards, Stella Stevens, David Warner

    Vu en salle en juillet 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 9/20) : "La preuve que notre idole Peckinpah n'est pas toujours inspiré, ici il est seulement laborieux !"
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    Tous en scène ! (1953)

    The Band Wagon

    1 h 52 min. Sortie : . Comédie, comédie musicale et romance.

    Film de Vincente Minnelli avec Fred Astaire, Cyd Charisse, Oscar Levant

    Vu en salle à Paris en octobre 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 13/20) : "On sait que pour Minnellli, l'un des maîtres de la comédie musicale, le spectacle - l'artifice - est le meilleur moyen d'atteindre la vérité. Il rend donc hommage ici à l'univers du music-hall, multipliant les jeux de miroir avec la réalité (les rôles de Cyd Charisse et Fred Astaire paraissent directement inspirés de leur vie), mais refusant d'intellectualiser le spectacle, et faisant preuve d'une modestie d'entertainer qui n'exclut pas pourtant la profondeur. Une leçon, souvent jubilatoire…"
  • Bande-annonce

    Le Bateau (1981)

    Das Boot

    2 h 29 min. Sortie : . Aventure, drame, thriller et guerre.

    Film de Wolfgang Petersen avec Jürgen Prochnow, Herbert Grönemeyer, Klaus Wennemann

    Vu en salle à Lyon en février 1982 (il s'agissait de la version courte sortie en salle à l'époque).

    Mon commentaire de l'époque (Note : 8/20) : "Un film de guerre profondément humaniste, idéaliste même… mais quand même assez ennuyeux. La fin reste néanmoins un grand moment de cinéma."
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    Le Beau Mariage (1982)

    1 h 37 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Éric Rohmer avec Béatrice Romand, André Dussollier, Arielle Dombasle

    Vu en salle à Paris en mai 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 15/20) : "Une remarquable absence de "psychologie" pour ce Rohmer nouveau style !"
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    Ben-Hur (1959)

    3 h 42 min. Sortie : . Péplum, historique, drame et aventure.

    Film de William Wyler avec Charlton Heston, Jack Hawkins, Haya Harareet

    Vu en salle à Paris en juillet 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 15/20) : "Le souffle de l'épopée. En y repensant, nous en avons encore les larmes aux yeux !"
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    Le Grand Sommeil (1946)

    The Big Sleep

    1 h 49 min. Sortie : . Film noir.

    Film de Howard Hawks avec Humphrey Bogart, Lauren Bacall, John Ridgely

    Vu en salle à Paris en août 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 12/20) : "Un scénario obscur (alors que le roman de Chandler ne l'est pas vraiment...), mais des dialogues brillants et surtout un duo électrique (Bogart-Bacall) pour une sorte de quintessence du film noir : "le Grand Sommeil" est loin d'être le film le plus passionnant du génial Hawks, mais on retiendra l'inoubliable leçon d'élégance et de distanciation des deux stars (même quand les plus grands dangers menacent, garder le sourire, et trouver quelqu'un avec qui flirter !)."
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    Blade Runner (1982)

    1 h 57 min. Sortie : . Science-fiction, film noir et thriller.

    Film de Ridley Scott avec Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young

    Vu en salle à Paris en octobre 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 12/20) : "Une petite déception que cette adaptation trop carrée d'un livre délicieusement dépressif de Dick. Mais Rutger Hauer est mémorable."
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    Les Tueurs de l'éclipse (1981)

    Bloody Birthday

    1 h 25 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Ed Hunt avec Lori Lethin, Melinda Cordell, Julie Brown

    Vu en salle à Paris en juin 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 5/20) : "On peut certes se réjouir de l'immoralité de ce gore, mais il reste que, à la longue, c'est fatigant !"
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    Blow Out (1981)

    1 h 47 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Brian De Palma avec John Travolta, Nancy Allen, John Lithgow

    Vu en salle à Paris en février 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 14/20) : "Certainement l'un des films de De Palma les plus conceptuels et intelligents, "Blow Out" est une nouvelle exploration du thème de "Blow Up", dans laquelle la paranoïa politique et policière typique des années 70-80 a clairement remplacé la mise en abyme des 60's. Mais, à l'inverse du film d'Antonioni, il ne s'agit plus ici d'agrandir une image pour mieux en découvrir le sens, mais d'entreprendre le montage d'un film, la vérité se dissimulant entre deux images, et ne pouvant être révélée que par l'adjonction et la synchronisation du son : toute une éthique du Cinéma selon De Palma, donc, même si l'échec cruel de son héros le condamne finalement à un cynisme particulièrement amer qui fait le prix de la conclusion - terrible - du film."
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    Blow-Up (1966)

    1 h 51 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Michelangelo Antonioni avec Vanessa Redgrave, Sarah Miles, David Hemmings

    Vu en salle à Paris en mai 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 17/20) : "A l'avant-garde du cinéma moderne (ce magnifique moment du cinéma d'auteur...) et pris dans le tourbillon des Swinging Sixties Londonienne, "Blow-Up" est certes le film le plus facile d'accès d'Antonioni, en dépit de son intrigue policière totalement "théorique" (qui convient d'ailleurs mieux à un Brian De Palma, comme le remake "Blow Out" vient de le prouver...) et de son traitement magnifiquement formaliste : des scènes comme celles du parc, ou encore du développement des photos, totalement silencieuses, constituent certainement des moments de pure perfection cinématographique."
  • Bande-annonce

    La Fièvre au corps (1981)

    Body Heat

    1 h 53 min. Sortie : . Thriller et film noir.

    Film de Lawrence Kasdan avec William Hurt, Kathleen Turner, Richard Crenna

    Vu en salle à Paris en février 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 11/20) : "Une retranscription fidèle de l'ambiance du Film Noir classique, et une sensualité torride pour un film qui est un pur exercice de style."
  • Boulevard des assassins (1982)

    1 h 45 min. Sortie : . Policier.

    Film de Boramy Tioulong avec Jean-Louis Trintignant, Marie-France Pisier, Victor Lanoux

    Vu en salle à Paris en avril 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 8/20) : "Chronique indigeste et indigente d'un scandale qui avait fait l'actualité, "Boulevard des Assassins", avec sa distribution représentative du cinéma français traitant "du milieu", est malheureusement une "œuvre" typique d'un certain "cinéma de professionnels" qui fait plutôt années 70, d'ailleurs, et dont la date de péremption est largement dépassée. Comme, en plus, tout cela manque terriblement de personnalité (où es-tu, Boisset ? Reviens-nous vite !), on ne peut que s'ennuyer terriblement !"
  • Brewster McCloud (1970)

    1 h 45 min. Sortie : . Fantastique et comédie.

    Film de Robert Altman avec Bud Cort, Sally Kellerman, Michael Murphy

    Vu en salle à Paris en octobre 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 14/20) : ""Brewster McCloud" est l'un des tous premiers Altman, avant le triomphe de "MASH" et la période culte des critiques sociales épiques. C'est un film très étrange, empreint d'une poésie biscornue qui témoigne peut-être plus encore de la rébellion profonde d'Altman vis à vis des codes de la société que les chefs d'œuvre qui suivront : porté par un Bud Cort prodigieux - qui restera inévitablement marqué par cette prestation - "Brewster McCloud" reste l'un des films-phare d'une époque ambitieuse, tant sur le plan artistique que humain."
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    Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia (1974)

    Bring Me the Head of Alfredo Garcia

    1 h 52 min. Sortie : . Thriller et policier.

    Film de Sam Peckinpah avec Warren Oates, Isela Vega, Robert Webber

    Second visionnage. Revu en salle à Paris en janvier 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 14/20) : "Dur comme les meilleurs Peckinpah (on a sa dose de violence quand même), mais surtout désespérément amer, "Alfredo Garcia" est un film au réalisme étonnant (le filmage du Mexique, sans une goutte de tourisme dans le regard) et à la noirceur obsédante."
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    L'Impossible Monsieur Bébé (1938)

    Bringing Up Baby

    1 h 42 min. Sortie : . Comédie et romance.

    Film de Howard Hawks avec Katharine Hepburn, Cary Grant, Charles Ruggles

    Vu en salle à Paris en avril 1982.

    Mon commentaire de l'époque (Note : 17/20) : ""L’impossible Monsieur Bébé" est probablement l’une des comédies les plus loufoques de l’époque, le prototype même de la « screwball comedy » : si le ressort comique du film repose d’abord sur l’opposition entre deux univers, celui de la recherche pour Cary Grant et celui du luxe pour Katherine Hepburn, il n’en reste pas moins que tous les personnages sont hors-norme, y compris les animaux ! Hawks n’est - comme toujours - surtout pas juge de ses personnages, il n’impose jamais de morale sociale, et chacun amènera à l’autre la douce folie qu’il espérait sans se l’avouer, ce qui permet au film de se clore dans une généreuse douceur. On notera enfin que, outre son rythme infernal et ses dialogues savoureux, "l’impossible Monsieur Bébé" est l'un des rares films de l'époque à imposer le personnage féminin comme le meneur de l’intrigue, ce qui en fait l'un des tous premiers (et meilleurs) films féministes !"