UN JOUR UN ALBUM

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64 albums

par # YMC

A chaque jour son album... Carnet d'écoutes éclectiques et désordonnées 2017.

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    Made in Japan (Live) (1972)

    Sortie : décembre 1972. Rock, rock classique et hard rock. 7 morceaux.

    Live de Deep Purple

    #001 -
    Trois performances en trois jours captées en 4 pistes (!) par Martin Birch à Tokyo et Osaka à la mi août 72 et sans doute le meilleur album live de tous les temps ! La prise de son a su préserver l'extraordinaire énergie du moment. Le mixage signé Paice et Glover l'a magnifiquement retranscrit. Si bien qu'à mettre l'album à haut niveau d'écoute dans son salon, on se croirait dans la salle... à chaque fois. Si ce n'est le choix d'une stéréo plutôt large (confinant Blackmore à gauche et Lord à droite) qui n'était évidemment pas de mise dans les salles. Presque des jams sessions d'une richesse technique et d'une intensité rare. Les duels guitares/voix, guitares/orgue Hammond, ou encore le solo de 6'10 de Ian Paice ne sont que successions de performances. Deep Purple, pères du hard rock au même titre que Led Zep, semblent ,ces soirs là, comme habités. Rien à jeter, si l'one excepte peut-être quelques longueurs sur l'unique titre de la face D ("Space Truckin' "). Gillan impressionnera toujours, comme son collègue Robert Plant jusqu'à ce que ce dernier se pète les cordes vocales.

    Sortie à la noël 72, il y a 45 ans (!!), ce LP reste un absolu essentiel rock. Une référence ultime en terme d'album en public. Et s'il ne fallait garder qu'une seul album de Deep Purple, c'est celui dont il ne faut pas se séparer, les opus studio ne bénéficiant pas d'un son aussi brut (batterie en particulier), ni de la dynamique !

    A noter que les 3 titres complémentaires ajoutés sur les versions CD à partir des années 90, ne bénéficient pas de la même énergie. Le mix propose une stéréo un peu moins large et une inversion des champs (Blackmore se retrouvant à droite), et sans doute d'un léger excès d'excitateur digital.
  • 2
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    Tales of Mystery and Imagination: Edgar Allan Poe (1976)

    Sortie : 1976. Rock, rock symphonique, prog rock et pop rock. 7 morceaux.

    Album de The Alan Parsons Project

    #002 -
    Sans doute plus connu comme ingénieur du son, auprès des Beatles (Parson était présent sur le toit de Savile Row pour l'ultime live du Fab four, dans l'ombre de Spector) et surtout génial faiseur de son du phénoménal Dark side of the Moon, LE disque qui servira de mètre-étalon mondial pour tester les performances des chaines HiFi durant la seconde moitié des 70's), Alan Parson se lance comme musicien (et c'est un fait finalement assez rare de voir les techniciens prendre le pouvoir à une époque ou leurs noms n'étaient pas nécessairement mis en avant sur les pochettes), à l'initiative d'Eric Woolfson avec cet opus mettant en musique les nouvelles d'Edgar Allan Poe. Il ne connaitra sans doute le véritable succès commercial que quelques années plus tard avec le tubesque "Eye in the sky". Mais cette première prestation mi rock FM (avant l'heure), mi symphonique est assez époustouflante.

    A noter que la réédition Cd de 1987, contiendra outre quelques passages de guitares supplémentaires, une narration par Orson Welles et un titre écarté des sessions de 76. Si c'est un document, il faut sans doute préférer l'édition vinyle originale pour approcher l'œuvre dans sa conception native.
  • 3

    L'Atelier du crabe (1981)

    Sortie : 1981. Pop, rock, chanson et pop rock. 8 morceaux.

    Album de Gérard Manset

    #003 -
    Quand on dit à Manset qu'il va falloir rééditer les albums parus en vinyle sur un nouveau format compact et digital, Monsieur JeSuisFierD'EtreMarginal se permet de dire "ok je m'occupe de tout et je vire tel et tel et morceaux..., je colle celui-ci avec celui-là enregistrés à plusieurs années d'intervalle...". Si bien qu'au final seuls 3 titres de cet album (et pas nécessairement les mieux à mon goût) seront republiés sur le CD "Royaume de Siam", alors amputé de trois des titres (un album dont l'édition originale était parue 2 ans avant l'Atelier du Crabe). Quand même chiant de ne pas retrouver notamment le titre éponyme, "Il faut toujours se dire adieu" et... "Les rendez-vous d'automne". Heureusement que la collection vinyle familiale contient ce disque. Ca craque un peu, le diamant se permet de déraper même, mais c'est bon !

    J'ai toujours eu une préférence pour le travail de Manset quand il s'attelait à mettre en forme des œuvres telles La Mort d'Orion (voir ma chronique de l'album - http://www.senscritique.com/album/La_Mort_d_Orion/critique/30287009 ), mais on ne peut nier les bons albums plus rock et accessibles que sont l'Atelier du Crabe et Royaume de Siam, particulièrement bien écrits et mis en musique. Manset reste l'un des essentiels francophone un peu trop souvent oubliés.
  • 4

    Egna (1986)

    Sortie : 1986. 8 morceaux.

    Album de Ange

    #004 -
    Christian Décamps avait dit un jour que si Ange devait intituler un album de son propre anagramme, il en serait finit du groupe ! En 86, c'est chose faite et nos Belfortins sortent par la petite porte... l'issue de secours en arrière scène même ! Un album absolument catastrophique. Textes, production, arrangements... un absolu nécessaire à éviter à tout prix. Il est vrai que depuis Guet Apens, le bateau coule... Dans "le cul qui jazze", Ange donne la parole à "monsieur le ministre de la dérive". Un peu trop tard pour que ce dernier intervienne pour empêcher le naufrage. Comme quoi, ça peut faire mal même sur le coup !

    A noter qu'Ange se relèvera tout de même (puisqu'il est par nature immortel), mais qu'il aura quand même changé de cap, pour le meilleur ou pour le pire, selon les opus, mais jamais ne retrouvera son esprit d'antan.
  • 5
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    Voulzy Tour (Live) (1994)

    Sortie : novembre 1994. 21 morceaux.

    Live de Laurent Voulzy

    #005 -
    Sur les routes en 93-94 pour promouvoir ce qui reste nettement, aujourd'hui encore, son tout meilleur album (Caché Derrière, 1992), Voulzy proposait, avec cette restitution live de bonne facture, de revisiter tout son répertoire. Le choix de SetList est excellent et l'album vaut en particulier pour son "Rockcollection" très largement étendu. Déjà la version originale parue en maxi 45 tours en 77 (ce titre qui a dû plus couter que rapporter en terme de royalties), une belle idée d'hommage au grand tubes du rock... Cette version là, propose près de 19 minutes de tubes intelligemment enchainés !

    A noter un titre bonus inédit enregistré en studio ("Du temps qui passe"), qui ne restera pas une anthologie.
  • 6
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    Year of the Tiger (2004)

    Sortie : . 12 morceaux.

    Album de Hollywood Porn Stars

    #006 -
    La belgique a offert nombre de bons groupes rock, rivalisant souvent avec leurs presque voisins britanniques. Hollywood Porn Stars en fait partie, même si de manière moins nette que Ghinzu ou Girls in Hawaii. Et ce 2è opus possédait l'énergie pure à défaut d'inventivité réelle. Groupe se voulant éphémère puisque formé à l'occasion d'un concours (qu'ils remporteront), ils n'ont finalement jamais splitté et ont offert au moins deux albums rock, à tendance alternatif. Dire que cet album, le premier véritable disque du quatuor est un essentiel, serait un peu fort de café. Cela dit, la voix d'Anthony Sinatra possède une caractéristique un peu nasale venant poser une certaine marque de fabrique. Peut-être que les deux guitares pourraient être plus complémentaires... Il n'en reste pas moins un opus agréable, qui met plutôt la patate au petit matin...

    A noter qu'il sera sans doute difficile de continuer sans se renouveler. L'album suivant Satellites, sera d'ailleurs, une pâle copie de celui-là. Après quoi j'ai lâché l'affaire.
  • 7
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    Higelin 75 (2016)

    Sortie : . 8 morceaux.

    Album de Jacques Higelin

  • 8
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    Architect (2015)

    Sortie : . Pop, rock, folk, folk, country et pop rock. 12 morceaux.

    Album de C Duncan

  • 9
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    Mandarine (2015)

    Sortie : . Pop. 10 morceaux.

    Album de Les Innocents

  • 10
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    Hunky Dory (1971)

    Sortie : . Glam, pop rock et art rock. 11 morceaux.

    Album de David Bowie

    #010 -
    Un an déjà... Ce 10 janvier, il n'y a que du Bowie sortant de ma HiFi, de mon autoradio ou de mon casque... A commencer bien-sûr par l'opus qui mènera à son chef-d'œuvre : Ziggy Stardust...
    Pourquoi celui-ci ? Parce que 'Life on Mars ?' tout simplement ! Peut être que si l'on me disait de partir sur une ile déserte avec une seule chanson, ce serait celle-là.

    Dans un docu posthume, Rick Wakeman, pianiste sur ce titre, décryptait la mélodie. Ses mots magnifiaient alors encore un peu plus ce titre déjà ultime. Un album encore bercé de références, pas encore tout à fait défait d'influences. Juste avant de se personnifier totalement, Bowie devenait déjà grand.

    Et puis Changes, et puis "Oh! You pretty things" et puis "Andy Warhol" et puis... et puis David Bowie ! Forever Hero from our lives. Stars looks very different today... again & again.
  • 11
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    Red & Black Light (2015)

    Sortie : . 8 morceaux.

    Album de Ibrahim Maalouf

    #011 -
    Ce mec est partout. Impossible d'être passé à côté de son nom durant les dernières années. Le natif de Beyrouth, trompettiste hors-pair a su décloisonner les genres en partant de l'école dite classique jusqu'aux confluents du jazz progressif, ne rejetant rien, pas même les nappes électroniques.

    Véritable compositeur sachant vous prendre aux tripes, et qui met en valeur tous ses musiciens, son propre instrument parfois juste en accompagnement, parfois même absent mais qui se mettre à virevolter de manière virtuose.

    Si Maalouf touche un peu à tout, cet opus là sonne particulièrement rock, tantôt atmosphérique tantôt homérique. Et je l'avoue, me réconciliant avec la trompette qui n'a jamais été un instrument pour lequel j'avais une grande affection. Interprété et mis en lumière de la sorte, j'y prend mon pied. Et comme l'instrumental ne m'a jamais rebuté...
  • 12
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    Cities R real (2013)

    Sortie : 2013. 12 morceaux.

    Album de VS [Post Rock]

    #012 -
    En attendant le nouvel opus de Vanished Souls (qui aura changé de nom entre les deux albums)... (Re)voir la chronique de l'album Cities R real (2013)
    http://www.senscritique.com/album/Cities_R_real/critique/31570790
  • 13
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    Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (1967)

    Sortie : . Pop psychédélique et pop rock. 13 morceaux.

    Album de The Beatles

    #013 -
    A l 'heure où j'écris ces lignes (12 janvier, 21h35), il y a cinquante ans tout pile, les Beatles étaient à Abbey Road, en plein enregistrement de 'Penny Lane' qui sortira en single et sera inclus à l'album 'Magical Mystery Tour'. Mais ce titre était issu des sessions de l'album qui deviendra : 'Sgt. Pepper's lonely hearts club band'...

    Cette année 2017 célèbre donc les cinquante ans de l'un des meilleurs albums, si ce n'est le meilleur, du 20è siècle. Autant dire qu'il détient aussi le titre en ce début de 21è ! Et comme je viens de relire le superbe ouvrage de Geoff Emerick (l'ingénieur du son du groupe, pour moi détenant le titre de 5è Beatles, au même titre qu'Epstein et George Martin) , je me l'écoute ce jour en version mono, histoire de mettre en phase ses anecdotes et le son exact qu'il avait façonné pour eux.
    D'abord un peu décontenancé ayant tellement dans l'oreille cet album en stéréophonie . Et puis toutes ces petites subtilités glissées dans le mix et que le mixage stéréo a gommé voir proprement supprimé...

    Je pourrais décrire l'album, ingurgité depuis ma plus tendre enfance et à haute dose, presque mesure par mesure et même sans l'écouter. Je n'en ferai rien. Sgt Pepper est la première pierre de l'édifice musical 1967/77 (les actes fondateurs datant bien sur de Rubber soul et Revolver des mêmes Beatles).

    A partir de luin 1967, et pendant une bonne décennie, pas un album de ceux que j'ai pu entendre ne sera décevant. Après Sgt Pepper, rien ne sera plus jamais comme avant...
  • 14
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    Greatest Hits (1981)

    Sortie : . Pop, rock, rock 'n' roll, hard rock et arena rock. 14 morceaux.

    Compilation de Queen

    #014
    Je me souviens, que j'écoutais ce Cd quand , enfant, j'allais chez mon oncle (qui avait d'ailleurs également le Greatest hits II). Et je les écoutaient tellement souvent, qu'on a fini par m'offrir ces deux disques. Peut-être le tout premier groupe dont j'ai été un vrai fan. Mais quand plus tard je me suis intéressé à la discographie en tant que tel. J'ai un peu "déchanté".

    L'album Queen II mis à part, je crois qu'aucun LP du groupe Londonien ne tient dans son ensemble. Ce n'est que mon avis. Toujours de formidables titres et quelques-uns sur lesquels ils auraient pu faire l'impasse, notamment les signatures de Taylor (excellent batteur au demeurant). Alors un best of quoi de mieux ? Surtout celui-ci, qui fait le tour de la première période du groupe. L'occasion de n'entendre que le meilleur. Et la sélection et l'ordre de la tracklist me paraissent judicieux. Il y manque peut-être un ou deux titres du premier opus. "Keep Yourself alive sera d'ailleurs inclus sur un autre best of qui viendra plus tard ("Classic Queen si je me souviens bien).

    Parce que Queen ne s'est jamais endormi sur un seul style musical unique, insufflant à leur rock tendance "hard" à la Led Zeppelin (il leur a souvent été reproché de n'avoir percé justement seulement que dans une période de creux chez Led Zep), des schémas emprunté au patrimoine de la musique dans son ensemble. Il est indéniable que le lyrisme de Mercury , ses capacités vocales les jeux sur les harmonies (Bohemian Rhapsody n'est elle pas somptueuse ?) ont mené le groupe vers des mélanges de genre réussi puisant dans l'opéra, dans le le music-hall, dans le prog'...
    N'oublions pas le jeu (et le son si particulier) de Brian May, dont l'apport au groupe a sans doute influencé les titres les plus "durs" (Now I'm here a toujours eu ma préférence mais pas que) mais avec une finesse et un doigté unique. Le discret John deacon a quand même proposé quelques pépites, tout en glissant des lignes de basse à la fois délicates et profondes.

    Si de nos jours le best-of fait partie intégrante d'une discographie d'artiste, à la fin des 70's ce n'était pas encore répandu. En 78, après la première crise du disque, ce phénomène a commencé prendre de l'ampleur et Queen, en produisant cette compilation au succès commercial colossal à l'époque, a sans doute relancé sa carrière pour le pire comme le meilleur. Car à partir de là et jusqu'à Innuendo en 91, les albums seront, si ce n'est mauvais, au moins assez peu intéressant...
  • 15
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    The Power and the Glory (1974)

    Sortie : 1974. Rock et prog rock. 8 morceaux.

    Album de Gentle Giant

    #015 -
    Ce jour, parlons Prog'. Pourquoi diable Gentle Giant n'a pas traversé le temps comme d'autres monstres des 70's ? Une question que je ne cesserai de me poser je pense. Gentle Giant touche au génie au moins autant que Yes, Crimson et sans doute plus que Genesis... Alors quelle différence fait que, eux, on les oublie régulièrement ? Au virage des années 80, le groupe ne s'est pas compromis dans les sonorités électroniques et a disparu. C'est peut-être un aspect à prendre en compte. Autre point, pas de transfuges. Les groupes ayant survécus ont vu leurs membres se mélanger (Bruford allant de Yes à Crimson puis Genesis, Fripp a produit deux albums de Peter Gabriel...) pendant ce temps Giant est resté plutôt stable dans son line-up. L'ainé des Shulmann a bien quitté le groupe assez tôt, tout comme les batteurs Smith et Mortimore, mais globalement, l'homogénéité est la marque de fabrique chez Gentle Giant.

    Arrivé à cet opus, The Power and the Glory, on a saisi depuis longtemps l'objectif du groupe. Repousser les limites de la musique contemporaine empruntant la voix d'un rock prog' teinté de jazz, de classique et de musique médiévale. Et cet album n'est donc pas surprenant, ni original. Mais au delà du savoir faire indéniable et de la virtuosité de chacun des membres, au delà du fait qu'ils sont tous multi-instrumentistes, c'est bien la composition qui est leur atout majeur. Ou vont-ils chercher tout ça ? C'est mélodiquement ciselé toujours, inventif, inattendu. Des rythmiques martelées, enjouées et l'art du contre-point à son paroxysme. Comme chez Mahavishnu Orchestra, qui d'ailleurs souffre de la même non-reconnaissance aujourd'hui, le violon sautillant aux lead interprétés comme une lead guitare est une de leurs originalités. Contrairement à Mahavishnu, on ne perd pourtant jamais le fil. Le choix de la complexité extrême n'engendre pas pour autant l'élitisme.

    Dernier point et non des moindres, j'ai toujours trouvé que Gentle Giant bénéficiait d'un son plus propre, plus net que tous ses contemporains et ce dès son premier album. Peut-être leur arrivée sur le marché en 70, soit un an ou deux après les autres, a peut-être joué en leur défaveur.

    A noter que, The Power and the Glory est le dernier album du groupe sous le label Vertigo. C'est le label indé Chrysalis (Genesis notamment) qui reprendra le flambeau par la suite.
  • 16
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    You and I (2016)

    Sortie : . Pop, rock, rock alternatif, rock folk et rock indépendant. 10 morceaux.

    Album de Jeff Buckley

    #016 -
    Jeff Buckley est atteint, bien malgré lui, du 'syndrome Jimmy Hendrix'. Disparu trop tôt, durant l’enregistrement de son 2è album (il y aura 20ans dans quelques mois), chaque année ou presque de nouveaux inédits sortent des tiroirs. Ici, une session datant de 1993 ou Jeff se faisait plaisir à enregistrer des reprises de grands classiques (Dylan, Led Zep, the Smiths…) seul avec sa guitare. Un document, au son plutôt excellent.

    L’occasion d’entendre sa version de "Calling You" (Jevetta Steele, Bo de Bagdad Café). Moins bonne version quand même que celle du "Live at Sin-é" datant de la même époque et sorti en version complète en 2003. D’ailleurs globalement si Buckley envoie du lourd vocalement, on sent qu’il n’y a pas le frisson du live, la voix semble même par moments à la limite de la justesse. Et une énième version démo de Grace…

    Encore un album dont on peut aisément se dispenser et réécouter plutôt l’album Grace, chef d’œuvre parmi les chefs-d’œuvre.
    You and I, opus pour fanatiques avertis seulement (et encore...)
  • 17
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    The Colour of Spring (1986)

    Sortie : mars 1986. Pop et rock. 8 morceaux.

    Album de Talk Talk

    #017 –
    Qu’est ce qu’il est bon cet album… l’un des rares en plein cœur des années 80 qui retienne toute mon attention. L’album de la transition entre le TalkTalk trustant inexorablement les FM et le TalkTalk réinventant la conception mélodico-rythmique. L’arrangement global se veut plutôt aérien.

    Alors oui, on peut déplorer un peu le son des percussions, on peut ne pas aimer le timbre particulier d’Hollis. Remis dans le contexte de l’époque, on peut trouver l’opus un peu mou du genou...

    A l’heure où les plus réfractaires aux nouveaux sons cédaient finalement aux sirènes de la production ‘au rabais’ et vide d’inventivité, TalkTalk s’en éloignait déjà et se posait en père fondateur du post-rock pas encore né. Ces 3 là allaient progressivement perdre leur public (déjà pré-formaté par l’entreprise d’autodestruction entamée par l’industrie du disque depuis 5 bonnes années). Mais ils allaient surtout faire ce qu’ils voulaient, peut-être depuis leurs débuts. Et ils le disent bien : Life is what you make it…

    Avant leur diptyque aussi somptueux que parfaitement suicidaire au tournant des nineties, The Colour of Spring était le nouvel espoir sur lequel reposerait plus tard le retour aux vraies vibrations acoustiques.
  • 18
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    Métronomie (1971)

    Sortie : 1971. Prog rock et pop progressive. 8 morceaux.

    Album de Nino Ferrer

    #018 -
    Encore et toujours 1971. LE point de convergence artistique en matière de son. Je crois qu'aucun des albums datant de cette année là et que j'ai pu entendre n'est en deçà du niveau de chef d'œuvre. Métronomie. Du jazz/rock aux accents de Prog'. D'ailleurs, on peut peut-être considérer cet album comme l'un des tout premiers LP de rock Prog' francophone (Ange balbutiait encore, Harmonium n'était pas né, Magma avait déjà pondu 2 opus...).

    De longues plages instrumentales entrecoupées de 'chansons' aux textes plus engagés, moins 'dérisoires' que ce à quoi Nino nous avait habitué du temps de "Mirza" ou du "Téléfon". On s'approche même du Funk ("Freak"). Un bon vieux slow bien bluesy ("Pour oublier qu'on s'est aimé"). Il est de bon ton à cette époque de pondre son petit hymne aux paradis artificiels. Nino n'échappe à la règle et y va même franco avec "Cannabis", où il fait entrer en résonnance le monde un peu crade et les moyens de s'en évader.

    Le titre qui restera dans les mémoires, "La maison près de la fontaine". Un plaidoyer en règle contre l'urbanisation outrancière et un retour aux charmes de la nature. Bien derrière lui la chansonnette rigolote, malgré la plage "Isabelle" qui peut prêter à sourire..

    Le public ne suivra pas, Nino avait pourtant tout compris. Une bande de sacrés zicos autours de lui. Leurs noms n'a pas nécessairement marqué l'histoire, mais les orchestrations envoient du lourd. Tempos, nuances, breaks, arrangements, son... tout y est, en particulier sur le titre éponyme se déclinant en deux pistes séparées par le single "Les enfants de la patrie". "Survivre un peu, apprendre un peu , sourire un peu, aimer un peu, souffrir un peu, mourir un peu ... ou rien". Mine de rien un beau résumé de ce que l'on est tous.

    Beaucoup de Flanger sur cet album, sur les nombreux intermèdes en bruitages, sur la batterie. Un album au son hyper léché où prédomine l'orgue. Et une stéréo plutôt prononcée.

    A noter que cet opus est une adaptation française du précédent album de Nino ferrer paru uniquement sur le marché Italien.
  • 19
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    Security (1982)

    Sortie : septembre 1982. Prog rock, rock et art rock. 8 morceaux.

    Album de Peter Gabriel

    #019 –
    Longtemps le 4è opus du ‘quadriptyque’ de Peter Gabriel n’avait pas ma préférence. Et puis… et puis je l’ai écouté et écouté encore. Le soin apporté au son s’y fait encore plus précis que par le passé. L’incursion d’électronique (synthés et informatique !) en tout genre dans cette œuvre PopWorld y devient le systématisme prédominant faisant la marque de fabrique de l’œuvre de l’archange. Pas étonnant quand on sait que le producteur est cette fois David Lord. Et L’écriture s’étoffe encore, une constante chez Peter Gabriel. Security (le nom de l’album paru sur le marché américain, puisqu’en Europe, comme les 3 précédents, ce LP ne portait pas de titre) est sans doute l’album le plus clair/obscure qu’ai pondu l’ancien leader de Genesis. Le très sombre ‘Family & the fishing net’ et le très enjoué ‘Kiss of life’ sur un tempo des îles en sont les symboles.

    Gabriel place sur cet album son premier vrai Hit avec ‘Shock the Monkey’ qui au même titre que ‘I have the touch’ deviendra un titre très attendu en live. Mais c’est bien la magistrale ouverture qui vient casser les codes et bouleverser l’auditeur. ‘The Rythm of the Heat’ est d’une puissance rare. La percussion tribale vous agite le cœur qui se met au diapason. Votre respiration se coordonne aux différents patterns. Si la mélodie est fondée sur une seule note, la manière dont Peter pose sa voix est d’une force terrible. Ca envoie, ça en jette. A vous coller une de ces chaires de poule… Mais ça ne s’arrête pas là. Dans une atmosphère pas si éloignée, la lumineuse ’San Jacinto’ et la sensuelle ‘Lay your hands on me’ sont tout aussi renversantes. Wallflower reste sans doute le titre le plus proche de l’univers créé depuis 1977.

    L’équipe se structure, Levin, Rhodes et Marrota sont désormais des habitués. Et si j’ai longtemps considéré que SO avait été un point de rupture radical, il est évident que l’opération relooking avait déjà débuté en 1982. Le son de batterie est encore plus étonnant que sur Melt (1980). Les futs sont acoustiques mais les filtres posés sur le BUS drums, sont hyper synthétiques. On obtient un son incroyable, en particulier sur la Caisse Claire.

    Un album somptueux… un incontournable véritable.
  • 20
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    Stratégie de l'inespoir (2014)

    Sortie : . Pop, rock et chanson. 12 morceaux.

    Album de Hubert-Félix Thiéfaine

  • 21

    4 ½ (EP) (2016)

    Sortie : . 25 morceaux.

    EP de Steven Wilson

    #021 -
    Chronique complète à retrouver ici : https://www.senscritique.com/album/4_EP/critique/81417001
  • 22
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    Franz Ferdinand (2004)

    Sortie : . Rock, rock alternatif et rock indépendant. 21 morceaux.

    Album de Franz Ferdinand

    #022
    J’avais envie que ça bouge un peu ce matin au réveil sans pour autant tomber dans un créneau un peu trop distordu. Petit déj du dimanche avec Franz Ferdinand. Le tout premier album du groupe en 2004. Avec une apparente décontraction, les écossais signaient un premier opus assez flamboyant. Suffisamment tubesque pour être très médiatisé tout en gardant une production brute façon post punk et un rock alternatif sur-vitaminé, à défaut d’être transcendant en terme de créativité.

    J’apprécie le traitement rythmique avec ces tempos fluctuants sur les breaks mais sans réelles ruptures, comme une sorte de lissage temporel à l’intérieur de la mesure.

    Pas de ventre mou, pas de sensation de redondance malgré un manque d’idées mélodiques. Ce premier opus éponyme de Franz Ferdinand possédait la fraicheur nécessaire. Treize ans plus tard, le sachet fraicheur s’est maintenu. Je n’y reviendrai pas tous les jours, mais de temps à autres, la piqure de rappel est des plus vivifiantes.
  • 23
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    Brain Salad Surgery (1973)

    Sortie : décembre 1973. Prog rock, rock, rock psychédélique, rock classique et avantgarde. 8 morceaux.

    Album de Emerson, Lake & Palmer

    #023
    C’est peut-être un sacrilège de ma part, mais j’ai toujours eu du mal avec cet opus d’ELP. Resté sans doute dans les mémoires plus par sa pochette, œuvre de Hans Ruedi Giger, que par sa musique ! Certes c’est du Emerson, Lake & Palmer pur jus, mais peut-être un peu ronronnant. La longue plage ‘Karn Evil 9’, plus long titre élaboré par le trio en studio, est assez inégale. Des passages somptueux, d’autres un peu rédhibitoires. ‘Jérusalem’ reste à mon sens le meilleur titre de l’album. Abouti, sans fioritures, il vient se placer dans la lignée de Tarkus et Trilogy. Wikipedia nous dit que ce titre adapté de l’hymne de Hubert Parry avait déjà été revisitée par Vangelis pour la BO du film « Les chariots de feu ». Il me faudrait revoir ce film de toute urgence…

    Pour le reste, les compos et les adaptations de cet album sont moins fortes il me semble que celles des précédents albums. Reste l’inventivité d’Emerson toujours aussi fou dans son approche de l’instrument, et l’interprétation globale de Greg Lake et Carl Palmer franchement top. Vraiment ce qui peut gêner ici, c’est que cette dextérité et ce savoir-faire ne sont pas au service de la mélodie. Ils en deviennent le prétexte…

    Et la touche d’humour que l’on retrouve sur chaque opus (ici sur ‘Benny the bouncer’), fini de tuer le charme. Peut-être qu’en vinyle, le fait de changer la face avant ‘Karn Evil 9’ permettait de ne pas rester sur cette note un peu faiblarde de la fin de face A et donnait du coup plus d’impact à la face B.

    Non vraiment, je ne peux que reconnaitre le talent mais n’ai jamais pu véritablement « entrer » dans cet album là.
  • 24
    Écouter

    Le volume du vent (2008)

    Sortie : . 13 morceaux.

    Album de Karkwa

  • 25
    Écouter

    Memory Almost Full (2007)

    Sortie : . Pop, rock et pop rock. 13 morceaux.

    Album de Paul McCartney

  • 26
    Écouter

    The Doors (1967)

    Sortie : . Rock psychédélique, blues rock et acid rock. 11 morceaux.

    Album de The Doors

    #026 -
    Il y a 50ans The Doors débutait sa furtive mais intense carrière en publiant deux opus, l’un en janvier l’autre en septembre 67. Portés par la poésie de Morrison ces 4 là allaient devenir l’un des groupes américains les plus influents de l’histoire. Un blues rock quasi psychédélique teinté de rythmiques jazz et flamenco. A l’heure où les Beatles, pour ne citer qu’eux, glissaient quelques allusions discrètes aux paradis artificiels, Morrison y allait lui franco. L’invitation claire à planer (‘Break on through to the other side’) et à une certaine luxure (‘Light my fire’), le penchant déjà fort pour l’alcool (‘Alabama song’) transpire de textes où le vice, au sens large du terme est érigé en une sorte de vertu paradisiaque ! Le groupe entier s’est formé autours de la méditation transcendantale qui inspirera le fantastique ‘the End’. Chevaucher le serpent, tuer le père, baiser la mère… Morrison n’épargne rien ni personne. Habité totalement par ses textes, il les incarne à 200% dans une interprétation à la limite de l’extase. A la fois théâtral et comme possédé par le shaman qu’il s’imagine être.

    Le phénomène Doors si l’on parle de musique pure, c’est avant tout l’orgue de Manzarek, en tant que lead et très en avant dans le mix. C’était somme toute assez nouveau, même si cela deviendra courant avec l’arrivée sur le marché de Deep Purple et bien d’autres. The Doors a ouvert une voie. Les tempos de Densmore nous mènent bien souvent à bout de souffle. Quand à Robby Krieger, il n’est peut-être pas fin guitariste, mais il emploie son instrument comme nul autre et cela participe aussi au son du groupe.

    50ans et pas une ride. Un album essentiel ! Comme le seront d’ailleurs l’opus suivant ainsi que la dernière œuvre de groupe, quatre ans plus tard. Entre deux, les albums seront plus inégaux, la faute sans doute à la folie transgressive qui s’emparera progressivement de son leader.
  • 27
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    Cap Waller (2015)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de Bertrand Belin

    #027 –

    Paradoxal ce Bertrand Belin. Considéré très justement par la presse spécialisée comme l’un des auteurs français les plus lettrés, il est aussi, sans doute, celui qui couche le plus petit nombre de mots sur une plage temporelle donnée. Comme s’il fallait mettre un point d’honneur à valoriser la musique et à dire beaucoup en peu de mots. On ne sait plus qui soutien quoi. On ne sait pas ce qui prédomine. Mais toujours Le mot juste, celui qui fait mouche et dont la récurrence tend à extrapoler le sens. « L’émotion la plus nue » comme le soulignait Bertrand Dicale sur RFI Musique pour un album antérieur à ce Cap Waller.

    Au-delà du texte, Bertrand Belin c’est avant tout une voix, grave et suave, posée sèche sur la mélodie, sans fioritures de postproduction. Une voix qui ne lui ressemble pas vraiment, je veux dire physiquement. Et une manière de la placer qui semble timide, presque marmonnée. Souvent classé auprès de Dominique A, il faut souligner aussi une forte accointance mélodique avec Jipé Nataf, avec qui Bertrand a d’ailleurs travaillé à l’époque de l’excellent 2è opus solo de l’Ex ex Innocent. Comme Nataf, Bertrand Belin est un vrai faiseur de mélodies. Des musiques soyeuses, paraissant simples et pourtant très fouillées.
  • 28
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    Drones (2015)

    Sortie : . Rock, rock alternatif et rock indépendant. 17 morceaux.

    Album de Muse

    # 028 -
    Quand Bellamy et consorts avaient apporté un certain nouveau souffle au tournant des années 2000, ce Drones vient 15 bonnes années plus tard, confirmer qu’il est facile… de se prendre les pieds dans le tapis. La pauvreté de cet opus, le manque d’exigence de renouvellement, le ronronnement de mélodies qu’il nous semble connaître déjà … On peut aisément qualifier ce 7è album studio de calamité. Quand 'the Resistance' était un peu inégal mais dont les réminiscences de Queen pouvaient être plutôt agréables, 'Drones' rappelle plus dans sa production, la brutalité de 'Bleach' le tout premier album pas vraiment indispensable de Nirvana.

    Muse relèvera t-il la tête ?
    Et si tout avait déjà été dit avec les excellents 'Origin of symmetry' (2001) et 'Absolution' (2003) ? Moi en tout cas il me semble que oui. Et si le trio doit continuer, j'espère quand même qu'ils me sauront me faire mentir...
  • 29
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    Albion (1994)

    Sortie : 1994. Pop, prog rock, rock et chanson. 10 morceaux.

    Album de William Sheller

  • 30
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    Flaming Pie (1997)

    Sortie : . Pop, rock et pop rock. 14 morceaux.

    Album de Paul McCartney