Un an dans la vie d'un cinéphile : 2019

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179 films

par Tonto

Première incursion pour moi dans l'exercice du journal de bord cinématographique. Vous l'avez compris, sur le modèle de bon nombre de mes éclaireurs, cette liste vise à répertorier tous les films, courts ou longs-métrages, vus ou revus pendant l'année. Chaque film sera agrémenté d'un commentaire descriptif, qui pourra remplacer, le cas échéant, une critique, étant donné que j'ai moins de temps qu'auparavant pour écrire mon ressenti sur tous les films que je vois. Ainsi, le suivi sera assuré, je pourrai et vous pourrez suivre mon évolution, voir comment varient mes goûts, cibler mes lacunes, me donner des conseils... Bref, lâchez-vous, je suis ouvert à tout !
En vous souhaitant une bonne année cinématographique, que la fête commence !

Afin de ne pas encombrer cette liste, les courts-métrages sont répertoriés ici : https://www.senscritique.com/liste/Journal_de_bord_2019_les_courts_metrages/2377332

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    Les Indestructibles 2 (2018)

    Incredibles 2

    1 h 58 min. Sortie : . Animation, action, aventure et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Brad Bird avec Craig T. Nelson, Holly Hunter, Samuel L. Jackson

    Revu le 1er janvier :

    Deuxième visionnage pour cette suite à un des plus grands chefs-d'oeuvre sortis de l'écurie Pixar, qui a confirmé en tous points mon premier ressenti, 6 mois auparavant. Certes très inférieur au premier volet, cette suite se trace sa propre voie en abordant de nouveaux thèmes, toujours dans le but de nous offrir une belle réflexion sur la famille, et en renouvelant les problématiques sur la fracture entre les super-héros et la société. Ce faisant, Brad Bird nous offre une nouvelle satire sociale très réussie, qui adopte un point de vue intelligent sur le féminisme mais aussi, de manière plus discrète, sur le cinéma et la télévision, en plaçant dans la bouche du méchant un discours d'une grande nuance qui fait profondément réfléchir sur le public et ses attentes, ainsi que sur les stratégies marketing à l'oeuvre dans l'industrie cinématographique et télévisuelle...
    Pour autant, la forme est loin d'être négligée, et Les Indestructibles 2 est un véritable plaisir pour la rétine, tant les graphismes, leurs jeux sur les lumières et les textures, sont d'une beauté éblouissante. Dynamisé par un montage électrique et une bande-originale électrisante, ce film nous rappelle à quel point Pixar maîtrise l'art de la suite.
  • Les Contes de Grimm: Le Roi Grenouille (2008)

    Der Froschkönig

    1 h 05 min. Sortie : 2008.

    Téléfilm de Franziska Buch

    Vu le 3 janvier :

    L'histoire est plutôt sympathique, et fidèlement adapté des frères Grimm, quoi que ce ne soit pas mon conte préféré, mais le rendu est beaucoup trop terne, ils ne se donnent pas les moyens de raconter l'histoire qu'ils veulent raconter. Les acteurs sont sympathiques, mais pas tous très impliqués, et la mise en scène est très plate (c'est un téléfilm, mais ça n'excuse pas tout), alors même que c'est ce qu'il aurait fallu soigner pour justifier d'adapter en 1h de quoi alimenter tout au plus vingt minutes de film. Par conséquent, ça attire l'attention sur toutes les longueurs et les mièvreries pénibles mais malheureusement prévisibles. Tout le monde ne s'appelle pas Walt Disney...
    La musique, elle, est très jolie, et l'ensemble n'a rien d'insupportable. C'est juste plat.
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    Ralph 2.0 (2019)

    Ralph Breaks The Internet

    1 h 53 min. Sortie : . Action, comédie, science-fiction et animation.

    Long-métrage d'animation de Rich Moore et Phil Johnston avec John C. Reilly, Sarah Silverman, Gal Gadot

    Vu le 4 janvier :

    Partant d'une idée a priori pas si mauvaise, Ralph 2.0 se prend pourtant les pieds dans le tapis, et de belle manière. On ne sait pas ce qui s'est passé, mais tout ici est du sous-Disney, hormis une qualité visuelle toujours présente... Ralph deviennent insupportables, l'un de lourdeur, l'autre d'égoïsme, tandis que le scénario massacre allègrement tous les autres personnages secondaires, qu'on autorise jamais à exister. Si l'univers d'internet vu par Disney assure son lot de trouvailles sympathiques et souvent drôles, les scénariste s'interdisent le moindre discours sur internet (le politiquement incorrect a visiblement ses limites), adoptant une neutralité qui laisse toutefois la place à un certain regard critique qui pourra réjouir les adultes déjà rôdés aux dangers d'internet, mais ne sera pas sans risques pour les enfants qui n'ont encore aucun recul sur le sujet et donc sur ce qui leur est montré à l'écran...
    Ajoutons à cela un message sur l'amitié d'une platitude étonnante de la part de Disney, saupoudré d'une bonne grosse dose de politiquement correct qui se manifeste au travers d'une scène féministe trop éléphantesque pour avoir la moindre portée, et il n'y a plus grand-chose à sauver de cette inutile suite.
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    La Colline des hommes perdus (1965)

    The Hill

    2 h 03 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Sidney Lumet avec Sean Connery, Harry Andrews, Ian Bannen

    Vu le 6 janvier :

    Parfait sur la forme (ou presque), ce film nous propose une nouvelle étude de caractère extraordinaire dans la lignée de 12 hommes en colère. Mais pourtant, tout ça est bien moins subtil...
    Ici, tout est trop manichéen : Roberts est trop gentil et Wilson est trop méchant, alors même que le personnage de ce dernier, à mon sens LA pierre angulaire du film (davantage que Roberts), aurait pu, aurait dû, être beaucoup plus nuancé, en illustrant davantage le tiraillement qui doit l'animer entre faire respecter l'ordre dans son camp et punir tout abus de la part de ses subordonnés.
    Mais malgré son antimilitarisme sans nuances qui pousse le scénario à adopter ce trop fort manichéisme, ça reste évidemment un bon film, à la qualité de mise en scène irréprochable, dont la réputation est à mon sens exagéré mais néanmoins méritée, qui pose des questions intéressantes et intelligentes.

    Sur un sujet approchant (le rapport des soldats à leur hiérarchie), préférer néanmoins l'excellent "Ouragan sur le Caine".
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    La Grande Aventure LEGO (2014)

    The LEGO Movie

    1 h 40 min. Sortie : . Animation, action et comédie.

    Long-métrage d'animation de Phil Lord et Christopher Miller avec Chris Pratt, Elizabeth Banks, Will Arnett

    Vu le 9 janvier :

    Film à la réputation plus que flatteuse, La Grande Aventure LEGO ne ressemble pourtant guère plus qu'au long délire de deux gosses qui s'amusent avec leurs innombrables jouets Lego dans leur salle de jeux. Alors pourquoi pas ? Mais surtout : pourquoi sortir ça sur nos écrans ?
    Si l'ambiance sur l'écriture du film devait être hilarante, le fruit qui en résulte est d'une maladresse de tous les instants. Entre un humour consternant qui fait mouche une fois sur cinquante, des personnages pas intéressants mis au service d'une guimauve sentimentale pénible et d'une immense promo marketing même pas déguisée, le film de Lord et Miller fait davantage figure de grande publicité d'1h30 plutôt que d'une quelconque oeuvre cinématographique.
    Reste que par son sens du rythme, qui se traduit dans hystérie permanente, il est impossible de s'ennuyer un moment et que le concept d'un monde fait entièrement de Lego est suffisamment bien exploité pour qu'on ne se demande pas d'où il sort. C'est peu.
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    Le Brio (2017)

    1 h 35 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Yvan Attal avec Daniel Auteuil, Camélia Jordana, Yasin Houicha

    Vu le 10 janvier :

    Conseillé par ErizuTeriyaki.

    On ne va pas se mentir, Le Brio est un film qui comporte pas mal d'imperfections. Il y a des longueurs, l'intrigue globale est d'autant plus prévisible que le film passe par toutes les étapes clichés du film sur la relation maître/élève, la structure scénaristique n'est pas toujours très bien géré (un début beaucoup trop rapide), mais... pourtant, le tout tient debout de très belle manière.
    Grâce à des acteurs parfaits en tous points et à un scénario intelligemment écrit, Le Brio parvient à éviter l'écueil du manichéisme pour faire exister ses personnages sans jamais les juger définitivement. Ici, le film leur donne la parole sans avoir l'air de prendre parti, afin de montrer que la vérité peut parfois être des deux côtés à la fois. Et le résultat est très réussi !
    On se laisse prendre avec plaisir, et même si l'on aurait aimé que les boulons soient un peu plus serrés sur la qualité formelle du film, et particulièrement sur le plan narratif, l'ensemble constitue un "feel-good-movie" bien trop jubilatoire pour qu'on lui tienne vraiment rigueur de ses imperfections.
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    Inside Man, l'homme de l'intérieur (2006)

    Inside Man

    2 h 09 min. Sortie : . Policier et gangster.

    Film de Spike Lee avec Denzel Washington, Clive Owen, Jodie Foster

    Revu le 13 janvier :

    Un film de casse malin, aux antagonistes captivants de par leur caractère insaisissable et leurs motivations incompréhensibles. On se laisse prendre avec plaisir et ce d'autant plus que le casting est parfait (on aurait aimé voir davantage Jodie Foster et Christopher Plummer), le rythme extrêmement soutenu et le scénario bien ficelé. Malgré son côté un peu tape-à-l'œil, Inside Man reste un excellent thriller, qui se revoit avec autant de plaisir que la première fois.
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    La Jeune Fille de l'eau (2006)

    Lady in the Water

    1 h 50 min. Sortie : . Drame, fantastique et thriller.

    Film de M. Night Shyamalan avec Paul Giamatti, Bryce Dallas Howard, Jeffrey Wright

    Vu le 14 janvier :

    une excellente surprise pour ma part, alors que je n'en attendais rien. Je n'ai pas de tendresse particulière pour Shyamalan, dont je trouve le cinéma surcôté (entre l'incohérent Sixième Sens et le chiantissime Incassable, bof, bof), mais j'aime son talent de réalisateur. Il sait créer une atmosphère envoûtante, notamment grâce à des images soigneusement réfléchies. Et ici, son génie de mise en scène bat son plein. Hormis un ou deux tics pas bien méchants, Shyamalan nous offre un récit captivant de bout en bout d'abord par la force de ses images, de sa BO (composée par l'immense James Newton Howard) et de ses acteurs. C'est à ces trois éléments que l'on doit de faire de cette "Jeune fille de l'eau" un film réussi.
    Malheureusement, scénaristiquement, tout ne suit pas. Comme à son habitude, Shyamalan se plaît à multiplier les situations grotesques où les personnages agissent toujours à côté de la plaque. Pour autant, tout ça ne vient pas gâcher un pitch de base génial, qui vise à introduire tous les éléments du conte de fées classique dans un cadre réaliste. Cela permet à Shyamalan de nous livrer une belle réflexion sur l'acte créatif et son rapport au réel, par le biais de métaphores pas toujours subtiles, mais toujours pertinentes.
    Et ce final... Quelle claque ! A lui seul, il absout d'un coup toutes les erreurs du film, et le hisse immédiatement vers le haut de la filmographie de Shyamalan.
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    Shaun le Mouton, le film (2015)

    Shaun the Sheep Movie

    1 h 25 min. Sortie : . Animation et aventure.

    Long-métrage d'animation de Mark Burton et Richard Starzack avec Justin Fletcher, John B. Sparkes, Andy Nyman

    Vu le 15 janvier :

    comme toujours, les studios Aardman apportent avec Shaun le mouton une bonne dose de fraîcheur dans le cinéma d'animation contemporain. S'appuyant sur une stop-motion irréprochable, le film de Burton et Starzack se révèle bourré de trouvailles hilarantes, qui garantissent son lot de rires au spectateur.
    Tout n'est pas parfait, il y a quelques (légères) baisses de rythme, malgré une BO dynamique signée Eshkeri, mais l'ensemble est bien trop drôle et sympathique pour qu'on se permette de faire la fine bouche. Une vraie réussite, et ce d'autant plus que le film est intégralement muet !
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    Les Parapluies de Cherbourg (1964)

    1 h 31 min. Sortie : . Drame, comédie musicale et romance.

    Film de Jacques Demy avec Catherine Deneuve, Nino Castelnuovo, Anne Vernon

    Vu le 16 janvier :

    En soi, Les Parapluies de Cherbourg n'est pas un mauvais film. Mais c'est une comédie musicale catastrophique. Rien à sauver de l'aspect musical du film, que ce soit la pénible soupe composée par Michel Legrand, dont aucun thème ne ressort (hormis le thème principal, qui réussit à sortir du lot), ou les dialogues, écrits avec les pieds par Jacques Demy, qu'on avait visiblement oublié de prévenir qu'il réalisait une comédie musicale. Quand on veut réaliser un drame social, on ne fait pas chanter ses personnages, la comédie musicale étant un genre qui appelle irrémédiablement la fantaisie, c'est quand même la base...
    Par ailleurs, il reste quelques éléments à sauver des Parapluies de Cherbourg. Un scénario très classique, mais qui tient la route, et qui trouve son accomplissement dans une scène finale étonnamment réussie (c'est peut-être aussi parce qu'elle nous délivre de cette torture auditive d'1h30), un acteur principal convaincant, Nino Castelnuovo n'oubliant pas de jouer, pendant que Catherine Deneuve se fait apparemment autant chier que son spectateur, et une mise en scène aussi sobre que réussie, qui fait qu'on ne décroche jamais tout-à-fait de l'histoire. Mais c'est tout de même bien peu.
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    Blanche-Neige et le Chasseur (2012)

    Snow White and the Huntsman

    2 h 07 min. Sortie : . Fantasy, action et aventure.

    Film de Rupert Sanders avec Kristen Stewart, Chris Hemsworth, Charlize Theron

    Vu le 16 janvier :

    Etonnant, ce film... Il a un pouvoir assez spécial, qui est de rendre insipide tout ce qui le touche de près ou de loin. Le scénario, co-écrit par John Lee Hancock (comment est-ce possible ?) est d'une platitude ahurissante, multipliant les clichés de manière scandaleuse, la musique du grand James Newton Howard, très agréable à écouter indépendamment du film, perd tout son caractère sitôt qu'on met les images dessus, et presque aucun acteur n'arrive à livrer une prestation convenable, à cause du personnage pénible qui pèse sur ses épaules. C'est-à-dire que pendant tout le film, Charlize Theron et Kristen Stewart se demandent ce qu'elles foutent là, et nous avec (on se demande ce qu'elles foutent, mais aussi, ce qu'on fout là).
    Pourtant, tout n'est pas à jeter. Rupert Sanders montre quand même qu'il sait (à peu près) tenir une caméra, et nous livre quelques très beaux plans d'une armée chevauchant dans de vastes paysages, et surtout, le film réussit à nous offrir quelques scènes franchement délicieuses au moment où apparaissent les nains, incarnés par rien moins que Bob Hoskins, Ian McShane, Nick Frost, Toby Jones, Brian Gleeson, Ray Winstone ou encore Eddie Marsan. Une bande assez géniale qui nous offre quelques bons moments, et réussit à gagner notre indulgence face à ce film de science-fiction* plus que dispensable.

    *Oui, un film qui veut nous faire croire que Kristen Stewart est la plus belle femme du monde, j'appelle ça un film de science-fiction...
  • Le Rendez-vous de Hong Kong (1955)

    Soldier of Fortune

    1 h 36 min. Sortie : . Drame et aventure.

    Film de Edward Dmytryk avec Clark Gable, Susan Hayward, Michael Rennie

    Vu le 17 janvier :

    avec son cadre exotique, il ne faut pas se laisser avoir par l'image un brin mensongère du "Rendez-vous de Hong Kong" : si l'on y trouve bien du drame et de la romance, c'est en vain que l'on y cherchera l'aventure, hormis, pour les moins difficiles, dans un bref quart d'heure final.
    Il ne se passe pas donc grand-chose, mais comme toujours chez Dmytryk, les personnages sont parfaitement écrits ainsi que les dialogues ; leurs actes et leurs motivations sont logiques, et leur caractère est très bien développé, y compris pour les personnages les plus secondaires de l'histoire, le tout étant fait en prime avec un humour aussi discret que sympathique.
    Evidemment, le casting aide, Susan Hayward est excellente en femme décidée, prête à tout pour retrouver son mari, quant à Clark Gable, nul besoin de chanter ses louanges, il est égal à lui-même, c'est-à-dire parfait en tous points.
    Seul vrai regret, pour ma part : le happy end complètement forcé, qui vient briser tout le discours du film. Mais bon, le reste du film était suffisamment sympathique pour qu'on ferme les yeux dessus...
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    Network - Main basse sur la TV (1976)

    Network

    2 h 01 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sidney Lumet avec Faye Dunaway, William Holden, Peter Finch

    Vu le 18 janvier :

    une satire très intéressant du monde de la télévision, qui n'oublie aucune facette de ce monde cynique et corrompu, qui déshumanise tout ceux qui s'en approchent de près ou de loin. Dans la description de ce monde désincarné, Network excelle, tant le propos atteint sa cible sans problèmes.
    Il faut pourtant avouer que la cible était si large que ç'aurait été un crime de la rater, et que pour transformer l'essai, il aurait été appréciable que la forme suive. Or, si le génie de mise en scène de Lumet est toujours bien présent et que le casting se révèle d'une perfection absolue, le scénario, lui, est à la traîne. En fait, il n'y a pour ainsi dire pas de scénario, simplement une succession de scènes visant à créer une grande fresque sur les coulisses de la télévision. Et au bout de deux heures, ça commence à devenir long...
    Bref, c'est loin d'être un ratage (certainement pas !), mais je ne peux m'empêcher de me dire qu'on est passé à deux doigts du chef-d'oeuvre. En deux mots, une satire pleine de bonnes idées, mais qui manque de percutant. N'est pas Wilder qui veut...

    Pour un message du même style, préférer "Le Gouffre aux chimères", "Des hommes d'influence" ou "Night Call".
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    The Fountain (2006)

    1 h 36 min. Sortie : . Drame, romance et science-fiction.

    Film de Darren Aronofsky avec Hugh Jackman, Rachel Weisz, Ellen Burstyn

    Vu le 19 janvier :

    Comment parler de "The Fountain" sans faire appel à des métaphores scatologiques d'un goût douteux ? Il faut bien avouer que, si j'avais déjà vu des films cons dans ma vie, le film d'Aronofsky est en bonne place pour décrocher la médaille d'or... Visuellement immonde, scénaristiquement vide et intellectuellement éreintant, "The Fountain" n'a strictement rien pour lui, hormis une musique de Clint Mansell certes lassante, mais qui ressemble à quelque chose, elle. Etant donné que même les acteurs font la grève, on ne voit pas bien ce qui devrait nous empêcher de les imiter...
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    Ant-Man et la Guêpe (2018)

    Ant-Man and the Wasp

    1 h 58 min. Sortie : . Action, aventure, science-fiction et comédie.

    Film de Peyton Reed avec Paul Rudd, Evangeline Lilly, Michael Douglas

    Vu le 19 janvier :

    après l'ouragan "Avengers : Infinity War", qu'est-ce que ce "Ant-Man et la guêpe" fait du bien ! Il arrive à point pour trancher avec la grandiloquence du film (néanmoins efficace) des frères Russo et nous rappeler qu'un film de super-héros n'exclut pas la simplicité.
    En replaçant son intrigue à hauteur humaine, le film de Peyton Reed prend soin de ses personnages, ce qui rend les enjeux certes modestes mais d'autant plus appréciables. S'appuyant sur un casting quatre étoiles, au sein duquel on retrouve avec plaisir l'immense Michelle Pfeiffer, mais aussi Michael Douglas, Walton Goggins ou Laurence Fishburne, "Ant-Man et la guêpe" nous offre des scènes d'action d'une efficacité redoutable, se jouant à merveille des agrandissements et rétrécissement d'objets (ou de personnes), et d'une belle lisibilité, grâce à la photographie de Dante Spinotti.
    D'aucuns ne se seront pas gênés pour reprocher au film sa simplicité et son absence d'ambition, mais c'est justement ce qui fait tout son charme ! Un petit film de super-héros modeste, qui recherche simplement le divertissement à tout prix. Et qui le trouve.
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    Il était temps (2013)

    About Time

    2 h 03 min. Sortie : . Drame, fantastique et romance.

    Film de Richard Curtis avec Domhnall Gleeson, Rachel McAdams, Bill Nighy

    Vu le 20 janvier :

    j'avoue que ce film ne m'attirait pas plus que ça, à cause du souvenir amer que m'avait laissé le raté "Love Actually"...
    Pourtant, "Il était temps" est l'antithèse parfaite de l'autre film culte de Richard Curtis. Cette fois, le réalisateur ne se perd pas dans les innombrables ramifications de son intrigue. Il a quelque chose à nous dire, et sait parfaitement où il veut aller. C'est ce qui lui permet de maîtriser de bout en bout une intrigue pourtant très casse-figure, et de n'utiliser le concept de voyage temporel qu'à bonne escient, en tant que métaphore de la deuxième chance qu'on aurait tous aimé avoir un jour dans notre vie, et surtout, nous montrer que, deuxième chance ou non, il faut goûter la vie telle qu'elle est et non telle qu'on voudrait qu'elle soit.
    S'appuyant sur un casting quatre étoiles, notamment un trio Domnhall Gleeson-Rachel McAdams-Bill Nighy incroyable de justesse, "Il était temps" est, en plus de cela, un très joli film sur la forme, grâce à une mise en scène sobre mais toujours pertinente, qui est véritablement mise au service d'un joli discours. Le film contient certes quelques imperfections, mais au vu de l'état dans lequel on en sort, ce serait vraiment de la mauvaise foi de les souligner...
    Bref, le sommet du feel-good-movie.
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    Tous en scène ! (1953)

    The Band Wagon

    1 h 52 min. Sortie : . Comédie, comédie musicale et romance.

    Film de Vincente Minnelli avec Fred Astaire, Cyd Charisse, Oscar Levant

    Vu le 21 janvier :

    Si "Tous en scène" est une très bonne comédie musicale, j'aurais malheureusement du mal à dire qu'il est un très bon film. Contrairement aux plus belles perles du genre ("West Side Story", "Chantons sous la pluie" ou "Mary Poppins", pour citer trois types de comédie musicale très différents), le film de Minnelli n'arrive pas à maintenir le niveau sur le plan musical ET sur le plan narratif. Le scénario et les personnages s'effacent donc complètement derrière des numéros musicaux, certes d'excellentes factures, mais qui, intradiégétiques, ne peuvent avoir la folle exubérance qu'on aime dans une comédie musicale : à partir du moment où un numéro dansé et chanté se déroule sur scène, comment lui donner la même portée que quand il se situe dans un environnement du monde réel ?
    Il serait pourtant faux de dire que "Tous en scène" est raté. A défaut d'avoir des personnages attachants, ses acteurs comblent très bien le vide, les séquences musicales, même sur scène, sont de grande qualité, et on ne s'ennuie pas un instant. Donc techniquement, oui, "Tous en scène" fonctionne, et fonctionne même très bien (d'où ma note). C'est juste que, faute de matière narrative, il tourne un peu à vide. On a juste vu mieux ailleurs.
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    Glass (2019)

    2 h 09 min. Sortie : . Thriller et fantastique.

    Film de M. Night Shyamalan avec James McAvoy, Bruce Willis, Samuel L. Jackson

    Vu le 23 janvier :

    Bof. "Glass" fait typiquement partie de ces films qui ne soulèvent aucune passion chez moi, ni dans un sens, ni dans l'autre. Ce n'est pas intégralement mauvais, Shyamalan a (presque) toujours réussi à sauver ses films par son sens aigu de la mise en scène, et c'est pas mal le cas ici, même si on l'a connu plus inspiré. Mais pour le reste, c'est plus que moyen... Le scénario est d'une aberrante prévisibilité, à aucun moment, il ne jouera la carte de la surprise, les personnages sont au mieux insipides (tout comme la musique), au pire insupportables, c'est pendant tout le film le concours entre tous les acteurs pour déterminer celui qui réussira à être le plus transparent. C'est peut-être d'ailleurs là l'explication du titre du film : comme le matériau dont il porte le nom, "Glass" est un film tout ce qu'il y a de plus transparent.
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    Embrasse-moi, idiot (1964)

    Kiss Me, Stupid

    2 h 05 min. Sortie : . Comédie romantique.

    Film de Billy Wilder avec Dean Martin, Kim Novak, Ray Walston

    Vu le 23 janvier :

    Quand l'immense Billy Wilder s'attaque au vaudeville sur le couple, ça donne quelque chose d'assez étonnant. Anticipant le ton décomplexé d'un Woody Allen quand il s'agit de parler de sexe, Wilder y va à fond, et tant pis si ça ne plait pas aux puritains ! Cela donne un film au ton extrêmement libre pour l'époque, mais où la vulgarité n'est pour autant jamais gratuite. Il en profite pour nous offrir une satire de l'Amérique et du couple, comme lui seul en a le secret, en s'appuyant sur des situations malicieuses et délicieusement immorales, ainsi que sur des dialogues (évidemment) parfaits. Pour autant, le dosage n'est plus aussi subtil que dans un "Certains l'aiment chaud", et la trivialité de l'ensemble n'est pas toujours d'un très bon goût, mais il n'empêche que "Embrasse-moi, idiot !" est un film bien trop intelligent pour qu'on le lui reproche vraiment...
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    Intouchables (2011)

    1 h 52 min. Sortie : . Biopic, comédie et drame.

    Film de Olivier Nakache et Eric Toledano avec François Cluzet, Omar Sy, Anne Le Ny

    Vu le 24 janvier :

    Ni bon, ni mauvais. C'est comme ça que je pourrai résumer mon avis. Quelques qualités, essentiellement dues au casting (particulièrement François Cluzet et Anne Le Ny), et à quelques scènes qui sortent un peu du lot, mais aussi beaucoup de défauts, à commencer par une (très) mauvaise gestion des personnages secondaires, un cabotinage pénible d'Omar Sy (le personnage du Noir tchatcheur est définitivement à éviter, quand on veut rendre un film drôle) et un discours tellement démago, qui vise tellement à ne fâcher personne qu'en plus d'en devenir prévisible, il en devient d'une exemplaire platitude.
    On sourit parfois, on rit beaucoup moins, et on ne pleure jamais malgré le tire-larmes de tous les instants auquel on essaye de nous soumettre, mais tout ça ne fait pas de ce film un navet à éviter pour autant. Juste le genre de film qui me laisse de marbre.
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    Des hommes et des dieux (2010)

    2 h 02 min. Sortie : . Drame, historique et comédie.

    Film de Xavier Beauvois avec Lambert Wilson, Michael Lonsdale, Olivier Rabourdin

    Vu le 26 janvier :

    J'avoue que je n'avais jamais été particulièrement attiré par ce film : les films austères, c'est pas trop mon truc. Et pourtant, quelle erreur... Certes, ce film est d'une grande austérité, qui ne fait que refléter celle de la vie monastique, mais quelle puissance ! Il a une force narrative rare, à laquelle je ne m'attendais pas, qui témoigne d'un savoir-faire qui, contrairement à ce qu'on pourrait croire, n'est donc pas perdu dans notre cinéma français.
    Et quoiqu'austère, ce film déborde d'amour, de charité, de piété... de tout ce qui fait la grandeur de la religion chrétienne, qu'il met en scène sous nos yeux. En s'intéressant au mode de vie dépouillé des moines de Thibirine, Xavier Beauvois se recentre sur le vrai message du Christ, avec un respect, une pureté, une grâce véritablement incroyables.
    Alors tout n'est pas tout-à-fait parfait, mais ce qui n'est pas parfait est sans doute davantage dû aux moines de Thibirine eux-mêmes (les vrais), comme ce mode de fonctionnement démocratique d'une communauté religieuse, alors même que le mode de vie monastique est fondamentalement opposé à type de fonctionnement. D'autant que la fidélité du récit à l'histoire réelle est forcément limitée par le fait qu'il existe encore beaucoup de flou autour de la mort des moines de Thibirine.
    En attendant, Xavier Beauvois, lui, en profite pour faire un film sur le courage, la simplicité et la force de ces hommes qui renoncent à tout pour se consacrer à Dieu, ainsi qu'une oeuvre puissante sur ce qu'est le martyre. Et à ce niveau-là, on frôle la perfection.
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    Les Barbouzes (1964)

    1 h 49 min. Sortie : . Comédie, action et thriller.

    Film de Georges Lautner avec Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier

    Vu le 26 janvier :

    une comédie sympathique, où le casting transmet au spectateur un enthousiasme assez communicatif. Le film souffre néanmoins de la comparaison avec son aîné "Les Tontons Flingueurs", réalisé par la même équipe, chef-d'oeuvre de la part du génial dialoguiste Michel Audiard, qui ne renoue avec le génie de son oeuvre précédente qu'occasionnellement ici.
    Le comique est somme toute assez rudimentaire, et si les dialogues contiennent quelques jolies pépites, il s'appuie trop sur des situations certes craquantes, mais qui ne suffisent pas à alimenter le film en humour, peut-être aussi à cause d'une mise en scène dont le dynamisme n'arrive paradoxalement pas tout-à-fait à restituer la folie du scénario.
    Il n'empêche que "Les Barbouzes" n'a rien de déplaisant pour autant, et que l'on s'amuse beaucoup à la vision de cette comédie, très proche de ce qu'un Exbrayat proposait en romans à la même époque.
    C'est juste que là où "Les Tontons flingueurs" était un trésor de finesse et d'écriture, "Les Barbouzes" se contente d'être une amusante pochade entre amis, mais qui ne va guère plus loin que ce statut. On le regarde avec plaisir, puis on l'oublie assez vite. Dommage...
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    Le Libertin (2000)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Gabriel Aghion avec Vincent Perez, Michel Serrault, Fanny Ardant

    Vu le 27 janvier :

    Sortie du cerveau malade d'Eric-Emmanuel Schmitt, "Le Libertin" réussit le prodige de partir d'un excellent postulat et de massacrer ce dernier avec une étonnante allégresse.
    S'appuyant sur un casting très riche (Arielle Dombasle, Josiane Balasko, Vincent Perez, Michel Serrault, Fanny Ardant), "Le Libertin" ne témoigne d'aucune prestation d'acteur correcte. La faute à un scénario qui ne laisse aucune place à l'existence de ses personnages, se contentant de réduire chacun d'entre eux à une bête machine sexuelle dont le cerveau se situe entre les cuisses.
    Il y avait là matière à une excellente satire sur l'hypocrisie des philosophes des Lumières, et c'est un véritable plaisir de voir l'image de Diderot se faire égratigner à ce point. Plus précisément, "ç'aurait été un véritable plaisir", si Schmitt ne se délectait à ce point-là de ses propres blagues de sexe, aussi lourdingues que récurrentes. On rit parfois, mais la dose est tellement forcée que la satire historique se transforme en comédie érotique grasse et d'une "beauferie" accomplie. Même la musique de Bruno Coulais est complètement nulle, c'est dire...
    Bref, rien à sauver de ce catastrophique ratage, sauf pour les quelques personnes qui voudraient se rincer l'oeil au vu des attributs de Vincent Perez ou d'Audrey Tautou.
  • L'Inquiétante Dame en noir (1962)

    The Notorious Landlady

    2 h 03 min. Sortie : . Comédie et policier.

    Film de Richard Quine avec Kim Novak, Jack Lemmon, Fred Astaire

    Vu le 27 janvier :

    une comédie policière fort sympathique, co-écrite par Blake Edwards, mais qui témoigne malgré tout d'une certaine tendance à s'essouffler. La faute à un mélange trop hétérogène entre la comédie et le film policier, l'un et l'autre ayant tendance à se gêner entre eux, l'intrigue policière se distinguant trop de la comédie ambiante par un ton plus sérieux. Au moins le scénario est-il bien ficelé, mais il aurait été encore plus appréciable que ce partage ne soit pas aussi clair. Il n'empêche que ce film reste éminemment plaisant à regarder, et que son excellent casting constitue un argument de poids pour tout cinéphile digne de ce nom.
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    Un Américain à Paris (1951)

    An American in Paris

    1 h 53 min. Sortie : . Drame, comédie musicale et romance.

    Film de Vincente Minnelli avec Gene Kelly, Leslie Caron, Oscar Levant

    Vu le 28 janvier :

    Si "Tous en scène !", quoique très réussi, s'était retrouvé quand même en-deçà de mes attentes, "Un Américain à Paris" les comble tout-à-fait. Malgré l'absence de charisme de Leslie Caron, figurante égarée dans un rôle de jeune première, et malgré un début un peu lent, le film de Vincent Minnelli possède tout ce qu'une bonne comédie musicale devrait posséder : des acteurs-danseurs convaincants (ici Gene Kelly et Georges Guéthary), un scénario qui ne soit pas sacrifié à la musique, des personnages attachants, une jolie mise en scène, et bien évidemment, des numéros musicaux qui en mettent plein les yeux. C'est peu dire que le résultat est ici atteint.
    A lui seul, le quart d'heure final, séquence onirique qui s'intègre étonnamment bien à l'ensemble du film, rappelle pourquoi la comédie musicale est un des plus beaux genres de l'histoire du cinéma. Si ce n'est pas un signe, ça...
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    Brigadoon (1954)

    1 h 48 min. Sortie : . Comédie musicale, fantastique et romance.

    Film de Vincente Minnelli avec Gene Kelly, Van Johnson, Cyd Charisse

    Vu le 29 janvier :

    si "Brigadoon" n'est pas la comédie musicale la plus marquante, ni du genre, ni de Minnelli, elle en est toutefois un très bel exemplaire. Grâce à un joli scénario plein de poésie, on s'attache vite aux personnages, surtout que Gene Kelly et Cyd Charisse forment quand même un des couples (LE couple ?) le plus emblématique de ce si beau genre qu'est la comédie musicale.
    L'ambiance écossaise joue évidemment beaucoup dans le genre du film, les décors recréant magnifiquement les landes de ce rude et beau pays. Quant aux numéros musicaux, même s'il n'y a là que du très classique (hormis une captivante séquence de poursuite chantée), ils sont tous très réussis et nous offrent quelques scènes tout-à-fait mémorables. Une jolie réussite, envoûtante, dont on ne sort qu'avec un regret : que Brigadoon n'existe pas vraiment...
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    Spider-Man : New Generation (2018)

    Spider-Man: Into the Spider-Verse

    1 h 57 min. Sortie : . Action, aventure et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Bob Persichetti, Peter Ramsey et Rodney Rothman avec Shameik Moore, Jake Johnson, Hailee Steinfeld

    Vu le 30 janvier :

    Là, je ne comprends pas. Comment ce film peut-il faire une telle unanimité ? Je sais que ce film ne s'adresse pas particulièrement à moi, étant donné que je ne suis pas spécialement fan de films de super-héros, et surtout que je n'ai jamais mis le nez dans un comics, mais quand même, il me semble que si le film avait été vraiment bien fait, il aurait réussi à s'adresser tout en même temps aux connaisseurs et au néophytes.
    Dans le cas présent, j'ai eu l'impression d'être constamment laissé sur le carreau. Visuellement, c'est censé s'approcher du comics, et je veux volontiers croire que ça y arrive, sauf que la BD et le cinéma sont deux arts distincts, et ce qui passe dans l'un ne passe pas forcément dans l'autre. Ce qui donne un film bâtard qui ne sait pas s'il est un film en 2D ou en 3D et n'a le charme ni de l'un, ni de l'autre. Sans parler des délires des animateurs qui essayent de nous péter la rétine à grands coups de feux d'artifices multicolores.
    Quant au scénario, malgré quelques idées malicieuses, l'ensemble est bien trop convenu pour fonctionner. La faute, d'abord, à des personnages littéralement inexistants, et ultra-clichés, auxquels il est impossible de s'attacher.
    Bref, pas grand-chose à tirer de ce délire psychédélique sorti du cerveau d'un junkie en pleine crise d'épilepsie, hormis une solide migraine et la nécessité d'aller consulter son opticien de toute urgence.
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    Edmond (2019)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Alexis Michalik avec Thomas Soliveres, Olivier Gourmet, Mathilde Seigner

    Vu le 30 janvier :

    Quel plaisir de voir que le cinéma français peut encore nous proposer de réels chefs-d'oeuvre aujourd'hui ! Avec "Edmond", Alexis Michalik nous offre une relecture très fantaisiste de la vie d'Edmond Rostand, en nous montrant comment l'auteur aurait puisé dans sa vie pour écrire ce monument qu'est "Cyrano de Bergerac". Ce procédé a déjà été vu ailleurs, mais Michalik se l'approprie ici à merveille, et la manière avec laquelle il insère les événements et les mots de "Cyrano" dans la vie de son auteur sont particulièrement jubilatoires et fonctionnent totalement.
    Réussissant à entretenir la flamme d'une comédie hilarante durant presque 2h ininterrompues sans jamais négliger le drame, Michalik nous livre un film sur le théâtre et sur la création très complet, et parfaitement raconté. La mise en scène exceptionnelle donne une incroyable vie à ce Paris de 1897, tandis que les acteurs sont tous parfaits dans leur rôle, à commencer par Thomas Solivérès et Olivier Gourmet, aussi géants l'un que l'autre.
    Visuellement très joli, émotionnellement envoûtant, humainement très profond, "Edmond" fait partie de ces films qui allient un magnifique travail sur le fond à une très profonde réflexion sur le fond, pour nous offrir un cinéma à la fois intelligent et populaire, dans la droite lignée d'un "Au revoir là-haut". Le film de Michalik est de ces oeuvres qui nous marquent profondément pour rester gravé dans notre mémoire, et on l'espère, dans la mémoire commune du public.
    Dans le langage commun, on appelle ça "un chef-d'oeuvre".
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    Spider-Man : Homecoming (2017)

    2 h 13 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Jon Watts avec Tom Holland, Michael Keaton, Robert Downey Jr.

    Revu le 30 janvier :

    Après le ratage qu'est "Spider-Man : New Generation", quel plaisir de revenir au VRAI personnage ! Quoiqu'on en dise, Tom Holland est ce qui est arrivé de mieux au super-héros : il lui apporte une fraîcheur, une spontanéité, un dynamisme et un enthousiasme qui donnent une épaisseur incroyable au personnage.
    Mais les vrais héros du film, en plus d'Holland, ce sont les scénaristes John Francis Daley et Jonathan Goldstein. Contrairement à tous les films du MCU, très impersonnels, on sent qu'ici, les scénaristes aiment leurs personnages, et ça devient très difficile pour le spectateur de ne pas partager la tendresse qu'éprouvent les scénaristes pour leurs créations.
    Tous les personnages sont incroyablement réussis : du super-héros qui découvre ses capacités avec un émerveillement aussi grand que les boulettes qu'il commet constamment - non sans panache - au méchant, père de famille soucieux du bien-être des siens, aux motivations particulièrement intéressantes pour un méchant Marvel (et puis, c'est le grand Michael Keaton !), en passant par Iron Man dont on découvre ici une nouvelle - et captivante - facette.
    Bref, la mise en scène a beau être assez impersonnelle, elle n'en est pas moins efficace, et n'entrave en rien la réussite d'un film de super-héros qui a compris que la recette du blockbuster réussi, c'est de faire passer ses personnages avant tout le reste. Et quand on fait ça, c'est tout naturellement que le reste suit...
    Mon Marvel préféré à ce jour, je le maintiens envers et contre tout.
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    Velvet Buzzsaw (2019)

    1 h 53 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Dan Gilroy avec Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Zawe Ashton

    Vu le 1er février :

    le film le plus étrange et sans doute le moins accessible de Dan Gilroy. Satire du monde de l'art contemporain, "Velvet Buzzsaw" s'appuie malheureusement sur une galerie de personnages trop vaste, qui empêche de s'attacher à chacun d'eux, et multiplie les intrigues secondaires pas toujours très intéressantes.
    C'est dommage, parce que le film avait un énorme potentiel, que Gilroy montre dans ses quelques scènes d'épouvante, plutôt réussies, et originales. Pour se consoler de cette absence totale de colonne vertébrale, on pourra apprécier sans problèmes des prestations d'acteurs qui, elles, sont vraiment excellentes. C'est d'ailleurs ce casting, allié à une mise en scène assez rigoureuse, qui sauve le film.