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    Batman Begins (2005)

    2 h 20 min. Sortie : . Action, aventure, policier et drame.

    Film de Christopher Nolan avec Christian Bale, Katie Holmes, Michael Caine

    Vu le 01/01 :

    J'avais été déçu la première fois, mais la 2e fois est la bonne ! Si Nolan a toujours du mal a emballer correctement une scène de baston et que le montage est parfois inutilement rapide et donc confus, l'ensemble du film reste un petit bijou de mise en scène, grâce à ses cadrages soignés et ses mouvements de caméra très fluides (les scènes de poursuite, en revanche, sont extras).
    Batman begins prend clairement son temps, mais cela permet de mieux creuser le personnage, qui compile tous les clichés inhérents au genre, mais des clichés qui, finalement, sortent de cette catégorie grâce à un scénariste qui n'oublie pas de leur donner une réelle profondeur voire une belle portée philosophique, puisque tout le film se veut une (brillante) réflexion sur la dualité entre le bien et le mal, mais aussi en surtout sur l'ambiguïté qui sépare la justice de la vengeance.
    Le film prend son temps, mais pourtant, on ne s'emmerde jamais, tout ça grâce à des dialogues captivants et des acteurs magnifiques, chacun dans son rôle. J'avais trouvé la 1re fois que les méchants manquaient d'envergure, mais finalement, ce n'est pas si terrible que ça, Cillian Murphy, Tom Wilkinson et Liam Neeson leur donnent parfaitement corps.
    Enfin, le climax est un bijou de suspense et d'action. Ultra-haletant, on est incapable de décrocher les yeux de l'écran tant que ce putain de train n'a pas arrêté sa course. Grandiose sans jamais tomber dans le grandiloquent.
    Bref, un travail de fond très réussi et très soigné, un travail formel presque aussi excellent : Batman begins, s'il n'est pas le meilleur film de la trilogie, pose déjà toutes les bases de cet univers noir et fascinant que j'ai hâte de continuer à explorer dans les suites.

    (Et je vais revoir la BO a la hausse également, elle est bien meilleure que dans mes souvenirs.)

    Ma critique ici : https://www.senscritique.com/film/Batman_Begins/critique/82923899
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    The Dark Knight - Le Chevalier noir (2008)

    The Dark Knight

    2 h 32 min. Sortie : . Action, policier et thriller.

    Film de Christopher Nolan avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart

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    The Dark Knight Rises (2012)

    2 h 44 min. Sortie : . Action, policier et thriller.

    Film de Christopher Nolan avec Christian Bale, Gary Oldman, Tom Hardy

    Vu le 04/01 :

    Je crois bien que c'est ma scène finale préférée de tout Nolan, elle est tellement parfaite...
    Enfin, tout le film est presque parfait et n'a pas beaucoup à en remontrer à The Dark Knight. Tout le scénario est imprégné de la patte Jonathan Nolan, sans doute pour ça qu'il est plus clivant, et pourtant il est tellement, mais tellement brillant.
    Le discours sur le populisme est ultra-pertinent et le devient toujours plus de jour en jour. Et puis, quand on est en train d'enseigner à des 4e un chapitre sur la Révolution française, c'est assez incroyable de regarder ce film et de se dire que ceux qui l'ont le mieux comprise sont américains... XD
    Tom Hardy compose un Bane/Robespierre de grand talent, je rejoins tout-à-fait Nolan quand il dit que le personnage n'est pas bien compris encore aujourd'hui. Anne Hathaway est flamboyante et Michael Caine nous offre sa prestation la plus émouvante. D'ailleurs, on tient sûrement là le Nolan le plus émouvant, le parcours des personnages est incroyable.
    Enfin, j'aime beaucoup le côté ultra-référencé, particulièrement l'influence permanente de Person of Interest (les tribunaux "populaires" en sortent tout droit) et Akira dont on sait combien Nolan est fan (même structure de l'histoire avec la ville qui pete au milieu et entraîne une réorganisation quasiment post-apocalyptique). Et aussi beaucoup, beaucoup de James Bond, ce qui s'appliquait déjà aux volets précédents.

    Bref, pour moi, une réussite totale et ses quelques défauts mineurs n'entâcheront jamais a mes yeux ce volet qui clot une trilogie d'une force et d'une cohérence absolument imparable. Enlevez ce volet, la saga ne tient plus debout...
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    Sale temps à l'hôtel El Royale (2018)

    Bad Times at the El Royale

    2 h 22 min. Sortie : . Policier et thriller.

    Film de Drew Goddard avec Jeff Bridges, Chris Hemsworth, Dakota Johnson

    Vu le 05/01 :

    Prenez du Tarantino, virez tous les personnages détestables (enfin, tous les personnages, quoi), remplacez-les par des personnages sympathiques, et vous obtenez "Sale temps à l'hôtel El Royale". Comme quoi, ce n'est pas avec Tarantino que j'ai un problème, juste avec ses personnages. ^^

    Tous les reproches faits au film de Drew Goddard sont fondés. Le film est trop long, le scénario manque de surprise, le montage narratif est un peu artificiel et l'ensemble ne va pas tout-à-fait au bout de ses idées. Et pourtant, c'est génial. Il y a dans cette dilatation du temps, dans ces rencontres fortuites et somme toute anecdotiques, une force discrète, presque invisible, mais peu commune.
    En fait, ce film, c'est simple : soit on embarque dès le début dans le trip, soit on va se faire chier pendant 2h20. Et j'ai eu la chance d'être embarqué tout de suite. J'adore cette ambiance, d'un kitsch de très bon goût, tout-à-fait maîtrisé, qui fait revivre les années 60 dans ce qu'elles ont de plus clinquant. La photographie de Seamus McGarvey est à tomber par terre et les décors sont prodigieux.
    Et surtout, le casting... Jeff Bridges est tout aussi phénoménal que d'habitude, et je ne sais qui crève le plus l'écran entre lui, la surprise Lewis Pullman et l'extraordinaire Cynthia Erivo, qui allie à sa beauté simple une voix magnifique. Vraiment, cette femme est solaire, elle irradie tout ce qu'elle touche.

    Sur le fond, on peut trouver ça un peu court. On attend un scénario à double-fond qui ne vient (presque) jamais, on s'attend à un gros twist qui ne vient pas, mais en fait, entre le moment où on l'attend et le moment où il devrait arriver, on a compris qu'on n'avait pas affaire à ce genre de film.
    "Sale temps à l'hôtel El Royale" est une comédie noire, oui, mais c'est aussi un drame sur l'Amérique et ses fractures : le racisme, la guerre du Viêt-nam, l'illuminisme sectaire, tout y passe. Jamais ces sujets ne sont traités frontalement et pourtant, ils sont au coeur du film. Et ça, j'adore. Le film de Drew Goddard est un divertissement (plus ou moins) fun, un film policier classique et bien ficelé, mais il tient aussi, l'air de rien, un discours historique et politique, guère original, mais intéressant. La manière de délivrer le discours, en tous cas, est intéressante.

    Bref, je comprends tous ceux qui ont été déçu par ce film pas aussi fou et fascinant que la bande-annonce le laissait supposer. Mais pourtant, en refusant la surprise à tout prix, "Sale temps à
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    Wonder Woman 1984 (2020)

    2 h 31 min. Sortie : . Action, aventure et fantastique.

    Film de Patty Jenkins avec Gal Gadot, Chris Pine, Kristen Wiig

    Vu le 06/01 :

    Situer son film dans les années 80 obligeait-il Patty Jenkins à compiler ainsi tous les pires clichés du cinéma de cette époque, et de toutes les époques d'ailleurs ?
    Le scénario et les dialogues sont une véritable catastrophe, j'ai pas de mots pour qualifier ça. Je crois que même Justice League était moins mauvais !
    Pedro Pascal, que je commençais à vraiment apprécier grâce à The Mandalorian, est retombé très bas dans mon estime.
    Non, il y en a qu'un qui s'en sort victorieux, c'est Hans Zimmer qui nous sort oklm une de ses meilleures BO depuis Lone Ranger, et rien que pour ça, je suis content que ce film existe. Hans Zimmer et Gal Gadot sont les deux seuls éléments du film à sauver (Kristen Wiig a quelques bons moments aussi), donc, avec quelques pointes d'humour qui marchent et une ou deux scènes d'action un peu moins mauvaises que les autres. C'est bien peu.

    Bref, quand tu songes que certaines personnes ont été payé des millions de dollars pour concevoir une bouse pareille, tu comprends mieux pourquoi les Américains envahissent leur propre Capitole...
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    Alien - Le 8ème Passager (1979)

    Alien

    1 h 57 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et science-fiction.

    Film de Ridley Scott avec Sigourney Weaver, Tom Skerritt, Veronica Cartwright

    Revu le 07/01 :

    +1
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    Batman (1989)

    2 h 06 min. Sortie : . Action et fantastique.

    Film de Tim Burton avec Michael Keaton, Jack Nicholson, Kim Basinger

    Revu le 10/01 :

    Note inchangée, cf. ma critique :
    https://www.senscritique.com/film/Batman/critique/144816979
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    La Haine (1995)

    1 h 38 min. Sortie : . Drame.

    Film de Mathieu Kassovitz avec Vincent Cassel, Hubert Koundé, Saïd Taghmaoui

    Vu le 11/01 :

    Bon ben ça, malgré ma note, ça reste une vraie bonne surprise, j'étais persuadé que je descendrais en-dessous de la moyenne... 0:)
    Je redoutais plus que tout un film anti-flic bête et méchant, et en fait, le film ne traîne pas trop de ce côté-là. En fait, il traîne à peu près d'aucun côté, et c'est bien son problème : je me suis pas mal fait chier. C'est long, c'est lent, c'est bavard et ça ne dit rien. Ou pas grand-chose. Et c'est dommage, parce qu'il y a un énorme potentiel, mais à aucun moment Matthieu Kassovitz ne réussit à faire décoller son récit ou à donner une vraie épaisseur aux personnages. Enfin, à presque aucun moment...

    Ce qui reste vrai, c'est que les acteurs, eux, sont prodigieux. Je n'ai jamais été un immense fan de Vincent Cassel, mais là, on y croit vraiment. Et de même pour Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui. Tous trois sont criants de vérité, et c'est véritablement grâce à eux que je ne suis pas tout-à-fait allé au bout de mon ennui. A chaque "péripétie" (ou "non-péripétie"), je voulais voir comment les personnages allaient réagir, s'en sortir ou pas. Signe que le film m'a tout de même embarqué, presque involontairement, d'ailleurs.
    Le noir et blanc donne un vrai cachet au film, également. La caméra de Kassovitz est très maîtrisée, ne basculant jamais dans le style caméra à l'épaule : du coup, on a une belle mise en scène qui renvoie Kechiche au fond du trou, et nous montre que, oui, on peut nous montrer les banlieues et atteindre une certaine justesse de ton tout en ayant recours à tous les clichés possibles (enfin, on appelle ça "cliché" mais toute personne ayant fréquenté de près ou de loin ces milieux-là sait que ces clichés révèlent beaucoup de vérité).
    Tout ça est beaucoup trop lent, mais de temps en temps, une certaine poésie irrationnelle se dégage du machin : la scène du vieux Juif qui raconte un souvenir de déportation aux toilettes, l'histoire célébrissime du type qui tombe de 50 étages, etc.

    Donc oui, je me suis emmerdé plusieurs fois et pourtant j'ai accroché, au fond.
    Il faut dire qu'au bout d'1h30 d'ennui plus ou moins passager déboule sans prévenir (ou presque) cette fin... Et là, tout-à-coup, le film dont on se demandait où il essaye d'aller décolle à vitesse grand V et nous laisse sur une des plus belles fins ouvertes que j'ai vu dans un film. Kassovitz s'y est pris trop tard, mais il a réussi l'impensable : donner une direction à un film qui errait dans tous les sens.
    Non, là-dessus, rien à dire, et c'es
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    Les Misérables (2019)

    1 h 44 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ladj Ly avec Damien Bonnard, Alexis Manenti, Djebril Zonga

    Vu le 12/01 :

    Ce qui frappe d'abord, c'est la maîtrise cinématographique totale de Ladj Ly. Il multiplie les styles visuels (longues vues aériennes par drones, longs travellings fluides, succession de gros plans au montage haché, etc.) et cette multiplicité de points de vue sert admirablement le propos du film, contribuant à nous immiscer dans cette réalité si complexe qu'il nous décrit.
    Ce qui frappe ensuite, c'est l'absence totale de démonstration. Ladj Ly ne démontre rien, il montre. Ce qu'il montre est insupportable, mais à aucun moment, le réalisateur ne nous dit vraiment ce qu'il en pense. Bien sûr, on peut le supposer, mais "Les Misérables" n'est pas là pour nous asséner un gros message politique, juste pour nous dire "voilà comment ça se passe."

    C'est à la fois sa qualité et son défaut, d'ailleurs. Adoptant un point de vue très, trop documentaire, "Les Misérables" finit par lasser. On le suit plutôt bien, mais au bout d'1h20, au moment où les choses rentrent dans l'ordre, même en sachant pertinemment qu'il va y avoir un acte final tragique, on se dit un peu "tout ça pour ça"...
    Les enjeux sont tout de même assez pauvres, et l'escalade vers la violence que Ladj Ly essaye de mettre en place semble parfois assez artificiellement construite. Le problème, pour moi, c'est qu'à force de vouloir déresponsabiliser tout le monde (à moins qu'il ne les charge tous, ce qui revient au même), Ladj Ly finit par rendre tout ça bien plat. S'il n'y a ni gentils, ni méchants, alors il est difficile de construire une véritable histoire à partir de ça. Et finalement, en choisissant une voie très documentaire, le réalisateur affadit considérablement ce qu'il essaye de nous dire, malgré une séquence de fin évidemment fascinante et terrible.

    Donc "Les Misérables" n'est pas un mauvais film. Porté par des acteurs exceptionnels, il nous propose une fresque sociale qui se laisse suivre, mais bien trop conventionnelle pour être pleinement percutante. Cela n'empêche pas Ladj Ly de nous livrer un constat implacable et a priori très juste des banlieues aujourd'hui. Un constat intelligent et intéressant qui, malheureusement, met en évidence les limites du film.
    C'est bon, on a constaté ce qu'a priori, aucun de nous n'ignorait, on est tous d'accord (difficile de ne pas l'être), et maintenant ? Quelle solution ?
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    Parasite (2019)

    Gisaengchoong

    2 h 12 min. Sortie : . Drame, thriller et comédie.

    Film de Bong Joon-Ho avec Song Kang-Ho, Lee Sun-Kyun, Cho Yeo-Jeong

    Vu le 13/01 :

    Note inchangée, et encore, pas loin du 10, c'est un vrai chef-d'oeuvre ! Et il y a des chances qu'ils finissent devant les élèves, tellement il y a de choses à dire sur la vision sociale du film, la déviance, la socialisation... Tellement riche !
    (Enfin, on va voir au moins La Chasse et revoir Joker avant de se décider sur le film à voir en classe, avouez qu'ils ont de la chance, mes élèves... ^^)

    Vraiment, ce film est brillant de bout en bout, il illustre à merveille le processus de déviance sociale, ici en partant de la misère : la découverte de l'arnaque, le plaisir pris à arnaquer les autres, la routine déviante qui s'aggrave petit-à-petit puis la confrontation avec les autres déviants et les fractures sociales que ça entraîne, pour finir sur l'aboutissement d'une carrière déviante et la nécessité de rejoindre le rang pour pouvoir sortir les autres déviants de leur carrière...
    Bong Joon-ho a visiblement soigneusement bossé son sujet pour écrire un scénario digne du meilleur Nolan. Sérieusement, c'est fou la minutie avec laquelle il construit son film et introduit tous les éléments qui serviront plus tard. Rarement j'ai vu des fusils de Tchekhov aussi bien amenés.
    Le changement de registre est incroyable : on passe de la comédie au thriller, voire film d'horreur en passant par le drame et la romance, avec une maîtrise de chaque registre absolument hallucinante !
    Sinon rien à voir, mais c'est très drôle de voir comment la bouffe joue un rôle prédominant dans l'histoire et la caractérisation des personnages. Finalement, c'est un indicateur narratif excellent qui permet de jalonner toute l'histoire (les pizzas, le boeuf brésil, les ram-don, la banane, le gâteau à la crème, le barbecue final, etc...) et d'employer un symbole concret pour caractériser chaque personnage.

    Il faut dire aussi que le travail formel est plus que brillant, clairement le meilleur de Bong Joon-ho. Une véritable claque visuelle grâce à un sens aigu de la photographie, d'une élégance démente. C'est magnifique, c'est parfaitement interprété et la musique est somptueuse avec ses tonalités baroques régulières.

    Bref, j'ai envie de me faire un chapaguri au boeuf persillé.
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    John Carter (2012)

    2 h 12 min. Sortie : . Action, aventure, fantasy et science-fiction.

    Film de Andrew Stanton avec Taylor Kitsch, Lynn Collins, Samantha Morton

    Revu le 16/01 :

    Rien de changé, John Carter est toujours un petit chef-d'oeuvre de la science-fiction, incompréhensiblement boudé. Les personnages sont merveilleusement écrit, le scénario est fantastique de rigueur et d'intelligence, les dialogues vont quelque part, la mise en scène est grandiose et les effets spéciaux somptueux. Quant au casting, sans aucune grande star, il s'en tire avec tous les honneurs. Non, décidément, rien à reprocher à ce film qui, en outre, se termine sur une des plus belles scènes de fin déjà vu dans ce genre de film.
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    La Chasse (2012)

    Jagten

    1 h 55 min. Sortie : . Drame.

    Film de Thomas Vinterberg avec Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Annika Wedderkopp

    Vu le 17/01 :

    J'aimerais dire que ce film est misanthrope, excessif, lourd. Et c'est un peu vrai, l'écriture est lourde et laisse peu de place à la réflexion du spectateur. Tout nous est imposé, et la force indéniable du film s'en trouve entâchée.
    Mais pourtant, il a raison sur bien des points... Parfois, les enfants sont responsables. Et Vinterberg ne l'oublie pas. Il soulève à merveille le problème d'une société de l'enfant-roi, où on a bizarrement privé l'enfant de sa capacité de mentir, et où les adultes ont forcément tort face à un enfant menteur. Non, l'enfant n'a pas tous les droits, il n'a pas toujours raison. Tout cet aspect du film est parfaitement traité, et ça fait du bien.
    Plus ambiguë, la représentation de la rumeur et de ses effets néfastes sur les hommes est implacable. Même si Vinterberg nous impose tout de manière trop frontale, c'est glaçant de justesse. Sa représentation de la paranoïa et de la haine irréfléchie qu'elle engendre parfois est brillante. On y croit presque à chaque instant, et c'est juste insupportable à voir.

    Mais La Chasse est un chef-d'oeuvre inabouti. Un film qui aurait dû être parfait, et qui ne se termine pas. Trop frontal pendant 1h40, le film devient tout-à-coup trop elliptique, presque cryptique dans son final. La situation est au plus bas, un vague éclair de camaraderie commence à laisser entrevoir la fin du calvaire, et tout d'un coup, un an plus tard, tout semble revenu à la normale. Si la dernière scène du film a une symbolique forte et juste, je trouve qu’elle est trop rapide et laconique.
    C'est trop facile de faire croire que tout peut revenir à la normale, que Lucas et Klara sont à nouveau les meilleurs amis du monde, alors que jamais ça n'aurait pu être le cas en vrai. Soit Lucas resterait ostracisé car quelques soupçons flottent encore, soit Klara aurait été placée en suivi psychologique resserré, soit Torsten aurait été puni pour avoir poussé sa soeur au vice, mais la situation ne peut revenir à la normale, même au niveau des apparences. On a compris que Vinterberg nous dit que plus rien ne sera comme avant, mais même en surface, ça devrait être le cas, c'est pas possible qu'on puisse faire semblant d'effacer un truc aussi grave.
    Là-dessus, je trouve que le film rate son coup, et perd une grosse partie de sa crédibilité. Bon, ça n'entrave pas toutes ses qualités indéniables, et La Chasse est un bon film, mais tant pis si le film durait 2h30, je pense que la fin aurait mérité d'être largement développée
  • La Rumeur (1961)

    The Children's Hour

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de William Wyler avec Audrey Hepburn, Shirley MacLaine, James Garner

    Vu le 18/01 :

    Et bien ! Peu de films m'ont déjà fait cet effet, en me laissant à ce point effondré et muet... Particulièrement audacieux dans le choix de son sujet, le film de Wyler n'est toutefois pas vraiment un film sur l'homosexualité, mais bien plutôt un film sur le pouvoir de destruction des mots, et (bien sûr) surtout des mots menteurs. Epinglant avec une intelligence rare notre société de l'enfant-roi, La Rumeur nous rappelle autant que La Chasse que, parfois, les enfants sont responsables, et que notre devoir d'adulte est de savoir faire la part des choses.
    Porté par des acteurs formidables, et surtout par le flamboyant duo Audrey Hepburn/Shirley MacLaine, La Rumeur effraye et détruit par sa force de frappe inconcevable. Tout est un enchaînement de scènes grandioses, une progression vers l'horreur montré avec une pudeur et une retenue de très grande classe par un William Wyler au plus haut de sa forme.
    Incontournable et important.
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    Batman - Le Défi (1992)

    Batman Returns

    2 h 06 min. Sortie : . Action et fantastique.

    Film de Tim Burton avec Michael Keaton, Michelle Pfeiffer, Danny DeVito

    Revu le 19/01 :

    +1

    Décidément, je ne sais plus lequel des deux volets de Tim Burton je préfère ! Même si je pense que le Joker/Nicholson est indépassable, Batman : Le Défi égale à peu près son prédécesseur, et nous propose même un film presque plus dense (si c'est possible). Portés par des acteurs prodigieux en tous points, les personnages sont merveilleusement pensés et ouvrent la porte à un propos politique et social qui nous rappellent qu'on assistent aux grandes heures de Batman.
    Pour le reste, faut-il vraiment souligner l'excellence de la forme ? La photographie est encore plus prodigieuse que dans le volet précédent, les maquillages sont exceptionnels, la musique envoûtante, et dans l'ensemble, Burton réussit un mariage étonnant (mais typiquement de lui) entre la légèreté du comics et la noirceur de son discours.
    Quelques légers défauts (Batman qui subit un peu trop à mon goût, le Pingouin dont on ne comprend pas comment il réussit à obtenir une telle popularité, le film ne le rendant jamais un minimum sympathique ou ne nous donnant jamais envie de le plaindre) n'entravent pas le film et m'empêchent juste d'accéder à la note maximale.
    Encore que pour la sublime Michelle Pfeiffer en costume latex, je me demande...
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    Batman Forever (1995)

    2 h 01 min. Sortie : . Action, aventure et fantastique.

    Film de Joel Schumacher avec Val Kilmer, Tommy Lee Jones, Jim Carrey

    Vu le 20/01 :

    Bon, c'est pas si pire... Evidemment bien en-dessous des Batman de Burton, Batman forever en apparaît une assez pâle resucée, mais ne ressemble pas non plus à la caricature que je redoutais.
    Du côté des défauts, le scénario est d'une vacuité sans nom. Double-Face n'est qu'une copie très lointaine du Joker, mais ne retrouve jamais son subtil dosage entre la folie et la psychopathie. Les quelques tentatives d'approfondir les personnages tombent à l'eau, Schumacher ne résiste pas à nous asséner le traumatisme fondateur sans rien apporter de neuf ou d'intéressant, et la romance entre Batman et la nymphomane Nicole Kidman est une honte pour le film. Dommage que Kidman soit ainsi sacrifiée sur l'autel du ridicule. Bref, un ensemble hystérique plombé par des tentatives de philosophie à deux balles. Le tout porté par un acteur principal en recherche de charisme à un point que c'en est triste, Chris O’Donnell aurait sans doute été plus convaincant que le pâlot Val Kilmer…

    Mais bon, en même temps, Burton continue à produire, est-ce qu'il essaye de chapeauter tout ça de loin ? Je n'en sais rien, toujours est-il que l'héritage reste présent. Le Gotham punk de Schumacher n'est pas intéressant, mais dans quelques moments, on y retrouve l'élégance de celui de Burton, et c'est sympa.
    Clairement, les deux stars du film, surtout, ce sont Jim Carrey et Tommy Lee Jones. Les deux cabotinent à outrance, c'en est parfois insupportable mais en même temps, ça fait le taff. C'est complètement barré, trop pour moi, mais il y a un délire assumé, qui me semble bien correspondre à l'univers Batman, et qui donne une plutôt bonne dynamique au film. Le nanar n'est jamais loin, mais on ne franchit jamais le pas, et finalement, il y a beaucoup de scènes qui fonctionne grâce au duo maléfique, même si pour ma part, j'aurais plus vu un Double-Face très sobre voire austère, en contraste total l'Homme-mystère, la dynamique aurait été encore meilleure.
    Mais bref, malgré l'hystérie qui se dégage de l'ensemble, le "too much" est assumé et porté par deux grands acteurs qui nous aident à oublier que le film contient trop de scènes bêtes ou inutiles et gâche Nicole Kidman. Disons que Batman forever est aux Batman de Burton ce que Spider-Man 3 est aux Spider-Man de Raimi : une tentative vers la légèreté un peu forcée, mais pas irregardable. Comme le nanar devient volontaire, il cesse d'en être vraiment un et sans être bon, c'est plutôt pas mal.
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    Batman & Robin (1997)

    2 h 05 min. Sortie : . Action, policier et fantastique.

    Film de Joel Schumacher avec George Clooney, Arnold Schwarzenegger, Chris O'Donnell

    Vu le 21/01 :

    Ca fait toujours bizarre de voir le générique commencer à l'issue d'un nanar. Tu vois tous les noms défiler et tu te dis : "Comment ont-ils osé ? Et en plus, ils en sont fiers ?"

    Enfin bref, pas grand chose à dire de plus que ce qui a déjà été dit partout. Deux survivants de ce gigantesque carnage : Michael Gough et Elliot Goldentahl. Le premier est décidément immense et tout l'arc qui le concerne est très correct, voire même bon. Par contre, pas trop compris le délire autour de son frère, je pensais qu'ils introduisaient un personnage important et en fait, on en reparle que dalle. Et sinon, la BO est pas mal du tout et le thème toujours efficace.

    Pour le reste, quel désastre ! Les femmes sont très malmenées dans ce film : Batman est affligée d'une gonz qui sort de nulle part, qu'on ne nous présente jamais et qui n'a rien à faire, Alicia Silverstone ne fera jamais le poids face à la géniale Michelle Pfeiffer, ni même à Nicole Kidman, et l'insupportable Uma Thurman trimbale son extrême laideur en se prenant pour une femme fatale à un point qui n'en devient même plus drôle, mais qui éclate toutes les barrières de la gêne.
    Enfin, la gêne est aussi à chercher du côté des hommes. Chris O'Donnell reste plutôt bon, mais les autres... Clooney est juste insipide, mais alors Schwarzenegger nous offre indéniablement son rôle le plus honteux, avec encore moins de nuances que dans Terminator ! Je pensais pas vivre ça un jour.

    Et puis ce scénario, on en parle ???
    Mouais non, vous avez raison.

    Mais bon, dans tout ça, il y a ce petit je-ne-sais-quoi de limite sympathique qui tire "Batman & Robin" du côté du nanar plus que du navet, et c'en est presque satisfaisant. C'est nullissime, c'est complètement con mais on ne s'ennuie jamais et on veut voir jusqu'où ça va aller dans l'idiotie la plus complète. On n'en sort pas grandi, mais au moins, on ne s'est pas emmerdé. Et c'est déjà beaucoup.
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    King Kong (2005)

    3 h 07 min. Sortie : . Aventure, romance, drame, action et fantastique.

    Film de Peter Jackson avec Naomi Watts, Jack Black, Adrien Brody

    Revu le 24/01 :

    Tiens marrant, j'ignorais totalement que Rick Baker et Frank Darabont faisaient un caméo dans la même scène que Peter Jackson ! ^^

    Difficile de savoir par où commencer, tant il y aurait de choses à dire. Ce que j'adore particulièrement, dans cette version, ce n'est pas juste que c'est un grand film d'aventures. Sommet incontestable et absolu de ce genre cinématographique, ce que j'aime par-dessus tout dans le King Kong de Jackson, c'est toute sa dimension méta et sa vision du cinéma.
    J'aime ce formidable numéro d'autodérision de Peter Jackson à travers le personnage de Jack Black, alter ego du réalisateur, un petit artiste sincère qui finit par prostituer son art au service de l'argent et du grand spectacle... J'aime cette dénonciation du voyeurisme malsain du cinéaste, prêt à sacrifier son équipe pour quelques belles images en plus. J'aime ce discours sur la double personnalité des acteurs, leur identification à leurs personnages et leur rapport strictement différent à la gloire et au succès. J'aime cette ode à l'illusion cinématographique, qui lui rend hommage autant qu'elle en condamne les dérives.
    Bref, pour moi, c'est ce qui fait que ce film est bien plus qu'un remake, mais constitue bel et bien une oeuvre presque originale, un quasi-chef-d'oeuvre à part entière.

    Bien sûr, tout le reste compte, et l'aspect film d'aventures est tout aussi réussi. Peter Jackson part régulièrement dans ses délires à la "The Hobbit", les séquences avec les dinosaures sont aussi impressionnantes que bêtes, et la crédibilité est globalement aux abonnés absents (mais qu'est-ce que c'est que ces militaires qui mitraillent partout dans la ville sans avoir sécurisé aucun périmètre avant ???).
    Mais le plus beau, c'est qu'on s'en fout. Les plans sont tous plus hallucinants les uns que les autres, chacun d'entre eux est une leçon de cinéma à lui tout seul, et témoigne d'une puissance rare. Le jeu sur les échelles est magnifique, et le grandiose est parfaitement retranscrit au travers de ce décalage titanesque entre les humains et les créatures géantes.
    Cerise sur le gâteau, au milieu d'un casting particulièrement savoureux, la beauté de Naomi Watts a rarement été aussi spectaculaire et ça n'enlève rien au plaisir sans limites qu'on prend devant ce film certes trop généreux, mais tellement sincère...
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    1001 Pattes (1998)

    A Bug's Life

    1 h 35 min. Sortie : . Aventure, comédie et animation.

    Long-métrage d'animation de John Lasseter et Andrew Stanton avec Dave Foley, Julia Louis-Dreyfus, Kevin Spacey

    Revu le 25/01 :

    +1

    Je n'avais jamais vu ce film comme un Pixar majeur, mais pourtant, il est tellement mature et intelligent. On est à fond dans la veine Toy Story avec un rythme à 200 à l'heure et des jeux de mots à n'en plus finir. L'émotion est un peu moindre, d'où peut-être le fait que le film m'avait moins marqué, mais pourtant le message est génial.
    J'aime beaucoup cette confrontation de deux sociétés basées sur l'ordre, sauf que chez les fourmis, l'ordre (monarchique !) est légitime et solide car il s'appuie sur la cohésion interne du groupe qui ne laisse qu'une faible place à l'individualité de chacun (une part trop faible au début, d'ailleurs, puisque Tilt se fait rejeter sans ménagement). A l'inverse, chez les sauterelles, l'ordre est abusif, il ne se fonde sur rien d'autres que l'exploitation d'un peuple apparemment plus faible et sur une peur que le chef n'arrive pas à instaurer vraiment. Une dictature, mais mêlée de démocratie, car acceptée et assumée par tout le monde, basée sur un hédonisme vain, et qui laisse trop de place à l'individualité de chacun de ses membres, justement. Et ce n'est qu'en faisant groupe et en donnant à chacun son rôle au sein de ce groupe que les fourmis réussissent finalement à vaincre les sauterelles.

    A part ça, l'atmosphère est géniale ! L'univers est exploité jusque dans ses moindres détails et c'est un plaisir immense de s'y balader, au gré de dialogues franchement bien écrits. L'humour est hilarant, et seule la synthèse a pris un coup de vieux, mais pas si grave que ça, ça reste regardable.
    Les personnages sont bien écrits, superbement doublé en VF et la partition de Randy Newman est à mon avis une de ses meilleures !

    Bref, un film aussi sympathique sur la forme qu'il est intéressant sur le fond, et un Pixar tout aussi majeurs que les autres !
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    Cartouche (1962)

    1 h 54 min. Sortie : . Action, comédie, aventure et drame.

    Film de Philippe de Broca avec Jean-Paul Belmondo, Claudia Cardinale, Jess Hahn

    Vu le 26/01 :

    Loin d'être mauvais, bien sûr, mais c'est tout de même un peu court...
    Philippe de Broca essaye de donner corps à une sorte de Robin des bois français, le problème est qu'il n'y a rien de commun entre les deux. Robin des bois se veut un justicier, ça ne veut pas dire qu'il ne fait jamais le mal, mais il essaye de faire respecter au mieux la justice et ne s'attaque normalement qu'aux mauvais. Cartouche est et reste un criminel, un type qui ne respecte rien d'autre que lui-même, et fait parfois du mal aux innocents sans raison.
    On aurait certes pu avoir un film très intéressant s'attardant sur le tiraillement entre la fascination ressentie pour ce bandit et ses mauvaises actions, mais non, le film reste désespérément superficiel en ne voulant se focaliser que sur le panache et la légèreté de son personnage principal. Seulement, mettre en scène un personnage antipathique sans aucune psychologie est un art difficile et Broca n'y arrive qu'à moitié. Heureusement que c'est Belmondo qui l'incarne, sinon s'y attacher un minimum aurait été impossible. Mais j'ai vraiment eu la désagréable impression qu'on voulait nous faire admirer un type répugnant, dont on n'interrogeait jamais la complexité pour nous le montrer sous un jour faux.
    Donc oui, c'est sympa, mais le message derrière est quand même très limite, je trouve.

    Bon, malgé ça, Cartouche reste un film tout-à-fait sympatoche à voir. Aucune prise de tête, l'ensemble a le charme des couleurs vives de l'époque, et les scènes d'action sont largement assez nombreuses et assez travaillées pour qu'on prenne son pied. Les acteurs sont géniaux, Belmondo a plus de charisme que Jean Marais et Claudia Cardinale est une véritable arme de séduction massive, tandis que la musique de Georges Delerue qui complète le tableau est tout aussi envoûtante que ses autres compositions.
    Donc malgré un rythme très distendu et une absence de réelle dynamique narrative, on regarde ça sans aucun déplaisir. Beaucoup de péripéties inutiles, à l'image du personnage, mais dans l'ensemble c'est très agréable à voir et ça se suit globalement avec beaucoup d'intérêt. Il y a de l'humour, pas mal, et un peu d'émotion. Le problème, c'est vraiment que rien ne vient réellement dynamiser tout ça et que, loin du chef-d'oeuvre qu'il aurait pu être, Cartouche constitue juste un bon film, mais malheureusement, un bon film pas aussi mémorable qu'il aurait dû l'être.
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    Le Magnifique (1973)

    1 h 35 min. Sortie : . Action, comédie et romance.

    Film de Philippe de Broca avec Jean-Paul Belmondo, Jacqueline Bisset, Vittorio Caprioli

    Vu le 27/01 :

    Et ben, en voilà, un très bon Broca ! En même temps, quand tu tiens un scénario de Francis Veber revu et corrigé par Philippe de Broca sous la supervision de Jean-Paul Rappeneau, il y a assez peu de chances que tu te foires...
    Broca tient là un concept magnifique, et il l'emmène très loin en compagnie du virevoltant Belmondo. Cette fois, plus de problèmes de rythme, les scénaristes tiennent un filon avec ces allers-retours entre la réalité et la fiction, qu'ils multiplient jusqu'à plus soif ! Alors je préfère presque la première moitié, où l'intrigue fictionnelle est encore un minimum soigné, par rapport à la fin où ça bascule dans le grand n'importe quoi, mais en même temps, c'est tellement drôle de voir comment les déraillages en règle de l'auteur se traduisent dans son univers littéraire !
    Franchement, on rit du début à la fin, et il n'y a quasiment aucune baisse de régime. Belmondo et Bisset sont géniaux, mais Caprioli est sans doute celui qui me fait le plus mourir de rire.

    Je pense qu'il y aurait eu moyen d'étoffer un peu tout ça et de développer la réflexion sur le rapport de l'artiste à son oeuvre, mais ça n'est pas le sujet principal du film. Ici, on rit, on rit, on rit, et tout le reste n'a plus aucune importance, du moment que Broca nous ramène encore et toujours dans son univers fantasmatique d'un génie consommé. Je me suis trouvé une nouvelle comédie culte !
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    L'Histoire sans fin (1984)

    Die unendliche Geschichte

    1 h 34 min. Sortie : . Aventure, drame, fantasy et jeunesse.

    Film de Wolfgang Petersen avec Barret Oliver, Noah Hathaway, Tami Stronach

    Vu le 29/01 :

    Très étonnant. Beaucoup de défauts non pas dans l'histoire, mais dans le traitement de l'histoire, au point que je suis resté dubitatif pendant très longtemps, puis arrive le face-à-face avec Gmork, et à partir de là, wow ! Les effets spéciaux ont certes pris un méchant coup de vieux, mais le scénario en lui-même, c'est juste brillant. Tout est plein de sens là-dedans, auutant le parcours de Bastian qui apprend à gagner la confiance en lui et de faire le deuil de sa mère, que la formidable mise en abyme du climax, qui implique directement le spectateur lui-même dans l'histoire. J'en aurais presque crié en même temps que Bastian, tout seul devant mon écran...
    Le climax est incroyable, avec ce pur moment de cinéma où l'impératrice finit de révéler à Atreyu la vraie nature de son monde et tisse directement un lien entre ce monde et le nôtre en passant par celui de Bastian. Non, vraiment, j'ai adoré cette idée. Autant le monde de Fantasia manque de charme, autant le scénario est d'une intelligence assez prodigieuse.

    Donc voilà, du côté des défauts, ben ça reste un peu pauvre, comme univers. Disons que l'univers en lui-même est bourré de potentiel, mais on ne voit aucune ville, aucune habitation (ou presque), juste un enchaînement de beaux paysages et 2 ou 3 lieux un peu plus fantaisistes pour dire que.
    Avec ça, beaucoup de lacunes scénaristiques, sans doute dues à la tranposition du roman à l'écran : entre Atreyu qui part dans une quête sans même savoir ce qu'il cherche, l'arrivée de Falkor, catastrophique séquence montée n'importe comment, ou toute l'intrigue de Gmork dont on ne sait pas à quoi il sert jusqu'à sa scène finale (intéressante mais un peu torchée), il y aurait beaucoup de choses à dire non sur le contenu, mais sur la manière de le raconter et de le mettre en scène.

    Mais personnellement, j'ai été tellement touché par la fin, et son hommage au pouvoir de l'imagination, bien plus fort que dans beaucoup de films du même style, que je suis prêt à largement fermer les yeux sur les gros défauts du film pour n'en garder en mémoire que le meilleur, et louer la réussite de Wolfgang Petersen, qui a réussi à me faire totalement retomber en enfance 1h40 durant. Un pur moment de bonheur naïf et enfantin au charme décidément immortel !
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    Nicky Larson et le Parfum de Cupidon (2019)

    1 h 31 min. Sortie : . Action, comédie et policier.

    Film de Philippe Lacheau avec Philippe Lacheau, Elodie Fontan, Tarek Boudali

    Vu le 30/01 :

    Et ben, moi qui m'attendais à détester !!! Le début n'augurait rien de bon : l'humour sexuel lourdingue dont Lacheau est incapable de se défaire se maintient pendant une bonne première moitié. Parfois, c'est drôle, hein, mais qu'est-ce que c'est lourd ! Bref, à la moitié du film, je n'avais guère changé d'avis, ce film était merdique et ses quelques bons moments étaient réduits à des fulgurances passagères.

    Oui, mais voilà, il y a une chose qui m'a tout de même frappé à un moment : même sans avoir lu le manga ou vu la série, ça se sent, Philippe Lacheau est un passionné. Il est passionné par son matériau de base et lui rend visiblement un bel hommage, entre deux blagues salaces très pénibles. Et c'est cette sincérité qui, petit-à-petit, finit par prendre le dessus et envahir tout le long-métrage.
    Surtout, et c'est bien ça la vraie source de surprise : cette sincérité et cette passion se traduisent à merveille dans une direction artistique assez formidable. En tant qu'acteur, Lacheau vaut ce qu'il vaut (cette diction à la Kev Adams, brrrrr...), mais en tant que réalisateur, il se pose là. Tout le film révèle un sens de la photographie et un sens du montage vraiment bons. Il y a des tics pénibles ici ou là, hein, mais dans l'ensemble, c'est exactement ce qu'on attend d'une comédie d'action adaptant un support dessiné. Le côté BD est merveilleusement retranscrit à l'écran, et le mélange des couleurs 80's a un but, qui lui donne un vrai sens.
    Et puis surtout, ces scènes d'action... Qu'il s'agisse de bastons ou de poursuites, les scènes d'action de Lacheau sont folles, mais à un point... Il exploite tellement parfaitement chaque petit détail du décor ou des accessoires que chacune de ces séquences devient un pur plaisir de cinéma et de comédie, renforcé par un scénario qui se plaît à mettre ses personnages dans les pires situations possibles qui, au-delà de leur dimension parfois graveleuses, sont réellement cocasses. C'est drôle, souvent plus bon enfant que réellement vulgaire (enfin, je parle de la 2e moitié du film), très stylisé et ultra-dynamique.

    Finalement, il ne subsiste plus qu'un seul vrai défaut dans tout ça : l'humour pipi-caca-bite-couilles si cher à Philippe Lacheau, qui engendre bien quelques rires, mais des rires dont on n'est pas toujours fier. Bref, quand le monsieur aura grandi dans sa tête et que ça se traduira à l'écran, alors on verra peut-être se dresser un grand réalisateur.
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    Harry Potter à l'école des sorciers (2001)

    Harry Potter and the Sorcerer's Stone

    2 h 32 min. Sortie : . Aventure et fantastique.

    Film de Chris Columbus avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson

    Revu le 31/01 :

    Note inchangée.

    Note inchangée

    Bon bah c'est toujours un plaisir de rejoindre le monde des sorciers pour une nouvelle virée ! A chaque fois, je me fais la réflexion que ce film ne raconte rien du tout, mais il le raconte si bien que ça n'a aucune importance. Disons qu'il a un style de narration bien à lui, assez intéressant. On a bien cerné le côté "un film = un an" (en tous cas, pour les 3 premiers films), ce qui explique la narration très statique, mais ce que j'aime, c'est qu'en multipliant les scènes anecdotiques, les scénaristes dissimulent un tas d'indices au fur et à mesure, et de l'anecdotique surgit petit-à-petit, mais de manière très progressive et très discrète, quelque chose de beaucoup plus ample, de beaucoup plus grandiose, mais il faudra plusieurs films pour s'en rendre pleinement compte. Et finalement, je trouve ça assez fort même s'il est vrai que je peux comprendre les quelques-uns qui y trouvent une source d'ennui.

    Mais bon, le style Columbus n'a jamais aussi bien fonctionné qu'ici, cette plongée dans le monde de l'enfance et de la magie est absolument parfait, et le réalisateur nous offre sans doute la meilleure adaptation de Bennett (pour ceux qui se souviennent de ces vieilles bibliothèques vertes) qui soit.
    La photographie de John Seale est à tomber par terre, et a de quoi donner une leçon de cinéma à un Jon Watts incapable de filmer une scène de voltige correctement, les décors sont somptueux, mais le vrai héros du film, c'est bel et bien John Williams. Que serait Harry Potter sans lui ? L'identité sonore qu'il lui confère est absolument unique, et crée une atmosphère fascinante à souhait, qui contribue à nous scotcher littéralement à l'écran. C'est peut-être une de ses partitions que je préfère, tant elle est actrice du film pendant ces 2h30. Si le film est aussi grandiose, c'est peut-être bien d'abord grâce à lui !

    Bref, on ne se lasse jamais de revoir cette pépite magique en tous points, qui nous fait renouer pour le mieux avec notre âme d'enfant. Et putain, qu'est-ce que ça fait du bien !
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    Harry Potter et la Chambre des secrets (2002)

    Harry Potter and the Chamber of Secrets

    2 h 41 min. Sortie : . Aventure et fantastique.

    Film de Chris Columbus avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson

    Revu le 02/02 :

    Note inchangée.

    Bon ben ça reste toujours mon Harry Potter préféré, en tous cas celui que je revois avec le plus de plaisir (le dernier est un chef-d'oeuvre, mais pas forcément le genre de films que je revois avec autant de plaisir). En fait, Harry Potter et la chambre des secrets est un véritable manifeste du cinéma de fantasy et d'aventures. Il y a tout, là-dedans, tout ce qui fait la grandeur de ces deux si beaux genres.

    Deux seuls défauts : Dobby et Mimi Geignarde, personnages assez pénibles qui ne cadrent pas très bien avec l'atmosphère générale. Mais à part ça, le film est irréprochable ! Il le doit d'abord à sa densité narrative absolument incroyable. Contrairement au premier film, ici, peu de scènes sont vraiment inutiles, chacune des scènes illustrant le quotidien de Poudlard ayant son élément mystérieux qui contribue à faire avancer l'intrigue.
    Les acteurs sont au top, et le nouvel arrivant Kenneth Branagh nous offre un numéro d'autodérision absolument hilarant, c'est vraiment trop drôle ! Mais l'intrigue gagne aussi en noirceur (même si, comparé à ce qui suit, ce n'est rien), et on commence à trouver la gravité qui fera florès dans la suite de la saga, notamment avec la présence de l'excellent Christian Coulson en Voldemort jeune. Avec l'incontournable basilic, il offre à la saga un de ses meilleurs climax dans une scène finale grandiose.

    Et puis, au-delà du casting et de la mythologie Poudlard qui s'épaissit, c'est aussi l'occasion pour John Williams de nous offrir peut-être sa BO la plus riche, alors dire que ce film est un chef-d'oeuvre est une litote... En tous cas, en termes de pur divertissement, on n'a quasiment jamais fait mieux.
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    Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban (2004)

    Harry Potter and the Prisoner of Azkaban

    2 h 22 min. Sortie : . Aventure et fantastique.

    Film de Alfonso Cuarón avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson

    Revu le 02/02 :

    +1

    Bon, vous avez raison, c'est quand même vrai qu'il est extrêmement bon... Je garde une petite préférence pour La Chambre des secrets, mais celui-ci est vraiment pas loin derrière !

    En fait, le décalage par rapport aux deux volets précédents vient essentiellement du fait qu'on dirait que toute la géographie de Poudlard a changé. On ne voit que vite fait la salle commune et les escaliers, et tout le reste qui est montré est totalement nouveau (d'où vient cette tour d'astronomie avec son énorme balancier dans le hall ?), jusqu'à Hagrid, qui a déménagé. Du coup, c'est toute l'atmosphère globale qui rompt avec les volets d'avant, et je trouve ça un tout petit peu dommage, j'aurais assuré une transition plus en douceur.
    Tout au moins, la mise en scène plus sombre de Cuaron et ses éclairages crus nous annoncent le style Yates qui va bientôt uniformiser la saga (pas forcément pour le pire).

    Ce qui change aussi totalement, c'est la BO de John Williams, dont la tonalité médiévale est ici plus assumée. Je la trouve un peu en-dessous des deux d'avant, mais ses nouveaux thèmes sont comme toujours à tomber par terre !

    Enfin, le scénario est merveilleusement construit. Plus aucun temps morts, on a vraiment une exploitation totale des potentialités de ce genre de récit, avec une structure toutefois inhabituelle, puisque la dernière demi-heure du film nous fait revivre ce qu'on avait pris pour le climax auparavant. Ce changement de point de vue est sans doute LA grande réussite du film, tant il apporte une dynamique nouvelle au scénario, et amène un vent de neuf dans toute la saga.

    Bref, tout ça est très bien écrit, magnifiquement filmé, et hormis un loup-garou au designe franchement raté (seul véritable point noir à mes yeux), le film entier sonne tellement juste qu'on prend un plaisir fou à (re)découvrir cette histoire sans s'attarder sur de menus défauts, qui n'en laissent pas moins la place à un des meilleurs épisodes de la saga, sans conteste.
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    Harry Potter et la Coupe de feu (2005)

    Harry Potter and the Goblet of Fire

    2 h 37 min. Sortie : . Aventure et fantastique.

    Film de Mike Newell avec Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint

    Revu le 03/02 :

    +1

    C'est marrant, ce film, il devient de mieux en mieux à chaque fois que je le regarde... Ou alors c'est moi qui l'apprécie toujours plus ! ^^

    En tous cas, ça y est, je le trouve maintenant vraiment digne des autres épisodes, quoiqu'encore un poil inférieur. Les erreurs et maladresses du film sont toujours présentes, notamment un montage très hésitant au début. Rien de catastrophique mais ça fragilise la narration, c'est dommage.
    De manière générale, d'ailleurs, la structure narrative est bien plus fragile que les 3 épisodes précédents, notamment parce que Mike Newell renonce presque totalement à nous montrer la vie du collège hormis dans la séquence du bal, gnangnan au possible mais finalement plutôt mignonne.
    Non, quand j'y pense, la seule chose qui a encore du mal à passer, c'est la scène sous-marine, que je trouve assez peu digne de la saga.

    Mais alors pour le reste... La noirceur et l'excellence de toute la séquence finale (labyrinthe/cimetière/antre de Maugrey) m'éblouit toujours plus. Voilà enfin un film qui n'hésite pas à faire mourir un de ses personnages principaux ! Une mort qui revêt un impact toujours plus grand sur moi au fur et à mesure que je revois ce film (peut-être parce que j'ai appris à apprécier Robert Pattinson entre temps 0:). La scène où Harry ramène le corps de Cedric et que les applaudissements s'arrêtent au fur et à mesure que les gens prennent conscience de ce qui s'est passé, elle est complètement folle, cette scène !
    Mais c'est toute la gravité de cette dernière partie qui est impressionnante : le labyrinthe est véritablement angoissant et ouvre une partie qui n'hésite pas à pénétrer sur le terrain risqué de l'horreur. Et en termes d'horreur, toute la scène du cimetière, portée par un Ralph Fiennes nous offrant décidément une des plus grandes prestations de tous les temps, est grandiose. Le malaise qu'on ressent est tellement fort pendant cette scène de la renaissance de Voldemort... Wow !

    Bref, ça y est, la vraie noirceur s'installe et durablement. Et malgré tous ses défauts, cet épisode l'instaure avec beaucoup de talent. C'est noir, angoissant et profond, et ça me rend encore plus impatient de revoir les suites !
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    Harry Potter et l'Ordre du Phénix (2007)

    Harry Potter and the Order of the Phoenix

    2 h 18 min. Sortie : . Aventure et fantastique.

    Film de David Yates avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson

    Revu le 04/02 :

    +1

    +1

    Décidément, chaque épisode gagne en valeur au fur et à mesure que je les revois !

    Assez amusant de voir, dans le contexte actuel, un film qui nous présente une autorité faible obligée d'abuser de son pouvoir pour essayer d'asseoir une fragile légitimité... Tout rapprochement entre l'insupportable Dolores Ombrage et un quelconque président français actuel serait purement fortuite... mais terriblement tentante ! En tous cas, ils ont la même manière de gérer leur crise d'ego et d'autorité. J'attends de dénicher enfin cette putain de salle sur demande...
    Harry Potter et l'ordre du Phénix est très manichéen, tout-à-fait démagogique, et presque anti-pédagogique, et pourtant, je connais peu de films qui nous implique tellement qu'on ressent à ce point une haine envers un personnage... Imelda Staunton est tellement glaçante dans ce rôle qu'elle en fait oublier à quel point le film manque terriblement de nuances.
    Et comme dans chaque Harry Potter, on en finit par oublier les quelques défauts du film pour ne garder en mémoire que le meilleur, à savoir un récit incroyablement dense, où chaque personnage gagne une épaisseur folle et dont l'écriture apparaît chaque fois plus rigoureuse.

    Si cet épisode fait souvent trop figure d'épisode de transition, il assure tout de même sa part de taff d'excellente manière. L'esthétique nouvelle introduite par Yates fonctionne globalement bien, et son sens de la mise en scène, déconcertant car frôlant parfois l'abstraction pure, pose de nouvelles bases esthétiques assez intéressantes. J'aurais mis un peu de temps à m'y habituer, mais plus je vois ce film, plus je réévalue son austérité visuelle qui s'explique plus facilement quand on sait que le directeur photo est polonais et a bossé pour Kieslowski ou Wajda.
    Sinon, la tonalité dramatique continue à aller crescendo, et cet épisode bien noir (malgré un humour qui se maintient) ne fait qu'annoncer ce qui va suivre dès le prochain volet. C'est bien poisseux et sombre comme on l'aime.

    Bref, un épisode moins mineur que dans mon souvenir. Il a ses défauts, notamment ce manichéisme ambiant habituel de la saga (la nuance viendra mais un peu tard), mais l'histoire est si prenante qu'on s'en fiche. Il reste un vrai Harry Potter à part entière, avec son lot d'émotions très riches et très variées.
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    Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (2009)

    Harry Potter and the Half-Blood Prince

    2 h 33 min. Sortie : . Aventure et fantastique.

    Film de David Yates avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson

    Revu le 05/02 :

    Pfffffiouuu ! Toujours aussi monumental, ce film... Les personnages sont tellement complexes et nuancés, c'est à peine imaginable, mais le casting rend parfaitement bien cette complexité ! Sans doute un des épisodes narrativement les plus denses aussi, la minutie avec laquelle l'histoire est construite me fascinera toujours. Quelques maladresses (la révélation de l'identité du Prince de sang-mêlé au moment où on n'en a plus rien à faire, les amourettes d'adolescent) n'entâchent pas ou peu le récit, d'une puissance vraiment belle.
    La scène de la mort de Dumbledore reste à ce jour une des scènes les plus grandes et les plus nobles que j'ai vue dans un quelconque blockbuster, surtout quand on connaît la vérité, elle est juste immense !

    Sinon, le directeur photo de Jean-Pierre Jeunet fait des merveilles sur ce film, et même si les filtres grisâtres ne sont pas toujours du meilleur effet, il y a une élégance visuelle qui se rapproche de ce que Cuaron avait fait en son temps. C'est vraiment somptueux, que ce soit dans les décors ou la photogaphie, vraiment, il y a une force inconcevable dans chacune de ces images !
    Bref, voilà sans doute un des films qui explore le mieux la mythologie créée par J.K. Rowling, et l'exploite avec un génie tout particulier. Harry Potter et la chambre des secrets était un trésor de grand spectacle et de divertissement grand public intelligent. Harry Potter et le prince de sang-mêlé, lui, est peut-être bien le plus bel épisode. Emotionnellement, on n'en ressort pas indemne.

    Et puis terminer le générique de fin sur l'extraordinaire In Noctem de Nicholas Hooper est une immense plus-value, on aurait juste aimé que la scène soit intégrée au film, plutôt.
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    Harry Potter et les Reliques de la Mort - 1ère partie (2010)

    Harry Potter and the Deathly Hallows: Part 1

    2 h 26 min. Sortie : . Aventure et fantastique.

    Film de David Yates avec Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint

    Revu le 08/02 :

    Bon, mon avis ne change guère sur cet épisode. Plutôt intéressant, une première heure excellente qui renoue avec tout ce qu'on aime dans Harry Potter et une dernière demi-heure aussi noire que captivante, mais entre les deux, malgré l'intérêt du scénario, qu'est-ce que c'est langoureux... Aucun rythme, aucune magie, c'est pas inintéressant, mais c'est quand même assez chiant.

    Et c'est dommage parce que pour le reste, cet épisode est tout-à-fait honorable. L'idée d'avoir coupé en deux le dernier tome n'est sans doute pas du tout idiote, et la matière narrative ici présente suffit largement à alimenter un film. Seulement, le film est trop long et en étalant exagérément certaines scènes, engendre des inégalités de rythme très dommageable.
    Sinon, le casting fait toujours des merveilles et l'écriture des personnages est d'une grande subtilité comme toujours. La photographie d'Eduardo Serra est élégante et le montage ne merde qu'à un moment (la capture de Ron, Harry et Hermione dans la forêt), donc l'efficacité narrative reste garantie.
    En revanche, Alexandre Desplat ne fait que confirmer qu'il n'est pas fait pour composer des BO de blockbusters. Non que sa BO soit laide (pas du tout), il y a de beaux passages, mais dans l'ensemble, elle manque beaucoup de personnalité et de relief. En tous cas, on a du mal à y retrouver la patte "Harry Potter", c'est dommage.

    Bref, un épisode de transition qui comporte d'excellentes scènes (la poursuite à Londres au début, l'infiltration du ministère, le face-à-face avec Bellatrix Lestrange), mais qui peine à se dégager de son rôle de transition, justement.
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    Harry Potter et les Reliques de la Mort - 2ème partie (2011)

    Harry Potter and the Deathly Hallows: Part 2

    2 h 10 min. Sortie : . Fantastique et action.

    Film de David Yates avec Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint

    Revu le 09/02 :

    Ce film est d'une perfection quasi-absolue, non seulement en tant que film, mais aussi et surtout en tant que conclusion. Le seul léger défaut que je pourrais lui reprocher, c'est d'être trop court. A peine 2h pour un film de cette envergure, ce n'est pas normal, surtout que la bataille de Poudlard est finalement plus évoquée en toile de fond que véritablement montrée. Quelques vraies scènes de bataille en plus, et on atteignait un joli 2h15/2h30 qui aurait mieux correspondu à la fresque épique attendue.

    Bon, mais c'est qu'un semi-défaut, parce que les scènes de batailles sont déjà exceptionnelles, et que de toute façon, c'est totalement assumé pour renforcer la partie dramatique, ce qui marche à merveille.
    Sur la forme, ce film est parfait : la mise en scène est d'une élégance folle, mais surtout l'écriture est dénuée de toute faille (en tous cas, de celles résistant à la suspension d'incrédulité nécessaire à ce genre d'oeuvres), c'est incroyable. Les dynamiques narratives sont maîtrisées de A à Z, le rythme est excellent et l'évolution des personnages n'a jamais été aussi grandiose qu'ici !
    Bien sûr, le retournement autour de Rogue est LE clou du spectacle, mais j'aime énormément la (semi-)"rédemption" des Malefoy. Même Rusard est émouvant dans sa fidélité et son dévouement total, aussi touchant et noble qu'un peu ridicule dans son dernier plan du film, c'est dire jusqu'où l'art du détail a été poussé.
    D'ailleurs, à la musique, même Desplat a cette fois des trucs à faire, c'est bien plus intéressant que le volet précédent, même si en-deçà de ce qu'un grand compositeur aurait fait.

    Enfin, les acteurs, évidemment, ne sont pas en reste : le trio principal, mais ici, c'est Alan Rickman qui se taille la part du lion, nous offrant une des prestations les plus marquantes de toute l'histoire du grand écran, tandis que Maggie Smith récupère enfin une scène à la hauteur de son talent et que Ralph Fiennes irradie toute la pellicule de sa présence magnétique.
    C'est sans doute bien avant tout leur génie hallucinant qui permet au film de porter avec tant de fièreté des valeurs morales qui le hissent bien au niveau d'un "Seigneur des anneaux", tant la richesse des thèmes abordés et l'infinie subtilité avec laquelle ils sont délivrés (OK, sauf le bête "ils vivront toujours dans nos coeurs"...) fait bel et bien de ce "Harry Potter et les Reliques de la mort : 2e partie" un de ces véritables chefs-d'oeuvre brut et inaltérable.