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Une affiche à l'image du film

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93 films

par Théloma

Des affiches commentées ou annotées (celles en attente seront traitées au fur et à mesure)

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  • Bande-annonce

    L’Étreinte du serpent (2015)

    El abrazo de la serpiente

    2 h 05 min. Sortie : . Aventure.

    Film de Ciro Guerra avec Nilbio Torres, Jan Bijvoet, Antonio Bolivar

    Séances de cinéma (1 salle)
    Au travers d'un feuillage, une fenêtre s'est ouverte. On y aperçoit, plein centre, une pirogue emmenée par deux hommes. Petite, fragile dans l’immensité de la forêt.
    La tonalité sépia de l'arrière plan renvoie au passé qu'explore une partie de l'histoire. Tandis que le vert vif du premier plan correspond à quelque chose de plus présent.
    Et effectivement le film fait coïncider deux époques différentes.
    La position du spectateur, comme placé en situation d'observateur caché.
    Dès lors, ce spectateur joue-t-il ici le rôle, hors champ, de l'animal évoqué dans le titre : l’insalissable serpent, cet anaconda qui loin d'être une menace symbolise pour les Indiens les forces vitales ? Ou bien celui du Jaguar, incarnation de la mort ?

    Une affiche à l'image du film



    Critique du film :
    https://www.senscritique.com/film/L_etreinte_du_serpent/critique/77227967


  • Bande-annonce

    Ni le ciel ni la terre (2015)

    1 h 40 min. Sortie : . Drame, guerre et fantastique.

    Film de Clément Cogitore avec Jérémie Renier, Swann Arlaud, Marc Robert

    Séances de cinéma (1 salle)
    Capture d'image de caméra infrarouge telle qu'on en rencontre dans le film.
    Trois silhouettes de militaires. Dans la nuit.
    Le flou domine.
    Mouvement / confusion. Le fou peut correspondre au mouvement effectif des militaires. Mais il renvoie aussi à l'idée de dématérialisation, de mystère, qui est précisément à l’œuvre dans le film.

    Une affiche à l'image du film, opaque




  • Bande-annonce

    Les Combattants (2014)

    1 h 38 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Thomas Cailley avec Adèle Haenel, Kevin Azaïs, Antoine Laurent

    Séances de cinéma (1 salle)
    Atmosphère lumineuse, chaleureuse, estivale. Tenues d'été.
    Couple regardant dans la même direction et en l’occurrence vers la droite, l'avenir.
    Expression du bonheur (cris de joie gratuits). Sensualité.
    Ligne d'horizon très basse, beaucoup de ciel. Contreplongée.
    Corps en mouvements.
    Contradiction apparente entre la scène (exaltation, joie) et le titre (combat).

    Une affiche à l'image du film, vivifiante
  • Bande-annonce

    Don't Breathe - La Maison des ténèbres (2016)

    Don't Breathe

    1 h 28 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Fede Alvarez avec Stephen Lang, Jane Levy, Dylan Minnette

    Séances de cinéma (1 salle)
    Tonalité générale très sombre : bleu-gris, teintes foncées.
    Le grain de l'image est sale, comme une vieille photographie abimée.
    Maison se détachant sur un petit bout de ciel blanc isolé.
    Image chargée, saturée. On n'y respire pas.
    Codes classiques de la représentation de la maison hantée : demeure ancienne, fenêtres closes, arbres inquiétants. Personnification de la maison (un personnage à part entière)
    Construction axiale de l'affiche avec symétrie centrale.
    Regard dans le bandeau supérieur qui attire l'attention. Mais des yeux sans visage. Pas de bouche apparente donc sans cri possible (ou souhaitable).
    La peur : dans le regard.
    Les trois silhouettes paraissent fragiles et semblent aller vers le danger. L'insouciance de leur attitude contraste avec l’atmosphère lugubre et avec la maison où une silhouette non identifiée se dessine (en haut).

    Une affiche à l'image du film, irrespirable



    https://www.senscritique.com/film/Don_t_Breathe_La_Maison_des_tenebres/critique/109159731
  • Bande-annonce

    Elle (2016)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Paul Verhoeven avec Isabelle Huppert, Laurent Lafitte, Anne Consigny

    Séances de cinéma (1 salle)
    Colonne de gauche, Isabelle Huppert. Visage tourné vers le spectateur. Expression neutre, figée, qui contraste avec la menace qui occupe la partie droite de l'image : la main gantée de noir et l'homme hors champ à qui cette main appartient.
    L'image est fermée sur elle même. Inquiétante. Pas d'échappatoire possible. Un piège.
    Le spectateur se retrouve en position de témoin et voyeur (comme si c'était lui qui se trouvait derrière la porte).
    La porte s'ouvre invitant à en savoir plus.
    Une certaine ambiguïté, présente dans le film, s'exprime ici. Huppert est-elle consciente ou non de ce qui va se produire. Autrement dit assistons-nous à une agression ou à un jeu consenti de part et d'autre.

    Une affiche à l’image du film, ambigüe



    Critique du film :
    https://www.senscritique.com/film/Elle/critique/95277074
  • Bande-annonce

    Toni Erdmann (2016)

    2 h 42 min. Sortie : . Drame.

    Film de Maren Ade avec Peter Simonischek, Sandra Hüller, Michael Wittenborn

    Séances de cinéma (1 salle)
    Une belle affiche toute en contrastes construite sur un thème Belle / Bête.

    Contraste de tons : la chevelure blonde vs la toison brune
    Contrastes de volumes : la silhouette de la femme vs la masse sombre non identifiée.
    Contrastes d'émotion : l'attitude fragile de la femme (visage caché dans le bras) face à la sécurité des bras de la bête.

    Le cadre qui ne révèle pas la nature de la bête qui enlace la femme donne une tonalité fantastique à l'affiche tout en en préservant le mystère.
    La scène correspondant de fait au moment le plus fort du film.

    Une affiche à l'image du film, décalée




    Critique du film :
    https://www.senscritique.com/film/Toni_Erdmann/critique/94841396
  • Bande-annonce

    La Chasse (2012)

    Jagten

    1 h 55 min. Sortie : . Drame.

    Film de Thomas Vinterberg avec Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Annika Wedderkopp

    Séances de cinéma (1 salle)
    Plein cadre, le visage de Mads Mikkelsen accusé dans l'histoire d'avoir fait des attouchements sur une petite fille. Son regard interpelle des personnes au premier plan qui appartiennent aux clans des accusateurs. L'expression est neutre, difficilement interprétable mais quoi qu'il en soit peu amicale. Cet échange de regards, correspond à un plan central du film, entre Mads et son ex-meilleur ami.

    La position du spectateur est fondamentale. Placé au premier plan, devant les deux silhouettes dans le flou, nous sommes nous mêmes placé du côté des accusateurs, ce qui contribue encore davantage à l'isolement de l'accusé.
    C'est lui contre nous.
    Et précisément le film interroge sur la tendance des hommes à suivre les rumeurs.
    Dès lors, qui croiront nous ? Quel sera notre camp ?

    Une affiche à l'image du film, dérangeante




    Critique du film :
    https://www.senscritique.com/film/La_Chasse/critique/27022974
  • Bande-annonce

    L'Histoire du Géant Timide (2015)

    Fúsi

    1 h 36 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Dagur Kári avec Gunnar Jónsson, Ilmur Kristjánsdóttir, Sigurjón Kjartansson

    Séances de cinéma (2 salles)
    On le comprend tout de suite, ce film sera un portrait.
    Plein centre, occupant la plus grande partie du cadre, la silhouette massive de Füsi, ce géant au regard doux.
    Les couleurs vont de pair avec le titre : un jaune chaleureux, un lettrage rose bonbon.
    Fûsi est tourné vers nous, visage inexpressif.
    Sa moustache pleine de mousse de bière et le verre à la main indique un plaisir de vivre. Mais le regard exprime une certaine inquiétude.
    Le style vestimentaire et capillaire du personnage interpelle.
    Nous avons envie de faire connaissance avec ce géant ! Ne vous en privez pas !

    Une affiche à l'image du film





    https://www.senscritique.com/film/L_Histoire_du_Geant_Timide/critique/84957338
  • Bande-annonce

    Logan (2017)

    2 h 15 min. Sortie : . Action, science-fiction et aventure.

    Film de James Mangold avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen

    Séances de cinéma (3 salles)
    On constate que la ligne d'horizon est très basse (sur une ligne de tiers), le soleil comme posé dessus dans ce qui semble être davantage un crépuscule qu'une aurore. Le thème du temps qui passe et du vieillissement très présent dans le film apparait directement dans l'atmosphère de l'affiche et est renforcé par le sous titre "Son heure est venue".
    Logan se dirige vers la gauche ( qui en langage iconographique représente le sens négatif, le passé), Laure en revanche est tournée dans le sens opposé à son père, vers la droite (l'avenir). Leur destin sont clairement opposés.
    On remarquera par ailleurs plusieurs lignes brisées, chaotiques : la "diagonale" du corps de Logan du coin gauche vers le bord droit, celle dans l'autre sens de l'avant bras et des griffes.
    Autre point qui attire l'attention, le regard de Laure interpellant le spectateur.
    Deux êtres, deux postures, deux directions, deux destins qui se croisent mais n'auront pas la même issue.

    Une affiche à l'image du film, crépusculaire




    https://www.senscritique.com/film/Logan/critique/121932678
  • Bande-annonce

    Mustang (2015)

    1 h 34 min. Sortie : . Drame.

    Film de Deniz Gamze Ergüven avec Güneş Nezihe Şensoy, Doğa Zeynep Doğuşlu, Tuğba Sunguroğlu

    Séances de cinéma (1 salle)
    Comme les pétales d'une fleur. Les visages des cinq soeurs, photographiées en contre-plongée, se retrouvent réunies en "étoile" pour une image singulière. A noter que la forme générale que dessine leur visage ressemble à un grand coeur "pointant" vers le titre en lettres rouge et en police de caractères originale : Mustang.

    Les couleurs sont claires, l'atmosphère lumineuse. Beaucoup de douceur émane de ce plan. En même temps leur visages sont graves, loin de l'insouciance qu'on pourrait attendre de visages juvéniles. Quelle est la raison de cette gravité ?

    Les visages, les regards nous interpellent, occupant entièrement le cadre de sorte qu'il n'y a aucun moyen de leur échapper. De la même manière que la maison se referme sur elles, l'espace de l'affiche est hermétiquement clos. Nous voici enfermés avec elles.
    Et face aux questions que pose le film, à nous de nous positionner.

    Une affiche à l'image du film




    https://www.senscritique.com/film/Mustang/critique/56598171
  • Bande-annonce

    Eyes Wide Shut (1999)

    2 h 39 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Stanley Kubrick avec Tom Cruise, Nicole Kidman, Madison Eginton

    Séances de cinéma (1 salle)
    Désynchronisés. Tels apparaissent Tom Cruise et Nicole Kidman alors qu'ils s'embrassent. Le cadre est resserré autour de cette étreinte. Nous sommes au cœur de l'intimité du couple. (à l'écran comme à la ville au moment du tournage de ce film)
    Tout le visage et l'attention de l'homme sont portés vers son désir, son baiser étant accompagné d'un geste de sa main droite autour du cou de sa femme. Le regard de la femme quant à lui s'échappe. Il est tourné vers nous tout autant que vers un ailleurs...un autre désir ?
    Dans cette scène, Nicole Kidman regarde en fait un miroir qui lui renvoie l'image de son couple. L'expression de son regard, son œil détourné à l’extrême de son mari montre qu'elle n'y est pas. De même que sa bouche légèrement déformée comme si elle s’appétait à dire quelque chose.
    Tout la problématique du film tourne autour de la question du désir. C'est Tom Cruise qui découche mais c'est en fait le désir non assouvi de sa femme, son fantasme qui est l'élément le plus perturbateur.
    Le titre "Eyes Wide Shut" que l'on peut traduire par "les yeux grands fermés" renvoie directement à ce jeu de regards (ouvert / vides / fermés) mis en scène ici.

    Une affiche à l'image du film




    https://www.senscritique.com/film/Eyes_Wide_Shut/critique/14135686
  • Bande-annonce

    Léviathan (2014)

    Leviafan

    2 h 21 min. Sortie : . Drame.

    Film de Andrei Zvyagintsev avec Vladimir Vdovichenkov, Aleksey Serebryakov, Elena Lyadova

    Séances de cinéma (2 salles)
    Une première ligne coupe l'image en deux. Au dessus, un ciel tourmenté. Dans la partie inférieure, un paysage. Au premier plan, un squelette de baleine et une personne, assise sur un rocher, qui offre une échelle permettant de prendre la mesure des ossements.
    L'image est à la fois belle et singulière.
    Belle car ces différentes nuances de bleus, ceux des nuages, de la côte, de la mer, de la grève ou même des reflets sur les os de l'animal confère à l'ensemble une belle harmonie chromatique.
    Singulière car il est peu courant sur nos côtes occidentales de tomber nez à nez avec une carcasse aussi impressionnante. Elle semble ici faire partie du paysage.
    Ce paysage magnifique, ces terres sont justement au coeur des enjeux de l'histoire puisque le personnage principal, Kolia, veut à tout prix conserver sa maison (et ses terres) pourtant convoitée par le maire et ses sbires. Un duel à mort dans lequel l'homme seul, avec toute la légitimité qui est pourtant la sienne, ne sera pas de taille. Kolia, tel le squelette sur la grève, se retrouve brisé, éreinté et dépouillé, sa maison littéralement désossée.
    Ainsi, le titre, Leviathan, est-il ambivalent. Il peut tout aussi bien renvoyer au cétacé échoué (la victime) qu'au monstre colossal de la mythologie, dans lequel il est facile de reconnaitre la puissance impitoyable d'une administration russe corrompue.

    Une affiche à l'image du film.





    https://www.senscritique.com/film/Leviathan/critique/38765287
  • Bande-annonce

    Under the Skin (2014)

    1 h 48 min. Sortie : . Drame, science-fiction et thriller.

    Film de Jonathan Glazer avec Scarlett Johansson, Paul Brannigan, Krystof Hadek

    Séances de cinéma (1 salle)
    Qu'on aime ou non ce film, il faut reconnaitre que Scarlett Johansson y campe un personnage particulièrement fascinant : une alien à l'apparence humaine ayant pour mission de séduire des hommes ensuite destinés à servir d'éléments nutritionnels.
    Présenté comme ça, on pourrait penser avoir affaire à un thriller de S.F de type Alien ou encore La Mutante. Il n'en est rien. Glazer, crée une atmosphère très particulière, déshumanisée, comme vue au travers du regard de la femme-alien. On ne sait rien ou presque des hommes qu'elle capture, c'est elle le personnage central.
    Il est dès lors normal que son visage occupe l'essentiel de l'affiche.
    Le fond noir sur lequel il se détache rappelle deux choses : d'abord l'espace d'où viennent les "envahisseurs" (avec le scintillement des étoiles) mais également le mystérieux liquide noir dans lequel s'enfonce les proies humaines avant leur dissolution.
    A noter que le visage de l'actrice se présente ici de façon très ambigüe : elle est avenante, sensuelle (le choix de Scarlett Johansson ne tient en rien du hasard) et en même temps son expression est totalement inexpressive : regard vide, lèvres sans sourire, port de tête rigide. Et de fait, le personnage du film oscille entre ces deux positionnements : son rôle est de séduire mais elle n'y entend rien aux sentiment humains qu'elle doit "jouer". L'amour, le désir, lui sont insaisissables. Elle en aura finalement la curiosité ce qui d'ailleurs la perdra.
    Ce visage qui ne se révèle qu'en partie dans l'affiche (le reste restant dans l'obscurité) reflète ce côté caché et inquiétant.
    Quant à la tache rouge qui éclaire la joue, elle symbolise justement le danger. Le danger du désir. Celui des hommes pour cette femme prédatrice mais également le danger pour elle de vouloir connaitre la nature du désir humain.

    Une affiche à l'image du film.





    https://www.senscritique.com/film/Under_the_Skin/critique/35317381
  • Bande-annonce

    Elephant Man (1980)

    The Elephant Man

    2 h 04 min. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de David Lynch avec Anthony Hopkins, John Hurt, Anne Bancroft

    Séances de cinéma (1 salle)
    Au centre, cette silhouette énigmatique qui renvoie directement au titre : Elephant Man. Pas de doute, nous avons là le personnage principal du film.
    Il est intéressant de replacer cette affiche du point de vue de celui (que j'étais) qui à la sortie du film ne connaissait rien de l'histoire ni du personnage de John Merrick, cet homme-éléphant dont on pouvait imaginer qu'il était dans cette histoire une sorte de créature dangereuse.
    Et de fait, le début du film entretient cette fausse représentation nous faisant croire qu'il s'agit d'un monstre. Une fausse représentation que l'affiche a précisément contribué à fabriquer.
    En effet, outre l'atmosphère lugubre créée par le noir et blanc et le flou à l'arrière plan (grillage ? Prison ? Cage ?), la silhouette qui nous est donnée à voir est à la fois familière (station debout, rien de monstrueux a priori) et inhabituelle.
    Est-il de face ou de profil ? S'il est de face, pourquoi cet unique oeil qui nous fixe ? Et qu'en est-il de cette grande cape et de ce masque blanc aux replis étranges ?
    On ne saura que plus tard que là où nous imaginions un monstre se cache en fait un être d'un humanité fantastique et que les vrais monstres (les voyeurs) seront bien au rendez-vous mais qu'ils sont ici hors-champ, appartenant à cette soi disant humanité qui est la notre et que John Merrick, regarde, craintif en se tournant vers nous.
    Non, ce n'est pas un animal !

    Une affiche à l'image du film.
  • Bande-annonce

    Nous avons gagné ce soir (1949)

    The Set-Up

    1 h 13 min. Sortie : . Film noir, sport et drame.

    Film de Robert Wise avec Robert Ryan, Audrey Totter, George Tobias

    Séances de cinéma (1 salle)
    On retrouve dans cette affiche plusieurs éléments constitutifs de l'histoire.
    D'abord le ring, lieu de toutes les tensions et des enjeux principaux du film : Robert Ryan combattra-t-il ? se couchera-t-il ?
    Ensuite l'opposition force/fragilité. Ryan, à terre, est montré de façon très humiliante entre les jambes d'un adversaire à l'attitude dominatrice. Le combat semble joué.
    A droite, un médaillon bleu-nuit représente le temps qui s'écoule. Or le temps qui passe est essentiel dans ce film dont l'action se déroule en temps réel : les 73 minutes du film correspondant exactement au 73 minutes qui vont précéder, couvrir et suivre le combat de boxe de Robert Ryan.
    Inséré dans ce médaillon, le visage inquiet d'Audrey Totter, attendant l'issue d'un combat où elle a tout à perdre.
    Toute la dramaturgie de ce film magnifique est déjà là.

    Une affiche à l'image du film.





    https://www.senscritique.com/film/Nous_avons_gagne_ce_soir/critique/14135543
  • Bande-annonce

    Alien : Le 8ème Passager (1979)

    Alien

    1 h 57 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et science-fiction.

    Film de Ridley Scott avec Sigourney Weaver, Tom Skerritt, Veronica Cartwright

    Séances de cinéma (4 salles)
    Quand on sait que le film a donné lieu à plusieurs suites, quoi de mieux que l’œuf, pour symboliser ce premier opus, celui d'où tout émergera, le fondement de la saga.
    Au premier regard, l'affiche tranche avec ce que l'on peut attendre du film : pas d'alien belliqueux en vu, ni de visages apeurés, ni de couloirs anxiogènes... Non, juste un œuf, plein centre. Or qu'y a-t-il de plus banal et de plus inoffensif qu'un œuf ?
    En même temps, cet œuf n'est pas commun. Et la scène pas si rassurante...
    Notons que la surface de la coquille, éclairée par la gauche, n'est pas sans rappeler la surface grenelée d'une planète. Et que cet œuf/planètoïde émet une lumière et une vapeur verte fluo peu naturelles...pas sur qu'en sorte un gentil poussin !
    Quant au décor, il y a cette structure grillagée, irrégulière, mal identifiée au premier plan et surtout, envahissant tout le cadre, le noir absolu du vide spatial sur lequel ressort la formule devenue célèbre : "dans l'espace personne ne vous entend crier".
    Cette affiche qui cache plus qu'elle ne révèle, cet œuf promesse de peurs à venir et ce titre simple et percutant ALIEN ont fortement marqué cette année 1979.

    Une affiche à l'image du film.






    https://www.senscritique.com/film/Alien_Le_8eme_Passager/critique/14135623
  • Bande-annonce

    L'Inconnu du lac (2013)

    1 h 40 min. Sortie : . Drame et Érotique.

    Film de Alain Guiraudie avec Pierre Deladonchamps, Christophe Paou, Patrick d'Assumçao

    Séances de cinéma (1 salle)
    Le décor est planté : un bout de plage naturiste au bord d'un lac fréquenté par des hommes, la luminosité des jours d'été et au premier plan deux hommes qui s'embrassent.
    La sensualité habite littéralement cette affiche dessinée : les couleurs chaudes ou lumineuses qui dominent, les lignes courbes de la plage, les corps dénudés à l'arrière plan (dont la fameuse fellation- vous avez de bons yeux ? - qui fit couler tant d'encre) et l'étreinte du premier plan entre deux des trois personnages principaux de l'histoire.
    Le vêtement rouge de Frank renvoie à la passion qui l'anime tandis que le noir de son partenaire symbolise la mort. Frank en se liant avec Michel s'éprend du mal incarné : la séduction/la tentation précédent le châtiment...
    L'Inconnu du titre (qui se détache sur fond noir) est donc à la fois là, au premier plan mais tout autant hors-champ puisque la rumeur attribue les disparitions des nageurs à la présence d'un silure géant qui hanterait les eaux du lac.
    L'affiche est à l'image du film : un dessin lumineux pour de sombres desseins.





    https://www.senscritique.com/film/L_Inconnu_du_lac/critique/28782913
  • Bande-annonce

    L'Homme sans passé (2002)

    Mies vailla menneisyyttä

    1 h 37 min. Sortie : . Drame.

    Film de Aki Kaurismäki avec Kaija Pakarinen, Sakari Kuosmanen, Esko Nikkari

    Séances de cinéma (2 salles)
    Le couple enlacé, présenté en plan américain, nous fait entrer dans son histoire (ce qui ne serait pas autant le cas dans un plan d'ensemble). On voit de la tendresse dans la position des mains ou dans le visage de l'homme plongé dans la chevelure.
    En même temps, les expressions semblent graves. Ils ne se regardent pas. La femme est tournée vers la gauche (le passé) et son visage comme le front de l'homme expriment une inquiétude qui contredit la première impression. Une tension est en jeu.
    Les couleurs sont froides, caractéristiques de l'univers de Kaurismäki.
    Cette inquiétude manifeste fait écho au titre du film, L'Homme sans passé qui lui aussi raconte quelque chose de dramatique.
    On peut remarquer que la police de caractères irrégulière du titre n'est pas sans rappeler celles utilisées dans les affiches des films de monstres des années 50 (la Momie, Frankenstein...) surlignant l'idée que notre homme sans son passé est devenu comme l'homme invisible (sans ombre), une sorte de monstre, un monstre social.

    Une affiche à l'image du film.




    https://www.senscritique.com/film/L_Homme_sans_passe/critique/14135535
  • Bande-annonce

    L'Exorciste (1973)

    The Exorcist

    2 h 02 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de William Friedkin avec Ellen Burstyn, Linda Blair, Jason Miller

    Séances de cinéma (1 salle)
    Une silhouette se détache à la faveur d'une étroite trouée de lumière jaune sur le fond noir de la nuit.
    Légèrement décalée sur la droite et se tenant devant le seuil d'une maison, cette silhouette trahit une certaine fragilité. D'une part car elle est relativement petite dans ce décor (et éloignée) et d'autre part parce que son attitude traduit une certaine hésitation : bras le long du corps, attitude stoïque, l'homme ne semble pas complètement résolu à affronter ce qui l'attend à quelques mètres de là. Le renoncement ou pour le moins l'attentisme dominent.
    C'est pourtant entre les mains de l'exorciste, puisqu'il s'agit de lui, que le sort de la petite Regan est remis. Un héros dont on attend trop ? C'est le sentiment que l'on a.
    D'autant que cette silhouette est comme observée à distance. Le regard porté sur elle est bien sûr celui du spectateur que nous sommes - celui du voyeur - mais il peut aussi s’interpréter comme le regard d'une puissance extérieure, appartenant à la nuit. Un regard omniscient et malveillant, celui du diable lui-même.
    Une magnifique affiche bichromatique dont le travail sur les couleurs, sur les zones floues et sur les lignes (opposition entre la verticalité de la silhouette et du lampadaire et les diagonales de la lumière et de l'escalier) s'accorde parfaitement avec la tension à l’œuvre dans l'histoire.

    Une affiche à l'image du film.
  • Bande-annonce

    Moonrise Kingdom (2012)

    1 h 34 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Wes Anderson avec Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray

    Séances de cinéma (1 salle)
    Comme le film de Wes Anderson, l'affiche est gaie et ludique.
    Au premier plan, se trouvent réunis une bonne partie des personnages du film eux mêmes répartis en petits sous groupes selon leur "catégorie" : les scouts, les parents et proches des personnages principaux, deux personnages secondaires, le chien...et au milieu les deux héros. Une unité bon enfant qui annonce d'emblée une comédie légère et acidulée.
    Légèreté accentuée également par la palette de couleurs : grand ciel bleu azur, vert tendre des arbres et lumière estivale baignent l'ensemble de la scène.
    On remarquera également le jeu caricatural des personnages qui posent ici pour la photo dans des attitudes ou avec des mimiques qui leur sont caractéristiques.
    On notera enfin que l'arrière plan, loin d'être réel est en fait un élément de décor factice comme en atteste le bas de l'image où apparait la "vraie" pelouse.
    La gaité, la comédie, la légèreté, le trompe l'oeil...tout ce qui fait l'originalité du film de Wes Anderson est déjà là sur l'affiche.

    Une affiche à l'image du film.
  • Bande-annonce

    The Lost City of Z (2017)

    2 h 21 min. Sortie : . Action, aventure, biopic, drame et historique.

    Film de James Gray avec Charlie Hunnam, Robert Pattinson, Sienna Miller

    Séances de cinéma (2 salles)
    Comme pour l'affiche de L’Étreinte du Serpent à laquelle elle fait penser, celle du film de James Gray présente une ouverture lumineuse au travers de laquelle apparait la silhouette du héros : l'explorateur Percy Fawcett dont le film raconte rigoureusement l'histoire.
    Mais contrairement au premier film cité, l'explorateur ne donne pas l'impression ici d'être observé depuis la zone restée dans l'obscurité. On a plutôt le sentiment qu'il arrive d'un endrtoit déjà exploré et qu'il s'apprête à pénétrer dans un espace - plus vaste - resté encore dans l'ombre, dans la virginité pour reprendre la métaphore induite par le terme de forêt vierge.
    Et de fait, la forêt exerce sur Fawcett une fascination, une attraction qui l'anime mais en même temps qui le détruit.
    Fawcett est toujours sur le seuil. Comme ici dans cette image. Entre deux zones. Dans la lumière de la gloire, dans la transparence de ce qui a été découvert mais finalement beaucoup plus attiré par l'inconnu, l'anonymat, l'inexploré.
    La forêt l'attend prête à le dévorer ou à être déflorée selon la manière dont on envisage cette mystérieuse ouverture.
    Une affiche à l'image du film
  • Bande-annonce

    Star Wars : Les Derniers Jedi (2017)

    Star Wars: The Last Jedi

    2 h 32 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Rian Johnson avec Daisy Ridley, Adam Driver, John Boyega

    Séances de cinéma (1 salle)
    L'affiche de l'épisode 8 de la saga reprend la plupart des codes des affiches précédentes : convocation des personnages clés de l'opus en une pyramide où se côtoient figures principales ( 1 + 2), secondaires (3) et de troisième plan (une dizaine) ainsi que les inévitables sabres laser : bleu pour le bien, rouge pour le mal.
    Cette opposition bien/mal est à nouveau mise en scène ici mais avec davantage d’ambigüité que dans les affiches précédentes. En effet, point de personnage maléfique clairement identifiable : Kylo n'en n'a pas l'apparence, et son attitude ne semble pas hostile sur l'affiche. Il semble au contraire participer comme les autres à défendre la position face à une menace extérieure hors champ. Tous les regards sauf celui de Luke et Léïa sont tournés vers l'extérieur.
    La tête encapuchonnée de Luke domine la scène (ce qui correspond bien à l'idée que l'on se faisait de cet épisode) et est située plein centre de sorte qu'on pourrait diviser la scène en deux selon un axe de symétrie passant par le milieu de son visage. La capuche prend la tonalité bleue dans partie gauche et rouge dans sa partie droite, laissant entendre que le personnage pourrait hésiter entre ces deux options.
    Néanmoins la dominante chromatique échappe à cette opposition bleu/rouge pour proposer une palette contrastée de blanc et de rouge qui renvoie à la scène phare du film : la bataille finale dans le désert de sel.
    On remarquera enfin que la masse des personnage se détachant sur le fond blanc dessine comme par une illusion d'optique, le faciès d'un personnage énigmatique qui n'est pas sans rappeler celle d'une tête de mort voire de Dark Vador lui-même.
    Observez l'affiche en plissant légèrement les yeux et vous verrez apparaitre ce faciès morbide dont les yeux seraient la tête de Rey et Kylo, la cavité nasale, la tête de Leïa et les dents les lettres noires du film.
    Je ne serais pas étonné que les graphistes ayant travaillé sur cette affiche ne se soient amusés à glisser de façon subliminale au cœur de la scène, la menace mortelle que tous les personnages semblent chercher à l'extérieur.

    Une affiche à l'image du film
  • Bande-annonce

    Youth (2015)

    La Giovinezza

    1 h 58 min. Sortie : . Drame.

    Film de Paolo Sorrentino avec Michael Caine, Rachel Weisz, Harvey Keitel

    Séances de cinéma (1 salle)
    Une affiche sous la forme d'un télescopage à plusieurs dimensions.
    Au premier plan, de dos, une jeune femme à la plastique avantageuse, jouée de fait par le mannequin Mădălina Ghenea.
    A droite au second plan, Michael Caine et Harvey Keitel.
    La jeune femme est légèrement tournée vers la gauche ce qui suppose qu'elle ignore en quelque sorte les deux hommes.
    Ces deux-là au contraire ont le regard tourné vers la jeune femme. Ils semblent en avoir perdu la parole.
    Elle est immense (1er plan), ils sont tout petits (comme des gosses dirait-on)
    Elle est jeune, ils sont âgés. Le titre prend tout son sens.
    Son corps est nu, ils sont plongés dans l'eau.
    Le télescopage tient beaucoup au fait que notre propre regard de spectateur de l'affiche se retrouve dans un état de contradiction : naturellement, notre regard est attiré par celui des deux acteurs, en effet un regard est systématiquement ce que nos yeux vont chercher dans une affiche, c'est un réflexe naturel. Mais ici en l'occurrence, notre regard peut être aussi attiré par les formes sensuelles qui nous sont offertes au premier plan !
    Une affiche piège ! Une affiche drôle.
    Une affiche à l'image du film.
  • Bande-annonce

    La Fille de Ryan (1970)

    Ryan's Daughter

    3 h 26 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de David Lean avec Robert Mitchum, Trevor Howard, Christopher Jones

    Séances de cinéma (25 salles)
    Deux personnages, un décor et une perspective.
    Le décor d'abord est à l'image du film. Les falaises irlandaises, la côte déchiquetée, la plage, l'océan tumultueux. Autant d'éléments hostiles qui contrastent avec la délicatesse de la tenue de la jeune femme.
    Une nature indomptée qui donne un cadre très particulier à cette histoire. Toutes les actions importantes du film, tant amoureuses que politiques se déroulent sur la plage, à l'exception de la scène d'amour dans la forêt qui de fait constitue une rupture par rapport à ce décor envahissant (on peut dire que Rosy est enfermé dans ce paysage comme dans sa vie, comme Emma Bovary, qui inspira David Lean, elle désire s'en échapper mais se soumet aux conditions de son "enfermement")
    Les personnages de l'affiche, leur position, sont également à l'image du film.
    Au premier plan, sur la gauche, se tient une jeune femme. Elle est de dos, se tient au sommet d'une falaise et regarde en contrebas une silhouette qui se découpe sur la plage.
    Cette jeune femme, pour qui a vu ce très beau film, est Rosy. L'homme en contrebas est moins facilement identifiable.
    Cela peut être Charles, le maitre d'école plus âgé qu'elle, qu'elle aime inconditionnellement au début de l'histoire, qu'elle prendra pour mari et dont elle finira par se détourner...pour un autre homme. De fait, cette silhouette masculine pourrait tout aussi bien représenter Randolph, le major britannique dans les bras duquel elle finira par tomber.
    Quoi qu'il en soit, l'affiche montre le personnage de Rosy alors qu'elle semble n'avoir pas encore pris de décision - qu'il s'agisse de l'un ou de l'autre des deux hommes à deux moments de l'histoire - mais sa position dominante, face à l'immensité du décor, suggère l'idée qu'elle aspire à un ailleurs, qu'elle désire autre chose (qu'il s'agisse d'un autre homme ou d'une autre vie, motif très Bovaryen à nouveau) mais également qu'elle est le personnage moteur du film, là où l'homme (quel qu'il soit) est annoncé comme passif.
    La tâche claire de l'ombrelle s'envolant dans le ciel rappelle quant à elle une des scènes magnifiques du film lorsque Rosy laisse échapper face à la mer comme une offrande cet attribut qu'elle emporte toujours avec elle.
    Tout est encore possible. L'affiche saisit précisément ce moment d'avant le choix, d'avant le basculement d'un destin.

    Une affiche à l'image du film.


    Affiche suggérée par Aurea dont voici la critique :
    https://www.senscritique.com/film/La_Fille_de_Ryan/critique/7937741
  • Bande-annonce

    Stranger than Paradise (1984)

    1 h 30 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Jim Jarmusch avec John Lurie, Eszter Balint, Richard Edson

    Séances de cinéma (1 salle)
    Une affiche magnifique.
    Le cadre est resserré sur une scène où apparaissent trois personnages : une femme et deux hommes. Juste derrière eux, une voiture ancienne. A l'arrière plan, un ciel nuageux mais clair.
    Deux couleurs : du noir, du blanc. Ces deux tons - le clair et le sombre - organisent l'ensemble des éléments du décor : la voiture est blanche, de même que les nuages. A l'inverse, le fond du ciel, les chapeaux et les lunettes de soleil sont noirs.
    Les deux hommes sont tournés vers la gauche de l'image, direction qui renvoie à l'idée du passé. De fait, leur attitude semble attentiste voire résignée et les visages sont globalement plutôt tristes ou inexpressifs. Le film raconte précisément le road trip de ces trois jeunes dont la vie est dominée par l'ennui et le manque d'argent.

    Une affiche à l'image du film.
  • Bande-annonce

    Mulholland Drive (2001)

    Mulholland Dr.

    2 h 27 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de David Lynch avec Naomi Watts, Laura Elena Harring, Ann Miller

    Séances de cinéma (1 salle)
    Deux femmes. Une blonde, à gauche et une brune, à droite. Elles regardent dans la même direction vers un hors champ, en direction de quelque chose qui les domine et qui les inquiète.
    Au premier plan, une route. Celle-là même qui ouvre le film.
    Quelle est la nature de la relation entre ces deux-femmes ? Sont-elles proches ? amies ? concurrentes ? adversaires ?
    C'est précisément le cœur du film. On croit tout savoir de la première et rien de la seconde alors qu'en réalité nous ne savons rien ni de l'une ni de l'autre, la plus perdue n'étant pas celle que l'on croit.
    Qu'y a-t-il au bout de cette route ? au bout de ce labyrinthe tortueux que nous propose Lynch ? Prenez la Mulholand Drive en essayant d'en savoir le moins possible, laissez-vous guider par votre intuition. Si vous n'y comprenez rien, tant mieux ! Il sera temps plus tard de vous penchez sur les multiples interprétations/explications que ce film a engendrées. Mais chaque chose en son temps...
    En attendant, la Blonde et la Brune vous attendent...bon trip !

    Une affiche à l'image du film.
  • Bande-annonce

    Il était une fois dans l'Ouest (1968)

    C'era una volta il West

    2 h 45 min. Sortie : . Western.

    Film de Sergio Leone avec Charles Bronson, Claudia Cardinale, Henry Fonda

    Séances de cinéma (2 salles)
    Quatre silhouettes dans la poussière jaunâtre. Quatre silhouettes non identifiables de cow-boys accoutrés de longues vestes. Quatre silhouettes en contre plongée prêtes à en découdre. Trois au premier plan, disposées en triangle face à un quatrième personnage tout petit à l'arrière plan. Un duel asymétrique. Non pas celui qui clôturera ce grand film mais bien celui qui l'ouvre dans cette scène mémorable de l'attente du train.
    Il Était une fois dans l'Ouest s'est révélé être un western révolutionnaire - utilisant par exemple les acteurs à contre emploi - mais l'affiche elle-même n'est pas à l'image des westerns "classiques". Pas de héros au premier plan, le gun à la main, pas de blonde natte au vent, pas de canyon, pas de chevaux, pas de coucher de soleil. Rien de tout cela. Juste 4 silhouettes anonymes, il n'y a plus de héros !

    Une affiche à l'image du film
  • Gens de Dublin (1987)

    The Dead

    1 h 23 min. Sortie : . Drame.

    Film de John Huston avec Helena Carroll, Cathleen Delany, Rachael Dowling

    Séances de cinéma (1 salle)
    Un couple qui s'étreint sans véritablement se livrer l'un à l'autre. Lui est dans l'ombre, sur la gauche de l'image. Elle est en partie dans la lumière. Lui la regarde. Elle, se détourne, comme absorbée.
    Une lumière chaleureuse éclaire la pièce où ils se trouvent : un banquet de fin d'année pour lequel ils ont été conviés. La fête bat son plein. On danse, on rit...
    Lui, Gabriel, le mari, narrateur du film, peut donner l'impression d'être au centre du récit alors qu'en réalité une partie de l'histoire lui échappe car restée dans l'ombre justement.
    Le visage de Gretta, (Angelica Huston, la propre fille du réalisateur), est légèrement éclairé. Elle semble triste, le regard perdu. C'est en réalité une vieille chanson, entonnée par les des convives, qui lui remet en mémoire un passé douloureux, presque enfoui. Et le surgissement de ce souvenir, et des émotions qui l'accompagnent, cette épiphanie au sens de révélation, va totalement prendre de cours le mari. De ce point de vue, les Gens de Dublin, de Huston n'est pas sans rappeler le Eyes wide Shut de Kubrick. A la différence que Tom Cruise va jalouser un fantasme tandis que Gabriel se retrouve face à un mort (The Dead).
    Un film subtil, tout en ombre et lumière, telle cette affiche.
  • Bande-annonce

    The Host (2006)

    Gwoemul

    1 h 59 min. Sortie : . Action, Épouvante-horreur et science-fiction.

    Film de Bong Joon-ho avec Song Kang-ho, Byun Hee-Bong, Park Hae-Il

    Séances de cinéma (1 salle)
    Une lumière jaune légèrement fluo (rappelant l'origine scientifique de la bête) sur fond de ville grise pour une ambiance crépusculaire. Une ligne d'horizon urbanisée laissant apparaitre peu de ciel. Au premier plan, plein centre et surgissant des flots noirs du fleuve, un tentacule ! Et happée par cet appendice monstrueux, la silhouette d'une enfant. Contraste effrayant : puissance contre fragilité, innocence vs monstruosité... la Belle et la Bête ? ou plutôt la Bête et l'enfant ?
    Les ingrédients visuels d'un film d'horreur semblent réunis ici. Et pourtant, il y a quelque chose d'incongru dans ce rapt ostentatoire qui laisse imaginer que nous aurons plutôt affaire à un film de monstre - à la suite des Godzilla ou King-kong - qu'à un film d'épouvante où le plus souvent l'objet maléfique n'est pas montré d'emblée.
    Le monstre, ce "Host" suggéré par le titre, s'avèrera effectivement monstrueux mais avec cette part de grotesque caractéristique de l'approche asiatique qui mêle l'humour à l'horrifique.

    Une affiche à l'image du film.
  • Des Temps et des Vents (2008)

    Beş Vakit

    1 h 45 min. Sortie : . Drame.

    Film de Reha Erdem avec Ozen Ozkan, Ali Bey Kayali, Elit Iscan

    Sur la gauche, trois enfants plaqués contre un mur qui ressemble à une falaise. Ils donnent l'impression d'être en équilibre instable, en danger. A l'arrière plan le ciel occupe la partie droite de l'image et non la partie supérieure.
    Après quelques secondes d'ajustement, on comprend que quelque chose ne colle pas et que la scène a en fait subi une rotation d'un quart de tour, les enfants étant en réalité allongés à même le sol. Il n'empêche que l'illusion apporte à la scène - associée au titre aérien - du mystère et une vraie poésie.
    Un déséquilibre de l'image, une instabilité des corps, un précipice devant soi qui n'est pas sans évoquer la situation actuelle de la Turquie quand bien même le film date d'avant l'arrivée au pouvoir d'Ertep Erdogan.
    La Turquie présentée par Reha Erdem est justement la Turquie provinciale, paysanne, pauvre prise entre une jeunesse à laquelle elle n'a rien à apporter et des anciens arqueboutés sur des conservatismes ancestraux.
    Une affiche à l'image du film.