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  • Une bande dessinée, c’est comme un trou de ver. Tu sais d’où tu pars, mais tu sais jamais sur quoi tu tombes.

Une bande dessinée, c’est comme un trou de ver. Tu sais d’où tu pars, mais tu sais jamais sur quoi tu tombes.

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3 bd

par Toki

Ou comment j’ai survécu en milieu fictif hostile.

G36 en bandoulière, quelques rations de survie, une machette à la ceinture et un Glock à la cuisse, un sac de couchage et ma casquette. Et c’est toujours la même routine. J’enfile ma Dr. Martins gauche, toujours. Puis la droite. Je prends une grande inspiration et je me plonge dans le BD. Voici donc le récit de mes pérégrinations.

Version Films : http://sens.sc/12OJWRq
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Version Jeux Vidéo : http://sens.sc/10IeDZJ

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  • Daytripper, au jour le jour (2009)

    Daytripper

    Sortie : .

    Comics de Gabriel Bà et Fábio Moon

    Je n'ai pas vraiment besoin d'être armé pour celui là. Je ne sais pas où je vais, mais un mec avec labrador ne devrait pas être trop affolant. Je prends quelques rations, je ne sais pas pour combien de temps je pars mais je tire avec envie la première de couverture.

    Un peintre, un modèle et... Une voix off. C'est pas pour me déplaire. Le cliquetis de la machine à écrire, la vie des gens, ça marche. Je crois avoir repérer le mec au centre de tout ça. Je l'entends parler au téléphone et c'est le mec de la voix off.

    Sa maison, son pote, sa famille, ses peines de cœur. J'ai l'impression qu'on m'en donne un peu trop. Attends, le bar, les couleurs, on dirait les images qui ont flashé pendant le saut. J'ai à peine réalisé que le gars vient de se prendre une balle. C'était peut-être pas le personnage principal. Ils sont peut-être plusieurs.

    Après le trou noir, je me retrouve à l'eau. Il y a une fille nue sur un bateau. Mais c'est toujours le même gars, Bràs. Il est plus jeune, en vacance. On retrace donc sa vie, une espèce d'éloge funèbre. En tout cas, il a bon goût en matière de femme. C'est moi, où il vient encore de mourir ? On peut mourir deux fois ? Putain je comprends rien...

    Cette fois, je suis avec un gamin. Bràs ?!? Et ça recommence. Ce mec est un chat. Je voulais explorer un univers mais là je me choppe tout les embranchements. Ma foi, autant le suivre dans ses différentes vies. Quand il est minot, quand il est cancéreux, quand il se fait égorger, quand il est amoureux.

    Bordel, j'ai l'impression d'avoir vécu mille ans. J'ai jamais pris autant de plaisir à regarder la mort d'un gars. Et quand je me fais jeter en dehors du bouquin, j'ai jamais été aussi content d'être en vie.
  • Sin City, tome 1

    Sin City : The Hard Goodbye

    Sortie : 1994.

    Comics de Frank Miller

    Cette fois, il fallait que je m'arme. Et pas dans le genre fillette. J'étais déjà parti avec Marv quand j'avais voulu explorer le film et je m'attendais à du dégueulasse. Du coup, je m’étais blindé, au sens littéral.

    Visuellement, il m’a fallu du temps pour apprécier l’absence de nuance. C’est noir ou blanc, méchant ou pas très sympa. J’ai pas vu d’entre deux. Et en effet, c’est crade. Quand les flics viennent te chercher, c’est pas pour faire du macramé en regardant volé les pigeons. Du coup, quand tu veux passer, c’est à grand coup de latte. Et je remercie le ciel d’être du bon côté de la barrière quand je vois le SWAT descendre les 5 étages façon base jump.

    Plus j’avance dans Sin City, et plus j’ai mal au cœur. Marv est un bulldozer, un monstre. Merci mon dieu de pas m’avoir mis en face de sa semelle. Alors quand je me fais recracher de la bouche du vice. Je suis content de retrouver, peinard, mon canapé et mon épisode de Derrick. La prochaine fois, je pars dans une BD de My Little Pony.
  • La Divine Comédie - Zombies, tome 1

    Sortie : .

    BD franco-belge de Sophian Cholet, Simon Champelovier et Olivier Peru

    Il fallait bien y aller à un moment. Ça me paraissait incontournable. Comment ne pas aller me farcir des zombies. Surtout que moi, je ne risque rien. Pour le coup, je m’étais bien préparé. J’avais des chargeurs à foisons, investi dans des grenades à plâtre et des fumigènes.

    Mais t’as beau être le mec le plus préparé du monde, tu te chies dessus quand t’es le seul survivant d’une prison. Tu peux te démerder bien sûr, mais au milieu du désert, ça sent la galère sur 500 bornes. Et puis tu te fais attraper par une voiture, et nerveusement, tu te marres. Comme tu t’es jamais marré de toute ta putain de vie.

    Je réussi à survire un peu à Seattle avant d’être embarqué par un groupe de rescapé. Ça respire l’espoir et après le bordel des premières pages, c’est franchement sympa. Je suis content d’être là. Et puis y a le gosse. On parle BD et jeux vidéo. Il est cool, je l’aime bien. Mais c’est dans ce genre de moment que ça part en couille. L’espoir se prend une balle en pleine tête et je me fais expulser.

    Pas moyen que je lâche l’affaire. Je veux repartir. Je veux y retourner. Laissez-moi repartir putain de bordel de merde !