Yessss ! j'ai mis 10

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10 films

par pphf

Dans la série engagée (avec le 1), pour essayer de critérier au maximum l'évaluation des films (mais c'est sans doute impossible).

La note de 10, évidemment rare, est sans doute plus difficile à expliciter que le 9 - et très paradoxalement elle peut porter sur des films ... parfois moins bons. Elle engage en effet et d'abord (et au plus profond) la personne de celui qui note - une intimité très personnelle avec le film (remontant parfois à très loin) et avec le réalisateur, un rapport de sujet à sujet , qui ne peut donc pas se réduire à "l'objectivité", au reste impossible du film parfait.

On peut tout de même tenter de définir plusieurs catégories de films méritant la note maxima :

- le film parfait, évidemment : celui qui va relier parfaitement les deux deux exigences de fond (un récit plus qu'intéressant, passionnant, rendant le spectateur plus intelligent, original) et de forme (avec une écriture cinématographique totalement maîtrisée),

Dans cette catégorie on rencontrera notamment :
- les films qui précisément développent un langage proprement cinématographique, plus du tout inféodé aux contraintes de l'écriture littéraire, et des seules propositions narratives du scénario et des dialogues, une écriture spécifique qui porte désormais la narration,
- les films / dates dans l'histoire du cinéma, pour leur puissance d'innovation, à la fois narrative et technique

Enfin on réservera une place à part aux films, déjà évoqués, qui valent par leur profonde intimité avec le spectateur; la encore, on peut jouer au jeu des sous-catégories :

- les films dans lesquels le réalisateur développe un récit, une histoire totalement personnelle, mais qui parvient à rejoindre, au plus profond, l'histoire du spectateur (la mienne, la vôtre) - et dont le fond touche en réalité à l'universel,

- les films qui ont fait, qu'un jour, parfois lointain, on a aimé le cinéma - pour des raisons qui peuvent aujourd'hui échapper - mais auxquels on ne peut que rester fidèle.

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  • Bande-annonce

    Il était une fois dans l'Ouest (1968)

    C'era una volta il West

    2 h 45 min. Sortie : . Western.

    Film de Sergio Leone avec Charles Bronson, Claudia Cardinale, Henry Fonda

    Le film parfait, s'il existe : magistral, non seulement à travers l'emboîtement de ses deux récits, la vengeance individuelle et la fin d'une civilisation, celle de l'ouest sauvage (avec, dès le prologue, un seul plan d'ensemble où tout est dit - la saignée du rail dans le désert absolu) ; mais encore à travers toutes les composantes techniques, quasi parfaites :
    - l'extraordinaire BO d'Ennio Morricone,
    - le montage avec ses fameux flash-backs
    - le traitement de l'image, avec la signature définitive de Leone et de ses fameux gros plans
    - le traitement du son : éolienne, mouche, doigts qui craquent, goutte d'eau, éolienne
    - jusqu'aux décors et aux costumes (les fameux cache-poussière, devenus mode)
    Et une interprétation exceptionnelle. ...
  • Bande-annonce

    À bord du Darjeeling Limited (2007)

    The Darjeeling Limited

    1 h 31 min. Sortie : . Aventure, comédie et drame.

    Film de Wes Anderson avec Owen Wilson, Adrien Brody, Jason Schwartzman

    Wes Anderson - que tout le monde n'aime pas. Avec son art de toucher au plus profond en évitant précisément tout pathos. Darjeeling n'est sans doute pas parfait - mais parce qu'il parle, encore une fois sans complaisance, de lui au plus intime, il parle aussi de moi. Il est dès lors peu important (et même normal) que tout le monde ne s'y retrouve pas.
  • Bande-annonce

    The Grand Budapest Hotel (2014)

    1 h 39 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Wes Anderson avec Ralph Fiennes, Tony Revolori, Saoirse Ronan

    Film somme - où tout ce qui précède est repris, développé, totalement maîtrisé - et de manière jubilatoire. Là, on touche presque au film parfait.
  • Bande-annonce

    Short Cuts (1993)

    3 h 03 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Robert Altman avec Bruce Davison, Jennifer Jason Leigh, Julianne Moore

    Film date - Altman avait déjà, sinon inventé, du moins porté à son plus haut point le genre du film choral : notamment avec Nashville, mais l'entreprise était plus simple puisque les chansons fournissaient des transitions assez aisées. Avec Short cuts, il atteint le sommet de son art, dans la fluidité remarquable d'un récit aussi éclaté et il parvient également à synthétiser toutes ses tentatives de démystification du cinéma (du western, du film noir ...) en plaçant sa critique (au napalm mais avec humanité) contre les Etats-Unis.
  • Bande-annonce

    The Barber, l'homme qui n'était pas là (2001)

    The Man Who Wasn't There

    1 h 56 min. Sortie : . Film noir et drame.

    Film de Joel Coen et Ethan Coen avec Billy Bob Thornton, Frances McDormand, James Gandolfini

    Pour un hommage au génie des frères Coen (on aurait aussi bien pu choisir The Big Lebowski ou Fargo). The Barber propose à la fois la splendeur formelle (toujours signifiante - toutes ces lignes qui isolent le personnage, l'enferme dans sa solitude, ces passages terrifiant au noir ou au blanc absolu) et le renouvellement du récit avec un mode inédit "d'adaptation" (The Barber pourrait ainsi être considéré comme une adaptation parfaite de l'Etranger de Camus, avec une histoire sans rapport apparent ...)
  • Music Lovers, la symphonie pathétique (1970)

    The Music Lovers

    2 h 03 min. Sortie : décembre 1970. Biopic, musique et drame.

    Film de Ken Russell avec Richard Chamberlain, Glenda Jackson, Max Adrian

    10 très personnel - sans doute totalement infondé, Ken Russell a probablement fait mieux avec les Diables ou avec Mahler. Mais c'est avec ce film que j'ai vraiment appris à aimer le cinéma - et c'est une des rares notes que j'ai placée de mémoire. Et puis est-cez qu'on peut mieux filmer un concert, raconter une histoire d'amour fou entre une nymphomane et un homosexuel, alterner entre entre plages folles et séquences totalement reposées, exploser avec autant de talent la biographie d'un homme tout en en conservant tous les éléments clés ?
  • Bande-annonce

    Orange mécanique (1971)

    A Clockwork Orange

    2 h 16 min. Sortie : . Drame et science-fiction.

    Film de Stanley Kubrick avec Malcolm McDowell, Patrick Magee, Michael Bates

    Séances de cinéma (2 salles)
    Perfection dans la forme, richesse sur le fond - le plus perfectionniste des metteurs en scène, sans prédécesseur identifié, sans véritable continuateur, comme s'il avait tous ses secrets pour lui-même.
  • Partie de campagne (1936)

    40 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Court-métrage de Jean Renoir avec Sylvia Bataille, Georges D'Arnoux, Jane Marken

    Apesanteur - quand la forme, l'impressionnisme à ses sources (celle du père), à la fois dans le traitement de l'image (rais de lumière, circonvolutions sur l'eau, pluie ...) et du récit - avec ces mouvements dans l'instant du corps et du coeur, de l'épanouissement à la tristesse.
  • Bande-annonce

    Le Septième Sceau (1957)

    Det sjunde inseglet

    1 h 36 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de Ingmar Bergman avec Gunnar Björnstrand, Bengt Ekerot, Nils Poppe

    Bergman - ou la rencontre parfaite entre l'ambition du fond, la puissance des dialogues et des questions posées - et dans le même temps la splendeur des images.
  • Bande-annonce

    Sauve qui peut (la vie) (1980)

    1 h 24 min. Sortie : 1980. Drame.

    Film de Jean-Luc Godard avec Isabelle Huppert, Jacques Dutronc, Nathalie Baye

    Invention - innovation : Godard (et oui ...), avec ce film, sans doute le meilleur de son oeuvre, la plus parfaite incarnation de l'image-temps chère à ,Deleuze. Un discours profond, puissant, original, sur nombre de questions essentielles, à travers un récit qui s'attache davantage à ce qui se passe entre les événements qu'aux événements eux-mêmes.