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Globalement un journal de mes lectures mangas depuis 2022 (prend aussi en compte les mangas achetés ou lus sur liseuse, même s'ils se font plus rares depuis mon accès à l'emprunt)

Liste de

37 BDs

créee il y a environ 2 mois

 · 

modifiée il y a 6 jours

Lone Wolf & Cub (Édition Prestige), tome 1
8.5

Lone Wolf & Cub (Édition Prestige), tome 1 (2021)

Kozure Ōkami

Sortie : 3 novembre 2021 (France).

BD de Kazuo Koike

T. Wazoo la lit actuellement.

Résumé : Un samourai sans maître parcourt le Japon féodal en compagnie d'un petit garçon. Il a pour nom Ogami Itto, et il était autrefois l'un des hommes les plus importants du pays. Mais un complot lui a fait perdre son pouvoir et son prestige. Pour prendre sa revanche, il a choisi de devenir assassin et de louer ses services. Ainsi forme-t-il avec son fils Daigoro, le duo Lone Wolf & Cub (Le loup solitaire et son petit).

Annotation :

(Premier volume fini)

Je suis étonné comme au sein d'une même formule de fond (un assassinat/un chapitre) il y a à chaque fois une nouvelle manière d'introduire le récit. En 15 chapitres ça se renouvelle bien de ce point de vue là, les variations varient. Et par ailleurs sans forcément parler de trame de fond pour l'instant, chaque chapitre est l'occasion d'une exposition sur le fonctionnement du Japon de la période Edo. Le worldbuilding est puissant.

Evidemment le dessin est impressionnant de vivacité et de "caractère", l'encre donne parfois l'impression de lire des calligraphies.

Quartier lointain
8.3

Quartier lointain (1998)

Haruka-na machi e

Sortie : 17 novembre 2006 (France).

BD de Jirō Taniguchi

T. Wazoo a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Résumé : De retour d'un voyage d'affaires, Hiroshi fait un détour involontaire par sa ville natale, où il perd connaissance. A son réveil, il retrouve son corps d'adolescent et son passé. Une chance inespérée d'empêcher l'événement qui va bientôt déchirer sa famille ? Quarter lointain nous invite à nous demander comment poser, au-delà de l'amour filial, un regard adulte sur les choix de nos parents.

Annotation :

(Terminé)

J'aime bien le dessin des personnages, notamment la façon dont le protagoniste est vieilli/rajeuni. Autrement je trouve que le style de Taniguchi est un peu trop sage pour mes goûts, ses paysages très grisés me donnent envie de mettre des lignes d'encre bien noires dans tout ça. La force de cet ouvrage (mon premier de JT) par contre, c'est d'avoir su me faire oublier ces griefs graphiques par la force de son récit, qui m'a emporté passé quelques chapitres.

Quand je voyais la couverture du livre régulièrement dans la bibli du lycée il me faisait l'effet d'une BD très adulte et peu fantaisiste. C'est certes très adulte, l'œuvre d'un sage, mais je ne m'en plaindrai pas : c'est sa plus grande qualité.

Solanin : Intégrale
8.1

Solanin : Intégrale (2019)

Soranin

Sortie : 15 mars 2019 (France).

BD de Inio Asano

T. Wazoo a mis 8/10.

Résumé : Dans cette intégrale regroupant les deux volumes de Solanin d'Inio Asano, on retrouve la bouleversante histoire de ce couple formé par Meiko et Taneda et de leurs amis en même temps que leurs questionnements sur la vie urbaine, sur leurs perspectives d'avenir floues. Toute une lecture de la société japonaise contemporaine ! On se laisse de nouveau envahir par la magie, la nostalgie, le charme et la cruauté de cette histoire de vie. Le volume reprend, en fin de volume, deux chapitres bonus inédits qui complètent la réflexion d'une belle façon, ainsi qu'une postface très intéressante de l'auteur.

Annotation :

(Terminé)

Intéressant à lire avant/après ou en parallèle de Errance ; ce dernier parle d'un artiste qui a réussi et peine à trouver le sens de son ouvrage, tandis que Solanin met plutôt en scène des losers qui cherchent à percer. Le petit one-shot inclus à la fin de l'intégrale montre bien l'écart de style graphique qui sépare le Asano de 2005 (bouilles larges et rondes) de celui des années 2010 (design + mince et réaliste). Sinon c'est un bon manga qui montre une face slice of life (légèrement) moins déprimante que Oyasumi Punpun.

Errance
7.6

Errance (2017)

Reiraku

Sortie : 15 mars 2019 (France).

BD de Inio Asano

T. Wazoo a mis 8/10.

Résumé : Le mangaka Kaoru Fukazawa vient de terminer un manga qui a eu son petit succès et qui lui a demandé beaucoup d’énergie. Mais voilà qu’il sombre dans le doute et l’incertitude ! Qu’a-t-il envie de dessiner à présent !? Doit-il choisir de se lancer dans un manga qui va se vendre, ce que son éditeur le pousse à faire, ou dans un projet plus personnel qui lui tient à coeur ? Mais, au fond, a-t-il encore vraiment quelque chose à dire par le biais de ses mangas !? Voici un récit qui illustre une crise existentielle, qui questionne chacun sur le sens qu’on donne à son existence et où se devine, en filigrane, les interrogations d’Inio Asano face à son propre travail de création. Bouleversant et passionnant !

Annotation :

(Terminé)

faites des mangas, la vie est belle

Saisi par la nuit
7.1

Saisi par la nuit (2021)

Sortie : 23 septembre 2021 (France).

BD de Yoshiharu Tsuge

T. Wazoo a mis 7/10.

Résumé : Le Marais (1965-1966), Les Fleurs rouges (1967-1968), La Vis (1968-1972) puis La Jeunesse de Yoshio (1973- 1974) nous montraient Yoshiharu Tsuge atteindre progressivement la pleine puissance de son art et fonder le watakushi manga (la bande dessinée du moi). Après la publication de Neiji Shiki (La vis) en 1968, Tsuge poursuit son exploration de l'autofiction, incluant désormais une part autobiographique et onirique dans son travail. Après son passage dans la revue Garo, Tsuge ne cesse de se réinventer et commence à tisser la suite de sa carrière bien que ses publications se fassent de plus en plus rares. Publiés dans différents magazines entre 1975 et 1981, les douze nouvelles qui composent ce volume s'inscrivent dans une période sombre de la vie de Yoshiharu Tsuge. Alors qu'il devient père, Tsuge s'éloigne du manga pour se concentrer sur sa vie familiale. L'emprise du réel se fait de plus en plus suffocante, et les angoisses qui le hantent depuis de nombreuses années se cristallisent à travers ses cauchemars, qui deviennent le sujet de plusieurs histoires. Il poursuit ainsi le procédé mis en pratique dans La vis et utilise la bande dessinée comme un exutoire de son inconscient tourmenté. Au milieu de tous ces rêves inquiétants, certaines histoires plus apaisées viennent contrebalancer la noirceur. Tsuge s'inspire de sa vie de couple et de ses voyages pour apporter un ton plus léger à ses récits, dans lequel le narrateur est cette fois accompagné. Ce cinquième volume de l'anthologie est marqué par les sentiments contrastés que Tsuge ressent durant cette période de sa vie. Oscillant entre désespoir et moments d'accalmie, les histoires qu'il écrit sont le reflet de ses émotions tortueuses.

Annotation :

(Terminé)

Beaucoup d'inconstance dans le style de Tsuge durant ces années pénibles où l'inspiration et la BD elle-même sont ses pires ennemies. Mais en dépit d'expérimentations réussies ici et là, certaines histoires laissent un goût de trop peu. Les meilleurs moments sont sans doute ceux qui préfigurent l'Homme sans talent qui sortira plus tard dans les 80s - et ce dernier est supérieur à ce qu'on peut trouver dans ce recueil. La plus faible des intégrales Tsuge chez Cornélius, mais tout de même de bonnes choses !

Les Promeneuses de l'Apocalypse

Les Promeneuses de l'Apocalypse (2020)

Shūmatsu Touring

Sortie : 6 juillet 2022 (France).

BD de Sakae Saitoh

T. Wazoo la lit actuellement.

Résumé : Le monde est anéanti... Partons le visiter à moto ! Yôko et Airi visitent les endroits les plus célèbres du Japon avec leur moto tout terrain.Admirer le mont Fuji depuis Hakone, pêcher sur le pont de la baie de Yokohama, sans oublier d'aller au Tokyo Big Sight.Voilà le voyage qui attend nos deux jeunes filles à moto. Hélas, le monde s'est effondré...

Annotation :

(en cours)

Kabu No Isaki
8.3

Kabu No Isaki (2007)

Sortie : 25 juin 2007.

BD de Hitoshi Ashinano

T. Wazoo la lit actuellement.

Résumé : Isaki est un jeune pilote qui conduit un Piper PA-18. Ce Piper PA-18 appartient à la belle Shiro. Isaki fait quelques course pour Shiro. C'est une façon à lui de la remercier pour l'utilisation de l'avion. Shiro a une jeune soeur, Kajika. Elle aussi sait piloter, et elle accompagne parfois Isaki.

Annotation :

(en cours)

Kono Sekai no Owari e no Tabi
7.2

Kono Sekai no Owari e no Tabi

BD de Nishioka Kyôdai

Résumé : Un homme part en voyage pour fuir sa vie répétitive et pleine d'ennui. Il y trouve des choses incroyables, ainsi que terribles.

Annotation :

(en cours)

Kaguya-sama: Love is War
7.6

Kaguya-sama: Love is War (2015)

Kaguya-sama wa Kokurasetai - Tensai-tachi no Renai Zunou

Sortie : 19 mai 2015 (Japon).

BD de Akasaka Aka

T. Wazoo la lit actuellement.

Résumé : Kaguya Shinomiya et Miyuki Shirogane sont membres du prestigieux conseil étudiant de l'Académie Shuichi'in, affirmant leur position de génie parmi les génies. Tout le temps qu'ils passent ensemble a fait développer des sentiments l un pour les autres, mais leur fierté ne leur permettra pas d'être le seul à avouer et devenir le soumis dans la relation! L'amour est la guerre, et leur bataille pour faire l'autre avouer commence maintenant!

Annotation :

(en cours)

Les Liens du sang
7.8

Les Liens du sang (2017)

Chi no Wadachi

Sortie : 4 avril 2019 (France).

BD de Shūzō Oshimi

T. Wazoo a mis 6/10.

Résumé : Vue de l'extérieur, la famille du jeune Seiichi est des plus banales : un père salarié, une mère au foyer, une maison dans une ville de province... L'adolescent va à l'école, joue avec ses amis, est troublé quand il pose les yeux sur la jolie fille de la classe. Tout est normal... ou presque. Il ne s'en rend pas compte lui-même, mais sa mère le couve beaucoup trop. Seiko traite encore son fils comme un bébé et, avec un mari toujours absent, son monde est d'autant plus centré autour de Seiichi. Ce dernier est incapable de résister : il se laisse lentement emprisonner dans le cocon. Trop jeune, il ne décèle pas la folie cachée derrière l'amour maternel. Jusqu'à ce qu'il soit trop tard...

Annotation :

(en cours, 70 chapitres lus)

La note est temporaire d'ici la fin du manga, mais j'ai le sentiment que ça restera ainsi. Shuzo Oshimi a un talent indéniable de dessinateur et de metteur en scène - ses planches, vastes et pleines d'espace, sont vraiment cinématographiques. Mais le problème se pose lorsqu'il s'agit d'aller quelque part et de dire quelque chose avec une série qui s'allonge en longueur. Après un début qui se concentrait surtout sur le malaise d'un quotidien où il ne se passe que des choses ordinaires mais où le dessin et la mise en page expriment une angoisse sourde ; une fois que les non-dits s'exposent au grand jour le manga devient progressivement une collection de visages grimaçants, de terreur emphatique, les mêmes procédés sont réutilisés... J'ai peur que la suite ne fasse qu'amplifier ces défauts.

Girls' Last Tour
7.7

Girls' Last Tour (2014)

Shōjo Shūmatsu Ryokō

Sortie : 6 février 2020 (France).

BD de Tsukumizu

Résumé : La civilisation s'est éteinte il y a déjà de nombreuses années. Le monde n'est plus que villes dévastées et machines inutiles. Chito et Yuri sont désormais seules et errent sans véritable but dans les décombres. Les deux jeunes filles ont grandi dans ce monde, sans savoir comment elles ont pu survivre par elles-mêmes. Aujourd'hui, elles déambulent sans vraiment comprendre tout ce qu'elles voient, à la recherche d'un toit et de nourriture. Leur périple dans ce monde sans vie est, pour elles, l'occasion de se poser de nombreuses questions sur l'existence et la vie que menaient leurs ancêtres, mais aussi sur le futur...

Annotation :

(en cours)

kawaiipocalypse

Filament
6.3

Filament (2004)

Filament ~ Urushibara Yûki Sakuhinshû ~

Sortie : 22 septembre 2004 (France).

BD de Yuki Urushibara

T. Wazoo a mis 7/10.

Résumé : Un omnibus regroupant plusieurs histoires courtes. Misaki de bus wo orita hito Meikyuu neko Shôkei zacchô Kaseki no ie Yuki no kanmuri Mar-man Mushishi (pilot)

Annotation :

(Terminé)

Collection de one-shots de l'autrice de Mushishi. Par endroits ça sent le début de carrière et l'amateurisme, mais en fait ça n'est que rarement un frein à la poésie des images et des planches.

Tenshi

Tenshi (1999)

Sortie : 1999.

BD de Erika Sakurazawa

T. Wazoo a mis 7/10.

Résumé : Dans cette collection d'histoires courtes, un ange entre dans les vies de différentes personnes, leur accordant sécurité, calme et ténacité pour affronter les difficultés de leur vie.

Annotation :

(Terminé)

6-7

Chainsaw Man
7.7

Chainsaw Man (2018)

Chensōman

Sortie : 11 mars 2020 (France).

BD de Tatsuki Fujimoto

T. Wazoo a mis 9/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Résumé : Denji est quelqu'un de pauvre, car son père est mort endetté. Un jour, il trouve un boulot qui consiste à tuer des démon. Accompagné de Pochita, un démon qui a une tronçonneuse sur la tête, quel sera le destin de Denji après avoir sacrifié sa vie et combattu pour ses dettes comme un chien ?

Grand Blue
8.1

Grand Blue (2014)

Guranburu

Sortie : 24 février 2021 (France).

BD de Inoue Kenji

T. Wazoo a mis 5/10.

Résumé : Une nouvelle vie commence pour Kitahara Iori alors qu'il débute sa carrière universitaire près de l'océan dans la ville d'Izu, plein d'enthousiasme pour sa nouvelle vie. Il emménagera dans le magasin de plonger de son oncle "Grand Blue". Il y trouvera la beauté de l'océan, la beauté des femmes, et des hommes qui aiment la plongée, et l'alcool. Iori arrivera-t-il à vivre la vie universitaire de ses rêves ?

Annotation :

(Lâché après 2 tomes)

Après deux volumes j'abandonne, c'est vraiment très éloigné de mes goûts. Je peux dire que c'est compétent, mais l'humour viril potache d'universitaire teubé avec des poses ultra over the top à chaque page c'est pas ça qui va me faire lever un sourcil :/

Je veux bien imaginer que les parties sous-marines (à peu près absentes des deux premiers tomes) puissent conférer un intérêt supplémentaire, mais je pense que je resterai éternellement insensible aux gags donc je ne me vois pas faire l'effort de poursuivre.

Underwater : Le Village immergé
7.7

Underwater : Le Village immergé (2009)

Suiiki

Sortie : 14 janvier 2016 (France).

BD de Yuki Urushibara

T. Wazoo a mis 8/10.

Résumé : Par un été étouffant, alors que d’importantes restrictions d’eau frappent le Japon, la jeune Chinami s’évanouit pendant un entraînement d’athlétisme. Mais lorsque la collégienne se réveille, elle se trouve sur les berges idylliques d’une rivière aux eaux cristallines. Autour d’elle, un village paisible, où seuls vivent encore un vieil homme et un petit garçon. Ce lieu mystérieux, qui lui semble étrangement familier, va petit à petit lui livrer ses nombreux secrets…

Annotation :

(Terminé)

Manga de l'autrice de Mushishi (alors que je regarde la série en parallèle). La meilleure partie c'est peut-être la première, quand rien n'est certain pour la protagoniste qui semble rêver aussi bien le village disparu de ses ancêtres que la réalité noyée sous un soleil de plomb. Beaucoup de belles images d'eau, de végétation grise, d'habitations immobiles. Et puis le récit devient petit à petit une chorale de flashbacks, où un village lutte contre la destruction de son écologie et nie le deuil d'un enfant disparu. Une très belle histoire qui vogue entre les limbes, le collectif et l'intime.

Hanashippanashi
7.8

Hanashippanashi (2002)

Sortie : 2002 (France).

BD de Daisuke Igarashi

T. Wazoo a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Résumé : Hanashippanashi est un recueil d'histoires courtes basé sur le thème du fantastique, que l'on confie à un être cher, et que l'on se plaît à parcourir encore et encore, pour tenter de percer le mystère du charme qui s'en dégage...

Annotation :

(Terminé)

9-10

ça semblait assez anodin de loin... et comparé à ce que j'ai pu lire après le dessin est beaucoup plus "lâche" et fou que quelque chose comme Sorcières, mais pfouah c'est incroyable. Des histoires courtes à très courtes sur l'irruption du fantastique dans le quotidien, fantastique accepté si naturellement par les personnages qu'on pense parcourir un rêve lucide, un dessin d'une expressivité et d'une liberté rarement vue (par moi) dans un manga - on sent que c'est un illustrateur né, même si c'est aussi un bon découpeur... J'avais déjà décidé de tout lire de Daisuke Igarashi, la suite pour bientôt !

Eisbahn - Sentier verglacé
6.1

Eisbahn - Sentier verglacé (2017)

Nishimura Tsuchika Tanpenshuu - Eisbahn

Sortie : 21 février 2019 (France).

BD de Tsuchika Nishimura

T. Wazoo a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Résumé : Un jeune homme qui ne peut pas s’empêcher de retourner dans son ancien lycée, un écrivain raté qui rencontre une mystérieuse surdouée qui a réussi là où il a renoncé, une lycéenne intello qui décide de se faire des amis, un souffre-douleur à qui on défend d’aller aux toilettes… Huit histoires où Tsuchika Nishimura nous plonge dans un univers empli de nostalgie, de tendre colère et d'humour absurde.

Annotation :

(Terminé)

Acheté au pif parce que la couverture était stylée et les qq pages ouvertes au pif étaient prometteuse. Pas du tout déçu c'est très très bien, des histoires courtes, très joueur dans la mise en page et les cadrages, les traits et formes sont malléables et l'abstraction joyeuse, et pour ne rien gâcher c'est bien écrit et ça raconte quelque chose. C'est un auteur assez jeune donc à surveiller

One Piece
7.7

One Piece (1997)

Wan Pīsu

Sortie : 20 septembre 2000 (France).

BD de Eiichiro Oda

T. Wazoo a mis 6/10.

Résumé : Nous sommes à l'ère des pirates. Luffy, un garçon espiègle, rêve de devenir le roi des pirates en trouvant le “One Piece”, un fabuleux trésor. Seulement, Luffy a avalé un fruit du démon qui l'a transformé en homme élastique. Depuis, il est capable de contorsionner son corps dans tous les sens, mais il a perdu la faculté de nager. Avec l'aide de ses précieux amis, il va devoir affronter de redoutables pirates dans des aventures toujours plus rocambolesques.

Annotation :

(en cours, reprise à partir du volume 61)

on se refait pas... j'avais lâché l'affaire mais j'aimerais bien aller un jour jusqu'au bout ; je me les suis mis sur liseuse et je picore de temps à autre

Un Gentil Garçon
7.5

Un Gentil Garçon (2007)

Sortie : 30 août 2007 (France).

BD de Shin'ichi Abe

T. Wazoo a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Résumé : Un gentil garçon (et autres histoires) forme un recueil d'atmosphères, une suite d'intrusions furtives dans l'intimité de quelques personnages dont on découvre, ça et là, la part de marginalité. Le trait de Shinichi Abe, tout en contrastes et en fulgurances, fait éclore des ambiances nocturnes, presque clandestines, et donne à de banals commerces humains une intensité dramatique fascinante. La narration est déconstruite, fluctuante, à l'exemple des errements mentaux et parfois éthyliques des jeunes gens que Shinichi Abe a choisi de nous présenter. Une oeuvre qui passe de la douceur à la violence, par une figure majeure du gekiga - manga réaliste.

Annotation :

(Terminé)

Décidément je ne cesse de m'esbaudir devant les propositions de BD expérimentale des auteurs de la grande époque du magazine Garo. Shigeru Mizuki, Yoshiaru Tsuge, Seiichi Hayashi, Kuniko Tsurita, Suehiro Maruo... et maintenant Shin'ichi Abe, qui dessine des personnages étrangement expressifs malgré le minimalisme de leurs visages, la crudité des aléas amoureux, des images d'appartements crades, de ruelles noires, des résidus d'humour pince-sans-rire... Et sur la fin de l'anthologie, le trait devient beaucoup plus épais, les formes se simplifient, c'est encore une autre architecture à visiter. Super découverte.

Travaux publics
7.2

Travaux publics (2004)

Doboku

Sortie : 23 février 2004 (France).

BD de Yūichi Yokoyama

T. Wazoo a mis 8/10, l'a mis dans ses coups de cœur et la lit actuellement.

Résumé : Travaux publics présente une série de chantiers colossaux, énigmatiques, et pour tout dire impossibles. De ceux qui construisent on ne sait rien, de ceux qui commandent ou ordonnent les travaux moins encore : Yûichi Yokoyama ne donne à voir que la massivité des rochers, l’étendue des plaines et du ciel, le fracas des matériaux, le travail. Le dessin de Yokoyama aussi bien que ses personnages, leurs (absences de) motivations, les actions auxquelles ils se livrent restent étrangers aux codes et aux habitudes propres à la bande dessinée, qu’elle soit japonaise ou occidentale. Ici, la narration s’efface pour rendre à la bande dessinée son matériau, le dessin, et sa vocation : l’agencement des formes. Ce que Yokoyama met en scène, au final, c’est la création. Et rien d’autre.

Annotation :

(Terminé)

J'aimerais écrire un petit texte donc j'en dis pas trop, si ce n'est que c'est mon premier contact avec Yuuichi Yokoyama et que j'ai trouvé ça passionnant. Contre toute attente ça m'a rendu zen...

Le Samouraï Bambou
8.3

Le Samouraï Bambou (2006)

Takemitsu Zamurai

Sortie : 8 octobre 2009 (France).

BD de Issei Eifuku

T. Wazoo la lit actuellement.

Résumé : Soîchirô, samouraï sans maître, passe ses journées paisiblement, à flâner, à discuter avec les enfants. Jusqu'au jour où des hommes lui cherchent querelle et où il dégaine son sabre et les châtie facilement... Pour s'éviter la tentation de le dégainer, Soîchirô décide de ne plus porter à sa ceinture qu'un sabre de bambou. Ainsi commence sa nouvelle vie d'homme fort, faiblement armé!

Annotation :

(en cours, fini le tome 4)

Blue
6.7

Blue (1997)

Sortie : 20 octobre 2008 (France).

BD de Kiriko Nananan

T. Wazoo a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Résumé : Dans un lycée japonais de province, deux jeunes filles vivent au fil des jours et des semaines une expérience aussi intense qu’inattendue : la transformation de leur amitié en sentiment amoureux. Comment vont-elles affronter ce bouleversement majeur, à un âge, l’adolescence, si décisif dans la vie des êtres humains ?

Annotation :

(Terminé)

un minimalisme qui ne dessine que l'essentiel, c'est à dire tout ce qui est incertain, l'appel contrarié du large, les erreurs de cet amour adolescent, des furtifs points de rencontre qui doivent en passer par des silhouettes évasives, des visages à moitié hors du cadre ; et pour distinguer des personnages ado qui ne sont précisément pas encore dessinés, il n'y a que des subtilités de coiffures (qui elles-mêmes ne résisteront pas aux vagues que le temps d'une année de terminale précipite sur elles)

Plaza

Plaza (2021)

Sortie : 22 octobre 2021 (France).

BD de Yūichi Yokoyama

T. Wazoo a mis 7/10 et la lit actuellement.

Résumé : Sur une sorte de tapis roulant qui fait office de scène défilent les objets les plus hétéroclites, les assemblages et les acrobaties les plus grotesques accomplies par d'inquiétants personnages costumés. En contrebas de la scène, en dépit des agressions physiques dont il est constamment l'objet, le public manifeste une ferveur croissante, une excitation qui confine bientôt à l’extase mystique. plaza est un défilé de carnaval frénétique qui n’offre aucun moment de répit, qui jamais ne trahit aucune baisse de régime. plaza est une fête mécanique dyonisiaque, un spectacle grandiose qui célèbre pêle-mêle les origines de l’univers, l’animisme, les dieux, les objets manufacturés, le dévouement, la célébration elle-même, le totalitarisme et la quatrième dimension. plaza est une fantasmagorie visuelle à demi dissimulée derrière les lourdes onomatopées qu’engendrent son tumulte. plaza est une cérémonie dédiée au mouvement, à la dynamique des formes et à la fantaisie, au chaos et à la création. plaza est un nouveau et joyeux manifeste de Yokoyama en faveur d’une bande dessinée libre.

Annotation :

Si le style est le même, le dispositif de Plaza (défilé spectaculaire et assourdissant sur plus de 200 pages) est très différent de celui de Travaux Publics (partir de paysages minimalistes pour les transformer au moyen d'ingénieries absconses), et si Travaux publics m'avait étrangement relaxé et laissé un sentiment de satisfaction, Plaza en revanche m'a stressé mentalement et tendu physiquement (jusqu'à me provoquer d'authentiques douleurs à la nuque), alors que je tentais de me discipliner à décortiquer cette interminable parade en m'imprégnant des onomatopées et en étant vigilant aux processus physiques et aux cases à venir préfacées dans les précédentes (pour être plus clair, chaque case contient l'amorce de la case suivante si on fait gaffe à ce qui se passe sur la gauche, ça évite d'être complètement paumé).

On ne dirait pas vu comme j'en parle mais j'ai aimé, c'est juste que ça va avec de la souffrance - une expérience très physique comme Travaux publics, même si différemment.

Water.
6.2

Water. (1998)

Sortie : 26 août 2009 (France).

BD de Kiriko Nananan

T. Wazoo a mis 6/10.

Résumé : Cet ouvrage regroupe les premières histoires courtes de K. Nananan, subtils portraits d'une jeunesse japonaise qui se cherche.

Annotation :

(Terminé)

Compilation de brèves histoires ; visiblement les débuts de Kiriko Nananan. Je mesure les avancées qu'elle a fait depuis, ayant lu Blue juste avant. Sur ces récits le style minimaliste est déjà là mais ne s'applique pas encore tout à fait aux visages des personnages, et généralement n'a pas exactement l'épure qui faisait que Blue respirait tant. Nananan deviendra plus parcimonieuse par la suite, pour le meilleur. J'ai aussi le sentiment qu'elle a appris a aimer ses personnages ; sur Water. la plupart semblent détestables (et surtout détestés par l'autrice) et laids, comme s'il y avait un plaisir cathartique à nous montrer ces relations foutues en l'air et la complaisance dans le dégoût des choses et l'ethos edgy. Un recueil très adolescent globalement, il ne manque qu'un peu de recul !

(pour préciser un peu, je ne dis pas que les états d'âme explorés dans Water. valent moins que ceux, plus "adultes" - ou en tout cas plus post-ados de Blue, c'est plutôt que je trouve que Nananan est plus convaincante quand elle met en scène ces derniers)

Lorsque nous vivions ensemble
8.7

Lorsque nous vivions ensemble (1972)

Dōsei Jidai

Sortie : 4 septembre 2009 (France).

BD de Kazuo Kamimura

T. Wazoo a mis 9/10.

Résumé : Nous sommes à Tokyo, au début de la libération des moeurs des années 70, Kyôko (21 ans) et Jirô (23 ans) vivent en couple bien que non mariés. Elle est graphiste dans une agence de pub, lui, est illustrateur débutant. Chaque chapitre nous fait découvrir un fragment de leur quotidien avec leurs voisins, leurs amis, leurs collègues de travail, mais aussi leurs sentiments parfois contrastés.

Annotation :

(Terminé)

Kazuo Kamimura signe un des témoignages les plus précieux des errances morales des jeunes adultes japonais de la charnière 60s/70s (avec notamment Elégie en rouge). Vivre ensemble sans mariage, rendez-vous compte ma ptite dame. Une poésie du quotidien presque étonnante à découvrir pour celui que je connaissais surtout via le drame historico-romantique Le Fleuve Shinano. Je dis presque, parce que malgré sa "non"-structure en tranches de vie éparses Kamimura garde au fond son amour du tragique. Il semble y avoir en lui une impossibilité profonde de toucher tout à fait la légèreté. Les silences peuvent être pensifs mais deviennent vite pesants, et les moindres atermoiements finissent par être happés par le cours du destin. En témoignent ces mêmes vers qui se répètent inlassablement le long des 3 volumes de l'intégrale. Derrière chaque sourire ce sont les larmes qui guettent. Je suis un peu cruel car certains chapitres parviennent à maintenir assez solidement l'illusion du bonheur, ou bien une certaine ambiguïté. Mais sa plume est constamment fiévreuse et cherche à faire de chaque case un joyau d'élégance minimaliste - difficile dans ces circonstances de laisser planer un doute ! Kazuo Kamimura est plutôt un auteur "lourd de sens", et le destin de ses personnages est immuable.

Lorsque nous vivions ensemble est donc un drôle de slice-of-life, qui dépeint certes un quotidien "sans but" mais cherche à en tirer tout le tragique. J'ai adoré, mais je lui préfère tout de même Shinanogawa, qui sur un plan purement esthétique m'a paru plus abouti et halluciné.

Devilman
8.2

Devilman (1972)

Debiruman

Sortie : août 1999 (France).

BD de Gô Nagai

T. Wazoo a mis 9/10, l'a mis dans ses coups de cœur et la lit actuellement.

Résumé : Akira Fudô, jeune garçon timide, mène une vie tout ce qu'il y a de plus normale. Mais celle-ci va se retrouver chamboulée lorsqu'il découvre l'héritage du père de son meilleur ami, Ryô Asuka. Akira apprend grâce à lui que la Terre était à l'origine dominée par les Démons, et que ces derniers ont commencé à sortir du sommeil dans lequel ils étaient plongés depuis des milliers d'années, avec pour seul but de reconquérir la planète qui était la leur! La seule solution pour contrer les plans diaboliques de ces Démons: devenir soi-même une créature mi-homme, mi-démon... Devilman.

Annotation :

(Terminé)

J'ai sous-estimé Go Nagai, que je ne connaissais que par l'entremise de Cutie Honey (que j'avais trouvé mauvais, malgré un superbe OAV de Hideaki Anno & cie). Devilman est grand. C'est à la fois immédiatement évident (les premières pages couleurs, splendides) tout en mettant son temps pour démarrer (de longs dialogues d'expositions avant d'en arriver au coeur de l'intrigue). Mais une fois que c'est lancé, Devilman est jouissif, perturbant et bouleversant, notamment dans sa manière de disposer différents paradigmes moraux qui "cohabitent". On commence par les frasques lycéennes habituelles, on bascule dans l'horreur et la moralité ambiguë de Ryo, l'ambivalence animale d'Akira et enfin les mœurs démoniaques. Go Nagai traite chacun de ces systèmes avec le plus grand sérieux ; les scènes burlesques et/ou coquines de Miki s'expriment et respirent pleinement - ça ne les empêchera pas d'être déchirées par l'effraction horrifique du démon-du-jour, etc. Ou pour le dire plus clairement ; quand c'est léger c'est vraiment léger, quand c'est insoutenable c'est réellement insoutenable. Je n'ai jamais eu l'impression, par exemple, que le développement d'une romance n'était là que pour la joie perverse de la voir dégradée et étripée (ça ne donne presque envie de redonner une chance à Cutie Honey mais flemme). Tout ceci, des flirts aux guerres inter-espèces, ne sont en fin de compte que des phénomènes naturels mis sur le même pied d'égalité. De ce point de vue ça m'a bien sûr rappelé l'excellence de Chainsaw Man.

Quant au dessin, là aussi Go Nagai m'a agréablement surpris. Bien sûr certains traits sont datables (et non datés) mais la puissance du dessin est parfois phénoménale. On ne trouvera pas ici les choses les plus gores ou détaillées que le médium puisse offrir, mais le niveau de maîtrise est impressionnant - ça participe bien sûr à cette justesse de ton générale. À ma relative surprise donc, Gô Nagai se révèle être un grand metteur en planches, un grand narrateur et dessinateur. Et Devilman mérite bien les hommages que la pop culture ne cesse de lui vouer depuis...

La Rose de Versailles, tome 1
8.3

La Rose de Versailles, tome 1 (2011)

Berusaiyu no Bara

Sortie : 6 janvier 2011 (France).

BD de Riyoko Ikeda

Résumé : France, au printemps 1770, l'archiduchesse Marie-Antoinette, fille de l'impératrice d'Autriche Marie-Thérèse de Habsbourg, se marie à 14 ans avec un Bourbon, le futur Louis XVI. La dauphine est protégée à tout instant par le capitaine de la garde royale, Oscar François de Jarjayes, qui n'est autre que la fille cadette d'une respectable famille de soldats. Un jour, alors que Marie-Antoinette se rend à un bal masqué à l'opéra, elle y fait la rencontre d'un gentilhomme suédois, Axel de Fersen et en tombe amoureuse. Ils ont tous les trois 18 ans leur rencontre va, à jamais, bouleverser le cours de leur existence.

Annotation :

(en cours, fini le premier tome)

17-21
7.2

17-21 (2021)

17-21: Fujimoto Tatsuki Tanpenshū

Sortie : 18 mai 2022 (France).

BD de Tatsuki Fujimoto

T. Wazoo a mis 8/10.

Résumé : Deux recueils d'histoires courtes écrites par Tatsuki Fujimoto entre ses 17 et 21 ans (2011-2014) et entre ses 22 et 26 ans (2015-2019). Déjà alors en 2011, il montrait un très bon talent pour la scénarisation. Venez découvrir le chemin qu'il a parcouru avant Fire Punch et Chainsaw Man.

Annotation :

(Terminé)

Etant tombé amoureux de Chainsaw Man, et dans l'attente de commencer Fire Punch, j'ai donc décidé d'embrayer sur cette anthologie de one-shots (non c'est faux on me l'a offert sans me consulter). Et voilà qui permet de confirmer la juste folie de Tatsuki Fujimoto, qui même alors que son dessin et ses finitions étaient un peu crado savait instaurer un ton très singulier, où le monde s'écroule mais le plus important c'est notre relation à toi et moi. Une sorte de monde désespéré peuplé d'êtres instables qu'une force ineffable attirent les uns vers les autres. En plus c'est de mieux en mieux d'histoire en histoire.

22-26
7.4

22-26 (2021)

22-26: Fujimoto Tatsuki Tanhenshū

Sortie : 8 juin 2022 (France).

BD de Tatsuki Fujimoto

T. Wazoo a mis 7/10.

Résumé : Histoires courtes de Tatsuki Fujimoto de ses 22 à 26 ans. Il contient les 4 nouvelles suivantes : - Ningyo Rhapsody, l'amour entre un garçon et une sirène est lié par un piano dans la mer. - Yogen no Nayuta, l'histoire d'une petite sœur et de son grand frère au destin tragique. - Me ga Sametara Onnanoko ni Natteita Byou, l'histoire d'un jeune garçon se réveillant en fille. - Imouto no Ane, dans lequel se croisent l'amour, la haine et le talent de deux sœurs vouées à la peinture !

Annotation :

(Terminé)

Même topo que pour 17-21, si ce n'est que la première histoire est... sans folie (de l'admission même de Fujimoto qui dit avoir dessiné ce one-shot pour prouver à ses collègues qu'il pouvait faire un récit "normal"). Mais le reste est top.