La Chine, pensée, histoire, poésie, imaginaire et stratégie

" L'insondable Asie n'est insondable que pour notre inculture. " Sur la Chine - Claude Roy.
"Toutes les sociétés jugent des autres avec d'autant plus d'assurance qu'elles les ignorent." Jacques Gernet
Introduction à la civilisation chinoise et à la Chine d'aujourd'hui par Jean-François ...

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161 livres

créee il y a plus de 10 ans

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modifiée il y a 7 mois

Zhou Yi, le Yi Jing intégral

Zhou Yi, le Yi Jing intégral

Sortie : 9 octobre 2012 (France). Culture & société

livre de Jing Hong Zhou

steka l'a mis en envie.

Résumé : Depuis la nuit des temps, le Zhou Yi est la source qui forge l’intérieur et l’extérieur des Chinois (physique, caractère, pensée, parure, nourriture, habitat, architecture, arts, rapports homme-nature, relations humaine).

Annotation :

Période antique
Yi Jing (易經) "Livre des mutations" ou "Classique des changements"

Yi-king
8.6

Yi-king (1923)

Le livre des transformations

Sortie : 1973 (France). Art de vivre & spiritualité

livre

steka a mis 7/10.

Annotation :

Variante du précédent

Fêtes et chansons anciennes de la Chine

Fêtes et chansons anciennes de la Chine

Sortie : 1919 (France). Poésie, Essai

livre de Marcel Granet

steka a mis 8/10 et a écrit une critique.

Résumé : Dans cet ouvrage, paru en 1919 et depuis longtemps introuvable, le grand sinologue Marcel Granet se penche sur le plus ancien des recueils chinois classiques, le Che king, concentrant plus particulièrement son étude sur les poèmes d'amour de la première partie, le Kouo fong. Fêtes et Chansons anciennes de la Chine, qui donne en outre de remarquables traductions des poèmes du Che king, apparaît comme un complément précieux aux grands ouvrages classiques de Marcel Granet, La Civilisation chinoise et La Pensée chinoise.

Annotation :

Ouvrage basé essentiellement sur l'étude du Cheu King ou Classique des vers (诗经) ou (詩經), anthologie rassemblant des textes qui vont du XIème au Vème siècle av. J.-C. L'un des très rares textes, ayant survécus, remontant à l'antiquité chinoise.

La Chronique de la principauté de Lou

La Chronique de la principauté de Lou

Sortie : 18 mai 2015 (France). Histoire

livre de Zuo Qiuming

Résumé : L'ouvrage que nous rééditons aujourd'hui est une chronique historique fondée sur les archives de l'État de Lu de 722 à 481 av.J.-C. Elle décrive, de manière extrêmement succincte, les règnes des douze princes de l'État de Lu, les principaux évènements politiques, diplomatiques et militaires, intervenus à Lu et chez ses voisins, ainsi que quelques phénomènes naturels. Cette réédition est accompagnée de son principal commentaire : Commentaire de Zuo, Zuo Zhuan. Le commentaire de Zuo raconte des événements qui ne se limitent pas au royaume de Lu, restituant les dialogues des personnages ou citant des documents anciens. Le style de l'auteur fait du Commentaire de Zuo l'un des chef-d’œuvre de la littérature chinoise.

Annotation :

Zuo Qiuming, historiographe du royaume de Lu à la fin du VIe siècle et au début du Ve siècle av. J.-C.
Est présentée en cet ouvrage la période qui va de 722 à 468 av. J.-C.

Tao Te King : Le Livre du Tao et de sa vertu
7.1

Tao Te King : Le Livre du Tao et de sa vertu

Dàodéjīng

Entretien

livre de Lao-Tseu (Laozi)

steka a mis 8/10.

Résumé : Le Tao Te King, livre sacré, héritage spirituel de l'humanité, n'est pas un traité de philosophie. C'est un vivant témoignage de la connaissance qui jaillit dans le coeur de l' homme, dès qu'il s'affranchit des illusions sensorielles ou mentales. Lao Tseu (le "Maître vénérable"), son auteur, serait né en 570 av. J.-C. dans une famille noble. Archiviste à la cour impériale, et las du déclin de l'empire, il aurait voulu s'en éloigner. C'est en passant par la Grande Muraille qu'un officier l'aurait prié d'écrire, avant de s'exiler, un résumé de ses doctrines : Le Tao Te King. En 581 ap. J.-C., l'empereur Tsing ordonna, tant était grande son ceuvre, de rendre à Lao Tseu les mêmes honneurs qu'à Bouddha. Le Tao Te King cherche à rendre l'homme meilleur, plus spirituel, plus proche de la perfection individuelle. Il faut se laisser porter par le Tao Te King plutôt que de chercher à en pénétrer d'emblée le sens intégral. Son message, vieux de 2500 ans, conforme à la Tradition, est aussi actuel de nos jours qu'il l'était lors de sa première ébauche.

Annotation :

Lao Tseu ou Lao Zi (老子) , Période : milieu du Ve siècle av. J.-C. – milieu du IVe siècle av. J.-C (supposée)

Le Lao Tseu

Le Lao Tseu

suivi de Quatre canons de l'empereur jaune

Sortie : 11 février 2009 (France). Essai

livre de Lao-Tseu (Laozi)

Résumé : Texte fondateur du taoïsme, le Lao-tseu, connu également sous le titre de Tao-tö-king (Livre de la Voie et de la Vertu), est aujourd'hui encore l'une des clefs les plus précieuses pour pénétrer la pensée chinoise. Ce grand classique se présente ici sous un nouveau visage, grâce au travail du sinologue Jean Levi, qui s'est penché sur les versions les plus anciennes de ce texte, calligraphiées sur bambou ou sur soie, récemment retrouvées. Ces manuscrits offrent la particularité remarquable d'inverser l'ordre des parties (Le Livre de la Vertu y précède Le Livre de la Voie) et d'être complétés par un autre texte : les Quatre Canons de l'empereur Jaune. Accompagnée de commentaires éclairants, cette nouvelle traduction permet de saisir toute l'ampleur de la pensée taoïste jusque dans ses versants politiques et stratégiques : la Voie se fait Loi.

Annotation :

"Il est d'usage, lorsque l'on doit présenter à des lecteurs des conceptions philosophiques appartenant à une autre civilisation dont ils sont peu familiers, de partir d'un exposé général des principales notions, quitte à entrer par la suite dans le détail ; c'est tout au moins de cette façon qu'ont procédé jusqu'ici tous les spécialistes quand il s'est agi d'expliquer à des néophytes tel ou tel aspect ou courant de la pensée chinoise - confucianisme, légisme, monisme ou taoïsme. Mais on peut se demander si pour ce dernier la démarche est appropriée ; j'ai bien peur qu'à adopter ce mode d'exposition, on risque de laisser échapper ce qui en constitue l'essence, à en juger tout au moins par le sentiment de frustration que m'ont toujours laissé toutes les études générales sur le taoïsme que j'ai pu lire à ce jour, quelque remarquables que puissent être leurs auteurs par ailleurs. Sans doute cela tient-il à la nature toute particulière du Tao et du courant de pensée qui se l'est donné pour objet de réflexion. On pourrait dire du Tao ce que Dante dit de la langue italienne : telle la panthère odorante, son parfum est partout et son gîte nulle part." (Présentation de Jean Lévi)

Les Entretiens de Confucius
7.8

Les Entretiens de Confucius

Sortie : 1 janvier 1989 (France). Philosophie

livre de Confucius et Pierre Ryckmans

steka a mis 8/10.

Résumé : Propos, anecdotes, brèves paraboles, maximes, c'est dans les Entretiens qu'on trouve le visage le moins fabuleux de Confucius. Il y a du Socrate en lui, du Montaigne aussi. Maître K'ong séduit par sa bonhomie, une bonne humeur, une générosité, une gentillesse, qui savent concilier la vigueur des principes et les faiblesses des humains. Le politique, le moraliste, le philosophe, c'est dans les Entretiens qu'on peut trouver le premier état de la pensée de Confucius. «Nul écrit, constate Pierre Ryckmans, n'a exercé une plus durable influence sur une plus grande partie de l'humanité.» Les Entretiens sont après deux millénaires le livre central de l'histoire de la Chine.

Annotation :

Kong Qiu (孔丘) -551 à -479

Confucius

Confucius (2002)

Sortie : 24 janvier 2002. Biographie, Essai

livre de Jean Lévi

Résumé : La pensée de Confucius (551-479 av. J.-C.) a profondément marqué la civilisation de la Chine, du Japon, de la Corée et du Vietnam. Malgré les aléas de l'histoire, son influence y est encore prépondérante. Très attaché aux valeurs anciennes et au maintien des rites, le philosophe vécut à une époque troublée qui voyait plusieurs États rivaux se déchirer. Ses principes philosophiques et éthiques, recueillis par certains de ses disciples, eurent une grande influence sur ses contemporains. Grand connaisseur de l'Orient, Jean Levi nous offre ici un portrait inspiré du sage. Il nous dévoile avec clarté l'originalité et la puissance de sa pensée. La valeur des rites, le respect de la nature, l'importance de l'humour, le rôle de la danse et de la musique sont autant de messages qui ne peuvent que fasciner des lecteurs occidentaux. Les citations et anecdotes qui émaillent le texte restituent la chaleureuse humanité d'un maître qui préférait enseigner par l'exemple que par la parole.

Annotation :

Présentation du personnage par Jean Lévi

Ecrits de maître Wen

Ecrits de maître Wen

Livre de la pénétration du mystère

Sortie : 15 février 2012 (France). Essai

livre de Anonyme

Résumé : Le Wenzi se présente comme un traité de bon gouvernement à l'usage des sages souverains. Mais, comme tous les traités de science politique de la Chine ancienne, il est aussi une réflexion sur le Tao et un manuel de culture de soi. En effet, en vertu de la théorie de la résonance, propre à cette pensée cosmologique, il existe une intime correspondance entre le ciel, le corps et la société. Aussi le Sage qui a appréhendé le Principe dans son essence, est capable d'harmoniser ses souffles et, à travers la régulation de ses organes internes et du principe vital, d’assurer l’ordre dans l’État. Profondément influencé par le Livre de la Voie et de la Vertu dont il se veut une sorte de commentaire, mais un commentaire qui en fournirait les applications pratiques, le Wenzi reprend les notions de vide, de non-agir, d’unicité, et fait sien le postulat de la prééminence du Non-être sur l’Être pour leur conférer un tour nettement politique et tenter de fournir une assise métaphysique, voire ontologique à l’empire centralisé et unifié en train de se mettre en place. Non seulement le Wenzi reprend les thèmes du Laozi, mais encore il en adopte le rythme et le vocabulaire, notamment les accents inspirés et mystiques. En même temps, il ne laisse pas d’inquiéter, dès lors que l’on garde à l’esprit qu’il s’agit de justifier par le fonctionnement naturel des choses un ordre qui n’a rien de naturel et serait plutôt totalitaire. Il demeure en tout cas un document précieux et irremplaçable pour comprendre, de l’intérieur, le fonctionnement du régime impérial et retracer les étapes de l’élaboration de sa justification idéologique.

Annotation :

Le Wenzi 文子 (Livre de Maître Wen)
attribué à un disciple de Laozi (Lao-Tseu)

Les treizes articles sur l'art de la guerre

Les treizes articles sur l'art de la guerre

Sortie : 1978 (France). Essai

livre de Sun Tse

steka a mis 9/10.

Résumé : Édition refondue et augmentée tirée de la version établie en 1772 par le Père de la Compagnie de Jésus J-J. -M . AMIOT (1718-1794)

Annotation :

(544–496 av. J.-C.)
Version de 1772 par AMIOT de l'Art de la guerre de Sun Tzu ou Sun Zi ou Souen Tseu (chinois : 孫子)

L'Art de la guerre
8.1

L'Art de la guerre

Traduit du chinois et commenté par Jean Lévi

Sortie : 30 septembre 2015 (France). Culture & société, Essai

livre de Sun Tzu

steka a mis 9/10.

Résumé : Écrit au ive siècle avant J.-C., à l’époque des «Royaumes combattants», dans une Chine en pleine effervescence commerciale et culturelle, L’Art de la guerre n’est pas seulement un traité de stratégie. Si nous le lisons encore avec fascination, c’est parce qu’il représente une leçon de sagesse, un art de vivre, et constitue un véritable système philosophique. Cette traduction est l’édition de référence de Jean Lévi. Elle restitue toute la force littéraire et la concision de ce grand texte classique et le replace dans son contexte historique, à la lumière des dernières études et des textes découverts récemment lors de fouilles archéologiques. Elle s’adresse à tous les lecteurs, curieux et savants.

Annotation :

Écrit au ive siècle avant J.-C., à l’époque des « Royaumes combattants », dans une Chine en pleine effervescence commerciale et culturelle, L’Art de la guerre n’est pas seulement un traité de stratégie. Si nous le lisons encore avec fascination, c’est parce qu’il représente une leçon de sagesse, un art de vivre, et constitue un véritable système philosophique.
Cette traduction est l’édition de référence de Jean Lévi. Elle restitue toute la force littéraire et la concision de ce grand texte classique et le replace dans son contexte historique, à la lumière des dernières études et des textes découverts récemment lors de fouilles archéologiques. Elle s’adresse à tous les lecteurs, curieux et savants.

Élégies de Chu
8.3

Élégies de Chu

Sortie : 21 octobre 2004 (France). Poésie

livre de Qu Yuan

steka a mis 8/10.

Résumé : Il est le premier poète chinois connu. Immortel auteur et quasi fondateur de la poésie classique, Qu Yuan (vers 343 - vers 279 av. J.-C.) devint un mythe dès après sa mort tragique, lorsque, chargé de sable, il se laissa engloutir dans l'intimité de l'eau par une nuit lunaire. Plus que le gravier, c'est le poids du désespoir qui l'empêcha de remonter à l'air de ce pays de Chu qu'il aima tant. Il en décrivit les forêts profondes, les fleurs odorantes, les bêtes étranges, les femmes séduisantes. Accablé par le désamour du prince, cherchant vainement une compagne pour adoucir son exil, affligé de ne rencontrer aucun sage qui le comprît, dégoûté de ce monde turbide, il jugea bon de s'en éloigner à jamais. Dans ses vers somptueux, parfois précieux, il décrivit les cieux multiples où il erra, sur son char attelé de dragons, accompagné de phénix et d'être fabuleux, parmi les esprits et les astres. Il dit la suavité des parfums du Sud, l'angoisse qui le saisit dans les ténèbres végétales, la douceur des eaux vives de son pays. Il chanta encore le charme des femmes qui dansèrent à la cour, la gaieté des chants qui résonnèrent au palais, les saveurs des mets épicés du Midi, la somptuosité des nobles demeures… Les Élégies de Chu comprennent aussi des poésies de ses disciples qui, aux siècles suivants, reprirent à sa suite les thèmes qui lui furent chers. Beaucoup parlèrent de bannissements, d'errances lointaines, d'êtres fantastiques escortant leur voyage erratique, quête d'amours et de sagesses.

Annotation :

Ou Chants de Chu (楚辭)
On y trouve les poèmes de Qu Yuan (屈原), premier poète chinois dont le nom ait été conservé avec son Li sao ou Tristesse de la séparation.
Période des Royaumes combattants ( IVe et IIIe siècles av. J.-C)

Le Vrai classique du vide parfait
8.4

Le Vrai classique du vide parfait

Sortie : octobre 1989 (France). Essai, Philosophie

livre de Lie-Tseu

steka a mis 8/10.

Résumé : Le Vrai Classique du vide parfait est un des textes les plus importants du taoïsme. De Lie-tseu on sait peu de choses, encore que Tchouang-tseu le considère comme une personne et non un mythe. Il naquit vraisemblablement vers 450 avant l'ère chrétienne ; on ne sait rien de sa mort. Il subsistait, paraît-il, grâce aux dons de ses disciples.D'après la diversité des thèmes que l'on trouve en cet ouvrage, on peut induire qu'il s'agit d'une chrestomatie édifiante, moins évidemment taoïste toutefois dans son esprit que le Tchouang-tseu. Le taoïsme dont il s'agit là paraît plus populaire, moins hostile à Confucius, mais aussi étonnamment chargé de récits de magie. Rien de surprenant car le taoïsme contient toutes sortes de composantes, dont la sorcellerie la plus naïve et la métaphysique la plus raffinée. Par sa complexité, son caractère combatif, ce grand texte taoïste témoigne de l'effervescence intellectuelle dans la Chine d'il y a deux mille cinq cents ans.

Annotation :

Le Lie Tseu ou Lie Zi (列子) - Courant Taoïste
"Un homme perdit sa hache. Il soupçonna le fils du voisin et se mit à l'observer. Son allure était celle d'un voleur de hache; l'expression de son visage était celle d'un voleur de hache; sa façon de parler était tout à fait celle d'un voleur de hache. Tous ses mouvements, tout son être exprimaient distinctement le voleur de hache. Or, il arriva que l'homme qui avait perdu la hache, en creusant par hasard la terre dans la vallée, mit la main sur cet outil. Le lendemain, il regarda derechef le fils du voisin. Tous ses mouvements, tout son être n'avaient plus rien d'un voleur de hache. "


Le livre du Prince Shang

Le livre du Prince Shang

Sortie : 1981 (France).

livre de Shang-Yang

steka l'a mis en envie.

Résumé : Composé au IVe siècle avant notre ère par Shang Yang, le ministre du royaume de Quin, Le Livre du Prince Shang est l'exposé théorique du système politique et administratif qui devait permettre de réaliser l'unification de la Chine et de la doter d'un système étatique si efficace qu'il dura plus de vingt-trois siècles... A la manière de Machiavel qui débarrassa la politique de l'encombrante présence de Dieu et de la morale, Shang Yang examine, sans passion et sans concession, les moyens de faire régner l'ordre absolu. Avec une inexorable logique, il démontre que seule la plus impitoyable répression peut atteindre ce but. Il préconise l'instauration d'un système d'espionnage mutuel et indique comment ôter aux hommes la faculté de réfléchir : il n'est que de les abrutir par le travail. La liberté d'expression doit être rigoureusement proscrite. Dans la mesure où elle permettrait l'accumulation des biens, l'agriculture doit s'accompagner de la guerre. Celle-ci joue un rôle mobilisateur tout en éliminant les surplus, les loisirs. Lorsque les citoyens ne seront plus que des automates, l'ordre parfait se trouvera enfin réalisé. Le Livre du Prince Shang, l'un des plus profonds traités de politique de l'Histoire, a gardé toute son actualité et tout son pouvoir de fascination. Dans une prose vigoureuse, émaillée de formules étincelantes, Shang Yang nous dévoile ingénument la vraie nature du pouvoir étatique.

Annotation :

Composé au IVe siècle avant notre ère par Shang Yang, le ministre du royaume de Quin, Le Livre du Prince Shang est l'exposé théorique du système politique et administratif qui devait permettre de réaliser l'unification de la Chine et de la doter d'un système étatique si efficace qu'il dura plus de vingt-trois siècles... Dans une prose vigoureuse, émaillée de formules étincelantes, Shang Yang nous dévoile ingénument la vraie nature du pouvoir étatique.

Les Fables de maître Lie

Les Fables de maître Lie

Sortie : 14 juin 2014 (France). Essai

livre de Lie-Tseu

steka l'a mis en envie.

Résumé : Composées entre le IVe et le IIIe siècle avant notre ère, Les Fables de Maître Lie, ou Lie-tseu, sont un des trois écrits primordiaux du taoïsme, avec le Lao-tseu (ou Tao-Tö-King) et le Tchouang-tseu. Venues de ces temps lointains, Les Fables de Maître Lie semblent agir comme la bombe à dépoussiérer le temps des pensionnaires du moratorium, dans l'Ubik de Philip K. Dick. Cette savante marqueterie de fables sans morale, de remarques sans suite, de méditations sans logique, de bribes apparemment disparates, s'ordonne en un tableau nimbé des chatoiements et des irisations propres aux songes d'une vie meilleure. S'y dessine un archipel d'îles imaginaires dont chacune constitue un joyau singulier. La liberté de ton, l'audace critique et la dérision à l'endroit des préjugés les mieux établis nous fournissent par contraste la mesure de l'étroitesse de nos pensées et de nos mœurs. À lire Les Fables de Maître Lie, on se prend à rêver qu'à défaut de « rendre aux hommes l'étincelle prométhéenne », elles puissent suffire, en redorant pour un temps « le blason des chimères », à en tirer quelques-uns du cauchemar éveillé collectif où nous maintient la décomposition de notre univers factice. Effet de la relative désaffection dont il fait l'objet, le Lie-tseu a été peu traduit en français. On n'en recense guère que trois traductions complètes. Jugeant qu'aucune d'elles ne rend justice à un texte qui mérite mieux, nous en proposons une nouvelle, due à Jean Levi, dont nous avons déjà publié une traduction du Tchouang-tseu. Elle s'attache à rendre tangible l'enchantement de ces paraboles où la Joconde de l'utopie imprima son sourire.

Annotation :

Nouvelle traduction du précédent par Jean Levi.

Royaumes en proie à la perdition

Royaumes en proie à la perdition

Chroniques de la Chine ancienne

Sortie : 19 novembre 1992 (France). Récit

livre de Anonyme

steka a mis 8/10 et a écrit une critique.

Résumé : " Avant de quitter la Chine, si tu n'y emportes qu'un seul livre, prends Royaumes en proie à la perdition ; les histoires qui y sont racontées te feront mieux comprendre que n'importe quel ouvrage ce que sont les Chinois ", dit un vieux lettré à sa petite fille qui partait s'exiler après ce qu'elle avait souffert pendant la Révolution Culturelle. Ce roman historique, où tout est vrai, retrace les luttes qui opposaient les royaumes de l'antiquité en Chine. Les personnages en sont des souverains en proie à la soif de la puissance et du prestige, tout autant qu'à des peurs irrationnelles, des femmes fatales dont la beauté " renverse les murailles et détruit les États ", des ministres qui n'ont pour armes que l'intrigue contre les caprices et ingratitude des princes. Ces épisodes, repris au théâtre, dans les ballades et romans, sont si connus qu'il y est fait constamment allusion en littérature et dans les conversations courantes. Vous ne trouverez pas ici la Chine de la douceur et du raffinement, des jardins et des pagodes, mais une Chine de la violence et de la cruauté, où règnent la guerre et la terreur, où voisinent le désir de vengeance et l'héroïsme, la trahison et la fidélité, une Chine dont les événements des dernières décennies montrent qu'elle peut encore resurgir du fond des siècles passés.

Annotation :

Histoire. Stratégie.
Histoire des Zhou orientaux ( Zhou de l'Est 771-256 av. J.-C.) 東周列國志

Leçons sur Tchouang-Tseu
8.1

Leçons sur Tchouang-Tseu

Sortie : 2002 (France). Essai

livre de Jean-François Billeter

steka a mis 9/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Résumé : "Je m'inscris donc en faux contre une sorte d'accord tacite que les sinologues paraissent avoir établi entre eux. Le texte serait si difficile, son état si problématique, la pensée qui s'y exprime si éloignée de la nôtre que ce serait de la naïveté ou de l'outrecuidance de prétendre le comprendre exactement. Mon intention est de briser ce préjugé. Je ne le ferai pas en essayant d'imposer une lecture particulière, mais en exposant comment je m'y suis pris pour tenter de comprendre le Tchouang-tseu, en présentant quelques résultats que je tiens pour acquis, mais en faisant aussi état de mes doutes et des questions que je me pose. Je souhaite donner une idée des découvertes que l'on fait quand on entreprend d'étudier ce texte de façon à la fois scrupuleuse et imaginative."

Annotation :

Tchouang-tseu (莊子) ou Zhuangzi IVe siècle av. J.-C. (-369-298 ?)
Philosophie. Une introduction idéale à la pensée chinoise.
"Le Tchouang-tseu est pour une part l’œuvre d'un philosophe, c'est-à-dire d'un homme qui pense par lui-même, consulte avant tout sa propre expérience, médite aussi ce que disent les autres et fait un usage réfléchi du langage.
Il fallait poser cela parce que nous ne savons presque rien de la personne de Tchouang-tseu. Nous n'avons que le texte et nous n'y trouverons pas sa pensée philosophique si nous ne l'y cherchons pas. "

Etudes sur Tchouang-Tseu
8.9

Etudes sur Tchouang-Tseu

Sortie : 26 mars 2004 (France). Essai

livre de Jean-François Billeter

steka a mis 9/10 et a écrit une critique.

Résumé : "L'action doit avoir un but précis, sinon elle se divise, elle se brouille, elle tourne mal et cause à la fin des dégâts irréparables. Les sages d'autrefois gardaient en eux le ressort de l'action, ils ne le laissaient pas à d'autres. Tant que tu nés pas sûr de le détenir, ne te mêles pas de mettre fin aux méfaits d'un tyran ! " Tchouang-Tseu

Annotation :

Philosophie. Essai.
"L'enjeu perdu de vue
Pourquoi l'impitoyable lucidité du moraliste et son esprit subversif très particulier sont-ils restés incompris de l'ensemble de ses exégètes, depuis le début de l'ère impériale jusqu'à nos jours ?
De nouveau, je ne puis qu’ébaucher un début de réponse.
Je pense qu'il faut chercher la cause de cette cécité dans la transformation que le monde chinois a connue lors de la création de l'empire par Ts'in Cheu-houang en -221 et sous les premiers empereurs de la dynastie des Han occidentaux (IIè et Ier siècles avant notre ère). Les conditions de la vie politique, intellectuelle et morale ont changé. A l'époque de Tchouang-tseu, les cours princières étaient le lieu d'intrigues politiques, mais aussi de débats d'idées. Des hommes qui défendaient une cause pouvaient s'y faire entendre, y trouver refuge quand ils étaient persécutés ailleurs. Des vues antagonistes s'affrontaient, la nouveauté était appréciée. Tout cela change sous l'empire. Le pouvoir se trouve concentré dans la personne de l'empereur, qui est désormais le centre de toutes choses. Les luttes politiques se déroulent maintenant autour de ce pôle unique. Pour ses proches et les membres de son gouvernement, la critique est un acte périlleux. Pour les autres, elle est frappée d'un tabou absolu."

Notes sur Tchouang-Tseu et la philosophie
8.1

Notes sur Tchouang-Tseu et la philosophie

Sortie : 7 octobre 2010 (France). Essai

livre de Jean-François Billeter

steka a mis 8/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Résumé : L'institut de littérature et philosophie chinoises de l'Académie Sinica, de Taipei, a organisé à la fin de l'année 2009 un colloque de deux jours consacré aux "Leçons sur Tchouang-Tseu", publiées en traduction chinoise quelques mois plus tôt. Voici quelques-unes des questions qui ont été abordées durant ces deux journées et des réflexions que je me suis faites par la suite. J-F. BILLETER

Annotation :

https://www.youtube.com/watch?v=xV8jKurkrkQ
"C'est par le sens de ces mots qu'il faut commencer. Ils sont les piliers sur lesquels le reste est bâti. Toute pensée, commune ou individuelle, repose sur eux. Tenons aussi compte du fait que le sens d'un mot fondateur est une synthèse. Il rassemble une expérience personnelle et collective - qu'il a aussi contribué à former. Cette synthèse est le résultat d'une histoire toujours particulière. Et la pensée philosophique repose sur ces mêmes bases, toujours particulières. C'est ce qui rend si difficile la communication entre des philosophies de langues différentes : les mots qu'elles utilisent ne se correspondent ni dans leur forme, ni dans l'usage qu'on en fait, ni dans l'expérience dont ils représentent la synthèse."

Les Œuvres de maître Tchouang
8.7

Les Œuvres de maître Tchouang

Sortie : 4 mars 2010 (France). Art de vivre & spiritualité

livre de Tchouang-Tseu

steka a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Résumé : Parue en 2006, la version du Tchouang-tseu proposée par Jean Levi est ici présentée dans une édition révisée, et augmentée en annexe de plusieurs textes pouvant servir à éclairer les problèmes que posent la compréhension et la traduction d'une telle œuvre. Il s'agit en particulier du compte rendu de Jean François Billeter paru dans la revue Etudes chinoises, ainsi que d'un échange de lettres entre celui-ci et Jean Levi, où ils discutent de leurs conceptions de la tâche du traducteur. C'est pour eux l'occasion d'aborder divers points concernant aussi bien le taoïsme et l'histoire de la Chine que les théorisations arbitraires, mais fort en vogue, d'un François Jullien.

Annotation :

" la version du Tchouang-tseu proposée par Jean Levi est ici présentée dans une édition révisée, et augmentée en annexe de plusieurs textes pouvant servir à éclairer les problèmes que posent la compréhension et la traduction d'une telle œuvre. Il s'agit en particulier du compte rendu de Jean François Billeter paru dans la revue Etudes chinoises, ainsi que d'un échange de lettres entre celui-ci et Jean Levi, où ils discutent de leurs conceptions de la tâche du traducteur. C'est pour eux l'occasion d'aborder divers points concernant aussi bien le taoïsme et l'histoire de la Chine que les théorisations arbitraires, mais fort en vogue, d'un François Jullien."

Le Ho-Kouan Tseu

Le Ho-Kouan Tseu

Précis de domination

Sortie : août 2008 (France). Essai, Politique & économie

livre

steka a mis 8/10.

Résumé : Rédigé lors d'une période sombre de l'histoire chinoise, le « Précis de domination Absolue », ouvrage philosophique autant que religieux, s'adresse au souverain qui tentera de réunifier une contrée déchirée par les guerres intestines. Le Maître à la tête de faisan y décrit l'art politique des anciens, en vue de restaurer une autorité idéale régie par les principes du Tao : l'équilibre naturel des éléments, la modération et la vertu. Le « Précis de domination absolue », précédé d'une présentation didactique, est composé de 19 chapitres traitant de sujets hétéroclites comme « le fondement de la voie du bon gouvernement », le « large recrutement » ou « l'exemple duciel ». C'est une authentique construction utopique héritée de la tradition taoïste qui aborde de manière originale les problématiques développées en Europe par Machiavel et Hobbes : comment faire du pouvoir et de la guerre des instruments de la paix ? Comment l'État peut-il associer justice et force, réconcilier ordre et liberté ? Le modèle théocratique décrit dans le « Précis de domination absolue » nous conduit aux antipodes de la tradition qui a vu le jour en Occident.

Annotation :

Ho-kouan-tseu ou He Guan Zi (鹖冠子) « le Maître à la crête de faisan »
" Rédigé à la veille de l'unification d'une Chine jusqu'alors multiple, le Précis de Domination est sous l'emprise de la fascination de l'unitotalité, projection métaphysique de l'empire centralisé en formation. Il s'inscrit donc dans ce courant politico-stratégique à forte coloration mystique qui fleurit entre le IIIème et le début du IIème siècle, période qui marque un tournant crucial pour la Chine. "

Han-Fei-Tse ou le Tao du Prince
8.7

Han-Fei-Tse ou le Tao du Prince

Sortie : 1999 (France). Essai

livre de Han Fei

steka a mis 7/10.

Résumé : Le Tao du Prince réunit les œuvres du philosophe chinois Han Fei du IIIe siècle avant notre ère. Un des textes les plus importants de l'histoire de la pensée politique chinoise.

Annotation :

Han Fei Zi (韓非) ou Han-Fei-Tse mort en 233 av. J.-C. , fin de la période des Royaumes combattants. Sa pensée influença grandement Qin Shi Huangdi ou Qin Shi Huang (秦始皇帝), le Premier Empereur Han, comme bréviaire de la domination.

Vies de Chinois illustres

Vies de Chinois illustres

Sortie : 1 septembre 2009 (France). Récit

livre de Sima Qian

steka l'a mis en envie.

Résumé : Shiji retracent l'histoire de la Chine depuis ses origines mythiques jusqu'à l'époque de son auteur, Sima Qian (145-87 avant J.-C.).

Annotation :

Sima Qian (司馬遷) 145-87 avant J.-C.
voir également ci-dessous

Mémoires historiques

Mémoires historiques

Vies de Chinois illustrés

Shiji

Histoire, Anthologie

livre de Sima Qian

steka a mis 7/10.

Résumé : Les Mémoires historiques de Sima Qian, qui retracent l'histoire de la Chine depuis les origines jusqu'à l'époque où vécut l'auteur, le Ier siècle avant notre ère, sont considérés comme le plus célèbre livre d'histoire chinois et un des chefs d'œuvre de la littérature. L'anthologie proposée aux lecteurs est limitée aux biographies, c'est-à-dire à la dernière partie de son œuvre, la plus riche et la plus féconde. Tantôt illustres, tantôt obscurs, voici une galerie de personnages remarquables qui ont fait la Chine : seigneurs, poètes, assassins, concubines, bouffons ou chevaliers, dont les destins exemplaires permettent à l'auteur d'exposer sa conception de l'histoire et de mettre en scène ses idées essentielles sur le bon gouvernement.

Annotation :

Les Mémoires historiques ou Shiji (史記) sont censées couvrir l'histoire chinoise de l'époque mythique de l'Empereur Jaune jusqu'à celle de leur auteur Sima Qian qui les rédigea entre -109 et -91

Notes diverses sur la capitale de l'Ouest

Notes diverses sur la capitale de l'Ouest

Sortie : 15 avril 2016 (France). Histoire, Culture & société

livre de Liu Xin

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Résumé : Les Notes diverses sur la capitale de l'Ouest (Xijing zaji) nous offrent, sous la forme fragmentaire de brèves scènes et de descriptions sans organisation apparente, une vision éclatée, précise et étrange à la fois, de la glorieuse cité de Chang’an, capitale des Han occidentaux. Elles sont traditionnellement considérées comme une part des notes historiques rédigées par un grand lettré de l’époque des Han, Liu Xin (46 av. J.-C.-23 ap. J.-C.)

Annotation :

Les Notes diverses sur la capitale de l'Ouest (Xijing zaji) nous offrent, sous la forme fragmentaire de brèves scènes et de descriptions sans organisation apparente, une vision éclatée, précise et étrange à la fois, de la glorieuse cité de Chang’an, capitale des Han occidentaux. Elles sont traditionnellement considérées comme une part des notes historiques rédigées par un grand lettré de l’époque des Han, Liu Xin (46 av. J.-C.-23 ap. J.-C.).

Zhang Heng

Zhang Heng

Sortie : 28 février 2013 (France). Essai

livre de Yeong-Chung E Lien

Résumé : Zhang Heng, astronome, mathématicien, inventeur, géographe, cartographe, artiste, poète, homme d'état, et érudit de littérature de l'époque Han en Chine.

Annotation :

Zhang Heng (張衡) 78-139, astronome, mathématicien, inventeur, géographe, cartographe, artiste, poète, homme d'état, et érudit de littérature sous la dynastie Han. (aucune traduction ni ouvrage à son sujet en français !!!)
Voir
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zhang_Heng

Les Dix-neuf poèmes poèmes anciens

Les Dix-neuf poèmes poèmes anciens (1963)

Sortie : 15 octobre 2010 (France). Poésie

livre de Jean-Pierre Diény

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Résumé : Les Dix-neuf Poèmes anciens, que l'on peut dater approximativement de la grande dynastie des Han (206 avant J.-C. - 220 après J.-C.), jouissent en Chine d'une immense célébrité. Recueillant, sans rien en perdre, l'héritage multiséculaire des traditions poétiques de la haute Antiquité, ils apparaissent comme l'aurore d'un art nouveau, celui de la grande poésie classique. Ils ont été souvent traduits en Occident. Mais sous leurs qualités, évidentes pour nous autres, de simplicité, de mesure, de discrétion, ils offrent en réalité au lecteur chinois un trésor qui n'a cessé d'alimenter la méditation, la rêverie, l'émerveillement, le débat. Pour essayer de comprendre cette fascination, et considérant qu'il n'y a guère de meilleure introduction à l'histoire de la poésie chinoise que ces courtes pièces, le présent livre s'est efforcé, modestement, d'en donner une analyse approfondie, fondée sur les réflexions de grands maîtres chinois et japonais, anciens et modernes.

Annotation :

Les Dix-neuf poèmes anciens (古詩十九首) sont une anthologie de poèmes populaires anonymes couvrant l'époque de la dynastie Han.

Traité des caractères

Traité des caractères

Sortie : 21 février 1997 (France). Essai

livre de Liu Shao

Résumé : La fin de la dynastie Han (II-IIIe s.) est en Chine une époque de fermentation intellectuelle hors du commun, tandis que toute la société se transforme et que le pays sombre dans la guerre civile. Le livre de Liu Shao, un des rares ouvrages qui nous soit parvenu, est un condensé d'une véritable science de l'homme, une étude systématique des capacités humaines, avec pour but pratique les recrutement des élites indispensables à l'État. L'auteur procède donc à une analyse pénétrante et originale des caractères individuels et des capacités qui en dépendent. Sur quels signes objectifs fonder l'appréciation du mérite ? Comment déceler et sélectionner les élites ? Comment établir un rapport idéal entre la fonction occupée et les qualités intrinsèques d'un individu, adapter les fonctions aux dons ? L'emploi judicieux des hommes et de leurs talents doit en effet concilier efficacité et bonheur personnel. Liu Shao montre aussi que le pouvoir est un lieu vide, et qu'un peuple civilisé est celui dont l'administration cherche en permanence des solutions aux problèmes de la vie en commun.

Annotation :

Liu Shao - Fin de la dynastie Han (II-IIIe s.)

Eloge de l'anarchie par deux excentriques chinois

Eloge de l'anarchie par deux excentriques chinois

Polémiques du troisième siècle traduites et présentées par Jean Lévi

Sortie : 10 janvier 2005 (France). Essai

livre de Bao Jingyan et Xi Kang

steka a mis 7/10.

Résumé : Pour divers que soient les jugements qu'ils portent sur l'essence de la civilisation chinoise, il est deux points sur lesquels les spécialistes s'accordent. Le premier est que la Chine n'a jamais connu ni même imaginé qu'une seule forme de gouvernement, et le second que le débat d'idées tel qu'il se pratique en Occident depuis les Grecs n'y avait pas cours. Les traductions des trois polémiques que nous présentons ici ont pour premier objet d'apporter un démenti à ces assertions.

Annotation :

Textes de Pao King-yen ou Bao Jingyan 鮑敬言 et de Hsi K'ang ou Xi Kang 嵇康 (223-263)
"Le débat est la forme privilégiée de l'expression philosophique en Chine ancienne. Contrairement à ce qui se dit habituellement, la parole du Maître n'est pas uniquement une réponse à des questions; elle se déploie dans une relation triangulaire : le maître, le disciple et le contradicteur; elle naît de l'affrontement avec une thèse opposée. C'est l'échange lui-même qui est censé fournir la matière de l'instruction." (Jean Lévi)
voir aussi Les Sept Sages de la forêt de bambous 竹林七賢 dont Xi Kang fut la figure centrale.
aussi, Robert van Gulik, "Hsi K'ang and his Poetical Essay on the Lute" : « La musique n’a ni joie ni tristesse ! »

Œuvres complètes

Œuvres complètes

Sortie : 15 mars 1990 (France). Poésie

livre de Tao Yuan Ming

Résumé : «Hélas ! hélas ! un nom après la vie, Ce n'est pour moi que du brouillard flottant ! Quel écrivain sérieux, conscient des fluctuations du goût, des avatars de l'histoire, peut se leurrer d'une gloire posthume (ne serait-ce que pour compenser le mépris ou l'indifférence dont il pâtit sa vie durant) ? Mais Tao Yuan-ming se trompe ! Seize siècles après sa mort d'homme déchiré entre un mandarinat qui l'effraie et le jardinage qui le comble, le voici chez nous ressuscité, resplendissant ! Tempérament complexe, où Paul Jacob sait discerner un es (un ça) de paysan que la peur de la mort rend amoureux des pins, des cyprès au feuillage pérenne, mais qui se mue en ich, en un moi complexé d'Œdipe, et d'autre part tenté par ce que Paul Jacob qualifie subtilement, judicieusement, d'érémitisme confucéen paysan (érémitisme du reste joyeux, ou du moins égayé : Hautement seul dans ma masure Je buvais, je poétisais), Tao Yuan-ming aimait la bière de céréales, les livres, la musique. Ah ! si seulement il pouvait lire la stupéfiante traduction en vers français dont le gratifie Paul Jacob, je gage qu'il serait comblé, ce couple déchiré taoïsant-confucéen. […] Saluons donc en Paul Jacob, avec le respect, avec l'admiration qu'il commande, le poète-traducteur exemplaire.» Étiemble.

Annotation :

Paul Jacob nous offre un Tao Yuanming si poétique en sa forme que tout le génie technicien du poète chinois nous devient, perceptible, évident.