Cover "Les cinéphiles n'aiment que les films hongrois en noir et blanc de plus de 3 heures !"

"Les cinéphiles n'aiment que les films hongrois en noir et blanc de plus de 3 heures !"

Si vous débattez parfois de cinéma sur Internet, alors vous avez forcément déjà entendu une phrase toute faite visant à se moquer de certains cinéphiles, une phrase qui est la plupart du temps prononcée en réponse au fait qu'un ou plusieurs de ces cinéphiles aient dénigré les goûts cinématographiques de quelqu'un, en les qualifiant de trop "populaires", "basiques", "hollywoodiens", etc. Cette phrase qui fait office de réponse à ces critiques consiste en l'affirmation selon laquelle de toute façon ces cinéphiles n'aimeraient que les films "hongrois en noir et blanc de plus de trois heures".

Il existe d'ailleurs plusieurs variantes de cette phrase : parfois il s'agit des films austro-hongrois des années 40 (sachant que l'empire austro-hongrois n'existe plus depuis 1918...), parfois il s'agit de films biélorusses, parfois ils durent plus de cinq voire six heures, parfois ils n'ont pas de sous-titres, parfois ils n'ont même pas de paroles, et parfois on précise qu'ils traitent de sujets aussi excitant que la boue, la lettre "C", etc. Mais les trois caractéristiques les plus courantes sont celles que j'ai énoncées en premier.

Le but de cette caricature est évident, l'idée ici est de se moquer des cinéphiles jugés élitistes, à savoir ceux qui cracheraient par principe sur le cinéma populaire pour n'aimer que le cinéma de niche, d'autant plus si ce dernier est particulièrement austère (à comprendre, ennuyeux).

Je ne pense pas avoir besoin de préciser que ce pseudo-aphorisme ne vole pas souvent très haut, après il n'est pas moins intelligent que les personnes visées par ce dernier qui affirment en retour que cette phrase serait, je cite, "raciste".

Mais par-delà les escarmouches des cinéphiles de Twitter, j'en suis venu à me poser une question saugrenue : quels films correspondent effectivement à ces critères ? Quels sont les films hongrois en noir et blanc de plus de trois heures ?

Si désormais vous vous posez la même question ne cherchez pas plus loin, votre serviteur s'en est occupé pour vous. Veuillez donc découvrir ici ce qui est à ma connaissance la seule liste regroupant TOUS les films hongrois en noir et blanc de plus de trois heures. Il s'agit du moins de la plus exhaustive d'entre elles, bien que la concurrence soit à peu près inexistante de toute façon.

J'espère donc que cette liste vous amusera autant que je me suis amusé à la faire, et j'espère surtout que les cinéphiles les plus élitistes d'entre vous y trouveront leur bonheur.

J'ai décidé de les classer par popularité.

Liste de 8 films créée il y a presque 3 ans · modifiée il y a presque 2 ans
Sátántangó – Le Tango de Satan
8.2

Sátántangó – Le Tango de Satan (1994)

Sátántangó

7 h 30 min. Sortie : 9 mars 2003 (France). Drame

Film de Béla Tarr

Annotation :

Disons-le tout de suite, Sátántangó est le seul film un minimum connu de cette liste. D'ailleurs je pense que son réalisateur Béla Tarr fut l'inspiration principale de cette caricature des films hongrois en noir et blanc de plus de trois heures. En effet, tous les long-métrages qu'il a réalisés depuis 1988 sont hongrois (évidemment), en noir et blanc, assez longs, et surtout ils se distinguent par une lenteur et une austérité pas vraiment grand public.

Alors oui techniquement le seul film de plus de trois heures qu'il ait réalisé est Sátántangó, les autres durant en moyenne entre deux et trois heures. Et justement pour Sátántangó on peut dire qu'il n'a pas fait les choses à moitié puisque ce dernier dure ni plus ni moins que… 450 minutes, soit 7h30, soit l'un des plus longs films de l'histoire du cinéma. C'est d'ailleurs pourquoi il s'agit de l'un des rares films à nécessiter un coffret de trois DVD pour pouvoir être stocké et visionné, alors même qu'il a été réduit à 419 minutes pour sa sortie DVD.

Sorti en 1994, le film est adapté (plutôt inspiré) du roman éponyme de László Krasznahorkai, un auteur que Béla Tarr a adapté à plusieurs reprises et qui a même été scénariste sur certains de ses films. La production du long-métrage aura duré au total neuf ans, principalement à cause des tensions politiques de son pays d'origine. Le tournage finira par se faire et durera deux ans, suivi par presque autant de temps de montage. D'ailleurs je disais que le cinéma de Béla Tarr était lent et austère, on peut dire que le montage du film l'exemplifie plutôt bien puisque malgré sa duré pharamineuse le film ne comporte qu'environ 150 plans (contre 500-900 pour un film classique, qui ne dure pas 7h30...). D'ailleurs le site VashiVisuals a calculé que la moyenne de la durée des plans des quatre derniers films de Béla Tarr était de 178,3 secondes, soit environ trois minutes.

Bref, n'hésitez pas à découvrir ce film, ne serait-ce que pour sa radicalité qui détonne probablement avec la majorité des films que vous avez l'habitude de voir, et aussi parce que c'est le seul film de cette liste qui soit relativement facile à trouver. D'ailleurs je m'excuse auprès de Béla Tarr qui souhaite que l'on regarde son film d'une traite, mais n'hésitez pas à le voir en plusieurs fois, c'est quand même plus simple.

Pócspetri
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Pócspetri (1989)

3 h 10 min. Sortie : 1989 (Hongrie).

Documentaire de Judit Ember

Annotation :

J'ai dit que Sátántangó était le seul film un minimum connu de cette liste, mais soyons plus précis : sur SensCritique, Sátántangó a été noté par un millier de personnes. Les autres films de cette liste... entre une et zéro personne au moment où j'écris ces lignes.

Et on commence avec Pócspetri, un documentaire. Car oui, la phrase caricaturale qui m'a amené à faire cette liste ne précise pas si l'on parle exclusivement de films de fictions, donc allons-y.

Il s'agit donc d'un documentaire sur une tragédie qui s'est déroulée dans le village hongrois de Pócspetri, qui donne son nom au film. Celle-ci est arrivée en 1948, quand la dictature communiste de l'ère Rákosi décida de nationaliser les écoles du pays dans une volonté anticléricale. C'est pour cette raison que le 3 juin de cette année-là les habitants du village de Pócspetri manifestèrent contre la nationalisation de l'école locale, manifestation au cours de laquelle un policier fut tué avec sa propre arme. Ceci entraina la mise en place d'un couvre-feu, d'interrogatoires violents qui tueront trois personnes, et d'un procès-spectacle organisé par le gouvernement visant à réprimer violemment les responsables du meurtre, alors même que les habitants du village affirmaient qu'il s'agissait d'un malheureux accident. Le notaire adjoint du village fut alors condamné à mort par pendaison, le curé y échappa de peu mais fut emprisonné à vie, et une vingtaine de personnes furent condamnées à de lourdes peines de prisons. Après ça la propagande du régime acheva de détruire la réputation du village, le cataloguant comme "village tueur de policier", s'ensuivront même d'autres procès du genre jusqu'au changement de régime.

Une trentaine d'années plus tard, la réalisatrice Judit Ember décida de venir à la rencontre des protagonistes de cette affaire dans le but de recueillir leur témoignage sur ce qu'ils considèrent comme une profonde injustice, afin d'exorciser le traumatisme d'un village entier.

Judit Ember est par ailleurs considérée comme la réalisatrice la plus censurée au monde, puisque le quasi-totalité de ses films furent interdits par le gouvernement hongrois. Ce fut également le cas de Pócspetri, qui fut terminé en 1982 mais ne put sortir qu'en 1989, grâce au changement de régime.

Vous pouvez voir le film sur ce site de SVOD hongrois :
https://filmio.hu/film/pocspetri-10827800

Il est aussi référencé sur Mubi, il pourrait donc y revenir un jour :
https://mubi.com/fr/fr/films/pocspetri

Filmregény – Három nővér
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Filmregény – Három nővér (1978)

4 h 33 min. Sortie : 30 mars 1978 (Hongrie).

Film de István Dárday

Annotation :

Le titre signifie : "Film roman - Les trois sœurs".

J'ai lu que Béla Tarr aurait été assistant réalisateur sur ce film, bien que sa page IMDb ne le confirme pas. Si cela est vrai, alors cela semble corroborer ce que je disais sur le fait qu'il serait l'origine de cette caricature des films hongrois en noir et blanc de plus de trois heures, ayant une vraie ubiquité dans ce registre précis de cinéma.

Ce film s'inscrit dans le mouvement cinématographique dit de "L'École de Budapest", un courant apparu pendant la dictature soviétique de Brejnev et dont les principes ont été caractérisés dans le manifeste "Szociológiai filmcsoportot!" (Groupe de cinéma sociologique !) écrit par neuf réalisateurs dans la revue Filmkultúra en 1969.
Le principe de ce mouvement était de dépeindre authentiquement la société hongroise de son époque, en s'émancipant de toute influence de la part du pouvoir pour aller directement dialoguer avec le peuple, le tout à travers un prisme sociologique. C'est pourquoi ce mouvement fit la part belle aux acteurs amateurs et au genre du documentaire, dont il révolutionna la forme. Vous pouvez trouver ici une liste des films qui composent ce courant :
https://kritikustomeg.org/folytatas/2080/budapesti-iskola

(à noter que Judit Ember, la réalisatrice de Pócspetri, est également issue de l'École de Budapest. Le monde est décidément petit !)

Pour en venir à Filmregény – Három nővér, il s'agit tout simplement du film le plus représentatif de ce mouvement. Mélange hybride entre la fiction et le documentaire, le film s'ouvre sur le témoignage de trois sœurs (en référence au roman d'Anton Tchekhov), jouées par des actrices amateures, et qui décrivent depuis leur petit appartement de la ville de Pest quels sont leurs rêves pour l'avenir. Jusqu'à ce que les quatre heures restantes montrent pourquoi elles ne pourront pas les réaliser dans la Hongrie des années 70, dépeignant une analyse socio-économique peu reluisante des conséquences de la dictature communiste. La mise en scène est émaillée de gros plans assez longs, dont un de huit minutes, permettant en plus de sa durée monumentale d'illustrer au mieux la société de son époque. Une véritable fresque qui aura été faite pour environ 700 000 euros d'aujourd'hui.

Le film est référencé sur Mubi, il pourrait donc y revenir :
https://mubi.com/en/fr/films/film-romance-three-sisters

Il y a aussi sur YouTube un extrait de 40 minutes (sans sous-titres) :
https://www.youtube.com/watch?v=yPLjh2QHpCQ

Jó estét nyár, jó estét szerelem
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Jó estét nyár, jó estét szerelem (1972)

Jó estét nyár, jó estét szerelem

3 h 15 min. Sortie : 10 février 1972 (Hongrie). Drame, Romance

Téléfilm de Sándor Szönyi G.

Annotation :

Le titre signifie "Bonsoir l'été, bonsoir l'amour".

Il s'agit d'un téléfilm (qui a fini par sortir en salle) de 3h15 divisé en deux parties. Il est adapté du roman éponyme d'Endre Fejes qui était lui-même basé sur un fait divers sordide survenu quelques années avant sa publication. Fejes adapte d'ailleurs lui-même son roman ici puisqu'il est l'unique scénariste du projet.

Ce film raconte l'histoire d'un jeune serrurier qui lorsqu'il ne travaille pas à son usine se fait passer pour un riche diplomate grec du nom de Viktor Edman, allant même jusqu'à se payer les services d'un faux chauffeur privé. Le but de cette mise en scène pour lui est d'à la fois s'extraire de sa vraie vie qu'il juge misérable, mais aussi et surtout de séduire la gente féminine. Si son mensonge arrive à tenir un certain temps, Zsuzsanna, l'une de ses conquêtes, ne tarde pas à découvrir la vérité et menace de le dénoncer. Pour protéger sa double vie, l'ouvrier décide alors de la tuer...

Comme je l'ai expliqué, ce film s'inspire d'une histoire vraie : celle de György Szöllősi, un jeune ouvrier sidérurgique mythomane qui se fit passer pour ce qu'il n'était pas pendant des années dans le but de charmer des femmes. N'ayant eu de cesse de multiplier les actions répréhensibles pour protéger son mensonge, il finira par commettre l'irréparable en 1962 en assassinant une jeune femme qui menaçait de révéler son secret. Il la décapitera avec un coupe-choux, ce qui lui valu le surnom du "tueur au rasoir". Il sera ensuite rapidement condamné à mort. C'est pour ça qu'il faut se méfier des Idriss Aberkane et autre Stéphane Bourgoin !

Le film devait à la base sortir au cinéma, mais des conflits de production en feront finalement un téléfilm. Il eut ceci dit un tel succès qu'il bénéficiera tout de même d'une sortie en salle. Cela devrait vous convaincre du fait qu'il vaille le coup d'œil !

J'ai retrouvé les deux parties du film, elles-mêmes divisées en deux parties. Vous pouvez tout télécharger ici :
https://mega.nz/folder/pLgzVJiD#IurGmdQInZih1REil3ujrQ

...mais sans sous-titres, désolé.

Et si vous le souhaitez vous pouvez également profiter de l'adaptation en pièce de théâtre sortie cinq ans après, juste ici :
https://videa.hu/videok/film-animacio/jo-estet-nyar-szerelem-fajl-mkv-T9NooeHf7mRjlGtY

...toujours sans sous-titres, encore désolé.

Törvénysértés nélkül
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Törvénysértés nélkül (1988)

Törvénysértés nélkül

3 h. Sortie : 14 avril 1988 (Hongrie). Société

Documentaire de Gyula Gulyás et Janos Gulyás

Annotation :

Le titre signifie "Sans enfreindre la loi".

Il s'agit d'un documentaire traitant de l'un des épisodes les plus sombres de l'histoire de la Hongrie, à savoir les camps de travaux forcés d’Hortobágy. En effet, à partir de 1950, la dictature communiste de l'ère Rákosi se mit à déporter sans aucune forme de procès quiconque n'était pas considéré comme politiquement "sûr". Environ dix-milles personnes dont des familles entières furent ainsi envoyées dans une douzaine de camps de la région d’Hortobágy, condamnées à l'internement et aux travaux forcés pour simple cause de divergences politiques avec le régime, pour ne retrouver la liberté que trois ans plus tard en 1953.

Du fait que tous ceux qui étaient passés par ces camps avaient l'interdiction formelle d'en parler à qui que ce soit, le sujet devint tabou et tomba dans l'oubli durant les années qui suivirent. Une amnésie nationale qui s'estompa devant la caméra des frères Gulyás alors que d'anciens prisonniers et gardiens décidèrent de briser le silence pour témoigner de l'inhumanité de ces camps, signant ainsi le documentaire dont nous parlons ici.

Il est d'ailleurs important de savoir qu'après avoir été privés de liberté de façon totalement arbitraire, après avoir été spoliés de tous leurs biens, et après avoir été abusés pendant trois ans, les survivants de ces camps n'ont jamais été indemnisés et eurent énormément de mal à se réinsérer dans la société après leur libération. Si bien qu'en 2000 une association fut créée dans le but de perpétrer le devoir de mémoire de cette tragédie mais aussi pour exiger des réparations auprès de l'État.

Après avoir remporté le grand prix du film documentaire au Festival du film de 1988, il semblerait que ce documentaire ait contribué à sa façon au changement de régime de la Hongrie à la fin des années 80, ce dernier ayant participé à mettre en lumière les abus de la dictature communiste tout comme beaucoup d'autres documentaires de l'époque. Je ne sais pas ce qui vous retient de le voir !

...à part le fait que le film soit introuvable. Je n'en ai trouvé que deux extraits, sans sous-titres évidemment :
https://www.youtube.com/watch?v=uSoIBwWiW4g
https://www.youtube.com/watch?v=LN6r1-6ZBW4

Aranyborjú
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Aranyborjú (1974)

Aranyborjú

3 h 30 min. Sortie : 25 avril 1974 (Hongrie).

Téléfilm de Miklos Szinetar

Annotation :

Le titre signifie "Veau d'or".

Ce téléfilm en trois parties est une transcription dans un cadre hongrois du roman "Le veau d'or" écrit par le duo d'auteurs satiristes soviétiques Ilf et Petrov. Après autant de films sombres et déprimants je me disais qu'une comédie détendrait l'atmosphère... seulement je n'ai rien compris au pitch :

"Se faisant passer pour le neveu du camarade Kalácska, Oszkár Bender et ses compagnons poursuivent un millionnaire "illégal" dans des aventures absurdes, pour être les heureux propriétaires de dix-millions de forints à la fin de la course-poursuite, une somme qui n'était pas négligeable dans la Hongrie des années 70 ! Lors de la grande manœuvre, le quatuor sensationnel utilise tous les moyens possibles pour s'emparer des millions; la fabuleuse somme qui n'est pas si difficile à obtenir flotte devant les yeux spirituels de l’auteur intellectuel, du grand combinateur. Le seul problème est que le petit homme identifié comme étant la source de la somme, le greffier du bureau des impôts ruraux, ne semble pas l'avoir. Et sans elle, il sera difficile de récupérer quoi que ce soit auprès de lui. Mais la machine de guerre psychologique commence, obligeant non seulement un fonctionnaire mais aussi un criminel sanguinaire à battre en retraite. Bien sûr, tout cela coûte de l'argent, et les ressources s'épuiseraient si Oszkár Bender ne s'était pas fixé un noble objectif qui ne tardera pas à porter ses fruits : la fortune convoitée sera servie sur un plateau d'or et une assiette à bords bleus. Mais un grain de sable entre dans le mécanisme, et la victime déclenche une roue. Le groupe se disperse (certains se séparent des autres d'une manière ou d'une autre), mais le grand patron n'abandonne pas, car il sait que les voies de Dieu sont impénétrables, même dans une économie planifiée..."

Voilà, et pourtant j'ai combiné plusieurs traducteurs. Je ne vois même pas le rapport avec le livre d'origine !

Si vous voulez le voir quand même, voici les trois parties (sans sous-titres) :
https://mega.nz/folder/VCYjCJpS#UlRVEgfcQP60vdgVWiGNyA

Il existe aussi un DVD :
https://www.bibleinmylanguage.com/aranyborju-1-3-magyar-tevefilm-1974-diszdobozban-3-dvd-directed-by-szinetar-miklos-szerepl-k-darvas-ivan-harkanyi-endre-kibedi-ervin-banhidi-laszlo-ze-lajos-benedek-miklos-major-tamas-balazs-peter-csakanyi-laszlo/

Honfoglalás I-II.
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Honfoglalás I-II. (1963)

Honfoglalás I-II.

3 h 02 min. Sortie : 15 octobre 1963 (Hongrie). Historique

Téléfilm de Imre Mihályfi

Annotation :

Le titre signifie "Conquête I-II".

Il s'agit d'un téléfilm de guerre historique de 3h02 découpé en deux partie de 91 minutes basé sur le livre éponyme de l'écrivain et journaliste Béla Illés. Le film se déroule en 1944 et suit le personnage historique de Béla Miklós, le commandant en chef de l'armée hongroise qui va essayer de libérer son pays du parti des Croix Fléchées (sorte de nazis hongrois) qui s'apprêtent alors à prendre le pouvoir suite à un coup d'état. Pour ce faire, il décide de faire alliance avec les soviétiques.

Apparemment le film ne saurait être pris pour un cours d'Histoire dans la mesure où, à l'image du livre qu'il adapte, il diffuserait de la propagande communiste. Mais dans la mesure où je n'ai pas réussi à trouver ne serait-ce qu'une image de ce dernier, je ne peux pas être dans l'affirmative. Bonne chance si vous souhaitez le retrouver !

(Attention, le film n'est pas à confondre avec un homonyme sorti en 1996 et qui ne raconte pas du tout la même histoire)

Találós kérdések
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Találós kérdések (1983)

3 h 20 min. Sortie : 1983 (Hongrie).

Documentaire de György Berkovits et István Jávor

Annotation :

Le titre signifie... je ne suis même pas sûr. Après avoir essayé tous les traducteurs possibles, j'ai l'impression que la traduction la plus précautionneuse serait "Devinettes", mais que celle qui correspondrait le mieux au film serait "Questions-réponses".

Le seul pitch que j'ai pu trouver indique que ce documentaire serait un entretien avec András Hegedűs, un homme politique hongrois qui fut premier ministre du pays de 1955 à 1956.

Et... c'est tout. Pas la moindre affiche, image, extrait, etc. Il va de soi que je sais pas où le voir, donc si jamais vous avez la motivation de vous lancer dans un jeu de piste pour retrouver ce documentaire perdu, bonne chance ! Je croise les doigts pour vous.

Voici donc la totalité des films hongrois en noir et blanc de plus de trois heures ! Comme vous pouvez le constater il n'y en a que... huit. Si cette phrase caricaturale dit vrai alors les vrais cinéphiles n'aiment vraiment pas beaucoup de films. Après peut-être y en a-t-il plus, mais dans ce cas ils ne sont pas référencés sur internet ou alors je ne les ai pas trouvés malgré mes recherches. Dans ce cas n'hésitez à me signaler toute éventuelle omission de ma part ! En tous cas vous savez désormais quels sont les huit films à regarder pour être un cinéphile digne de ce nom, quels sont les huit long-métrages qui cristallisent le pinacle absolu de l'art cinématographique. Plus sérieusement j'espère que ce voyage insolite à travers un cinéma méconnu mais très lié à l'Histoire de son pays vous aura intéressé.