Aux bords du gouffre

Avis sur Aux bords du politique

Avatar GalileoFigalo
Critique publiée par le

Noter ce bouquin est quasiment impossible. Qu'on l'ai détesté ou adoré, c'est impossible. Parce que les deux cas précédemment énoncés sont inexistants. Ce bouquin est totalement imbitable. Jacques Rancière, bien que sûrement brillant et dernier Français à avoir quelque chose à dire depuis Bourdieu, (qu'il défonce allègrement), n'offre aucune clé pour permettre à tout un chacun de comprendre sa thèse.

Partant d'un postulat simple, celui que le politique est le résultat de la rencontre de la politique et de la police (termes proches par soucis de simplicité, dira-t-il, et ça c'est drôle (termes correspondant à ses propres définitions, c'est-à-dire à pas du tout les mêmes que celles auxquelles vous pourriez penser)), Rancière développe une théorie de la démocratie, de la gouvernance, de l'organisation du pouvoir qui prétend porter un message universel, mais qui n'est accessible que pour une minorité d'universitaires sous cocaïne.

Une partie de la thèse de Jacques Rancière est que, au contraire de cet élitiste de Bourdieu, tout le monde est capable de comprendre le monde et d'accéder à la connaissance par soi-même. Au diable donc la République des philosophes de Platon. Rancière pense qu'en effaçant l'élitisme des philosophes (et sociologues) du passé, il peut donner à toute la population l'envie de s'émanciper. En se fondant sur son texte propre impropre. Aux bords du politique. Que seul lui comprend.

Lisez-le si ça vous amuse.

Donc ne le lisez pas.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 372 fois
1 apprécie · 1 n'apprécie pas

Autres actions de GalileoFigalo Aux bords du politique