Un magnifique comte pour petits et grands

Avis sur Bilbo le Hobbit

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J’avais déjà lu ce beau comte il y a quelques années et j’en gardais un souvenir impérissable, me remémorant avec affection la délectation qui avait été mienne à sa lecture.

Partant de ce fait et ne m’en souvenant que peu, je me suis résolu à le relire. D’autant que l’adaptation cinématographique est sortie hier (12/12/12).

Je me suis souviens avoir dévoré The Hobbit en 3 jours. Et bien j’en ai été pour mes frais, la même chose exactement s’est repassée. 3 soirs et hop ! Bouquin dévoré !
J’adore ce bouquin. Il correspond surement à l’image typique du comte d’aventure que l’on peut avoir avec son petit héros frêle mais qui va se révéler ; des créatures enchanteresses, monstrueuses, légendaires ; des décors ou l’imagination vole de verdoyantes vallées en sombres cavernes, mortelles forêts et périlleuses montagnes. L'aventure est variée, ponctuée de périls imprévus et de rencontres soudaines. Et il y a même un trésor gardé par un dragon !
Rien de nouveau pourrait-on se dire mais c’est comté avec une telle candeur, empreint d’une telle magie qu’il est impossible de résister.

Pour ne rien gâcher, l’humour dès plus présent est absolument savoureux.

Un bouquin pour lequel j’ai beaucoup d’affection et que j’espère lire à mes enfants plus tard. Un bouquin en tout cas que je le relirai, parole de hobbit !

Je ne résiste pas au plaisir de mettre la première page :

« Dans un trou vivait un hobbit. Ce n'était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d'une atmosphère suintante, non plus qu'un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s'asseoir ni sur quoi manger: c'était un trou de hobbit, ce qui implique le confort.

Il avait une porte tout à fait ronde comme un hublot, peinte en vert, avec un bouton de cuivre jaune bien brillant, exactement au centre. Cette porte ouvrait sur un vestibule en forme de tube, comme un tunnel : un tunnel très confortable, sans fumée, aux murs lambrissés, au sol dallé et garni de tapis ; il était meublé de chaises cirées et de quantité de patères pour les chapeaux et les manteaux - le hobbit aimait les visites. Le tunnel s'enfonçait assez loin, mais pas tout à fait en droite ligne, dans le flanc de la colline la Colline, comme tout le monde l'appelait à des lieues alentour - et l'on y voyait maintes Petites portes rondes, d'abord d'un côté, puis sur un autre. Le hobbit n'avait pas d'étages à grimper: chambres, salles de bains, caves, réservés (celles-ci nombreuses), penderies (il avait des pièces entières consacrées aux vêtements), cuisines, salles à manger, tout était de plain-pied, et, en fait, dans le même couloir. Les meilleures chambres se trouvaient toutes sur la gauche (en entrant), car elles étaient les seules à avoir des fenêtres, des fenêtres circulaires et profondes, donnant sur le jardin et les prairies qui descendaient au-delà jusqu'à la rivière.

Ce hobbit était un hobbit très cossu, et il s'appelait Baggins. Les Baggins habitaient le voisinage de la Colline depuis des temps immémoriaux et ils étaient très considérés, non pas seulement parce que la plupart d'entre eux étaient riches, mais aussi parce qu'ils n'avaient jamais d'aventures et ne faisaient rien d'inattendu : on savait ce qu'un Baggins allait dire sur n'importe quel sujet sans avoir la peine de le lui demander. Ceci est le récit de la façon dont un Baggins eut une aventure et se trouva dire et faire les choses les plus inattendues. Il se peut qu'il y ait perdu le respect de ses voisins, mais il y gagna... eh bien, vous verrez s'il y gagna quelque chose en fin de compte. »

Bilbo le Hobbit
J.R.R. Tolkien

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