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Tout a commencé lors d'un diner de famille, lorsque j'ai déclaré à ma mère que Gilles Legardinier mettait des chats sur ses couvertures uniquement pour augmenter ses ventes. Elle, étant une fan incontestée, m'a alors proposé de lire ce livre avant de critiquer.
Je l'ai lu, et je critique.

Alors est ce que c'est parce que je sortais de La trilogie de Mars de Kim Stanley Robinson et ses paragraphes entiers de description du métagabbro sous le permafrost après 20 ans de recherches ou juste parce que Demain, j'arrête ! est juste mauvais, mais je n'ai pas aimé.

Commençons par les points positifs : c'est (parfois) pas trop mal écrit malgré quelques formules maladroites ("Il est 23h24 et je suis morte" et plus loin "Il est 21h16 et je suis vivante" Bon voilà, c'est digne d'une nouvelle de lycéen, pas d'un auteur expérimenté comme Gilles Legardinier), quelque scènes sont amusantes, et puis quelques personnages sont assez attachants (J'aime bien Xavier, le mécano avec son véhicule blindé). Le livre porte des tas de valeurs positives, comme "crois en tes rêves", "crois en tes rêves", ou encore "crois en tes rêves". Dommage que ça nous soit rabâché et que ça manque d'originalité.

Mais on m'avait vanté un livre hilarant, des fous rires solitaires, une super histoire, or ce livre n'a suscité que quelques sourires, autant provoqués parfois par l'écriture de l'auteur que par l'absurdité du scénario (ça se dit "scénario" pour un livre ?).
Eh oui, car ce livre est vide. On a devant nous 320 pages d'une histoire pouvant tenir sur une (petite) antisèche :
"C'est l'histoire d'une fille qui tombe amoureuse"

On me dira que Le fabuleux destin d'Amélie Poulain ne vaut pas mieux, ce à quoi je répondrais que bien sûr que si, car en plus de l'histoire on a le jeu des acteurs, la musique, la colorimétrie, la réalisation ; autant d'éléments qui ne se trouvent pas dans Demain, j'arrête !, qui nous place juste avec une héroïne et ses idées stupides justifiées par une seule raison : L'Amûûûûûûr avec un grand A.

On me dira encore que la-stupidité-causée-par-l'amour est le thème du livre mais ça ne justifie pas l'insupportabilité ( ce mot n'existe pas) et l'indifférence que j'éprouvais vis à vis de Julie (c'est l'héroïne), et que merci de ne pas m'interrompre dans ma critique, non mais.

En dernier lieu, je pense que notre cher Gilles national n'a pas réussi à se mettre à la place d'une femme. N'en étant pas une moi-même, je laisserai les concernées me corriger mais à mon avis une femme ne se définit pas par son amour "des petits culs des pompiers" (je cite), ou autre gâterie. Car les femmes présentes dans ce livre, à part quelques exceptions ( la boulangère, Madame Roudan), sont toutes obsédées par le sexxxxxxxe. Car nos chères personnages secondaires peu utiles couchent partout, avec tout le monde, tout le temps. Alors attention, je critique pas, chacun fait ce qu'il veut du temps qu'il lui reste à vivre, mais est-ce que ça doit forcément être le seul sujet de conversation ? Ca devient lourd et assez insupportable rapidement.

De plus, je ne pense pas que c'est parce qu'on est amoureux qu'on va se jeter dans un cambriolage dans un musée de bijoux qu'on suppose hyper-sécurisé avec un plan du style "J'y vais je casse la vitre et je cours". Bon. Mais en plus, quand Julie voit le vieux sac et se dit "Oh no c pa un bijou chui tro trist" et en fait olala c'est en fait ce que Ric cherchait depuis le début et non pas un bijou olala quelle surprise, c'est un peu abusé et déjà vu.


Bon en conclusion on a un roman à l'eau de rose qui plaira aux vacancières sur leur plages avec son thème léger et ses personnages "auquel on peut trop s'identifier olala" et ses pointes d'humour (qui n'iront pas jusqu'au fou rire désolé) mais je ne suis pas le public de ce livre, et il ne m'a pas plu.

De plus, j'en conclus que Gilles Legardinier met bien ces petits chats sur la couverture pour attirer le client parce que "c'est trop mignon olala le livre est forcément bien".

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4
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