Grand classique mais beaucoup de perplexité.

Avis sur Fahrenheit 451

Avatar Éloïse Hailone
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Cette lecture m'a un peu laissée perplexe, mais je dirais que globalement, je l'ai appréciée... je crois. Mon premier sentiment en refermant le livre, ça a été quelque chose comme ça : "Ah, c'est intéressant... je comprends que ce soit un classique. ... Est-ce que j'ai vraiment tout compris ?". Je n'ai pas encore lu énormément de vieux romans de science-fiction, mais c'est sûr qu'il y a un décalage qui rend les choses sûrement moins évidentes qu'elles ne devaient l'être pour un lecteur de l'époque où le roman est sorti.

J'ai eu assez de mal avec l'arrière-plan du roman. La société dans laquelle se déroule l'histoire de Montag est relativement floue. J'avais l'impression de me retrouver dans un monde presque onirique tant les descriptions manquent de spécification. Certaines choses qui n'existent pas sont décrites, pour mieux nous immerger je suppose, mais il y a tellement peu de choses familières qu'on se sent complètement ailleurs. du coup, j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire, à comprendre vraiment de quoi il retournait, tant je ne me sentais pas dans une réalité tangible.

Ensuite, j'ai eu beaucoup de mal à m'identifier aux personnages, à me sentir proche d'eux. Montag est un membre de cette étrange société qui ne pense plus, et qui lui, essaie de penser à nouveau. Malgré ça, j'avais du mal à le comprendre, certainement aussi à cause du fait que son environnement me paraissait inaccessible. Pour les personnages secondaires, ils ne font que passer, et servent simplement le discours de l'auteur, alors... je ne m'y suis pas tellement intéressée non plus.

J'ai relevé tout au long de ma lecture, de nombreuses choses qui m'ont fait penser au Meilleur des mondes, de Aldous Huxley. Cette vision de la société où on aurait demandé à ses individus de ne plus penser, de suivre des préceptes de vie qu'il ne faut pas chercher à comprendre. La distraction avant tout, au point qu'elle n'a plus aucun sens si ce n'est de détourner l'esprit de tout ce qui pourrait le faire réfléchir. L'espèce de télévision améliorée m'a fait penser aux machines à images et odeurs du Meilleur des mondes. Apparemment, c'est un thème qui a beaucoup agité les auteurs de science-fiction à cette époque, bien que les publications aient vingt ans de différence. Aujourd'hui, ces thématiques sont encore largement d'actualité, mais je n'ai pas vraiment compris quelle était la finalité de Fahrenheit 451, si ce n'est dire qu'une société où les gens ne pensent plus court à sa perte, et qu'il est important de préserver le savoir.

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