Différent du film

Avis sur Je suis une légende

Avatar Anvil
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En 1976 le dernier être humain sur terre n’est pas une femme mais un homme. Il se nomme Robert Neville, n’a pas grand-chose à voir avec Will Smith, et peut réaliser un rêve cher à certains individus : mener sa vie comme il l’entend... et sans Etat ! Toutefois, on se rend compte, assez rapidement, qu’il doit faire face à de nombreuses contraintes : veiller au bon état des protections qui préservent sa maison, surveiller sa culture d’ail, éviter de sortir la nuit étant donné le caractère inamical du voisinage qui n’apprécie guère que Robert leur plante un pieu en journée, pendant qu’ils dorment.

Si ce type de situation peut se prêter à des interrogations comme « a-t-on besoin d’autrui pour penser ? », « est-ce que le fait d’être le dernier représentant de l’espèce humaine permet de faire sauter la clause lockéenne ? », le (court) roman de Richard Matheson (paru initialement en 1954), I’m legend./Je suis une légende n’y répond pas vraiment, préférant narrer l’histoire de Neville entre 1976 et 1979 (mais que se passe-t-il après ? Un indice : il ne part pas dans les Carpates afin d’éliminer Dracula). Si l’histoire se révèle bien différente du film, tout comme la fin, l’ouvrage se lit très rapidement (un peu moins de 3 heures 30 de mon côté), peut sembler répétitif (la succession des jours et l’ennui, parfois le désespoir qui s’emparent de Robert) mais le fait que le roman soit court minimise cet aspect. Il s’agit, finalement, d’une lecture agréable revisitant, par moments, le thème du vampirisme.

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