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Avis sur L'Abomination de Dunwich

Avatar Valerie Tatooa
Critique publiée par le

Un excellent tome de nouvelles de Lovecraft, bien plus prenant que "le mythe de Cthulhu" du même... Si j'ai mis un peu de temps à le lire, c'est surtout parce que j'ai plusieurs livres en cours en même temps, sinon je l'aurais rapidement fini.
Le style y est actif, incisif. L'intérêt en est renouvelé à chaque nouvelle. On a droit à des sortes de vampires, des espèces de loup-garous, des fantômes, de la possession, le "contre-nature", vraiment tout un panel "d'horreurs" est évoqué dans les nouvelles variées de ce livre. J'ai bien aimé les "arts" abordés ici, peinture et musique, sous un angle fantastico-horrifique.

L'abomination de Dunwich : la plus longue, avec de nombreux dialogues (le langage des "paysans" est vraiment amusant, d'ailleurs, bien traduit !), un récit bien plus vivant que ce que j'avais lu précédemment, et c'est là qu'on comprend pourquoi Lovecraft est considéré comme un "maître", car c'est bien écrit, et bien amené, avec une montée en puissance parfaitement maîtrisée.

Je suis d'ailleurs : Fabuleusement bien écrite, d'une sensibilité intense, Lovecraft nous décrit un "autre" de l'intérieur, avec une finesse extraordinaire. Ma préférée de ce tome.

Les rats dans les murs : encore une excellente nouvelle, dont le narrateur est au cœur de l'action. J'ai beaucoup aimé l'intervention des chats, et la fin est surprenante !

Le modèle Pickman : Peinture dans cette nouvelle. L'art dans le fantastique, l'horreur dans l'art. Il est vrai que parfois on se demande où les artistes vont chercher leur inspiration tant ce qu'ils font est "tordu". Voilà une réponse... ;-)

La musique d'Erich Zann : Musique ici, le thème de l'art abordé sous un autre angle. C'est vraiment très original, je ne crois pas avoir jamais lu une nouvelle comme celle-là !

Arthur Jermyn : une nouvelle qui ressemble un peu à "je suis d'ailleurs", mais relatée "de l'extérieur". On comprend bien avant Arthur, et on le plaint...

Le molosse : une nouvelle qui n'est pas sans rappeler Dracula et consorts, même si, curieusement, on a affaire à un loup-garou. Amusant, non ?

La cité sans nom : ici nous avons un récit d'aventure, type archéologique, et même si il est peu vraisemblable qu'un homme seul mène ce genre de recherche, ma foi, ça se laisse lire agréablement !

La maison maudite : la plus difficile à lire pour moi, celle que j'ai le moins aimé, car Lovecraft retombe dans son travers descriptif et énumère une série de décès en début de nouvelle, qui m'a été vraiment difficile à lire.

Mais dans l'ensemble, c'est vraiment un excellent bouquin !

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