Un roman noir sur la face cachée de Stockholm

Avis sur L'Argent facile - Stockholm noir, tome 1

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Le premier tome « L’argent facile » datant de 2009, de la trilogie « Stockholm noir » (déjà parue) dévoile la vie souterraine et le côté sombre de la capitale suédoise. Ecrit par Jens Lapidus, un avocat suédois qui a défendu les plus grands trafiquants et criminels suédois et s’est inspiré de son expérience pour la retranscrire dans cette trilogie. La capitale suédoise souffre de la loi des gangs organisés qui luttent les uns contre les autres pour une marchandise source de conflits : la cocaïne. La capitale suédoise est tourmentée par la prostitution, les vols, le narcotrafic et la police est totalement impuissante face à ces agissements. Un roman noir bourré de péripéties et de bouleversements attisés par trois protagonistes hors du commun. Un livre doté d’une écriture fine et à la fois fluide, avec un lexique original tout en étant imbibé de propos obscènes et grossiers.

Les trois personnages principaux mènent des vies différentes mais possèdent les mêmes sources de préoccupation : à la recherche de l’argent et du pouvoir et contrôler le trafic de cocaïne. Ils se croiseront et sèmeront le trouble dans Stockholm tout au long de l’histoire et ils finiront par se rejoindre par divers chemins. Trois destins palpitants et enivrants qui nous plongent dans les bas-fonds de la société stockholmoise :
- Jorge, ancien dealeur qui parvient à s’évader de prison. Malin, intelligent, futé, il se prend pour le « king », le roi de la cavale. Sa capacité à nouer des liens tournera en sa faveur et il sera embauché sous les ordres d’Abdulkarim, un arabe nouveau dans le marché de la cocaïne qui souhaite prendre de l’ampleur. Cependant, le Latino n‘oubliera jamais ses désirs de vengeance envers la mafia Yougoslave qui l’a trahi.
- JW, jeune étudiant pauvre qui joue un double jeu. Il fréquente la haute classe stockholmoise mais vit dans un studio délabré dans la banlieue de Stockholm, qu’il a du mal à payer. Il fait le taxi pour Abdulkarim pour toucher de l’argent et avec celle-ci il s’achète des vêtements adaptés à la classe sociale qu’il prétend. L’Arabe lui proposera d’entrer dans son business de cocaïne et le jeune économiste se verra multimillionnaire et indestructible avant de le devenir. De plus, JW cherchera à élucider la disparition de sa sœur et des éléments de plus en plus troublants apparaîtront au fil des péripéties.
- Mrado, un serbe divorcé partagé entre l’amour pour sa fille Lovisa et le milieu criminel. Il travaille sous les ordres de Radovan, le chef de la mafia Yougoslave contrôlant énormément de réseaux, Mrado va connaître beaucoup de retournements de situation. Malgré son apparence de grosse brute, la présence de sa fille le rendra plus doux. Sa place au sein de la mafia Yougoslave sera remise en cause et il se lancera dans une quête de vengeance et de pouvoir.

« L’argent facile » a fait l’objet d’inspiration pour « Easy Money » un film suédois sorti en 2010 qui reprend l’histoire de Jens Lapidus. Le film retranscrit moins clairement que le livre certains aspects des personnages mais les liens qui se forment entre Mrado, Jorge et JW sont bien montrés. Le film est bien mené et les acteurs sont parfaits pour représenter les personnages qui au final peuvent nous paraître affectueux. La fin tragique du film qui annonce une suite « Easy Money 2 » est attrayante. Le film vient de sortir en Suède et ne devrait pas tarder à débarquer dans les salles obscures en France.

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