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L'Épée de la providence par WeaponX

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La saga du sorceleur, best-seller de la fantaisie, a déjà conquis le monde vidéo-ludique et Netflix prépare son raz de marée en série (avec en cas de réussite 7 saisons à la clef). Pendant ce temps, je découvre tranquillement cet univers et son héros, tome après tome.

Dans un premier livre particulièrement réussi, proposant une lecture déformée de nombreux contes de fées, dans une narration en mosaïque, nous découvrions au grès des nouvelles le personnage fascinant de Geralt. Ce dernier, nécessaire à société de par son métier de sorceleur, plus ou moins un chasseur de monstres, mais rejeté pour des motifs profondément racistes, naviguait dans un monde trouble fait de violence et d'hypocrisie, où les contes de fées prenait des allures d'histoires horrifiques et où les vrais monstres se trouvaient le plus souvent du côté d'une société humaine au mieux obscurantiste, au pire vicieuse.

Ce second tome présente une nouvelle fois l'aspect d'un recueil de nouvelles. Encore une fois, le cheminement chronologique qui les lie est intéressant d'autant que l’absence de marqueur temporel en fait une ballade aux contours floues dans la vie d'un homme sans attache. J'estime que le livre s'étend entre 10 et 15 ans.

Notre vagabond se confronte aux classiques de la littérature de conte, bien qu'on notera une nouvelle consacrée en partie à "La petite sirène" d'Andersen et une autre sur le thème classique de la chasse aux dragons par les chevaliers. Encore une fois, le détournement marche à merveille, en particulier dans le second cas, où la dite chasse se transforme en débat sur fond d'économie, d'écologie et d'éthique, un grand nombre d'acteurs aux intérêts divers convergeant au même endroit.

Ce second tome se veut en vérité plus introspectif et s'attardera en particulier sur la relation délicate qui lie Geralt à son amour Yennefer, et de manière générale on s'intéressera au ressenti de Geralt quant à son existence en dehors de la société. Certains passages manqueront néanmoins de doigté, d'autres même si bien écrits paraîtront parfois catapultées comme la rencontre avec sa mère. Si la légèreté primera davantage dans ce tome - en comparaison de certains passages du premier qui prenaient aux tripes - la fin ne sera néanmoins pas en reste de moments forts.

En effet, tout la dernière centaine de pages est consacrée à l'enfant que la providence a lié à Geralt, intrigue issue directement d'une des nouvelles du premier recueil. Le dialogue avec la reine Calanthe vaut ainsi son pesant d'or, le cheminement sous tension dans la forêt des dryades est très réussi, et surtout la chute du tome réussit son office.

Si l'on perd un peu de l'originalité du premier opus, et que la noirceur de ce monde qui avait par exemple poussé Geralt à devenir le boucher de Blaviken tend à s'effacer au second plan pour laisser sous les projecteurs les soucis personnels du héros, on garde une lecture plaisante qui offre des opportunités intéressantes pour la suite, un troisième tome quant à lui vrai roman avec une histoire unique (c'était d'ailleurs elle qui inaugurait les débuts de la saga lors de la première édition).

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