« Hé ! Toi, là-bas ! Enfoiré de dragon ! »

Avis sur L'Épée de la providence

Avatar Lingwilocë-Valandur
Critique publiée par le

Second recueil de nouvelles de Sapkowski après Le dernier vœu que j’ai trouvé franchement moyen, celui-ci s’en sort déjà mieux même si l’on retrouve un certain nombre de défauts du premier. Aussi, cette critique comporte des redites de ce que j’ai pu rédiger pour le volet précédent.

Écriture & narration

L’écriture est correcte, mais sans plus ; elle ne transporte pas et reste assez banale. La narration comporte très peu de descriptions et cantonne essentiellement l’action en un long déroulé de dialogues ce qui ne contribue pas vraiment au développement de l’univers ou instaurer une véritable ambiance au niveau des décors. Les dialogues sont toutefois meilleurs que dans le premier tome, mais comportent toujours une utilisation souvent abusive de l’exclamation « Par la peste ! » s’agissant de certains personnages, ce qui devient un peu lassant à la longue.

Intrigues

Les intrigues sont plus travaillées tout en restant simples ; il y a incontestablement quelque chose de plus dans ce livre que je ne saurais définir… Sans doute sont-ce les enjeux qui sont plus captivants. Parmi les six nouvelles qui nous sont présentées, deux d’entre elles sont gorgées d’un humour bien dosé (Les limites du possible et Le feu éternel), deux autres sont plutôt dans un registre dramatique bien tourné (L’épée de providence et Quelque chose en plus) et sont en lien direct avec la saga du sorceleur qui comprend cinq livres. Quant aux deux restantes, si elles comportent parfois de beaux passages, elles m’ont laissé globalement de marbre (Une once d’abnégation et Éclat de glace). Comme précédemment, l’auteur multiplie les références aux contes bien connus comme La petite sirène, La reine des neiges, la légende bretonne de la ville d’Ys ou encore un petit hommage à J.R.R Tolkien avec la présence d’un Hobbit. Si les clins d’œil de ce genre peuvent amuser dans un premier temps, il n’en demeure pas moins que ça devient un peu lourd à force de les cumuler et donne une désagréable impression de manque d’imagination personnelle. En revanche, le caractère des personnages est plutôt réussi et tout en nuance, ce qui est appréciable. Au final, l'ensemble est correct mais pas transcendant.

Résumés

Les limites du possible : Geralt suit assez malgré lui une compagnie de guerrier à la poursuite d’une chasse au dragon avec Jaskier et Yennefer. La situation dérape rapidement lorsqu’ils se trouvent en face d’une légende bien vivante.

Éclats de glace : En compagnie de Yennefer, Geralt découvre qu’elle entretient une liaison avec un autre magicien. Les deux hommes se défient.

Le feu éternel : Alors que Geralt et Jaskier s’attablent en compagnie d’un Hobbit, l’apparition soudaine d’un semi-homme identique en tout point et particulièrement remonté démasque le premier comme étant un imposteur. Le concerné étant en réalité un Doppler prend soin d’échapper au véritable Hobbit et sauver ainsi ses arrières, car à Novigrad, le feu éternel veille à supprimer les étrangetés.

Une once d’abnégation : Un duc demande à Geralt de mener une enquête sur une étrange bête coupable de nombreux massacres en mer et empêchant de ce fait la poursuite de pêche à la moule perlière.

L’épée de providence : Geralt fait la rencontre de la petite Ciri, (l’enfant qui lui était promise dans la nouvelle Une question de prix dans le premier tome) perdue en plein cœur de la forêt des dryades. Si le sorceleur a l’intention de la reconduire chez elle, la reine des lieux voit les choses autrement.

Quelque chose en plus : Sévèrement blessé après avoir porté secours à un marchand, Geralt se voit conduire auprès d’une guérisseuse dont il reconnait amèrement l’identité. Après sa convalescence, il décide de repartir pour Cintra où l’attend désespérément sa providence.

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