Passées les premières pages difficiles, le lecteur est entraîné malgré lui dans ce classique, ce pavé, cette brique intimidante à l'excellente réputation, mais qui justement fait un peu peur pour ça.
Les personnages aux caractères très affirmés sont particulièrement attachants (Lizaveta Prokokievna est ma préférée). Le cadre de cette société de la noblesse russe décadente est au premier abord plutôt déstabilisant, mais devient agréable et familier. Les thèmes traités, amour, fortune, jalousie, intérêts, soumission, pitié, et j'en passe, le sont avec beaucoup d'humanité et d'intelligence.
L'intrigue est une histoire d'amour, ou bien de haine, ou bien de pitié, ou bien de naïveté, suivant le point de vue. Et c'est justement ce qui devient intéressant : le prince, l'"idiot", peut être perçu comme un véritable idiot ou un saint homme, un être dépassé ou une personne qui se sacrifie pour le bien de ceux qui l'aiment... au lecteur de se faire sa propre opinion.
L'émotion atteint son paroxysme dans la conclusion du roman, aboutissement du triangle amoureux destructeur, un moment de grande littérature où l'écriture sublime les sentiments. Au passage chapeau à la traduction d'André Markowicz que je recommande.
Alors si vous croisez ce cale-porte au détour d'une errance dans une bibliothèque municipale ou une librairie d'occasion, n'hésitez plus et investissez de votre temps et de votre cœur... vous ne perdrez pas au change.
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