La pirat'rie, ya qu'ça d'vrai

Avis sur L'Île au trésor

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Jim Hawkins est le fils du patron de l'Amiral-Benbow, une auberge calme qui vit du passage des marins dans la région.
L'accalmie est toutefois troublée par l'arrivée d'un vieux pirate et son coffre, Billy Bones, qui décide de faire de cet endroit perdu son toit, afin d'être sûr qu'aucun de ses anciens acolytes ne le retrouvent.
Un malaise et une menace semblent peser sur la tête du vieux marin. Jim, fasciné autant qu'effrayé par le vieux loup de mer ivrogne et violent, traîne souvent dans les environs de celui-ci jusqu'au jour où d'autres énergumènes du même type font leur apparition dans le village pour venir remettre la marque noire à Billy Bones, annonciatrice de sa future mort.
A la disparition du pirate, Jim Hawkins ainsi que ses amis se retrouvent embarqués dans une aventure hors du commun... Une aventure à la recherche d'une île au trésor.

Dès le début du roman, l'apparition de Billy Bones nous plonge dans une ambiance de piraterie pure et dure. Aucune doute sur la manière dont l'auteur veut nous les présenter : les pirates ont un langage difficile à apprécier; mots hachés, expressions fleuries, auquel s'ajoutent des mœurs douteuses.
Le capitaine ne déroge pas à la règle. Au fil des premières pages, celui-ci nous dévoile à travers Jim, ses aventures et mésaventures, tout en restant assez flou sur les détails. Toutefois, nous apprenons que le marins gagne bien sa vie par pillage et qui plus est, économise, si bien que sa fortune attise la convoitise, même celle des honnêtes gens.

L'aventure dans laquelle Jim est embarqué est entraînante, mêlée de mutins, de navire, de coups montés, de pirates sans foi ni loi, de complots... En somme, tous les éléments sont présents pour un voyage semé d'embûches.
L'auteur n'élève aucun personnage au status de héro, et fait vivre à ses protagonistes le pire comme le meilleur. Ce côté humain rend le roman réaliste.
Le vocabulaire employé par l'auteur appuie ce réalisme, par son utilisation des mots adéquats dans chaque aventure.

Stevenson a influencé de nombreuses œuvres traitant de piraterie, notamment une série très connue dans laquelle apparaît le capitaine Jack Sparrow: Pirates des Caraïbes. Cette suite de films reprend grandement les bases imposées par l'auteur, autant dans le comportement qu'ont les pirates, fortement inspiré de Long John Silver ; l'opportunisme, l'égoïsme, la malice, la morale douteuse... Avec un fond parfois gentil, mais encore une fois pour servir ses propres intérêts, mais également sur les coutumes de la piraterie, comme la marque noire reçue par Jack Sparrow dans le dernier volet de la saga qui, à n'en pas douter, est une référence à la marque noire donnée à Billy Bones.

L'Ile au trésor contient tout d'un bon livre sur la piraterie. Le pirate y est vu comme un profiteur, certes, mais un profiteur avec un code ; le code des pirates. Soumis à leur propres règles, y mêlant de la malice et de l'ambition, le pirate n'a que comme appât le gain et mettra tout son cœur à l'ouvrage du moment qu'il y gagne sa part.
Toutefois dans ce livre, c'était sans compter sur la chance et l'intelligence de Jim Hawkins, pour sortir les bons gens du pétrins.

En somme, L'Ile au trésor est un trésor en lui-même.

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