👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Pièce assez sympathique, mais peu consistance je trouve. Une intrigue excellente, c’est une super idée de renverser les rôles entres maîtres et esclaves, mais je ne la trouve pas forcément bien traitée par Marivaux. Disons que le propos de la pièce est assez intéressant, mais je ne trouve pas les situations particulièrement drôles, savoureuses, hormis quelques répliques d’Arlequin, que je considère comme le seul personnage drôle de la pièce, le seul personnage relativement bien traité. Disons que la pièce est trop courte, et même trop réductrice ; cela aurait été bien de mettre en scènes plus de personnages, par exemple d’instaurer un duo de personnages dont les conditions sont inconnus, les deux personnages se faisant passer pour esclaves. En fait, la pièce pourrait apparaître comme une longue fable, un apologue au discours relativement claire et explicite, un discours intéressant certes, mais relativement simple, et la forme ne permet pas de prendre une dimension forte à la pièce je trouve. Disons qu’elle doit être — je pense — plus intéressante à voir et / ou à mettre en scène qu’à lire.

Ce n’est cependant pas mauvais, j’aime tout de même la façon dont Arlequin considère sa condition de nouveau maître, son syndrome de Stockholm refoulé également, ou encore ce renversement de situation qui ne peut fonctionner car nous restons prisonnier de notre propre condition, d’où le fait qu’Arlequin tombe amoureux de la maîtresse de Cleanthis et inversement. C’est une pièce également représentative de son époque, une époque où les rôles, les « ordres » tendent à changer, à évoluer, voire à s’inverser. La pièce a de bonnes idées dans le fond, mais cela est beaucoup trop court, les personnages ne sont pas assez travaillés, et ça manque de jubilation, ça ne m’a pas mis en joie, les répliques ne sont pas particulièrement drôles, et cela est dommage. Seul Arlequin m’a plu.

Reymisteriod2
6
Écrit par

il y a 5 ans

6 j'aime

2 commentaires

L'Île des esclaves
Reymisteriod2
6

Critique de L'Île des esclaves par Reymisteriod2

Pièce assez sympathique, mais peu consistance je trouve. Une intrigue excellente, c’est une super idée de renverser les rôles entres maîtres et esclaves, mais je ne la trouve pas forcément bien...

Lire la critique

il y a 5 ans

6 j'aime

2

L'Île des esclaves
arnorien
8

Critique de L'Île des esclaves par arnorien

Il me plaît de penser que de nos jours, Euphrosine porterait un sac Longchamp. Quant à Iphicrate, il ne serait que plus moderne s'il arborait une Rolex. Pour Cléanthis et Arlequin, on s'en tape. Ils...

Lire la critique

il y a 11 ans

4 j'aime

L'Île des esclaves
Zaccharias
9

Critique de L'Île des esclaves par Zaccharias

Le caractère archétypal de chacun des personnages, et l'apparente simplicité de l'intrigue peuvent sembler sans intérêt après une première lecture. Mais ce sont pourtant ces deux aspects qui font de...

Lire la critique

il y a 3 ans

4 j'aime

L'Île des esclaves
Reymisteriod2
6

Critique de L'Île des esclaves par Reymisteriod2

Pièce assez sympathique, mais peu consistance je trouve. Une intrigue excellente, c’est une super idée de renverser les rôles entres maîtres et esclaves, mais je ne la trouve pas forcément bien...

Lire la critique

il y a 5 ans

6 j'aime

2

Ménilmontant
Reymisteriod2
8

Critique de Ménilmontant par Reymisteriod2

Film d’une grande étrangeté, et doté d’une terrible angoisse, à l’instar un peu du plus récent Begotten. Une ambiance d’une très grande singularité en tout cas, servie remarquablement par...

Lire la critique

il y a 5 ans

5 j'aime

2

L'Apiculteur
Reymisteriod2
9
L'Apiculteur

Le temps (re)trouvé

Theodoros Angelopoulos est un cinéaste que je veux découvrir depuis très longtemps. Pourtant, je ne savais absolument pas à quoi pouvait ressembler son cinéma, je ne m'étais jamais véritablement...

Lire la critique

il y a 2 ans

4 j'aime