Vivez toutes les émotions du cinéma avec Orange

D'après la traductrice Dante est le précurseur des Rimbaud, Kafka et Proust... tout un programme.

Avis sur La Divine Comédie

Avatar Frédéric Portois
Critique publiée par le

Parfois lire un livre est une histoire en soi. C'est le cas pour la divine comédie. Pourquoi l'avoir lu?
Souvent c'est l'écoute de critiques à la radio ou à la télévision ou encore sur des magazines qui m'amène à acheter un livre afin de le lire. Parfois c'est en voyant certaines personnes lire des livres que je leur pose la question de savoir s'il est bien et quel en est le thème. Mais là pour une fois, non ça n'est pas arrivé comme ça! C'est en lisant un autre livre que je me suis dit qu'il fallait absolument lire ce monument de la littérature. J'ai lu cet été Inferno de Dan Brown où il est fait référence tout au long du roman à la divine comédie et en particulier à la première partie nommé Inferno. Je me suis rendu compte après recherches que ce livre sert souvent de référence dans d'autres ouvrages et en particulier des romans. Qu'est ce qui peut bien valoir cela? Pour avoir une réponse il me fallait lire la divine comédie.

le livre est divisé en 3 parties: l'enfer, le purgatoire et enfin le paradis.
C'est d'ailleurs à se demander si la vision que nous avons de ces 3 espaces ne vient pas de cet ouvrage.
L'enfer est évidemment la partie la plus sombre. Je m'attendais à y trouver les 7 péchés capitaux. Et bien non, ou pas vraiment. Ceux ci n'apparaissent que dans le purgatoire! et alors qui a-t-il de pire que les 7 péchés capitaux? Il vous faudra le lire pour le savoir. C'est en lisant cette partie que l'on comprends que l'on serve aussi souvent de ces descriptions dans bien d'autres ouvrages. Il ne fait vraiment pas bon vivre en enfer, l'enfer d'où l'on ne sort pas à priori.
La deuxième partie est plus lyrique et déjà un peu plus joyeuse, car au sommet de la montagne du purgatoire que tous doivent gravir pour laver leurs péchés, il y a la lumière absolue, signe d'espérance.
Enfin la troisième partie, le paradis est la plus gai mais globalement c'est aussi la plus ennuyante à lire car au fond Dante n'a que d'yeux pour sa dulcinée - Béatrice - muse parmis les muses et pour Dieu. C'est un peu répétitif. Malgré cela pour moi le plus beau chant - poème - est pour moi le chant 5 du paradis. C'est le plus lyrique, le plus emporté, le plus rythmé, le plus harmonieux de tous.

Au delà du caractère descriptif de l'ensemble de l'ouvrage censé nous inviter à méditer sur la portée de nos actes de façon à nous faire accéder au paradis, on retrouve un pamphlet surtout à l'égard des contemporains de Dante mais pas que. évidemment il y a beaucoup de monde en enfer et peu de personnes trouvent grâce aux yeux de Dante. Que ce soit certains papes (!) ou rois, des romains, des florentains, des grecs, des français, beaucoup croupissent dans la fange de l'enfer. Dante est assez intelligent pour se placer parmi les orgueilleux sur la montagne du purgatoire. Cependant au paradis Dieu par l'extraordinaire lumière qui en émane lui permets de comprendre que ces extraodinaires facultés viennent de la volonté suprême de Dieu lui-même. où quand l'orgueil se surajoute à l'orgueil!

Je ne regrette qu'une chose c'est de ne pas parfaitement maitriser l'Italien pour pouvoir le lire en version originale de façon à y trouver tout le lyrisme que doit dégager cet ouvrage, lyrisme qui malgré tout transparait grace aux origines latines communes des 2 idiomes.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 868 fois
3 apprécient

Autres actions de Frédéric Portois La Divine Comédie