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Avis sur

La Huitième Couleur

Avatar Amrit
Critique publiée par le

La présentation d'un nouveau monde et de ses règles peut être un passage laborieux en littérature. Des pages et des pages de descriptions qui empêchent parfois les plus impatients de découvrir d'excellentes oeuvres. Je pense par exemple au nombre de lecteurs qu'a perdu Le Seigneur des Anneaux, mais il n'y a pas que lui bien sûr...

Le premier tome du Disque-Monde s'en sort bien dans cet exercice. Il faut dire que Pratchett manie l'absurde comme un instrument de persuasion. Son monde est insensé... mais possède bel et bien une logique propre. C'est particulièrement original tout en restant cohérent. Le lecteur ressent donc l'envie d'en savoir toujours plus, même si l'histoire en elle-même n'est pas extraordinairement passionnante. C'est fourre-tout, les épisodes s'enchainent sans réel lien entre eux... mais on s'en fout parce que c'est bon et qu'on veut en voir toujours plus !

Deuxfleurs n'est pas le seul touriste du Disque-Monde. Ici, le lecteur est clairement dans la même situation que ce simili-japonais. On suit le guide, Rincevent, on ouvre tout grand ses mirettes et on profite de tout ce qu'on voit. Le livre entier devient une espèce d'immense visite guidée, jalonnée de moments parfois drôles, parfois impressionnants, toujours très imaginatifs. Le rythme est trépidant, la faute à des situations dangereuses qui surviennent presque tout le temps, sans jamais lasser, et qui finissent par rendre attachants nos personnages poissards.

C'était pourtant pas forcément gagné, particulièrement avec Rincevent qui est un mage raté et couard comme pas deux. Mais il n'est pas que ça. Il a de l'astuce, de bons réflexes et un mélange de chance et de malchance qui font qu'il ne se sort jamais deux fois de la même manière d'une situation dangereuse. Idem pour Deuxfleurs dans le rôle du rêveur qui veut aller toujours plus loin, même si le Disque-Monde est plat et possède donc un bord à ne pas franchir...

J'ai lu ce que je considère comme une bonne introduction à une saga d'une quarantaine de tomes. Ca ne me dérange même pas de devoir la continuer dans le tome suivant qui est en fait la suite directe de celui-ci. La huitième couleur fait partie de ces livres qui vous divertissent tout en stimulant votre sens de l'émerveillement. Je n'en demandais pas plus !

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